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FICTION PLANE (13 MARS 2015)

INTERVIEW - POP - STRUCK - 03.04.2015
Dans le cadre de leur retour aux affaires avec son nouvel album "Mondo Lumina", les membres de Fiction Plane ont répondu avec une franchise désarmante à toutes les questions de Music Waves...
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C'est le lendemain du concert marquant le retour de Fiction Plane sur le sol français que nous avons retrouvé ses trois membres de particulièrement décontractés pour faire le point sur ce retour qui n'aurait bien jamais pu se faire !


Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?


Pete Wilhoit : (Rires) Probablement la signification du nom ou les raisons de ce choix…

Joe Sumner : Comment va ton père (Rires) ?





Justement n’en as-tu pas assez d’être comparé et être résumé en tant que fils de… Bernard Sumner (chanteur de New Order) ?

Pete : Ca lui fait très plaisir (Rires) !

Joe : Mais de façon assez amusante, cela m’arrive assez souvent notamment quand je viens à payer avec ma carte bancaire, certains viennent à dire : "Sumner ? comme Bernard Sumner ?" (Rires)


(Joe nous quitte pour répondre à d’autres obligations)


Plus sérieusement, lors de notre dernière interview, Seton m’avait dit que "Sparks" était le premier album de Fiction Plane enregistré en tant que trio et dans une optique scène…

Pete : … C’est exact …


Après "Sparks", nous avons atteint un certain point où nous savions qu’il serait difficile de faire mieux


Dans ces conditions, comment qualifierais-tu "Mondo Lumina"?

Pete : Je dirais que cet album est l’expérience la plus amusante que je n’ai jamais eue dans le cadre de l’écriture et l’enregistrement d’un album. Après "Sparks", nous avons atteint un certain point où nous savions qu’il serait difficile de faire mieux. Nous avions énormément de pression à ce moment-là.

Nous avons donc décidé de faire une pause pour faire autre chose et profiter de nos vies respectives. Et je dois dire que cette pause d’environ deux ans a été très bénéfique. Nous avons pu nous reconcentrer et constater que jouer de la musique est un privilège. Si bien que quand nous nous sommes à nouveau réunis, nos vies avaient changé, nous sommes mariés avec des enfants, et nous avons réalisé à quel point c’était spécial d’être ensemble pour composer et enregistrer un nouvel album. Dans ces conditions, nous ne ressentions pas vraiment de pression au contraire, nous savions que nous avions failli dissoudre le groupe pour cela, nous avons juste composé l’album que nous tenions absolument à faire.

L’écriture des chansons s’est faite en trois phases : une à Londres, une à New-York et l’autre à Los Angeles. Il en ressort un album plus relax en quelque sorte. Ce n’est pas un album de rock énergique comme nous avons pu en faire par le passé, un album plus mélodique, plus délicat avec des thèmes plus positifs notamment dans les textes de Joe.

Je peux te dire que nous sommes vraiment très fiers de cet album… Comme je te l’ai dit, cet album me donne le sentiment que ce sont des amis qui se sont à nouveau réunis pour faire de la musique…





Seton m’avait également avoué que votre précédent label Geffen avait tenté d’influencer votre façon de travailler en vous demandant notamment de composer un nouveau tube…


Pete : … Effectivement…


… Sparks a été sorti par Roadrunner et "Mondo Lumina" est de nouveau produit par un autre label. Cela signifie-t-il que pour vous allez changer de maisons de disques pour le prochain album ?

Pete : Je ne sais pas, je ne peux pas répondre à cette question… Malgré tout, ce n’est pas si inhabituel pour un groupe de changer de label.
Le but de l’industrie du disque est de vendre de la musique et c’est de plus en plus compliqué de nos jours. Je ne veux pas dire que nous avons échoué mais aujourd’hui, c’est très dur de gagner de l’argent en faisant de la musique.

Bref, si nous avons changé de label, c’est que j’ai gardé contact avec le président du label qui avait sorti "Left Side of a Brain". Il venait de créer un nouveau label et voulait nous signer considérant que nous n’étions pas finis… Rien que pour avoir pris le risque financier de nous réunir à nouveau pour sortir cet album, je voudrais lui tirer mon chapeau. Sans lui, "Mondo Lumina" n’existerait pas ! En revanche, je ne peux pas te dire de quoi sera fait le futur, sur quel label nous serons. Déjà, je serais heureux que nous puissions sortir encore un album… si c’est sur ce label, c’est génial sinon…


Aucun de nous ne pensait que nous nous réunirions à nouveau pour enregistrer un nouvel album !



Même si on peut comprendre le besoin de faire une pause pour se concentrer sur sa vie après avoir atteint une sorte de pic avec "Sparks", en revanche cette pause peut paraître surprenante dans le sens où Fiction Plane commençait à être connu depuis cette tournée avec The Police. Ne penses-tu pas que cette pause est une mauvaise décision d’un point de vue commercial dans ce monde où tout va vite et où il faut continuellement être sur le devant de la scène et proposer de nouvelles choses ?

Pete : Je répondrai à cela qu’en plus nous manquions d’un manager. Celui que nous avions nous a quittés après "Sparks" (Rires) ! Malgré tout, tu as parfaitement raison si tu veux marquer les esprits de façon durable, tu dois être présent sur les réseaux sociaux quotidiennement et tout ce genre de choses… Mais pour être honnête avec toi, je pense qu’aucun de nous ne pensait que nous nous réunirions à nouveau pour enregistrer un nouvel album !
Nous avons un certain âge et nous avons vu les réseaux sociaux se développer pour devenir incontournables mais nous ne sommes pas nés avec cette culture, ce n’est pas quelque chose de naturel pour nous de publier toutes les cinq minutes…


C’est effectivement un travail à plein temps. En revanche, tu ne peux pas nier qu’avec "Sparks" qui faisait suite au succès planétaire de 'Two Sisters', Fiction Plane était devenu un groupe avec une certaine renommée : il aurait été facile de surfer sur cette popularité plutôt que de faire une pause et revenir pour repartir quasiment de zéro…

Pete : C’est vrai mais les choses sont comme elles sont… Nous avons surfé sur le succès de 'Two Sisters' pendant plus de deux ans mais notre précédent label n’avait pas les moyens financiers pour réaliser un clip ni les bonnes connections avec les radios pour faire en sorte de diffuser de façon massive 'Push me Around' qui était censé être un nouveau tube. Toutes ces petites choses cumulées font que nous en sommes arrivés là…


Tu sembles dire que le seul défaut de "Sparks", qui est un excellent album, est de ne pas avoir eu de tube qui aurait permis à Fiction Plane de continuer sur sa lancée ? Et admettons que ce soit le cas, cela aurait changé la donne et votre état d’esprit qui a mené à cette pause ?


Pete : C’est difficile de répondre mais si 'Push me Around' avait eu le même retentissement que 'Two Sisters', il est fort probable que nous aurions continué.
Mais le contexte était compliqué : les ventes ne suivaient pas, pas de diffusion radio, le départ de ton manager… Nous ne voulions pas quitter le train en marche mais la pression n’était plus concentrée que sur nous trois… et nous ne sommes plus tout jeunes si bien que finalement plus grand monde ne voulait vraiment continuer de miser sur nous.


Cet album est un produit purement artistique. C’est la passion qui nous a guidés sur cet album : "Mondo Lumina" est le genre d’album dont la richesse se découvre au fur et à mesure des écoutes.


Et penses-tu que "Mondo Lumina" soit l’album qui vous permettra de reprendre le chemin du succès ?


Pete : Je l’espère ! Mais comme je te l’ai dit, au moment de nous réunir, nous savions que nous n’avions rien à perdre. Cet album est un produit purement artistique. C’est la passion qui nous a guidés sur cet album : "Mondo Lumina" est le genre d’album dont la richesse se découvre au fur et à mesure des écoutes. Certaines personnes qui ont adoré 'Two Sisters' et "Left Side of a Brain" ne comprennent pas cet album estimant que ce n’est pas un album rock. A ces gens, je voudrais dire que cet album est le reflet de ce que sont nos vies à ce jour. Mais heureusement, la majorité des retours viennent de fans qui adorent ce nouvel album.


Mais tu peux comprendre ceux qui reprochent à "Mondo Lumina" ce manque d’énergie ? Par exemple, vous sembliez prendre également plus de plaisir sans compter le public qui est vraiment entré dans le concert sur sa seconde moitié quand vous avez joué notamment les titres issus de "Sparks"…


Pete : Nous sommes un groupe étrange qui a ces énormes parties rock, des soli de guitares, des batteries puissantes mais aussi des titres très délicats axés sur des guitares acoustiques et la voix de Joe… Je sais que c’est un problème pour les labels parce que nous ne sommes pas un groupe qu’on peut cataloguer dans un style dans lequel nous resterions. Notre musique nous ressemble à savoir que pour ma part, j’aime toutes sortes de musique, du jazz au rock progressif…
Et concernant la set-list du concert d’hier, nous jouons dans un premier temps les nouveaux titres histoire de les présenter à notre public et ensuite, nous jouons nos premiers titres afin qu’il puisse se défouler et sauter partout…


Tu as évoqué les difficultés du groupe. Est-ce que des titres comme 'It’s Lie', 'Denied', 'Real Life', 'Refuse', 'Blind Pilot'… sont le reflet de votre vision du monde et de son impact sur la vie du groupe ?

Pete : Tout à fait, d’une certaine façon, ces titres sont le reflet de nos vies. Malgré tout, de nos jours, ils sont plus positifs. Nous sommes des mecs plus joyeux, dans de meilleures situations… Mais on peut faire un lien avec le fait que Joe est plus joyeux aujourd’hui (Rires) ! Joe est un super parolier qui arrive toujours à toucher le côté obscur de la lumière qui est un résumé de la vie en général : sans lumière, il n’y a pas d’obscurité et inversement…





Bref, est-ce que "Mondo Lumina" est le résumé de votre état d’esprit au moment de composer cet album ou bien le regret que notre monde ne soit pas aussi lumineux qu’il devrait l’être ?

Pete : J’ai envie de dire oui au deux (Rires) ! Comme je l’ai dit, aujourd’hui, nous sommes des amis à nouveau réunis qui écrivent une musique, ce qui est un vrai privilège. La vie est juste magnifique, elle est parfois laide mais aujourd’hui, nous préférons uniquement nous concentrer sur les bons moments qu’elle nous réserve.


Musicalement, cet album est une sorte de voyage allant d’Haiwaï ('No One but You') en Angleterre ('Blind Pilot') en passant par les Etats-Unis avec ses touches country ('Where Do We Go From Here'). Est-ce que les endroits où vous étiez ont influencé l’inspiration du moment ?


Pete : D’une certaine façon, nous avons écrit ces chansons très rapidement. Par exemple, nous avions mis en place un jeu qui consistait à écrire une chanson en 45 minutes… Cela te force à te concentrer mais également, casser les standards de compositions que nous avions l’habitude de suivre. Et Joe a continuellement des textes qui lui viennent à l’esprit et dès que quelque chose le frappe, il écrit immédiatement sur le sujet. Je dirais que 10 chansons ont été écrites de cette façon, l’inspiration est uniquement venue de la musique elle-même. Mais avec le temps, tu acquiers une certaine expérience, tu as voyagé à travers le monde, tu as vu de belles choses, d’autres moins… nos expériences personnelles comme avoir sa propre famille, Joe a lancé sa société… toutes ces choses ont influencé nos textes.


Dans ces conditions et au regard des changements d’ingrédients dans la recette Fiction Plane, peut-on dire que cet album est un pas en avant et qu’il ouvre un nouveau chapitre dans la carrière de Fiction Plane ?

Pete : Je le pense vraiment et j’espère que ce n’est que le début d’une super histoire. J’ai toujours pensé que nous étions un groupe qui avait des choses intéressantes à proposer mais il y a des éléments qu’on ne contrôle pas comme le déclin de l’industrie du disque… je souhaite seulement qu’un maximum de personnes écoute notre album, peu importe comment : la musique est tellement forte que finalement, ça n’a pas d’importance si les gens n’achètent pas notre album, je souhaite juste qu’ils l’écoutent…
Sincèrement notre sentiment actuel est qu’il faut écouter notre album et le partager… et ensuite, les gens deviendront éventuellement fans de Fiction Plane et nous permettront de continuer à jouer !


Une telle prise de recul te donne de nouvelles grandes perspectives et surtout t’aide à voir ce qui est important : avant cela, nous n’avions pas conscience de la chance que nous avions d’être ensemble, entre amis



Avec l’album "Sparks", vous avez réussi à créer votre propre personnalité, vous éloignant ainsi des lourdes affiliations avec The Police. Peut-on dire que vous avez voulu continuer sur cette voie en intégrant des éléments électro et des parties folk ?

Pete : Et bien, je ne pourrai pas vraiment te répondre parce qu’il y a un côté inconscient dans tout ça. Malgré tout, ces deux années loin de la musique ont certainement contribué à ce que nous sommes aujourd’hui. Une telle prise de recul te donne de nouvelles grandes perspectives et surtout t’aide à voir ce qui est important : avant cela, nous n’avions pas conscience de la chance que nous avions d’être ensemble, entre amis. Ce que nous partageons ensemble est vraiment spécial et unique. C’est toute la recette joyeuse de "Mondo Lumina".





On a parlé de l’affiliation avec The Police mais es-tu conscient qu’avec notre besoin d’étiquette, ces éléments électro, cette pochette, Fiction Plane risque d’être comparé maintenant à Coldplay ?

Pete : Depuis les débuts de la musique, il y a toujours eu des comparaisons et il y en aura encore… Malgré tout, en ce qui me concerne, j’apprécie Coldplay et j’adore The Police : ces comparaisons ne me dérangent pas (Sourire).


Vous avez utilisé des instruments traditionnels comme le glockenspiel, le mellotron et autres hammerchord, est-ce un clin d’oeil aux musiques progressives ?

Pete : Ce sont les circonstances qui ont fait que nous avons utilisé tous ces instruments. Nous avons eu énormément de chance de pouvoir enregistrer dans nos studios préférés à travers le monde et notamment le légendaire studio Henson Recording Studios racheté à Charlie Chaplin…

Notre producteur Tom Syrowski nous a présenté Brendan O’Brien qui a notamment produit Rage Against the Machine, AC/DC… et dans les studios de Brendan, il y avait une pièce dans laquelle reposaient tous ces instruments extraordinaires. Il nous a permis de jouer avec ceux que nous voulions… C’est vraiment cool de pouvoir faire des expérimentations comme nous l’avons fait sur cet album : parfois, ça marche extraordinairement bien, parfois non mais nous avions vraiment le sentiment que ça sonnait bien, notamment ce glockenspiel. Et la façon dont Tom a enregistré et mixé le tout ouvre le champ d’un large paysage sonore. Et à l’écoute, c’est probablement le meilleur album au niveau sonore que nous n’ayons jamais enregistré.


Toujours à propos de progressif, 'Where Do We Go From Here’re' peut rappeler le titre de Marillion 'White Russian'…

Pete : C’est vrai mais ce n’est pas un hommage (Rires) !


Enfin, pour clore le sujet progressif, en recoupant avec tes influences, cela nous amène à parler de Gavin Harisson. Quel est ton avis sur ce batteur ?


Pete : C’est vraiment un excellent batteur pour la musique progressive et rock ! Il a beaucoup d’albums de qualité à son actif !


Un peu comme toi d’ailleurs dont le jeu est très intéressant…

Pete : J’ai eu la chance de m’intéresser très jeune au jazz mais aussi à la musique progressive ainsi qu'à des groupes comme les Beatles. J’ai toujours essayé d’être un batteur musicien c’est-à-dire avant tout un musicien qui s’intéresse à la musique et qui essaie de donner ce qu’il faut à la chanson… Par exemple, sur cet album, tu as le titre 'Places' sur lequel je suis très délicat avec plus d’influences jazz qu’un rythme rock normal… C’est cool et encore une fois, c’est un vrai privilège.


(Seton nous rejoint)


Toujours concernant  l’aspect progressif, avec tous ces instruments, ce large paysage sonore ressemble à un voyage musical comme un album progressif…


Pete :  Je ne dirais pas que "Mondo Lumina" est un album de rock progressif mais il y a une vraie progression dans cet album…

Seton Daunt : C’est un album qui n’a aucune barrière…





Et c’est clairement la définition du progressif…

Seton : "Left Side of a Brain" était un album très strict dans le sens où nous devions pouvoir le jouer à trois sur une grande scène. Nous savions que la tournée avec The Police allait arriver et nous sommes entrés en studio avec ça en tête : nous l’avons donc enregistré sans overdub pour que nous puissions le reproduire dans son exactitude. Cet album est juste le total opposé : nous avons écrit cet album en ayant à l’esprit de composer ce que nous voulions écouter.


(Joe revient également, si bien que c’est tout le groupe qui répondra désormais aux questions de Music Waves)



Vous avez évoqué le titre 'Places' tout à l’heure, j’attendais ton retour pour poser cette question, qu’est-ce que ça te fait de voir ta voix comparée à celle de Bono de U2 ?

Joe : C’est assez étrange mais j’ai envie de répondre que c’est le genre de comparaison très cool (Sourire) !

Pete : C’est naturel ! Tout le monde se prête au jeu des comparaisons quand il écoute une chanson. Mais bon, il y a de pires comparaisons que Coldplay, Police ou U2 finalement (Rires) !


Tout le monde a besoin de mettre des étiquettes mais finalement à ce jeu, Fiction Plane a réussi à se créer son propre univers…


Pete : Je le pense aussi. Nous disposons d’une large palette de couleurs musicales mais finalement, c’est la particularité de jeu de nous trois qui fait Fiction Plane.


A ce propos, quel est l’apport du quatrième membre présent hier soir sur scène ?


Pete : C’est une très bonne question ! C’est tout simplement pour couvrir toutes les parties que nous estimons indispensables aux chansons que ce soit au niveau vocal ou pour les parties de guitares acoustiques…


Que faut-il tirer comme conclusion ? Que Seton ici présent…

Pete : … n’a pas huit mains (Rires) !


Finalement quelles sont vos attentes pour ce nouvel album ?

Joe : Je n’attends rien si ce n’est profiter en jouant sur scène et donner du plaisir en le jouant…


Tu ne peux pas répondre ça, les fans de Fiction Plane préféreraient des promesses de plus de concerts et un nouvel album déjà en préparation…


Pete : Et bien, voilà, tu as ta réponse (Rires) !

Seton : C’est exact, ce que je souhaite pour cet album est qu’il nous permette de sortir un prochain album dans deux ans.





Mais le sentiment de cette interview avec Pete est que Fiction Plane repart de zéro alors que vous aviez atteint des sommets. Vous êtes conscients que cette pause et ce déclin attristent vos fans ?

Joe : Mais il ne faut pas croire ce que dit Pete (Rires) !

Pete : J’ai envie de leur dire qu’il y avait peu de chance pour que nous soyons ici à parler de ce nouvel album.


Tu es plus optimiste que moi…

Pete : Tout à fait ! Il y a un décalage entre ce que tu attends et ce que tu espères. Nous espérons qu’un maximum de gens écoutera cet album et l’aimera et nous donnera l’opportunité de faire toutes les choses que nous aimons faire en musique c’est à dire voyager à travers le monde pour jouer devant des milliers de fans… Pour ce qui est de nos attentes, la tendance de l’industrie du disque en général nous force à ne rien attendre…

Seton : Nos attentes sont définitivement pessimistes mais comme nous sommes optimistes, nous préférons dire que nous n’avons pas d’attente parce que nous nous estimons déjà privilégiés d’avoir pu faire ce nouvel album et surtout vu la façon dont on l'a fait… Nous sommes très fiers de cet album et si jamais ce devait être notre dernier -je ne dis pas que ce sera notre dernier album- nous pourrons dire que nous l’avons fait. Nous n’avons jamais reçu autant de retours de personnes nous disant qu’ils aiment cet album. Lors de notre concert hier au Divan du Monde, nous avons vu qu’il y avait une vraie connexion avec le public au moment de jouer ces nouveaux titres : donc, si il fallait donner nos attentes, je dirais que je souhaite avant tout créer ce lien partout où nous allons jouer. Ce serait merveilleux ! Mais je suis convaincu que "Mondo Lumina" est le type d’album qui peut grandir au fur et à mesure des écoutes…


Notre musique n’est pas faite pour la nouvelle génération


Je suis totalement d’accord avec toi mais penses-tu qu’à l’ère de la surconsommation actuelle de musique, le nouveau public donnera le temps à "Mondo Lumina" de grandir ?

Seton : C’est une question très vaste. Les gens sont plus disposés à écouter de la musique aujourd’hui mais l’écoutent beaucoup plus rapidement sans approfondir l’écoute comme nous le faisions : j’ai envie de dire que notre musique n’est pas faite pour la nouvelle génération (Sourire)… Je ne dis pas que la nouvelle génération n’a aucun attrait pour notre musique au contraire mais je pense que nous serions plus écoutés si nous étions plus pop ou r’n’b…

Le monde a radicalement changé depuis notre premier contrat avec un label mais il faut prendre cette pause de quatre ans comme une chance d’être découvert d’une nouvelle façon.


On a commencé cette interview avec la question qu’on vous a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?

Joe : Qu’est-ce que ça vous a fait d’avoir eu autant de succès ou pourquoi Kanye West n’arrête pas de nous suivre (Rires) ?


"Merci beaucoup…"

Joe : (en français) "Avec plaisir"



Plus d'informations sur http://www.myspace.com/fictionplane
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