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ALMANAC (19 FEVRIER 2016)

INTERVIEW - HEAVY METAL - STRUCK - 04.04.2016
Music Waves a rencontré Victor Smolski - tête pensante du nouveau super-groupe Almanac - pour évoquer ce nouveau projet mais également ses 15 ans au sein de Rage...
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En effet, même si l'objet de cette interview était de parler de "Tsar" premier album de son nouveau groupe Almanac, il était trop tentant de faire le point avec Victor Smolski sur ses 15 ans au sein de Rage au côté de Peavy...


Quelle est la question qu’on t'a trop souvent posée ?


Victor Smolski : Ouh la question piège (Long silence)…





Ton actualité est la sortie de ce nouvel album avec ton nouveau groupe Almanac mais si cela ne dérange pas, impossible de ne pas parler de Rage…

Bien sûr, aucun problème…


Ces dernières années, nous n’avions plus trop de plaisir à être ensemble. Je dirais même que c’était vraiment ennuyeux d’être membre de Rage


Ton départ et celui d’André Hilgers ont surpris beaucoup de monde. Certes quand Peavy a lancé Refuge on sentait qu’il avait envie de revenir aux sources de sa musique mais justement Refuge, le projet parallèle avec les anciens membres qui reprenait sur scène des anciens titres de Rage, semblait être une sorte d’exutoire pour Peavy. En clair, as-tu été surpris par ce split ?


Non, non… Si cela a pu être surprenant pour la plupart des fans, ce ne fut pas le cas du groupe. Ces dernières années, nous n’avions plus trop de plaisir à être ensemble. Je dirais même que c’était vraiment ennuyeux d’être membre de Rage les derniers temps : Peavy avait perdu le plaisir de répéter afin de bien jouer et de produire quelque chose de qualité, que ce soit sur album ou sur scène. Dans ces conditions, ma décision était prise…


L’album "21" revenait un peu aux sources tandis qu’avec "LMO" sorti en 2013, vous étiez allés très loin dans l’esprit symphonique. En fait, on se demandait si déjà à cette époque il n’y avait pas déjà deux camps si j’ose dire, celui de Peavy qui s’exprimait sur "21" et le tien avec le "LMO". Et que de fait ce split entre vous deux était inévitable ?

Pas du tout ! Il faut savoir que j’ai été le principal compositeur de "LMO" mais aussi "21". "LMO" était une sorte de second groupe dans le sens où nous voulions que Rage reste heavy et pour ces raisons, Peavy était satisfait de "21".
"LMO" était donc une sorte de nouveau groupe avec un concept totalement nouveau avec plein de chanteurs, avec des arrangements orchestraux… nous cherchions et avons essayé de faire quelque chose de nouveau !





Au départ, il semblerait que tu voulais garder le nom de LMO pour ton projet si j’en crois les divers communiqués parus à l’époque mais Peavy l’a gardé vu qu’il l’avait formé dans les années 90.

Non, non… A aucun moment, je n’ai voulu garder le nom de LMO. Le concept d’avoir plus de chanteurs était mon idée, j’ai vraiment aimé ce concept et j’ai voulu le continuer par ailleurs mais pas sous le nom de LMO. En effet, LMO est encore trop marqué du sceau Rage et je ne voulais pas être catalogué groupe allemand…


Au final et avec le recul c’est plus frais de repartir avec un autre nom sur de nouvelles bases…


Bien sûr ! Et puis ce nouvel album est assez différent de ce que nous avions proposé sur "LMO" : ce nouvel album est plus heavy mais également beaucoup plus power metal que "LMO".


Pour finir avec Rage, que retiens-tu de ces 15 ans dans le groupe ? Ce n’est pas rien 15 ans et dans la grande histoire compliquée de ce groupe c’est même un record ! Tu dois être fier des albums parus comme Unity, Soundchaser ou Speak Of The Dead et de cet art remarquable que vous aviez à mêler heavy métal allemand et inspirations symphoniques ?

(Silence) Tu sais, je suis vraiment fier de tous les albums que j’ai pu faire parce que tous les albums que j’ai sortis - que ce soit avec Rage, sous mon propre nom ou tous les projets dans lesquels j’ai été impliqué… -  tous l’ont été sans aucun compromis : j’ai toujours 100% du meilleur de moi-même. J’ai toujours évité de me répéter ou de faire une musique qui marcherait plus…


Il [Peavy] voulait que nous mettions notre inspiration au profit du business alors que selon moi, la musique n’a rien à voir avec ça



Et penses-tu que ce n’était plus le cas les derniers temps avec Rage ?

Tu sais, j’étais fatigué des idées et des remarques de Peavy qui ne comprenait pas pourquoi nous répétions autant, pour lui, il fallait sortir encore plus de chansons pour tourner plus et faire plus d’argent… Il ne comprenait pas pourquoi nous perdions notre temps à répéter pour apprendre finalement…
Il lui arrivait également souvent de demandader de composer un titre qui ressemblerait à untel ou un autre parce que ces derniers ont bien marché et ont été bien vendus…
Il voulait que nous mettions notre inspiration au profit du business alors que selon moi, la musique n’a rien à voir avec ça. Je compose ce que je ressens et je déteste vraiment penser comme un vendeur.





Dans ces conditions, comment vis-tu une telle journée promo où tu es venu vendre ton projet finalement ?


C’est vrai mais je suis honnête vis à vis de mon produit que j’adore. Les interviews, les discussions avec les fans ne sont pas du tout un problème mais je veux dire que la composition, la production… ne relèvent que de la musique sans aucun compromis !


Venons-en quand même à Almanac ! C’est la suite directe du LMO et certaines personnes sont restées à tes côtés, tu as reconstruit quand même un line-up autour de toi avec deux chanteurs masculins, comment as-tu orienté ton choix vers Andy B Franck et David Readman ? Readman a travaillé dans le genre heavy symphonique avec Adagio pendant quelques années et ce choix de faire appel à lui parait logique, connaissais-tu son travail avec Adagio?

Bien sûr ! David un chanteur fantastique mais c’est également le cas de Andy. J’ai toujours voulu travailler avec ces chanteurs : c’était déjà le cas il y a quelques années dans le cadre de mon album solo, je ne voulais pas faire un album uniquement instrumental, je cherchais des chanteurs et j’avais déjà pensé à eux…
Ce sont deux chanteurs que j’aime vraiment et qui ont chacun leur propre style : David serait plus issu de l’école hard rock et Andy plus dans un registre power metal. Mais je ne les ai pas choisi pour leur différence, au contraire, je tenais impérativement à ce qu’ils soient complémentaires pour que ça groove et c’est le cas notamment quand ils ont monté les chœurs… Avec Jeannette (NdStruck : Marchewka), leurs trois voix sont uniques…


Almanac est un projet fantastique pour le compositeur que je suis, je n’ai aucune limite…



On a évoqué le côté symphonique de David, Andy pour sa part est connu avec Brainstorm et Symphorce et œuvre plus dans un heavy classique, en fait as-tu remplacé les deux faces de Peavy par deux chanteurs distincts ?


Almanac est un projet fantastique pour le compositeur que je suis, je n’ai aucune limite… Ca a toujours été douloureux de composer pour Rage parce qu’il fallait que je me garde en tête de ne pas écrire des parties compliquées pour la basse qu’il ne pourrait pas jouer et surtout au niveau des voix dont le champ était limité : c’était parfois compliqué !





Aujourd’hui, avec Almanac tu n’as plus aucune limite qu’elle soit musicale ou vocale avec David, Andy et Jeannette…


Oui, cela créé une vraie dynamique sachant qu’ils interviennent tous les trois sur les mêmes chansons, tu peux ainsi mettre plein de couleurs différentes dans chaque titre avec également des musiciens incroyables… Je pense que c’est le premier album 100% sans compromis (Rires) !


Ce fut vraiment un album facile à composer et pour être honnête, j’en suis le premier étonné !


"Tsar" est donc le premier album de cette belle équipe, il arrive très vite finalement après l’annonce de sa création, tous les titres ont été écrits juste après la création et son départ de Rage ou avais-tu du matériel en réserve depuis quelques temps que tu as retravaillé ?


Officiellement, j’ai annoncé mon départ de Rage à la fin de décembre 2014. En janvier, j’ai commencé à réfléchir à créer un nouveau groupe, j’ai contacté toutes les personnes et je crois que dès février/ mars, nous étions déjà en train de répéter afin d’être certains que cela fonctionnait entre nous. Pour Andy et David, c’était une nouvelle combinaison et quand notre premier concert test s’est déroulé, ce fut fantastique, tout le monde s’est amusé et nous avons décidé de continuer. Et en avril, j’ai commencé à composer de nouveaux titres et ce fut un vrai travail d’équipe motivant : chacun avait des idées cools… si bien que l’été dernier, nous avions terminé : ce fut vraiment un album facile à composer et pour être honnête, j’en suis le premier étonné (Rires) !


L’histoire semble conceptuelle autour de l’histoire d’Ivan le Terrible et des guerres qui ont entourées cette époque ?

C’est exact ! Je ne souhaitais pas absolument à écrire sur l’histoire russe en particulier, l’idée était d’écrire un album qui aurait trait à l’histoire car j’adore l’histoire… J’avais besoin d’un sujet puissant parce que quand tu fais du metal, il faut qu’il y ait du sang, de la sueur et des larmes. J’ai vérifié quelle guerre dans l’histoire je pouvais exploiter, sachant que les guerres mondiales ont été traitées des milliers de fois au contraire de l’histoire russe…





L’histoire russe reste méconnue finalement pour beaucoup d’entre nous, était-ce important pour toi de faire vivre l’histoire de ton pays et tes racines à travers ta musique ?

Oui, je pense que c’est une partie importante et intéressante de l’histoire : tout le monde connaît Ivan le Terrible mais personne ne sait ce qui lui est vraiment arrivé notamment dans son enfance. C’est très important dans l’histoire, car cette période de vie d’Ivan est très intéressante parce que nous naissons tous en tant qu’enfant et non pas comme tueur… Nous nous construisons de nos expériences qui nous changent en bien ou mal. La vie d’Ivan est folle : sa mère a été tuée, sa première épouse également… C’est une période assez sombre de l’histoire de Russie où des milliers des personnes s’entretuaient : cela a changé pas mal de choses dans le pays. Je pense qu’il est important de connaître cette partie de l’histoire, d’apprendre de cette histoire et ne pas reproduire les mêmes erreurs parce que justement aujourd’hui, j’ai l’impression que nous reproduisons ces mêmes erreurs…


Dans l’idée tu rejoins ce que fait Sabaton avec la Suède depuis quelques années et albums…


Tout à fait ! Nous avons effectivement une approche très proche. A l’époque où je vivais encore en Biélorussie, il n’y avait pas cette distinction : c’était encore l’Union Soviétique… Ce grand pays avait une histoire proportionnelle !


On y voit une démarche respectueuse par rapport à tes ancêtres, pourtant en France on est vite taxé de nationalisme si on parle de l’histoire de notre pays, comment vois-tu ça de ton côté ? Comment parler de ses origines sans tomber dans le nationalisme et comment vois-tu la situation actuelle plutôt tendue entre son pays et les pays occidentaux comme le nôtre ou les USA ?


Je ne suis pas très au fait de tout cela en fait (Rires)… en effet, j’ai énormément voyagé et j’ai vécu dans différents pays, depuis 20 ans, je vis en Allemagne et pour être honnête, tout ce que je perçois, je le vois avec un œil allemand… Je respecte tous les pays et les différentes cultures de tous les pays. C’est très important de respecter les cultures étrangères quand tu vis dans un autre pays. Je ne suis un nationaliste agressif empli de haine.





A ce titre, quel est ton avis intéressant au regard des relations Est- Ouest qui rappellent les grandes heures de la Guerre Froide ?


Ce que je déteste le plus sont tous les médias qui rendent parfois les gens agressifs en ayant un parti-pris et présentant les choses sous un certain angle qui n’est parfois pas la réalité. Tout est politisé et toute cette agressivité, ces conflits me paraissent très étranges et ce n’est pas une particularité russe : j’ai voyagé partout et l’an dernier, j’ai tourné et en allant de Dubaï à Israël, je n’étais pas autorisé à entrer dans le pays pour jouer à cause de tampons qui figuraient sur mon passeport !


Tu n’es pas le premier à me donner un tel exemple Orphaned Land, Bumblefoot… tiennent le même discours que toi. Doit-on en conclure que les métalleux sont naïfs ?


Je pense que les musiciens sont l’exemple à suivre pour que les gens vivent en harmonie ensemble. Nous avons tous des cultures, des religions différentes… en revanche, il existe un langage universel : la musique ! Dans mon école, j’ai plein d’étudiants venant de différents pays : des Arabes, des Russes, des Turcs, des Russes, des Allemands… et le plus amusant est de constater qu’ils prennent du plaisir à être ensemble. Bref, je ne comprends pas ces politiques fous et c’est dommage de constater que les religions poussent les gens à se radicaliser.


On retrouve dans cet album des soli et quelques riffs avec la patte Rage des années 2000…

Oui, j’ai composé de la musique pour Rage pendant 15 ans…


… à tel point qu’on peut se demander qu’on pouvait parler de Smolski touch plus que d’un Rage touch finalement ?


Bien sûr, j’ai développé mon style et ma façon de jouer, je continue sans cesse d’apprendre en m’entraînant énormément (Rires)… J’essaie sans cesse de m’améliorer et de devenir meilleur tout en essayant toujours de prendre du plaisir.


Je n’ai pas peur de me lancer dans quelque chose de nouveau au contraire, c’est même amusant et excitant de commencer un projet totalement nouveau.


Avec cet album, tu parviens vraiment bien à mélanger les côtés techniques, par la guitare, symphoniques, par le chant et les orchestrations, avec la facette métallique, ne craignais-tu pas de t’atteler à cette tâche ardue, surtout sans Peavy à tes côtés ?


Non, je n’ai jamais été effrayé par cela. J’ai une expérience de plusieurs années de production, de composition… si bien que je n’ai pas peur de me lancer dans quelque chose de nouveau au contraire, c’est même amusant et excitant de commencer un projet totalement nouveau.





Le titre 'Tsar' à cet effet rappelle vraiment la grande époque de Rage avec un côté flamboyant en plus du fait du mélange des chants ! Les chanteurs font un sacré travail, cela n’a pas été trop ardu de bien partager les rôles entre eux ?


Non au contraire, c’était même assez facile. Je pense qu’avec Almanac, j’ai trouvé le bon équilibre entre des arrangements heavy d’un groupe agressif et les orchestrations - sachant que l’orchestre n’est pas trop mis en avant - qui donnent un son très profond et rend l’ensemble très dynamique. Pour les voix, ce qui est très intéressant c’est que j’avais des idées prédéterminées de ce ferait Andy, David et Jeannette et finalement, en studio, ils ont tellement improvisé, nous avons expérimenté plein de choses qu’au final, nous avons interverti… Je pense que c’est la plus grosse production que j’ai pu mener en studio, au final, je crois que nous avons 242 canaux à mixer… ce qui est énorme ! Ca m’a pris du temps pour trouver le bon équilibre au mixage et je crois que le dernier mixage a été le 164e que nous avons fait dans huit studios différents à travers l’Europe (Rires) !


Au final, peut-on dire que c’était le moment parfait pour se lancer dans ce qui peut être le projet d’une vie, qu’elle soit musicale mais également privée, au regard du sujet lié à tes racines, et ainsi clore les 15 années au sein de Rage ?


Honnêtement, je ne pense pas trop à cela sachant que je ne planifie rien…


Même si il est trop tôt pour le dire, aujourd’hui, j’ai l’impression de sortir le meilleur album que j’ai pu faire !


Mais aujourd’hui, avec le recul qu’en penses-tu ?

Oui, c’est vrai que le résultat est génial. Le package final qu’il soit musical, avec une pochette fantastique, un super DVD… Je suis vraiment fier du produit final et même si il est trop tôt pour le dire, aujourd’hui, j’ai l’impression de sortir le meilleur album que j’ai pu faire !


Peut-on dire que c’est ton meilleur album parce que tu es plus libre que jamais ?

Peut-être mais sûrement en raison du formidable travail d’équipe que nous avons mené. Ces longs moments en studio ont toujours été cools parce que nous étions toujours positifs : nous n’avions pas l’impression de faire un travail, nous ne pensions qu’au plaisir !


Sans transition, quel est ton meilleur souvenir d’artiste ?


Je dirais le premier concert de ma vie en dehors de Russie, c’était le festival Rockskilde. J’étais très jeune et face à 200.000 personnes, j’étais très effrayé de mal faire (Rires).





Au contraire le pire ?

Je dirais mon concert au Monster of Rock quand monté sur scène, mon appendice a explosé, je suis tombé à terre et j’étais près de mourir.


On a commencé cette interview qu’on t’a trop souvent posée au contraire qu’elle est celle que tu souhaiterais que je te pose ?

(Rires) Je ne sais vraiment pas !


Quelque chose que nous n’aurions pas couvert durant cette interview et que tu souhaiterais dire aux lecteurs de Music Waves ?

Tu sais quand tu parles à des musiciens des fans français, la majorité te répond que c’est un public difficile et que ce n’est pas toujours plaisant de jouer ici.
C’est assez incompréhensible parce que selon moi, c’est un des meilleurs publics parce qu’il écoute attentivement ce que tu joues au contraire du public brésilien qui est fou dès la première note jouée mais je ne suis pas convaincu qu’il écoute vraiment ce que tu joues (Rires) !


A cet égard, as-tu déjà prévu des dates françaises ?

Nous allons commencer en faisant la tournée des festivals d’été comme le Summer Breeze, le Metalfest Open Air - un festival metal en République Tchèque - et en octobre, nous commençons notre tournée et j’espère vraiment que nous allons jouer à Paris.


Merci

Merci à toi !


Et merci à Noise pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://www.victorsmolski.de
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