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JIMM (04 NOVEMBRE 2015)

INTERVIEW - ROCK - STRUCK - 09.11.2015
Des textes intelligents et engagés, une belle voix, une musique convaincante, des refrains spontanés et entraînants, JIMM est fait pour vous et cette interview aussi ...
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Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?

JIMM : Quelles sont mes influences musicales et l'origine du groupe. Les questions obligatoires !


Ton actu est ce deuxième opus "In(CAN)Décence". Première  question : quelles sont les principales différences entre ces deux albums ?

"In(CAN)Décence" est plus homogène dans le sens où le premier album était un peu un fourre-tout avec des instrumentaux, des morceaux un peu ballades, du metal, du punk... "In(CAN)Décence" est à mon sens plus rock, plus ciblé, plus mélodique et mieux produit, notamment au niveau des voix.
A titre personnel je trouve que mes textes sont également meilleurs. Mais l'ensemble reste dans la lignée des meilleurs titres du premier album, c'est la suite logique de morceaux comme 'Eternel Requiem' ou 'A l'intérieur'.





Tu proposes une musique efficace dans un style mixant hard rock et heavy avec quelques touches punk et des clins d'œil à la pop pour certains morceaux. Dans ces conditions, pourquoi avoir choisi le chant français pour décliner cette musique sachant que ce n’est pas forcément la langue la plus appropriée ?

J'ai toujours écouté du rock français donc c'est naturel de chanter en français pour moi. Et ensuite je n'ai pas le niveau suffisant en anglais pour m'exprimer correctement à travers des textes, et  je ne me vois pas chanter en anglais avec mon accent pourri. Je suis français donc je chante dans ma langue maternelle, c'est pas plus compliqué que ça en fait.


Es-tu conscient qu’en l’état actuel des choses, ta musique sera rapidement comparés aux groupes des années 1980 comme Trust, Téléphone, Noir Désir vu que finalement peu de groupes font du rock engagé en français sorti de Saez ou Luke (qui ne sont pas récents non plus) ?


Oui je sais mais en même temps ça ne me dérange pas et c'est normal car j'ai beaucoup écouté Trust, et pas mal Noir Désir (du début). Ça fait partie de ma culture musicale et de mes influences. J'ai également un peu écouté des groupes comme Eiffel, les Sheriff, même des chanteurs comme Axel Bauer.
De toute manière si tu regardes les groupes de rock qui chantent en français, à part Téléphone c'est quasiment que des groupes avec une composante sociale ou revendicatrice dans les textes. Par contre je ne me considère pas comme engagé dans le sens où je n'essaie pas d'influencer les gens avec mes textes. J'écris pour moi, c'est une sorte d'exutoire. Et mes textes restent assez gentillets dans l'ensemble. J'en ai qui parlent de la religion, de la société moderne, mais je ne fais pas dans le politique contrairement aux groupes cités.


Tes textes décrivent les maux de notre société : es-tu conscient que cela accentue la comparaison qu’on a évoqué ci-dessus vu que finalement les années passent et les maux restent les mêmes ?


Oui mais comme je te le disais la comparaison ne me dérange pas, et je trouve que mes textes, même s'ils décrivent certains maux de la société, restent assez éloignés de Trust ou Noir Désir.
Après je ne pourrais pas te parler du contexte des années 80 vu que je suis né durant cette période, que je n'ai pas vraiment connue du coup.





Le premier album avait été mixé par Francis Caste et le dernier par Jens Bogren connu pour ses travaux soit progressifs (Opeth, Pain of Salvation, Symphony X..) soit death (Soilwork..) : avais-tu des appréhensions avant de lui laisser ton nouveau bébé et qu’il ne le fasse pas sonner comme tu le souhaitais ?

Alors en fait Jens Bogren a seulement masterisé l'album. L'enregistrement et le mix ont été réalisés par Fred Duquesne. J'étais fan de son boulot et de ses qualités d'arrangeur et producteur au sens américain du terme, je savais qu'il pouvait apporter quelque chose à ma musique donc c'est pour cette raison que je me suis orienté vers lui.
Pour Jens, je cherchais quelqu'un pour faire le mastering, j'ai fait faire plusieurs tests et c'était lui le plus convaincant.


Es-tu conscient qu’un tel mastering est une carte de visite qui titillera la curiosité des fans de son travail ? Et si oui, est-ce un choix délibéré pour les attirer ? En revanche, ne crains-tu pas que ta musique ne collant pas aux standards des groupes du catalogue de Jens Bogren puisse les décevoir ?

C'est possible que cela attise la curiosité de certains fans de metal qui le connaissent à travers ses travaux, mais comme je t'ai dit, j'ai fait faire quatre essais de mastering et c'était le sien qui m'a le plus plu donc c'est avant tout pour ça que je lui ai confié le mastering.
Il n'y a aucune démarche opportuniste, si c'est ça que tu veux savoir.


La musique colle parfaitement aux textes en revanche, certains titres frôlent la correctionnelle avec des refrains trop "easy listening" ('Ton Souffre-Douleur', 'Pourri Gâté'). Était-ce un parti pris ?


J'essaie toujours de composer des refrains accrocheurs qui restent en tête, et d'une manière générale des titres simples et efficaces car c'est le style de musique qui me plaît et que j'ai toujours écouté. Je n'aime pas les choses compliquées (même si c'est vrai que j'ai quelques riffs de guitare un peu complexes) ni la musique trop réfléchie, la musique de musicien ...
Donc oui, c'est un parti pris mais d'une manière générale, pas seulement pour deux titres. Après je ne trouve pas que 'Pourri gâté' soit plus easy listening que les autres. 'Ton souffre douleur' peut-être, du fait du texte.


Es-tu conscient que ces titres peuvent trancher avec le reste du propos de "In(CAN)Décence" ?

Pour 'Ton souffre douleur' peut-être car ce morceau a un côté plus pop, mais pour 'Pourri gâté' pas du tout, je ne suis pas de cet avis.


Comment s’est passée votre rencontre avec Dooweet ? Est-ce que vous êtes fiers de faire partie de cette écurie ? Et quel est son apport dans votre carrière actuelle et future ?

Alors de mémoire c'était en 2011, quelques mois après leur création. Je suis tombé par hasard sur leur page Facebook et j'ai pris contact avec Chris. On a collaboré pour le premier album en 2012. Dooweet a pris pas mal d'ampleur depuis 3 ans, c'est cool de se  dire que j'étais là au tout début. Du coup j'ai vu l'évolution de la structure.
Et pour "In(CAN)Décence", c'est encore eux qui sont chargés de la distribution mais aussi de la promo, ça se passe bien c'est cool.


Qu’attends-tu de cet album ?

J'attends principalement qu'il nous permette de faire un max de concerts et de franchir une étape à ce niveau-là. Qu'il permette au projet de sortir de l'anonymat, de m'ouvrir des portes, de tourner pas mal un peu partout en France.
Et bien sûr financièrement j'aimerais bien rentrer dans mes frais, vu que c'est de l'autoprod. Me rembourser de l’investissement par exemple, ça m'aiderait à enregistrer un troisième album.


Quelle est la prochaine étape ?

Dans l'immédiat faire un max de concerts, surtout en province, jouer dans des festivals aussi, car on n'en a pas encore eu l'occasion. Et à moyen terme enregistrer un troisième album.


La chronique de Music Waves conclut par "Cet album se révèle comme une excellente surprise, donnant une grosse envie de se (re)plonger dans son prédécesseur. Des textes intelligents et engagés, une belle voix, une musique convaincante, des refrains spontanés et entraînants, Jimm est un combo à ne pas louper et probablement un futur grand du rock français.". Qu’en penses-tu, en clair, quelles sont vos ambitions en tant que groupe ?

Ça me fait plaisir, surtout pour les textes car je ne suis pas auteur à la base.
Concernant les ambitions, j'aimerais vivre de ma musique, ne faire que ça, même si ça peut paraître un peu utopique vu le contexte actuel en France. Ce qui est sûr, c'est qu'il y aura un troisième album de JIMM.


Question traditionnelle de Music Waves, quel est votre meilleur souvenir d’artiste ?

Je dirais avec mon ancien groupe de Corrèze, Overdose, avec des potes d'adolescence quand en 2004 on est monté depuis la Corrèze à Paris pour enregistrer 3 titres au studio du Palais des Congrès, avec un producteur qui aimait notre musique et nous payait les séances.  
J'étais tout excité d’être dans un grand studio, mais au final on n'a rien enregistré car on n'était pas au point. Un peu déçu mais j'en garde un bon souvenir, car j'étais avec mes meilleurs potes, on s'est bien marré, on en rigole encore d'ailleurs.
Je découvrais le monde professionnel de la musique et mes potes aussi. A un moment le producteur demande à mon batteur de mettre un coup de "snare", et mon pote ne savait pas ce que c'était !
On a pas mal d'anecdotes marrantes. Et on s'est bien marré à l’hôtel, j'avais fait cramé involontairement des plaques de cuisson et enfumé l'appart, je me demande encore comment l'alarme à incendie ne s'est pas déclenchée.




Au contraire le pire ?


Un concert à l'Espace B à Paris en 2007 avec mon ancien groupe, un soir de France-Irlande en coupe du monde de rugby. Des galères de matos toute la journée, à courir partout, et 10 personnes au concert et des frais de location pour moi seul à rembourser. La pire journée de ma vie de musicien !


On a commencé cette interview par la question qu’on t'a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ?

Une question concernant mon jeu de guitare et mes solos, on ne m'en parle jamais alors que c'est ce qui me tient le plus à cœur probablement, car je suis guitariste soliste à la base.
Mais j'ai bien aimé tes questions, ça change de ce qu'on me demande habituellement.


Le mot de la fin aux lecteurs de Music Waves ?


Si vous aimez le rock, le metal ou le punk allez écouter "In(CAN)Décence". Je pense que c'est un bon disque où chacun peut y trouver son compte, au moins par instants !


Plus d'informations sur https://jimmrock.bandcamp.com/
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