MW / Accueil / Articles / Hommage à David Bowie (1947-2016)

Hommage à David Bowie (1947-2016)

AUTRE - ROCK - PASCALJ - 11.01.2016
Après nous avoir livré un ultime album, David Bowie nous a quitté, parti rejoindre son personnage de Ziggy Stardust
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    
David Robert Jones, né le 8 janvier 1947 à Londres, s'initie très jeune à la musique en jouant, notamment, du saxophone. Dès 1964, il participe à divers groupes et prend le nom de David Bowie pour éviter la confusion avec Davy Jones, chanteur des Monkees.



Après l'album David Bowie (1967) passé inaperçu, en 1969, le premier pas de l'homme sur la lune donne de la lumière à son album Space Oddity, titre utilisé par la BBC pour le générique de son émission consacrée à la mission Apollo 11.



Pour The Man Who Sold the World (1970) il choque en proposant une pochette où il est habillé en femme, pochette qui sera censurée au Royaume-Uni.





En 1971, sortie de Hunky Dory, album très varié qui se termine par un titre hommage à son frère Terry, interné dans un hôpital psychiatrique.





En 1972, il devient Ziggy Stardust pour la sortie de The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars suivi de Aladdin Sane, en 1973. Cette même année il met fin au personnage de Ziggy sur la scène de l'Hammersmith Odeon à Londres.









Pin Ups, album de reprises, sort en 1973, suivi de Diamond Dogs, en 1974.





Il sort Young Americans (1975) qui surprend tout le monde en proposant une musique soul/funk. Il sera suivi de Station to Station en 1976.



En 1976, ses abus de cocaïne, sa paranoïa et surtout ses propos sur Hitler le poussent à se réfugier à Berlin. C'est pendant cette période que sortira la trilogie berlinoise composée de Low (1977), Heroes (1977) et de Lodger (1979).





En 1980, il sort Scary Monsters (and Super Creeps) avec l'incontournable Ashes to Ashes.



C'est cette même année qu'il enregistre, avec Queen, le titre Under Pressure, devenu alors n° 1 des charts anglais.



En 1983, sort 
Let's Dance (1983), 14 millions d'albums vendus et , surtout, deux hits
Let's Dance et China Girl.





Tonight sort en 1984, suivi en 1987 par Never Let Me Down, albums qui ne rencontrent pas le succès escompté.



En 1988 il fonde
 Tin Machine qui sortira les albums  Tin Machine (1989) et Tin Machine II (1991) ainsi que le live Oy Vey, Baby (1992), le groupe se séparant en 1992.







Les albums se succéderont Black Tie White Noise (1993), The Buddha of Suburbia (1993), 1. Outside (1995), Earthling (1997), Hours... (1999) sans réel succès.

Il faut attendre Heathen, sorti en 2002, pour retrouver un Bowie en forme.



Il sera suivi de Reality en 2003.





Il fait son retour en 2013 avec The Next Day 



Son dernier album Blackstar est sorti le 8 janvier 2016, le jour de ses 69 ans. Le titre de l'album est également le générique de la série Panthers.



Outre sa carrière musicale, David Bowie s'est consacré au cinéma en participant à de nombreux films: 
L'Homme qui venait d'ailleurs (The Man Who Fell to Earth) (1976), Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée… (1981), Les Prédateurs (1983), Furyo (1983, Labyrinthe (1986), La Dernière Tentation du Christ (1988), Twin Peaks (1992). Il apparait aussi dans quelques pubs: Vittel, Louis Vuitton, en 2013.





David Bowie, l'homme aux multiples facettes nous a quitté le 10 janvier des suites du cancer contre lequel il se battait depuis 18 mois.





R.I.P. David


Plus d'informations sur http://www.davidbowie.com/
eventuser_idarticle_comment_id
CORTO1809 le 11/01/2016 22:12:56
7 heures, ce matin. L’esprit encore embrumé de sommeil, je sirote mon café en écoutant distraitement RTL2 lorsque la terrible nouvelle tombe de la bouche de l’animateur visiblement ébranlé : « David Bowie est mort ce matin des suites d’un cancer alors qu’il venait d’avoir 69 ans ».

Davis Bowie, mort ? Ce n’est pas possible, il vient juste de sortir vendredi dernier l’un des meilleurs albums de son immense carrière. Il doit y avoir une erreur !
Je ne suis pas le seul à ne pas y croire : 5 minutes plus tard, l’animateur met la nouvelle au conditionnel, évoquant un faux bruit lancé sur le Facebook du chanteur. Je me reprends à espérer…jusqu’à ce que la triste nouvelle soit finalement confirmée de la bouche de son fils Duncan « Zowie ».

A la stupeur générale, Bowie prend une dernière fois son monde par surprise, disparaissant deux jours après la parution de son vingt-sixième disque studio, « Blackstar ». Car s’il est un trait remarquable de son caractère, c’est bien ce don qu’il avait de prendre régulièrement son public à contrepied. Loin de ressasser les mêmes recettes dès lors qu’elles avaient rencontrées le succès, l’artiste londonien n’avait de cesse de se remettre perpétuellement en question, prenant le risque de déstabiliser la fan-base qu’il avait conquise.

Certes, ces prises de risque permanentes ne se firent pas sans quelques grincements de dents et il est difficile d’aimer (ou de ne pas aimer) toute son œuvre tant le chanteur caméléon a abordé de styles différents. Après des albums teintés de psychédélisme, Bowie devient l’un des chantres du glam rock (on disait alors « rock décadent » en France) endossant des personnages aussi charismatiques que Ziggy Stardust ou Aladdin Sane. Après un détour mi-figue, mi-raisin par la soul et le funk (le très médiocre « Young Americans » et le génialissime « Station To Station »), Bowie aborde la période la plus riche de sa carrière, ou du moins celle qui témoigne le mieux son incroyable créativité, connue sous le nom de trilogie berlinoise. Berlinoise, car l’artiste a délaissé les Etats-Unis et la drogue pour se réfugier à Berlin, trilogie car il va accoucher de trois albums où rock planant et expérimentations font bon ménage (« Low », « Heroes », « Lodger ») et qui, s’ils ne lui valent pas encore la reconnaissance du grand public, lui assurent au moins l’estime de la critique.

La reconnaissance mondiale du public, c’est en 1983 qu’il l’obtient. «Let’s Dance» entre dans tous les foyers grâce à des musiques taillées pour être des hits FM et des clips encore dans toutes les mémoires (‘Let’s Dance’, ‘China Girl’). Bowie avouera lui-même avoir été déstabilisé par une renommée à laquelle il ne s’attendait pas et un nouveau public dont il cernait mal les attentes. Les deux albums qui suivront, s’ils connaîtront également un succès commercial, figurent pourtant au nombre de ses disques les moins réussis et Bowie mettra provisoirement un terme à sa carrière solo en se cachant au sein du groupe de rock Tin Machine.

Mais l’homme n’est pas à bout de ressources et il renaît de ses cendres au début des années 90. D’abord timidement, avec des albums parfois hétéroclites, inégaux, mais recelant tous une part de cette créativité et de cette personnalité qui sont la marque des Grands. Puis, au tournant des années 2000, David Bowie délivre une nouvelle trilogie, moins inspirée que celle de la période berlinoise, mais d’une qualité et d’une homogénéité que l’on n’avait pas rencontrées depuis de nombreuses années.

Puis l’artiste disparaît. Dix ans. Et revient, à la surprise de tous, avec un album un peu stéréotypé, un peu lourd. Autant le dire, un peu décevant. Seule la voix, cette voix magique, reconnaissable entre toutes, capable de déchirements violents qui filent immanquablement le frisson, atteste qu’il s’agit bien de Bowie et l’on se dit que c’est peut-être l’album de trop, que l’inspiration s’est tarie. C’est mal connaître le Thin White Duke qui nous offre en ce début 2016 l’un des meilleurs albums de toute sa carrière, capable de rivaliser avec Ziggy, Aladdin, Station et la trilogie berlinoise.

Il y a quelques jours, quand j’ai découvert « Blackstar », je concluais ma chronique en disant que cet album était digne de clore la carrière de Bowie. Puis, à la réflexion, j’ai supprimé cette phrase, car pourquoi vouloir souhaiter qu’un tel génie musical mette fin à sa carrière ? Hélas, ma première idée s’avère aujourd’hui dramatiquement prophétique.

David Bowie a fait le plus beau cadeau d’adieu qu’il pouvait faire à ses fans, un disque lumineux, inspiré, digne de lui. Inclassable, inimitable, il laisse un énorme vide dans le monde musical. Aujourd’hui, nous sommes des millions à être en deuil et à le pleurer. So long, David.
1847415
REALMEAN le 11/01/2016 20:12:13
Merci Pascal pour ce tour d'horizon en mémorial, un bel hommage pour une rétrospective qui donne toute la mesure de l'oeuvre de David Bowie. Artiste ou non, on n'est que de passage, mais la musique et l'art demeurent.
2174414
EN RELATION AVEC DAVID BOWIE
DERNIERE ACTUALITE
CELEBRATING DAVID BOWIE en janvier Salle Pleyel
CONCERT

Lire l'actualité
Voir toutes les actualités concernant DAVID BOWIE
 
DERNIER ARTICLE
Music Waves revient sur une année, particulièrement terrible pour le monde de la musique, qui a vu disparaître quelques-uns des musiciens que nous suivons régulièrement

Lire l'article
Voir tous les articles concernant DAVID BOWIE
 
DERNIERE CHRONIQUE
5
Blackstar (2016)
Le disque le plus original et abouti de David Bowie depuis sa trilogie berlinoise.

Lire la chronique
Voir toutes les chroniques concernant DAVID BOWIE

F.A.Q. / Vous avez trouvé un bug / Conditions d'utilisation
Music Waves (Media) - Media sur le Rock (progressif, alternatif,...), Hard Rock (AOR, mélodique,...) & le Metal (heavy, progressif, mélodique, extrême,...)
Chroniques, actualités, interviews, conseils, promotion, calendrier des sorties
Quelques uns de nos partenaires :
Roadrunner, Metal Mind, Mascot, Spv, Afm Records, Sony Bmg, Peaceville, Warner, Unicorn, Prophecy, F2, Frontiers, Karisma, Insideout, Nightmare, Kscope, Ear Music, Klonosphere, Progressive Promotion, Gentle Art Of Music

© Music Waves | 2003 - 2017