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Alcatraz 2015 -Courtrai- Jour 2 (09 Aout 2015)


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
HEAVY METAL
Pour sa deuxième journée, le festival belge met les petits plats dans les grands avec une affiche éclectique de très grande qualité.
NOISE - 02.09.2015

Ce sont 9 groupes qui sont au programme de cette seconde journée de l’Alcatraz Festival de Courtrai en ce 09 Aôut, et encore une fois la qualité est au rendez-vous avec de plus un éclectisme certain dans les genres métalliques au programme, la journée mettant notamment l’accent sur le metal extrême avec de grosses pointures au programme. 

En ouverture la journée démarre fort avec D.A.D, les Danois tournent de manière intensive pour fêter leurs 30 ans. Et clairement ils sont la formation idéale pour réveiller tout le monde grâce à la qualité de leur musique, subtil équilibre de pop et de hard rock. Ce qui frappe toujours quand on voit le groupe c’est la folie pure du bassiste, Stig Perdersen, habillé en improbable tenue napoléonienne, ne tient pas en place et nous fait admirer son improbable collection de basses. A ses côtés le reste du groupe est tout aussi fun et ce petit monde délivre un concert énorme. Il pioche dans 6 de ses disques pour ses 9 chansons et avec ‘Monster Philosophy’, ‘Everything Glows’, ‘I Want What She’s Got’ ou encore ‘Sleeping My Dad Away’ il ravit un public d’amateurs et pique la curiosité des novices qui devraient à n’en pas douter foncer découvrir cette attachante formation.




Powerwolf
enchaine. Énorme en Allemagne, le groupe commence à largement se faire connaitre hors de ses frontières. Preuve en est un public très conséquent qui l’attend avec impatience. Présentant un superbe décor de scène, les musiciens enchaînent les titres entrainants sans temps mort. Leur power mélodique est épique, incisif et irrésistible. Powerwolf se taille un joli succès avec un fort aspect fédérateur. Il faut dire qu’avec ‘Army Of The Night’, ‘Lupus Dei’, ‘Sanctified With Dynamite’ ou encore ‘Blessed & Possessed’ et ‘Coleus Sanctus’ il dispose d’excellents morceaux taillés pour la scène avec des refrains d’une force rare. Powerwolf a fait forte impression ; le groupe, à l’image d’un Sabaton, semble avoir les armes pour se placer comme la relève en matière de heavy mélodique.  


Le festival aborde l’extrême avec Death DTA. Cet hommage à l’art et la musique de Chuck Schuldiner s’est formé courant 2012 et sillonne les scènes depuis 2013 avec Max Phelps au chant et à la guitare. Le line-up du groupe évolue selon les tournées, pour cette date le public a la chance d’admirer Steve DiGiorgio à la basse, Gene Hoglan derrière les futs et Bobby Koelble à la guitare. Et tout cela va nous donner un concert exceptionnel : loin de toute récupération commerciale ce quatuor permet de redécouvrir la musique de Death et il le fait avec une sincérité qui force le respect. En 8 titres tout l’art de Death est retranscrit à merveille  avec des musiciens à la technique hors normes. Certes le fan de heavy classique a eu du mal sans doute à rentrer dans cet univers si particulier, mais entendre des classiques comme ‘The Philosopher’, ‘Symbolic’, ou encore ‘Crystal Moutain’ et ‘Spiritual Healing’ est un privilège à savourer. Parfaite réussite, ce concert nous rappelle qu’en matière de death métal à la fois technique et intelligent, Death avait une longueur d’avance. Et on ne peut que remercier ces musiciens pour ce bel hommage si intense qui a donné le frisson à plus d’un spectateur.

Après un déroulé sans gros problèmes le festival va être confronté à une situation délicate avec le concert d’Annihilator. Très attendus, les Américains maintenant emmenés par le seul Jeff Waters depuis le départ de son chanteur Dave Padden, vont en effet stopper leur concert après juste deux titres. En effet après ‘King Of The Kill’ et ‘No Way Out’, Waters s’éclipse et ne reviendra pas. Seuls ses musiciens meublent avant de se retirer pour enfin évoquer des soucis techniques. Finalement c’est un membre de l’organisation qui annonce la fin prématurée du concert sans qu’aucun membre ne soit revenu parler à ses fans. Il en ressort un goût amer envers un groupe qui a pas mal manqué de respect envers son public.

Après ce couac, l’extrême est de nouveau à l’honneur avec Carcass. Les amateurs de death technique et violent sont aux aguets, tant savourer un concert de cette légende du genre est un plaisir. Depuis sa reformation en 2007 le groupe a pas mal tourné et proposé en 2013 un excellent disque, "Surgical Steel". Toujours emmené par  Jeff Walker et Bill Steer, Carcass nous propose un concert retraçant sa riche carrière, évitant juste son époque grind, pour se concentrer sur ses classiques et sur quatre titres de son dernier bébé. Et le groupe va nous délivrer une leçon de death métal se faisant à la fois technique, brutal mais aussi parfois plus accessible au commun des mortels. Avec ‘Buried Dreams’ il se fait plus accessible et avec ‘Unit For Human Comsuption’, ‘Exhume To Consume’ ou encore ‘Reek Of Putrefaction’ et ‘Incarnated Solvent Abuse’, il nous rappelle à quel point son death métal était à la fois exquis et violent. Ce concert en forme de leçon d’histoire aura été un autre grand moment savouré à sa juste valeur par la frange dure du public.

Celle-ci se régale en cette après-midi, car après Carcass ce sont les polonais de Behemoth qui débarquent et font monter le niveau violence de plusieurs crans. Le groupe est un véritable maître de l’art noir et sa présence dans ce festival plutôt heavy a pu surprendre certaines personnes, mais Nergal et sa bande n’en ont cure et vont délivrer un concert envoûtant sans concessions en frappant méchamment. Le black métal des Polonais va coller le frisson à plus d’un spectateur et passionner ses fans. Il faut dire qu’avec son redoutable dernier album, "The Satanist", le groupe a prouvé sa vigueur et Nergal a démontré que la maladie était bien loin. Aux extraits brillants de cet album, ‘Blow Your Trumpets Gabriel’ ou encore ‘Ora Pro Nobis Lucifer’ et ´O Father O Satan O Sun' s’ajoutent les classiques comme ‘Ov Fire And The Void’ ou ‘Conquer All’. Behemoth est froid comme la glace et brutal comme l’enfer et il a donné un concert qui restera dans les mémoires des gens présents, même si non amateurs de ce black glacial.

Avec Accept l’Alcatraz revient à un style classique. Les Allemands jouent tôt et n’ont qu’une heure pour présenter des extraits de leur formidable discographie.  Mais Accept va passer outre cet inconvénient et ravir un public venu en masse l’acclamer. Présentant un line-up remodelé et toujours emmené au chant par un Mark Tornillo toujours aussi formidable d’aisance il va proposer dix titres et va courageusement piocher dans ses disques récents. Pas moins de cinq titres de ses trois albums avec Tornillo sont au programme et ils sont irrésistibles. ‘Stalingrad’, ‘Teutonic Terror’ ou encore ‘Stampede’ sont des brûlots heavy métal qui feraient rougir d’envie nombre de formations.  Il ne reste donc que 5 classiques et c’est bien peu, Accept aurait mérité 30 minutes de plus tant le groupe était au top de sa forme. Mais le public savoure avec déléctation ‘Princess Of The Dawn’, ‘Balls To The Wall’, ‘Metal Heart’, ‘Fast As A Shark’ et ‘Restless And Wild’. Ce concert restera l’un des meilleurs du festival et confirme la forme éblouissante des Allemands.

Un autre vétéran enchaîne, Venom débarque et,fort d’un bon album et de concerts de très bonne facture, est très attendu par un public pas du tout rassasié. Et le trio va faire honneur à sa réputation en délivrant un set très sympathique, droit dans l’idée de ce que l’on peut attendre de ce trio. Car Venom n’est pas là pour faire dans le très propre et le professionnalisme moderne. Il joue un heavy cru et crade, teinté de hard classique et de punk, violent à souhait et porté par un Cronos charismatique en diable. Évidemment, comme tout le monde l'attendait, le groupe joue des titres de sa gloire de "Welcome To Hell" et de "Black Metal", six titres en tout et tous des classiques. Ainsi ‘Welcome To Hell’, ‘Black Metal, ‘In league With Satan’ ou encore ‘Countess Bathory’ et ‘Witching Hour’ font un effet bœuf et nous font nous souvenir qu’au début des années 80 Venom était bien le patron du métal extrême. A côté quatre chansons récentes dont ‘Hammered’ et  ‘Long Haired Punks’ montrent que le groupe est capable d’écrire encore de bons titres. Enfin on notera que Nergal chanteur de Behemoth est venu rejoindre Venom sur ‘In League With Satan’, faisant un beau cadeau au public et prenant pas mal de plaisir à jouer avec ces légendes. Ce concert restera pour le public comme un excellent cru à mettre au top des concerts de ce très bon week-end.

En quelques années Sabaton a franchi les étapes à une vitesse folle, sa notoriété est telle qu’il peut à présent prétendre à être tête d’affiche dans n’importe quel festival de grande dimension. Et fort d’une popularité énorme en Belgique il arrive à Courtrai en terrain conquis devant une foule compacte prête à savourer le heavy épique et guerrier des Suédois. Présentant toujours son dernier disque, le référentiel "Heroes", Sabaton frappe fort, la batterie est encastrée dans un char impressionnant visuellement, et les musiciens sont remontés à bloc.

Tout cela nous donne un concert de feu, Joakim Broden est intenable, il est très bavard et aime à communiquer avec un public qui lui mange dans la main de belle manière. La set list est très équilibrée, bien sûr "Heroes" est à l’honneur. Et ‘Resist And Bite’, ‘To Hell And Back’, Night Witches’ ou encore ‘No Bullets Fly’ font un effet bœuf. Épiques, dotées de refrains fédérateurs et garantes d’un heavy mélodique de premier ordre, elles ravissent un public aux anges. A côté le groupe déballe ses tubes, et avec ‘Primo Victoria’, ‘The Art Of War’, ‘Panzerkampf’ ou encore ‘Carolus Rex’ et ‘Ghost Division’ il ne fait pas de quartier. Sabaton a pleinement assumé son statut de tête d’affiche avec un excellent concert digne des grandes formations heavy métal. Cela achève en beauté un excellent festival et il ne fait guère de doute que le groupe peut encore aller beaucoup plus loin tant il présente un potentiel encore énorme.

Le bilan de ce week-end est très positif, Sabaton, Powerwolf, Accept et Nightwish ressortant grands vainqueurs de ce formidable Alcatraz tandis qu’Annihilator en restera la grande déception. Le festival belge grandit bien et vite, et il est à penser qu’il n’est qu’au début de son ascension et qu’il pourrait bientôt faire de l’ombre à pas mal de festivals établis.  Un grand merci pour finir de notre part à l’organisation pour nous avoir permis de couvrir ces concerts dans de si bonnes conditions, à Filip en particulier pour son travail de l’ombre si important.



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