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TITRE:

THUNDER (08 DECEMBRE 2014)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
HARD ROCK
A l'occasion de la sortie de "Wonder Days", Music Waves a rencontré Danny Bowes, chanteur de Thunder pour un long retour sur les jours heureux...
02.02.2015 par STRUCK

C'est dans les superbes locaux de Gibson que nous avons rencontrés Danny Bowes qui se livre sur ce nouvel album studio "Wonder Days" mais également, sur les aléas de la vie d'un groupe comme Thunder qui fêtait ses 25 ans...


Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?

Il va me falloir du temps parce qu’il y en a vraiment beaucoup… mais je dirais probablement "Raconte-nous comment le groupe s’est formé ?".


On te posera plutôt celle relative à la séparation. Après le premier split de 2000-2002, Thunder s'est séparé une seconde fois début 2009, soit peu de temps après la sortie de Bang en 2008. Mais tout comme en 2002, vous êtes vite revenus, la reformation s'est faite en 2011 cette fois. Comment expliques-tu ces allers et retours entre split et reformation? Le business de la musique vous fatigue-t-il  à ce point pour que vous craquiez ainsi?

Je pense que la première fois en 2000, la raison relevait essentiellement d’un sentiment de déception...


A quel sujet ?


La déception de l’industrie du disque et notamment le fait d’avoir travaillé avec une major et être ensuite passé sur un label indépendant. Nous avons vu que la différence était loin d’être négligeable. Le business du disque a beaucoup changé et des groupes comme nous deviennent quasiment introuvables. Nous pensions que nous étions les seuls dans cette situation, un groupe qui était dans l’incapacité de faire de la promotion et donner envie aux maisons de disques… Nous étions presque devenus un cas désespéré ! Nous étions tellement déçus que nous avons décidé de passer à autre chose.

En 2002, nous nous sommes réunis parce qu’on nous a demandé de faire une très grosse tournée. Et à cette occasion, nous nous sommes rendus compte que le groupe nous manquait tous.





Et que s’est-il passé en 2009 ?

Quand nous nous sommes reformés en 2003, nous avons décidé de créer notre propre label plutôt que de rejoindre un autre label. Vu les expériences passées, nous voulions changer les choses : Internet arrivait et nous pensions qu’il serait possible de sortir nos propres albums… et nous l’avons fait pendant 7 ans ! Cependant, quand tu diriges ton propre label, tu n’es plus seulement un membre du groupe si bien que tu dois gérer certaines choses, avoir certaines discussions… que tu n’as pas si tu es juste musicien. Bref, c’est bien d’avoir son propre label mais c’est dur (Rires) si bien qu’au bout de ces 7 années, j’étais totalement épuisé.


Les raisons de ces pauses sont différentes mais au final, le fond du problème reste le même : le business musical !

Tout à fait ! La première fois, nous étions déçus de cette industrie et la deuxième, j’étais épuisé…


Malgré tout, ce deuxième retour s’est concrétisé par une signature sur un label (Frontiers à l’époque) : pourquoi l’avoir fait vu vos expériences peu concluantes du passé ?

Nous avons remarqué que l’industrie du disque avait continué à changer et continuer à sortir nous-mêmes nos albums n’était pas la bonne solution. Malgré tout, nous avons enregistré et financé cet album nous-mêmes sans nous soucier de comment nous le sortirions. Les seules choses qui nous importaient étaient d’enregistrer cet album et de tourner parce que Thunder est avant tout un groupe de scène.

Le marché du disque continue de se réduire et de se détériorer : sortir et vendre un album est encore plus compliqué que par le passé si bien que nous avons dû admettre qu’être signé sur un label à ce jour était une chance qui nous permettrait notamment d’atteindre d’autres pays.

Nous avons discuté avec plusieurs labels et nous avons choisi celui-ci parce qu’il semblait être le plus enthousiaste et semblait vraiment aimer cet album.


Malgré tout, c’était important pour Thunder de pouvoir sortir ce dixième album ?

Franchement, nous ne pensions pas à cela…


Mais aujourd’hui, avec le recul, il ne pouvait pas en être autrement ?

Cela paraît logique aujourd’hui mais le problème est que je n’arrive pas à savoir ce qu’il va se passer dans le futur. J’ai eu une boule de cristal mais je l’ai cassée (Rires) !


"La situation était vraiment bizarre : nous étions plus populaires en ayant rien fait pendant 5 ans !"


Est-ce que la maladie, un cancer de la gorge, de Ben Matthews vous a convaincu de foncer en studio et de ne plus perdre de temps pour faire de la musique. Bref, avez-vous pris conscience d'avoir gâché trop de temps et que les années passant il fallait désormais aller de l'avant?

Je ne pense pas que cela fut un élément de motivation. La décision de faire cet album a été prise avant de savoir pour Ben. En fait, l’an dernier, les réactions du public étaient très fortes à chacun de nos concerts. La situation était vraiment bizarre : nous étions plus populaires en ayant rien fait pendant 5 ans !





Comment expliques-tu cela ?

Je n’en ai strictement aucune idée peut-être le bouche à oreille et qu’il ne fallait pas manquait la chance de voir ce groupe ? Quand nous nous sommes reformés en 2011, nous étions censés ne faire qu’un concert et finalement le public a aimé si bien que nous avons remis le couvert… Il était évident qu’il se passait quelque chose !

Nous ne sommes pas des planificateurs, nous ne sommes pas assez bien organisés pour l’être (Rires) mais c’est seulement après avoir constaté ces retours à chaque fois, toujours plus positifs, de la tournée aux côtés de Journey et Whitesnake que nous nous sommes dis qu’il serait peut-être bien de sortir un nouvel album.  En revanche, j’ai prévenu tout le monde en disant que je serais de cet album uniquement si les chansons en valaient la peine sinon ce serait sans moi !


D'ailleurs comment va Ben ?

L’annonce de son cancer de la gorge a été terrible et a été diagnostiqué après la décision de faire cet album. Nous avons donc dû changer tous les plans et notamment faire cet album sans Ben… Par chance, Luke avait commencé à apprendre à jouer du piano juste avant d’apprendre la nouvelle ! Luke a donc pu jouer toutes les parties de piano de cet album. Malgré tout, cela a été très dur d’être ensemble en studio avec un membre en moins…

Ben a traversé une période très difficile, des traitements lourds… mais il va mieux aujourd’hui, il se remet doucement : ça prendra du temps mais nous espérons qu’il ira mieux en Mars 2015 quand nous jouerons notre premier concert.


Thunder donne l’impression d’un groupe libre qui se fiche de ce que peuvent penser les médias d'un retour une nouvelle fois précoce. En clair, Thunder est un groupe qui fait du rock sans autre considération ?

Nous avons toujours considéré qu’une chanson devait être catchy, accessible et avec des bons refrains. Nous considérons que si la musique que nous jouons nous excite, elle devrait plaire à notre public : l’excitation se propage telle une maladie infectieuse. Si nous sommes excités, le public le sera également et ensuite, nous entrons dans un cercle vertueux de renvois d’ondes positives…


Thunder est très populaire en Grande Bretagne avec notamment 18 titres classés dans les charts en revanche vous avez du mal à vous faire le nom qu'il mérite dans le reste du monde?

Nous avons eu également de bons retours au Japon. Même si nous sommes proches, l’Europe reste un mystère pour nous ! C’est une des choses que je ne peux pas expliquer même avec du recul !


Et est-ce que ce manque de reconnaissance en Europe a pu avoir eu raison de votre patience et expliquerait les séparations ?

Oui, je pense que ça a dû jouer. Mais je ne dirais pas que nous étions obsédés par le fait d’être populaires partout dans le monde. Notre seule obsession a toujours été de faire de la musique et surtout de faire des concerts.


Vous êtes désormais signés par Verycords, avec Mike Fraser aux manettes qui a notamment travaillé avec Metallica, AC/DC ou encore Aerosmith… Penses-tu que cet album sera celui d’un retour en fanfare pour reprendre leur chemin vers les sommets et vous ouvrir le marché européen ?


Qui sait ? Tout ce que je sais c’est que nous avons fait le meilleur possible, nous avons travaillé avec les meilleurs, des personnes enthousiastes qui aiment cet album et ont tout donné… Le reste ne dépend pas seulement de nous : les médias doivent également adhérer à cet album et c’est seulement ensuite que nous pourrons avoir des opportunités comme jouer des concerts et notamment en France.  


Et vous vous en donnez les moyens avec notamment cette journée promotionnelle…

Exactement ! Nous prenons la chose très au sérieux : nous avons fait un bon album et nous voulons que les gens le sachent. Si tu fais un album et tu n’en assures pas la promotion, pourquoi le sortir ? Nous voulons faire savoir au plus grand nombre que nous avons sorti cet album : si il se vend bien, c’est super mais nous sommes surtout en quête de concerts.


"Nous avons grandi en essayant de jouer des chansons de Free, de Bad Company, des Who, de Led Zeppelin… Depuis, nous avons grandi et même si nous n’en sommes pas forcément conscients, nous avons ça en nous."


Vous avez toujours proposé un hard rock teinté de blues, dans un esprit purement britannique avec cette pointe d'influences entre Deep Purple, Led Zeppelin, les Who ou Bad Company, et "Wonder Days" confirme que musicalement, vous restez ancrés dans cette musique certes à l'ancienne mais toujours aussi énergique. C'est important pour vous de vous souvenir de vos racines musicales et de ne pas céder à la moindre mode du moment ?

Nous ne sommes pas très concentrés sur cela tout simplement parce que nous avons un son qui est instinctif : par exemple, je ne pourrais pas changer ma façon de chanter, Luke ne pourrait pas changer sa façon de jouer de la guitare si bien qu’il sait ce qu’il faut faire pour les chansons collent à nos particularités. Concernant les groupes que tu as cité, ce sont des formations que nous aimions quand nous étions gamins, ce sont des groupes qui nous ont influencés… Nous avons grandi en essayant de jouer des chansons de Free, de Bad Company, des Who, de Led Zeppelin… Depuis, nous avons grandi et même si nous n’en sommes pas forcément conscients, nous avons ça en nous.





En fait avec cet album on retrouve ce son qui n'a pas vieilli d'un pouce, avez-vous une recette magique pour composer ce type de hard blues?

Je pense que c’est pour la simple raison que nous prenons du plaisir à jouer cette musique ! Dans ces conditions, tout devient facile (Sourire)…


Cet album est un équilibre subtil entre titres typés hard rock, comme ‘Wonder Days’, pur moment de blues rock comme avec ‘The Rain’, et une chanson comme ‘Black Water’ et ses airs rock'n'roll dansant. Malgré plus de 30 ans de carrière, Thunder reste toujours aussi frais : comment expliquez-vous une telle fraicheur et est-ce que les séparations vous ont permis de ne jamais la perdre finalement ?

Bien sûr ! Durant les six dernières années, nous n’avons fait que des concerts, pas trop mais que des concerts… Enregistrer un nouvel album est un enjeu majeur et effectivement, s’être éloigné de cette considération a forcément favorisé l’écriture de cet album. Durant cette période, nous avons appris et nous n’avons aucune pression ou attente vis-à-vis du précédent album vu qu’il date de 2008 : pour être honnête avec toi, je me souvenais même plus des chansons de cet album (Sourire) !

Mais revenir en studio pour enregistrer un nouvel album est quelque chose de très excitant : revenir avec de nouveaux airs, réaliser que tu as changé en tant que musicien, chanteur… D’une certaine façon, nous sommes un meilleur groupe aujourd’hui qu’il y a 6 ans alors qu’au regard de notre âge, nous ne devrions pas ! Mais enregistrer un album reste quelque chose de facile parce que nous prenons du plaisir : si enregistrer un album est difficile, c’est que tu te trompes quelque part.

J’ai été très clair avec Luke, si les titres ne me plaisaient pas, je ne faisais pas cet album ! Finalement, il est arrivé avec 12 titres, nous avons choisi les 4 meilleurs et les avons enregistré. Par la suite, il a écrit de nouveau d’autres titres et nous avons sélectionné les 4 meilleurs... et ainsi de suite ! Si bien qu’il a dû écrire une trentaine de chansons au final pour en enregistrer 17 au cours de trois sessions : la première en mars, la deuxième pendant l’été et la troisième plus tard dans l’été. Nous avons sélectionné et combiné les meilleures chansons dans cet album, les autres sont également de très bons titres et nous songeons à les sortir dans un EP futur…


Le titre et la pochette sont très nostalgiques, est-ce que ces jours merveilleux sont ceux de votre enfance dans les années 1960 quand le rock et la pop éclataient de partout en Angleterre?

Absolument ! Etre adolescent dans les années 1960 en Grande Bretagne était extraordinaire… C’était fantastique d’être un enfant à écouter tous ces albums qui allaient devenir des classiques. Je me souviens d’attendre la sortie du prochain Led Zeppelin ou Deep Purple et quand je l’avais enfin acheté chez mon disquaire, je me précipitais chez moi pour l’écouter allongé sur mon lit  ! C’était une période vraiment excitante même si les divertissements se résumaient à quelques chaînes de télé, quelques stations de radio… et acheter des vinyles ! Et quand j’ai eu l’âge de me rendre aux concerts, j'y dépensais tout mon argent ainsi que dans les albums et rien d’autres… alors qu’aujourd’hui, tu as Internet, le dernier téléphone portable à la mode…


"La musique a un pouvoir unique qui permet aux gens de revenir à un moment précis de leur vie"



La consommation de la musique a changé aujourd’hui…

Absolument mais la musique fait partie de la vie des gens. La musique a un pouvoir unique qui permet de revenir à un moment précis de ta vie : tu peux écouter une chanson, tu te souviendras de l’endroit où tu l'as entendue pour la première fois. Et la musique a toujours ce pouvoir aujourd’hui. Quand tu es jeune et innocent, la musique a un effet incroyable !


Quelles sont tes attentes concernant cet album ?

J’espère que je survivrais jusqu’à la fin de l’année prochaine ! J’espère que cet album sera bien reçu et qu’il nous donnera plusieurs opportunités pour faire des concerts. Connaissant notre façon d’être sur scène qui est une expérience physique enthousiasmante et sachant que je ne suis plus très jeune, j’espère être capable de survivre jusqu’à la fin de l’année prochaine ! J’espère vraiment que ce sera une année charge et donc dure et si c’est le cas, je n’y survivrais pas (Rires) !


Nous bottions le cul de Van Halen !



Questions traditionnelles de Music Waves, quel est ton meilleur souvenir d’artiste ?

Il y a vraiment énormément ! Nous avons connu plein de moments incroyables. Nous avons de la chance parce que nous formons un groupe de personnes qui s’apprécient vraiment et je peux te dire que ce n’est pas toujours le cas… Ils ont raison de continuer de le faire dans ces conditions alors que si nous continuons, c’est que nous prenons du plaisir à le faire ! Dans ces conditions, nous savons qu’il y aura toujours de bons moments qui nous attendent si bien que quand une mauvaise expérience arrive, nous savons qu’elle sera vite effacer par une autre positive…

Jouer de grands concerts devant une foule nombreuse est notre nourriture : nous adorons ça ! Faire le Donington en 1990 était une expérience incroyable devant 18.000 personnes, un concert qui nous n’aurions pas dû faire parce que j’avais perdu ma voix… et finalement, au dernier moment, elle est revenue !

Les concerts dans des stades en 1995 avec Bon Jovi étaient absolument incroyables ! Je me souviens m’être rendu aux toilettes et j’ai croisé Eddy et Alex Van Halen : Alex avait une minerve et Eddy marchait avec un déambulateur en raison de ses problèmes de hanche. Je me souviens les voir ainsi et leur demander si ils avaient passé du bon temps, en réponse, ils me montrent leur cou et hanche et me disent que la raison vient du fait qu’ils ne se droguent plus… Je ne comprenais pas et là, ils me disent que pendant tout le temps où ils prenaient de la drogue, ils n’avaient aucun problème et à partir du moment où ils ont arrêté, ils sont tombés en morceaux (Rires) !

Ils m’ont proposé d’aller dans leur loge et à l’intérieur, Sammy Haggar et Michael Anthony étaient en pleine forme parce qu’ils continuaient à se droguer, eux (Rires) !
J’ai demandé à Sammy si ils souhaitaient venir en Europe pour le reste de la tournée avec nous, ils m’ont dit que non, ils comptaient rester tourner aux Etats-Unis et je me souviendrais toute ma vie de la phrase suivante : "On en a marre que vous nous bottiez le cul tous les soirs !". Je lui ai fais répéter et malgré ça, je n’y croyais, je lui ai donc demandé de le répéter une dernière fois (Rires) ! Je suis rentré dans ma loge en flottant dans les airs : nous bottions le cul de Van Halen (Rires) ! C’est incroyable !





Au contraire, quel serait le pire souvenir ?

Je ne peux pas te répondre car je les ai oubliés en me projetant sur le prochain évènement qui sera -de toutes façons- meilleur ! Et heureusement, à quoi servirait-il de faire ce que nous faisons si c’est pour des mauvais souvenirs ? Nous faisons ça uniquement pour les bons moments !


On a commencé cette interview par la question qu’on t’a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ?

Je n’en ai aucune idée… mais si une me vient entre temps, je t’appellerais (Rires) !


Merci

Content de t’avoir rencontré, c’était une très belle interview. Merci beaucoup !





Merci à Noise pour sa contribution...



Plus d'informations sur http://www.thunderonline.com/
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