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DESTRAGE (04 DECEMBRE 2014)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
DEATH METAL
Interview pas comme les autres avec un groupe hors-norme ! Quelques minutes avant de monter sur scène en ouverture de Protest the Hero, Music Waves a rencontré les membres de la sensation mélodeath du moment : Destrage...
STRUCK - 20.02.2015
Destrage n'est pas un groupe comme les autres, les italiens nous ont convié à une interview pas comme les autres dans des conditions déjantées ! En guise d'échauffement avant de monter sur la scène du Trabendo, les têtes pensantes du groupe nous ont accueilli dans un camping-car transformé en Tour Bus pour l'occasion avant de nous quitter précitemment pour ne pas manquer le début de leur propre prestation... Non, Destrage n'est définitivement pas un groupe comme les autres !


Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?

Matteo Di Gioia : Quelles sont vos influences ?


Comment vous sentez-vous à quelques minutes de monter sur scène ?

Paolo Colavolpe : Excité ! C’est notre premier concert à Paris, nous sommes donc très excités !





Vous partagez l’affiche avec des groupes issus de la scène djent. Pensez-vous que l’affiche soit adaptée à Destrage ?


Matteo : Nous considérons que rien n’est approprié et tout est approprié pour Destrage (Sourire) ! Nous adorons jouer dans différentes configurations que ce soit dans des festivals avec des groupes de hip-hop, des rappers, des groupes pop, hardcore, metal ou de metal extrême… Tous les styles nous conviennent !
Je dirais même que plus les groupes autour de nous sont différents, plus l’affiche est intéressante !
Et l’affiche de ce soir est incroyable : tous les groupes en présence ont des qualités extraordinaires. Je les ai déjà vu sur scène : ils sont impressionnants sur scène et la qualité des chansons est extrêmement mature et ce sont tous des types super sympas…


Bref, toutes les qualités également réunies au sein de Destrage…

Matteo : Nous ne sommes pas en mesure de répondre à cette question (Rires) !


Êtes-vous d’accord si je vous dis que la musique de Destrage peut être vulgairement résumée comme étant le mélange parfait du mélodeath puissant et accrocheur de Soilwork avec le hard rock furieux et festif de Freak Kitchen ?


Matteo : C’est exact !

Paolo : Bien sûr que je ne peux qu’être d’accord avec les comparaisons avec Soilwork et Freak Kitchen mais…


… comme toute étiquette, tu estimes quelle est trop restrictive ?


Matteo : Nous réunissons bien d’autres éléments dans notre musique. Mais effectivement, nous sommes fans de Soilwork depuis que nous sommes gosses. Et les musiques qui ont marquées ton enfance restent gravées plus longtemps dans ta mémoire. Ceci explique que le gêne Soilwork coule dans nos veines naturellement.
En revanche, les influences Freak Kitchen sont arrivées bien après et on a eu la chance de devenir ami avec Mattias depuis.


La set-list de "Are you Kidding Me? No" est comme une sorte de voyage à l’intérieur de l’album qui te fait passer par diverses émotions, humeurs…


Les trois titres introductifs de "Are you Kidding Me ? No" sont de véritables tueries. N’avez-vous pas craint de débuter votre album sur de tels titres et ainsi perdre de l’impact par la suite ?

Paolo : Tous les membres du groupe ont proposé leur set-list pour cet album. Nous avons fait le point par la suite pour voir quels étaient nos points communs et quels titres nous n’allions pas garder.
Personnellement, je considère la set-list de "Are you Kidding Me? No" comme une sorte de voyage à l’intérieur de l’album qui te fait passer par diverses émotions, humeurs…


Malgré tout, vous êtes conscients que les trois premiers titres sont les plus agressifs de cet album ?


Matteo : Je ne dirais pas agressifs mais les plus rentre-dedans ce qui permet à l’auditeur de rentrer plus facilement dans l’album.





Tu considères ces trois titres comme une sorte de mise en bouche efficace?

Matteo : Je parlerais de teaser après lequel l’auditeur sera prêt à écouter d’autres choses.

Paolo : C’est comme une relation avec une personne : au début, tu parles de la pluie et du beau temps, du football et par la suite, quand tu connais mieux la personne, tu peux aborder des thèmes plus sérieux comme sa jeunesse, la politique ou encore le fait de ne pas être humain mais un loup comme Matteo (Rires) !


Le titre de 'Destroy Create Transform Sublimate' est-il un hommage à Meshuggah ?

Paolo : Non, ce n’est pas un hommage !


Tu dois te donner le droit d’échouer afin de concrétiser par la suite


Mais le résultat est le même : vous détruisez une musique, la déstructurez pour en faire quelque chose de meilleur…

Matteo : C’est exact !

Paolo : Mais pour être franc, nous n’avions pas cela en tête au moment de choisir ce titre. Malgré tout, tu as raison, nous parlons plus ou moins de la même chose. En revanche, si je me souviens de la musique de Meshuggah, je ne pourrais pas te dire de quoi les textes retournent. Les nôtres disposent de ce qui il y a dans le processus de création et ce en quoi nous croyons pendant que nous écrivons de la musique. Et nous mettons en avant certains aspects de la vie, certaines idées. Ces idées doivent être généralement pures et assez compliquées : tu dois te donner le droit d’échouer afin de concrétiser par la suite.


Même si elles sont un peu trop marquetées, les chansons des Spice Girls ne sont vraiment pas si mal du tout !



On parlait d’hommage, écoutez-vous réellement les Spice Girls ?

Paolo : Bien sûr !

Matteo : Si tu écoutes bien la musique des Spice Girls, derrière l’aspect marketing, celui des nichons mis en avant, il y a un vrai travail de composition. Même si elles sont un peu trop marquetées, les chansons des Spice Girls ne sont vraiment pas si mal du tout ! Je crois savoir que Paul Gilbert a récemment fait une reprise d’un titre des Spice Girls qui a une progression vraiment très belle (NdStruck : '3 Become 1' qui est un mélange de Black Sabbath, Led Zeppelin et des Spice Girls).

Paolo : Les titres des Spice Girls ont tous été écrits par le meilleur compositeur anglais de l’époque. A ce jour, je défie quiconque de trouver quelqu’un qui puisse te dire qu’il ne connaît aucun titre d’un album des Spice Girls. Et quand un titre te semble familier, cela signifie qu’il est bon (Sourire) !


Après Mattias Ekhlund qui apparaît sur le titre 'Jade’s Place', c’est au tour de Ron "Bumblefoot" Thal d’apparaître sur le titre éponyme du dernier album. Pouvez-vous nous en dire plus sur les guests, ceux qui font partie du giron des tous meilleurs guitaristes actuels qui ont de surcroît leur propre son ?


Matteo : Nous pensons comme toi, selon nous, ce sont probablement deux des meilleurs guitaristes du moment qui ont effectivement leur propre son même si d’autres comme Guthrie Govan, Mike Stern, David Gilmour… Mais effectivement, Bumblefoot et Mattias font partie de cette catégorie.
Nous avons rencontré Mattias à Milan et nous nous sommes dit que ce serait vraiment génial si il pouvait jouer quelque chose sur notre album, il a accepté et a tenu promesse.
Concernant Bumblefoot, j’ai demandé à Mattias l’adresse de Bumblefoot pour savoir si il serait intéressé pour jouer un solo sur notre prochain album. Mattias m’a répondu de façon très joviale -comme d’habitude- mais a refusé de me donner l’adresse de Bumblefoot mais m’a conseillé d’aller sur son site Internet ce que j’ai fait. J’ai récupéré son adresse et envoyé mon mail. Dans l’heure qui a suivie, en plein milieu de la nuit alors qu’il était en tournée européenne avec les Guns’n’Roses, il m’a répondu que ce que nous faisions était incroyable et a accepté. Donc finalement, ce fut assez simple !





Et qui sera le prochain invité ?

Matteo : Je ne sais pas si je contacterai un guitariste. Je ne sais pas si il y aura un invité sur le prochain album.

Paolo : Peut-être que ce sera un invité mais pas forcément un guitariste…


Concernant ces deux invités, si vous aviez pris les sonorités, certaines plans de Mattias sur l’album "This King is Fat and Old", vous êtes passés à celle de Bumblefoot sur ce nouvel album. Est-ce conscient ?

Matteo : Ce n’est pas une coïncidence, je crois que tu as raison. Et la raison est très naturelle : nous écoutions énormément Mattias au moment où nous composions "The King is Fat and Old" et Ron nous a probablement beaucoup plus influencé sur ce dernier album.


Mais ce n’est pas à la portée de tous de pouvoir reprendre à son compte des plans de tels guitar heroes… Cela signifie que vous êtes également et avant tout de super guitaristes !

Matteo : Et bien merci (Sourire)… mais ce n’est pas vrai (Rires) ! Ralph est bien meilleur que moi et si tu le regardes bien, c’est John Petrucci (Rires) !

Ralph Salati : J’aimerais beaucoup mais je suis loin de jouer aussi bien que lui (Sourire) !


Certains plans de batterie de Federico sonnent comme Ephel Duath. Est-ce que ce groupe fait partie de vos influences ?


Matteo : Gabriel, notre bassiste, écoute du Ephel Duath ! Mais je crois que Federico n’a jamais écouté ce groupe.
En ce qui me concerne, je connais le groupe mais je n’ai pas plus approfondi l’écoute que ça.





Paolo, tes parties chantées sont incroyables passant de la folie d’un Mike Patton à la puissance d’un Bjorn Speed Trid de Soilwork… Une vraie performance schizophrénique. Est-ce difficile de reproduire ce défi sur scène ?

Paolo : Sur scène, c’est clair que ça serait plus simple de ne chanter que dans un style. Tu perds beaucoup de souffle en changeant de style, avec notamment une position différente de la gorge. Malgré tout, ce n’est pas quelque chose à laquelle je pense quand j’écris mes lignes de chant, mon écriture est uniquement guidée par la chanson.
Chacun de nos albums comporte des chansons avec différentes humeurs et nous pouvons également avoir différentes humeurs dans une même chanson… Bref, ma voix est tantôt gutturale, tantôt claire en fonction de la musique, des ondes et des textes…


On parlait de prestation schizophrénique… Vous effraye-t-il parfois ?


Paolo : (Rires) !

Matteo : Je pense que c’est le mec le plus équilibré du groupe (Rires) !

Paolo : C’est une rage contrôlée.


Nous faisons ce que nous devons faire parce que nous pensons que c’est la chose qu’il faut faire


Finalement, y-a-t-il un message particulière derrière la folie apparente de la musique de Destrage ?


Matteo : C’est une question très intéressante. Les textes de "Are You Kidding Me ? No." disent que chacun de nous fait sa propre merde mais je suis désolé je dois la faire. Cela signifie que nous faisons ce que nous devons faire parce que nous pensons que c’est la chose qu’il faut faire. C’est ce que nous donnons : ni plus, ni moins.

Paolo : C’est effectivement le principal message de cet album : faire ce que tu veux faire !


Nous ne nous contentons pas de faire un titre qui ne soit que difficile parce que ce serait un défi technique. Nous souhaitons faire une musique complexe mais pas compliquée.


Votre musique est juste incroyablement technique et agressive mais sans jamais perdre l’aspect mélodique de la chose. Comment parvenez-vous à faire cohabiter ces éléments ?

Matteo : C’était effectivement la partie la plus difficile de cet album ! Nous ne nous contentons pas de faire un titre qui ne soit que difficile parce que ce serait un défi technique. Nous souhaitons faire une musique complexe mais pas compliquée. C’est à dire une musique facile à écouter mais intéressante, amusante… en même temps…

Paolo : … réjouissante et chantable !

Matteo : C’est notre principal objectif et je dois dire que c’est un vrai défi pour le coup. Et nous travaillons dur dans ce sens et quand nous y arrivons, nous sommes vraiment contents de nous !

Paolo : Je pense que trouver le bon équilibre musical finalement c'est d’être intéressant et facile à écouter…

Matteo : Finalement, ça serait très simple de composer un titre qui ne serait que totalement fou. Le but est de le transformer pour le rendre écoutable !


De la même façon, comment réussissez-vous à faire cohabiter de l’électro avec votre metal ?

Matteo : Parce que pour nous, ce n’est pas un mélange : c’est quelque chose qui vient naturellement ! Nous n’avons pas à trouver une quelconque colle parce que la colle est présente depuis le départ.


Ce dernier album n’est plus produit par Ettore Rigotti (Disarmonia Mundi). Pourquoi ?

Paolo : Non, pas sur cet album. Nous avons enregistré toutes les parties instrumentales dans les studios de Larsen Premoli, notre ingénieur du son.


Mais pourquoi ce changement ?

Paolo : Juste pour le changement !


Malgré tout, Ettore Rigotti est un des meilleurs…

Paolo : C’est définitivement le cas !


Nous aurions pu craindre le fait que ce nouvel album ne soit pas produit par lui.

Matteo : Il était également d’accord avec cette idée de changement. Ettore est une personne humble et honnête intellectuellement. Il nous a clairement dit qu’il n’était peut-être pas la personne appropriée pour produire notre nouvel album.
Malgré tout, nous sommes toujours amis avec lui, preuve en est, sur la première page de la tablature de "Are You Kidding Me ? No." qui vient de sortir, il fait partie des premières personnes remerciées.


Nous voulions un album qui sonne plus la rue et moins le studio



Cet album est produit par Will Putney connu pour ses travaux avec des groupes djent. Aviez-vous certains doutes sur le résultat ?


Paolo : Il n’a pas seulement travaillé avec des groupes djent : Texas in July, Suicide Silence, Stray From the Path et d’autres groupes, il a notamment participé sur un Lamb of God, je crois…

Matteo : Nous voulions un album qui sonne plus la rue et moins le studio et après coup, Will Putney était le bon choix.





Qu’attendez-vous de cet album ?

Paolo : Continuer à tourner et promouvoir cet album le plus longtemps possible. Nous allons bientôt annoncer les festivals auxquels nous allons participer en 2015. Et en 2015, nous devrions commencer à réfléchir à de nouvelles choses.
Mais à ce jour, nous sommes contents : nous venons de changer de label pour cet album…


Et avez-vous vu la différence ?

Paolo : Absolument ! Sur le plan promo, ça n’a rien à voir notamment vis à vis du marché américain : certains groupes américains nous connaissent désormais, certains webzines américains parlent désormais de nous… juste parce qu’une personne leur a donné notre album. C’est une tout autre exposition ! Coroner Records qui est une très petite structure -ils ne sont que deux- ne pouvait pas faire ce travail.


Etiez-vous conscients que vous teniez un album qui allait atteindre le sommet des Top 5 des webzines et notamment celui de Music Waves ?


Matteo : Oui, le Diable nous l’a dit quand nous lui avons vendu nos âmes (Rires) !


Etiez-vous conscient de cela en écrivant "Are you Kidding Me ? No" ?

Matteo : Pas vraiment. Nous avons juste fait en sorte de nous faire plaisir et le fait que d’autres aiment cet album autant que nous est vraiment une surprise très agréable.


Avec ces deux derniers albums, Destrage a prouvé qu’il était le groupe de mélodeath à écouter notamment grâce à la fraîcheur de sa musique dans une scène où tous les groupes sonnent de la même façon…

Matteo : C’est très flatteur. Merci beaucoup mais nous ne pensons pas que tous les groupes sonnent de la même façon, nous avons tous notre propre particularité.


D’un autre côté, même si vous êtes un des groupes les plus intéressants de la scène mélodeath, votre popularité ne suit pas. Bref, Destrage n’a pas le succès qu’il mérite. Comment expliquez-vous cela ? Le fait d’être italien nuit-il à votre popularité ?

Matteo : Tu as raison ! Etre un groupe italien n’est pas vraiment facile mais on ne peut pas y faire grand-chose.
Tout prend du temps dans notre condition. Nous devons faire plus d’effort que d’autre groupe par exemple pour être visible et entendu mais nous en avons pris notre parti : je te promets que nous ne sommes pas prêts de mourir (Sourire) !

     
Quel pourrait être la prochaine étape de la carrière de Destrage ?


Matteo : Etre plus silencieux d’une certaine façon et jouer moins de notes peut être une bonne chose… ou pas… Qui sait ?


Question traditionnelle de Music Waves: Quel est votre meilleur souvenir d’artiste ?

Matteo : Avoir dans mes mains la première copie de notre premier album "Urban Beign". Rien n’est plus excitant et irréel pour de jeunes musiciens que d’avoir sa propre musique gravée sur un cd pour la première fois. Tout ton travail est là dans un tout petit bout de plastique.


En parlant de meilleur souvenir, vous avez tourné avec Red Hot Chili Peppers. Pouvez-vous nous en dire plus ?


Matteo : Nous n’avons joué qu’une seule fois avec Red Hot Chili Peppers lors d’un festival et c’était extraordinaire.
Concernant une tournée… Ca serait la meilleure des choses pour nous !


On a évoqué votre meilleur souvenir, au contraire, quel serait le pire ?
Matteo : Le pire souvenir ? Le même que mon meilleur souvenir : me ruer sur le livret de "Urban Being" et constater qu’il y avait des erreurs d’impression.


On a commencé cette interview par la question qu’on vous a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?


Matteo : Savoir si nous plaisantons ("Kidding" en anglais), la réponse serait non !





Un dernier mot aux lecteurs de Music Waves ?


Matteo : Nous devons admettre que la France a été notre meilleure scène durant toute cette tournée. C’était vraiment la folie !
Il doit y avoir quelque chose de super dans l’humour français et italien que les autres pays ne comprennent pas forcément (Rires) !


Plus d'informations sur http://www.destrage.com
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THIBAUTK - 25/02/2015 10:05:10
Bravo pour cet interview !
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