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HELLFEST OPEN AIR 2016 - JOUR 2


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
HEAVY METAL
Parce que le premier jour ne nous a pas totalement achevés, c'est alléchés par cette nouvelle journée que nous avons remis le couvert. Retour sur le deuxième jour en Enfer...
PHILX - 09.07.2016
Le corps encore endolori entre les headbangs de la veille, les slammers qui ont finement (les fourbes !) réussi à éviter les hommes de la sécurité pour nous atterrir dessus alors que nous immortalisions les groupes à ne pas manquer, les plus de 20 kms parcourus à arpenter le site, pour relier les Main aux Temple/Altar en passant par la Warzone, les bars, et en se faisant happer par des gentils festivaliers déguisés en fées distribuant des bisous, nous ne sommes que plus galvanisés par l'ambiance qui continue de prendre, alors que le temps semble se maintenir au sec.

Les groupes annoncés ce jour vont encore nous imposer de prendre de lourdes décisions, mais la vie de festivalier sur le Hellfest n'est pas toujours simple, croyez-le... Alors que les grands noms s'enchainent sur les Main, nous poursuivons notre marathon, qui nous mènera même jusque dans la Valley, véritable antre du doom, stoner, ou sludge dont votre hôte n'est pas forcément très familier, vous l'aurez remarqué... Retour sur cette journée charnière.


DROWNED

Nous commençons cette journée par les Berlinois de Drowned, papes du (death) metal old school. Présent depuis 1992 sur la scène allemande et finalement peu reconnu en dehors, le trio allemand abonné aux démos (sur 9 galettes sorties, 7 sont des démos) n'affiche au compteur qu'un seul album "Idola Specus", sorti en 2014 chez Sepulchral Voice Records.





De la formation, seul Tlmnn est un fondateur du groupe, présent dès 92, G.ST et T.E., respectivement à la guitare et à la batterie, l'ayant rejoint en 2010. Aussi sombre que simpliste, brute de décoffrage que rentre-dedans, leur musique se révèle assez répétitive et les chansons peinent à se distinguer les unes des autres. D'ailleurs, le jeu de scène n'est pas non plus un très grand fort du groupe qui se concentre à la retranscrire correctement, c'est déjà bien.



En bref, si la musique sur album respecte bien tous les codes du thrash/heavy/death, l'ajout de l'expérience en live n'est pas notable et nous regretterons de ne pas avoir été du côté de la Main, où l'on entend un Bury Tomorrow qui semble avoir son public...


LOUDNESS

Du coup, sur notre faim, nous y retournons sur l'une de ces Main justement, alors que la voilà assaillie par une bande de Japonais survoltés, Loudness.





Extrêmement rares dans nos contrées, leurs venues sont toujours un événement, surtout depuis la reformation du groupe dans son line-up initial (à l'exception du batteur, disparu en 2008), avec Minoru Niihara au micro. Véritables piliers du heavy nippon, ce sont les premiers à connaître le succès en Occident. Ceux-ci ont également sorti des albums édités en anglais pour leur public international.





En bêtes de scène, les Japonais savent mettre l'ambiance. Acclamés dès leur montée sur scène, ceux-ci s'élancent à toute allure avec des titres issus de leur dernier opus, "Thunder in the East". Il n'en faudra pas plus pour enflammer les premiers rangs du public, galvanisés par la gestuelle d'un Minoru très en forme. La setlist est terriblement courte, et ce n'est pas leurs 29 albums (+ 13 compilations best of) qui vont faciliter le choix des titres. Mais qu'importe, l'énergie déployée sur scène suffit, même lorsque le public ne chante pas, celui-ci sait montrer son affection différemment en slammant dans tous les sens.



Malgré leur présence au Grasspop la veille, aucun stigmate n'apparaît sur le set des Japonais qui réussissent haut la main leur passage à Clisson, s'assurant leur prochaine venue en France.


MYRKUR

Cette année, nous ne pouvions rater sous aucun prétexte Myrkur, le one woman band de la sublime Danoise Amalie Bruun. C'est donc au pas de course que nous rejoignons la Temple d'où les hurlements de la belle à la BC Rich commencent à se faire entendre...





Profondément ancrée dans les traditions d'un black metal écorché, dépecé et sanguinolent, sa musique alterne savamment les ambiances et atmosphères légères tout en étant riches, avec les blasts les plus puissants, dominés et sublimés par son chant fait sur le micro saturé d'où elle déverse une rare violence, les yeux exorbités, les crocs sortis.





La douce et si belle chanteuse qui se promenait de long de cette scène avec des airs angéliques derrière son micro à la reverb soignée, et balayant nonchalamment sa longue robe çà et là, envoûtant de son chant de sirène une audience qui perd tout repère, empoigne alors soudain sa Warlock pour prendre des allures de sorcière maléfique issue des pires films d'horreur, nous entrainant aussitôt dans les profondes abysses avec elle.



Le coup de foudre est assuré alors que son charme s'opère sur chacun de nous sous cette Temple qui prend des airs de Maison de sorcière. Son physique d'ange, même lorsqu'elle sort ses growls à en faire pâlir Dani Filth, nous ensorcèle. Les croix inversées qui la surplombent changeant de couleurs, semblant lui obéir.



Quand la beauté rejoint tant de violence, il ne faut pas longtemps pour que la tente affiche complet. Les curieux qui s'arrêtent se font happer, et les fans se délectent du doux nectar tant visuel que sonore. Non, nous ne sortirons pas complètement indemnes de ce concert...


AUGUST BURNS RED

Nous retournons du côté des Main Stage (sans même faire un détour aux bars, tout se perd !!) où les Américains d'August Burns Red s'apprêtent à finir de réveiller la vallée clissonnaise de son metalcoreultra énergique, à l'image d'un We Came As Romans, programmés à peu près au même horaire l'an dernier.





Empruntant des gimmicks au thrashet incorporant des touches de progressifà leur musique, la rendant plus riche et singulière que bon nombre de formations de metalcoreUS, les Pennsylvaniens profitent de leur tournée "Spring 2016 Tour" prolongée en Europe et de leur tournée de festivals pour se produire à Clisson devant des dizaines de milliers de personnes (alors que leur seul autre concert sur le territoire se faisait au Centre Culturel Oecuménique de Villeurbanne 3 jours plus tard, si si, ça ne s'invente pas...!).



Sans concession, les jeunes prennent un pied monstre sur scène et entraînent leur public sur les mélodies efficaces de leur dernier opus "Found in Far Away Places", sorti en 2015.  Chrétiens engagés peut-être, mais pas moins rageurs pour autant, les musiciens encouragent les mosh et crowd divings si bien que des wall of death s'organisent sur les blasts imparables. Nul doute que la sauce prend, le public en redemande, galvanisé par un Jake Luhrs, au chant, très démonstratif et extrêmement à l'aise.





Une prestation sans fausse note qui défoulera les masses en ce début d'après-midi alors que les poids-lourds commencent à s'annoncer... Le prochain, Glenn Hughes !


GLENN HUGHES

Premier vrai poids-lourd de la journée, programmé étonnamment tôt, le trio mené par l'ex-Deep Purple, puis ex-Black Sabb', ou encore ex-Black Country Communion, se produisant maintenant sous sa propre bannière, Glenn Hughes s'avance accompagné du guitariste Soren Andersen et du batteur Pontus Engborg, présents à ses côtés depuis 2010. Nous noterons l'absence de l'ex-Whitesnake, Doug Aldrich sur cette tournée.





Sur un rythme effréné imposé par un Pontus affuté, Glenn et son guitariste Andersen (connu pour avoir joué avec Mike Tramp, Bonamassa, Jason Bonham, Marco Mendoza Trio, Dave Mustaine, ou encore Billy Sheehan pour n'en citer que quelques uns) vont alors saisir leur public dès les premières notes de 'Stormbringer' de l'album éponyme de Deep Purple sorti en 74, pour ne les lâcher qu'après les avoir fait voyager dans le temps, passant à Hughes/Thrall en modernisant à la perfection les titres à la production très marquée des 70's.





Glenn est extrêmement démonstratif et échangera longuement avec son public, le remerciant chaleureusement, ainsi que l'organisation du Hellfest qu'il qualifie de "probablement le meilleur festival d'Europe". Malgré ses 63 bougies et une carrière incroyable affichées au compteur, le bassiste se démène comme un lion comme s'il devait justifier la légitimité de son trio nommé après lui. Son chant aigu est remarquable de justesse et résonne parfaitement, à l'image de 'Burn', également reprise de Deep Purple, même si les 2 soli sont inégalables avec une seule guitare, malgré l'excellence de Soren Andersen. La chanson s'achèvera sur un ensemble très rock n' roll qui fut longuement ovationné.


DARK FORTRESS

Nous profitons du rythme de croisière installé par Glenn avec son seul titre issu de sa carrière solo 'Soul Mover' pour nous éclipser du côté de la Temple à nouveau, avec la nostalgie d'avoir laissé partir la délicieuse mi-ange / mi-sorcière Amalie Bruun. Quand je vous disais que le show de Myrkur n'était pas sans séquelle...





Nous y retrouvons le sextet de black metal symphonique Dark Fortress. Fêtant cette année les 20 ans de leur première démo "Rebirth of the Dark Age", les Allemands n'étaient pas revenus fouler nos contrées françaises depuis la tournée de leur dernier "Venereal Dawn" en 2014 pour un passage éclair au Point Ephémère. Pourtant, le monde amassé sous la tente a de quoi les inciter à venir nous voir plus souvent...

  

Redoutables sous leurs grimages dans la pure tradition black, le sextet mené par le charismatique Morean, qui réussit à pousser quelques growls d'outre-tombe entre deux circle headbang, galvanise un public averti. Les membres du groupe vivent tellement leur musique qu'il est difficile de décrypter leurs sentiments, mais les réactions du public à chaque lancement de chanson n'est pas sans les conforter.





Les aspects symphoniques de leur musique sont parfaitement retransmis et les titres de leur dernier "Venereal Dawn" son magnifiés par un son rond et puissant. Le groupe entame alors l'inévitable 'Baphomet', alors que nous devons jouer des coudes pour sortir au plus vite voir la fin du set de Glenn et ne pas manquer Atreyu.


ATREYU

Suite de la course folle à travers la foule, de photo pit en fosse, de fosse en photo pit. Le metalcore semble à nouveau très présent sur cette édition du Hellfest, et la programmation des Bring Me The Horizon en tête d'affiche du jour pousse logiquement l'orga à regrouper les fans. Nouveau set de metalcore donc, mais cette fois on part sur la côte ouest des USA, en Californie, avec Atreyu. Après une pause du groupe de 2011 à 2014, et suite à la sortie de leur nouvel album , nous étions curieux de voir dans quelle direction le groupe avait décidé de s'orienter suite à cette reformation.





Après un "Congregation Of The Damned" qui nous avait laissés de marbre, il est temps de redonner une chance aux Californiens suite à un "Long Live" plus réfléchi et forcément mieux reçu par les fans, rassurés du retour du groupe qui fête par cette tournée le 10e anniversaire de la sortie de "A Death-Grip on Yesterday".





Le son envoyé par les Américains est surpuissant, et la basse inhumaine de Marc McKnight fait litérallement vibrer tout Clisson. Alex Varkatzas et Dan Jacobs ne s'arrêtent pas de sauter partout et donnent au public l'envie d'en faire autant. C'est un joyeux bordel dans la foule, qui s'organisera en circle pit géant autour du bassiste qui descend prendre son bain de foule.



En fin de set, ce sont des dizaines de milliers de personnes qui scandent "Live, Love, Burn, Die!" en choeur avec le groupe sur 'Lip Gloss And Black' qui terminera ce set ultra énergique.
Les Américains se retirent sous une longue ovation que le groupe aura du mal à interrompre.


SIXX:A.M.

Fort de la sortie récente de "Prayers for the Damned, Vol. 1" et à 3 semaines de la sortie du volume 2, le trio américain légendaire composé des superstars Nikki Sixx, DJ Ashba et James Michael prennent possession de la large scène de la Main. C'est un 'This Is Gonna Hurt' qui va venir faire mal comme entame de show, histoire d'atteindre le niveau de chauffe suffisant pour laisser éclater les riffs d'un 'Rise' très attendu, premier single du Vol. 1, sur une basse à en faire sauter les bouchons d'oreilles.





Alors que Sixx, en retrait, peine à faire le show sur les premiers titres, le très démonstratif DJ Ashba prend le temps de poser pour les médias et va sentir son public au plus près en montant sur les murs d'enceintes dans le photo pit. Mais très rapidement, la magie du duo Michael / Sixx va opérer et le groove ne va en être que meilleur, sur les titres bien suivis du dernier opus, et les incontournables 'Lies of the Beautiful People' et 'Life Is Beautiful' qui leur ont fait connaître un succès immédiat. C'est un medley du meilleur de Sixx AM qui nous est offert pour le plus grand bonheur du public, témoin de la bonne humeur et du plaisir que les membres du groupe ont de jouer.





'Stars', issu de "Modern Vintage" qui nous avait plus que séduit, est également interprété et très suivi par un public qui a bien révisé ses classiques avant de venir.
Malgré la suprématie du groupe, et notamment depuis la dissolution de Motley Crue, on aurait pu s'attendre à un Sixx plus expressif et spectaculaire alors qu'il laisse ses comparses sur le devant de la scène.



   

En bref, un très bon set, qui, sans prendre de risque, a donné au public ce qu'il attendait : un visuel tape-à-l'oeil, du groove, et du gros son.


DISCHARGE

Retour sur une Warzone bien remplie où les punks ont élu domicile à long terme, pour venir voir et applaudir les vétérans de Discharge. La boue commence à remplacer la pelouse, pour le plus grand plaisir de beaucoup qui ont un camouflage parfait.



Alors que leur dernière galette "End Of Days" est commercialisée depuis ce début d'année, les Hardcoreux anarchistes vont lui préférer les morceaux issus de  "Hear Nothing See Nothing Say Nothing", leur premier album sorti 34 ans en arrière comme un véritable hymne contre l'ordre établi.



Dans un joyeux bazar sans nom (pour ne pas dire plus), les Anglais vont déverser une violence sonore explosive dans les principes les plus bruts du punk de l'époque, comme si le temps était revenu à l'époque des Sex Pistols. Le chanteur, Jeff Janiak, tombe le tee-shirt dès le premier titre et prend des airs de Wattie Buchan.



Même sous la crête d'un punk se cache un grand coeur, et la formation anglaise, observée du coin de l'oeil par la statue de Lemmy qui trône devant eux, dans le nouvel espace aménagé, dédiera une chanson à ce modèle universel.



Inutile de dire qu'un tel groupe ravira l'assemblée qui le lui rend bien. La longue setlist de chansons courtes est efficace et les refrains sont bien suivis dans l'ensemble.


FLESHGOD APOCALYPSE

Pour accéder à la Temple pour y voir Fleshgod Apocalypse, mieux vaut s'armer de patience. En effet, un monde fou s'étend jusqu'en dehors de la grande tente. Heureusement l'écran géant permet aux retardataires de suivre le show...





Et pour cause, le groupe à sorti en février dernier un "King" absolument magistral qui nous a conquis chez Music Waves et qui nous a donné envie de voir les versions live de 'Cold as Perfection' ou encore de 'The Fool' avec son intro jouée au clavecin devant nous.
Nouvel album, nouveaux costumes pour les Italiens qui ont troqué leurs habits de lambeaux dans lesquels nous les avions vus en ouverture de Septic Flesh pour revêtir des tenues plus nobles. La cantatrice Veronica Bordacchini se fond parfaitement dans l'ambiance en ajoutant sa touche de grâce derrière son loup. Si sa voix est tout d'abord quasiment inaudible, les prochains morceaux lui rendront justice et sa participation en live est notable, donnant à la musique des Italiens, déjà extrêmement riche, une ouverture vers un nouvel horizon.



Dès les premières mesures, nous sommes abasourdis par une double grosse caisse d'un Francesco Paoli digne d'une boîte à rythme, ultra puissant et surtout tellement rapide ! Les roulements sont puissants, tout en étant précis et parfaitement limpides, de la dentelle parfois couplée aux riffs mécaniques et ravageurs. Ca semble couler tout seul et sa facilité à les sortir et à les tenir aussi longtemps est déconcertante.
L'ambiance sous la tente est posée, les jeux de fumée sont nombreux sans noyer le groupe derrière un placard gris et donnent un relief au piano de Ferrini qu'on ne verra que très peu.





La voix d'outre-tombe de Riccardi est somptueuse, parfaitement maîtrisée et maintenue. Malgré le grand jour qu'il fait dehors, nous sommes absorbés dans les ténèbres qu'elle creuse et nous invite à rejoindre sous le martellement des riffs aiguisés. Le public ne s'y trompe pas.
Fleshgod Apocalypse sera longuement acclamé pour cette prestation qui marquera cette journée. Si les productions du groupe sont un nectar à l'écoute sur galette, leurs prestations scéniques ne sont à rater sous aucun prétexte.


SICK OF IT ALL

Fêtant leur 30 ans d'existence cette année (déjà), les punk rockers de Sick Of It All sont également de la partie dans cette 11e édition. Pour l'occasion, et pour permettre à un plus grand nombre de fans de partager ce moment, il leur fallait bien une Main, notamment pour accueillir les sauts déjantés de Pete Koller.





Egale à elle-même, en toute circonstance, la formation américaine a envoyé du très très gros son, sur ses rythmes enchaînés de ses plus gros titres. Débutant sur un 'Take the Night Off', titre introductif issu de "Death To Tyrants", les frères Koller en ont profité pour revisiter les titres de l'excellent "Scratch the Surface", premier album sorti via une major.





Scéniquement, difficile de leur trouver quoi leur reprocher, le set est fluide, les gestes calculés au millimètre, et tout s'enchaine très vite. Les frasques de Pete sont à la hauteur du bonhomme, et quand il vient solliciter son public à faire le maximum de bruit, impossible de lui résister. C'est un grand plaisir de voir avec quelle complicité le groupe continue de tourner, 30 ans après leur formation, et avec un line-up qui n'a subi que peu de changement en tant de temps.


THE TOY DOLLS

Cette salve de punk nous a donné envie de prolonger l'expérience, mais cette fois-ci dans l'univers complètement déjanté et so British de Toy Dolls. C'est sur la Warzone que nous retrouvons donc le trio formé par Olga, seul membre originel restant, accompagné de Tom Goober et The AMAZING Mr. Duncan pour une bonne heure de délires en tout genre, aux rythmes des plus grands hits des Anglais, 'Bitten By A Red Bug', sur lequel le duo va s'enflammer à danser et sauter en choeur et faire suivre son public, 'Nelly The Elephant' qui fera chanter les fans dans une ambiance ultra bon enfant, 'Alec's Gone', et autres singles étalés tout au long de leur longue discographie.






Suivant 'The Lambrusco Kid', Olga sabrera une immense bouteille de champagne qui lance des confettis dans la foule. S'en suivra une 'Toccata In Dm', excellent instrumental issu d' 'Absurd Ditties' survitaminé, et qui remet une couche en milieu de set.





C'est "Dig That Groove Baby", premier album des Anglais sorti en 83, qui remporte les préférences de la setlist. La Warzone affiche complet très rapidement, mais à quoi bon sortir, alors qu'on a tout ce qu'il faut sur place?


WITHIN TEMPTATION

Retour sur une des Main où nous allons maintenant applaudir Sharon Den Adel toute en beauté avec sa robe fleurie. Le groupe prend possession d'une scène devant laquelle s'amassent des dizaines de milliers de fans pour la tant attendue prestation des Hollandais de Within Temptation.





C'est perchée en hauteur sur une structure du grand décor que la belle vocaliste va débuter ce set avec 'Our Solemn Hour', avec un grand sourire charmeur et une envie de donner le meilleur du groupe. "Hydra", dernière production arrivée dans la discographie du groupe, n'est que survolée avec les singles 'And We Run', featuring Xzibit, et 'Paradise (What About Us)?' sur lequel Tarja vient prêter sa voix. Et voilà que la belle finlandaise, ex-Nightwish, programmée le lendemain, vient accompagner Sharon. Ce qui provoque un véritable raz-de-marée dans le public qui en prend aussi bien plein les yeux que les oreilles avec ces deux voix splendides.





Le bassiste, Jeroen van Veen, est un spectacle à lui tout seul, envahi de mimiques qui semblent le torturer, alors que Robert Westerholt contraste par son aisance sur scène, agrémentant son jeu de 6 cordes de quelques back vocals sombres et intenses.




PRIMORDIAL

Retour une dernière fois de la journée sous une tente, et pas n'importe laquelle : cette fameuse Temple qui accueille un nouveau groupe de black Primordial. Graphiquement proche des grimages de Behemoth, les Irlandais menés par un Naihmass Nemtheanga extrêmement bon scéniquement vont interpréter principalement des morceaux issus de leurs 3 derniers opus, dont la dernière en date, "Where Greater Men Have Fallen" qui nous avait conquis chez Music Waves.



Nemtheanga a une gestuelle très puissante, pointant dans son public comme pour accuser et/ou impliquer son audience dans ses growls tant revendicateurs que torturés.
Alors que les autres membres se font très discrets, il occupe tout l'espace, sans arrêt en mouvement.





Malheureusement, peu de relief se dégage du set, qui se déroule très bien et est très agréable à regarder, mais qui manque peut-être de rythme et d'intervention du chanteur entre les titres qui du coup s'enchaînent sans transition.

TWISTED SISTER

Retour du côté des Main où Twisted Sister nous promet un show à la hauteur de leur tournée, annoncée comme la dernière de la carrière du groupe après 40 ans d'existence et la disparition de AJ Pero. Accompagnés de celui que nous devinons être Mike Portnoy caché derrière ses fûts, les Américains légendaires nous promettent également un hommage à Lemmy peu avant le désormais traditionnel feu d'artifice.



Voici donc les célèbres auteurs des grands tubes de heavy des années 70/80 'I Wanna Rock' et 'We're Not Gonna Take It', sur lequel Dee Snider invitera le public à scander le refrain. "On ne fait pas dans le religieux...", dira-t-il, "...des gens se font tuer partout dans le monde parce qu'ils s'amusent : Paris, Belgique, Orlando... WE'RE NOT GONNA TAKE IT ANYMORE!" L'ambiance déjà brulante prend quelques degrés supplémentaires.





Il n'y a pas à dire, les Twisted Sister nous manqueront, tant leur énergie sur scène, leur fougue, leur envie de divertir leur public sur des titres universels et immortels est marquante. Snider, du haut de ses 60 ans passés gesticule comme un adolescent, s'époumone sans se ménager, comme si la tournée d'adieux devait être la plus spectaculaire. Se roulant par terre, prenant la pose très rock'n roll devant un public qui l'encourage, cette complicité nous manquera.



En fin de set, après un 'I Wanna Rock' interminable, le groupe sera rejoint par Phil Campbell pour interpréter 'Shoot 'Em Down' et enfin 'Born To Raise Hell' de Motörhead. Campbell est chouchouté par ses hôtes qui le serre dès la moindre occasion, l'applaudissent, le mettent au devant de la scène, partent dans des duels de guitares enflammés. Toujours très humble et certainement pris d'émotion, Campbell restera très digne et discret.



Le show se termine sur fond d'un discours enregistré et prononcé par Campbell, en témoignage poignant à Lemmy, et des images du dernier concert du géant Motörhead à son dernier passage au Hellfest seront diffusées sur les écrans de part et d'autre des scènes. Le festival semble s'être arrêté, figé dans cet hommage, suite auquel le feu d'artifice sera tiré.

KORN

Dernier passage de la journée sur les Main, celui de Korn, qui, contrairement à l'an dernier a épuré son plateau. Ni bougie, ni ambiance cosie, les Américains entrent sur scène dans un quasi noir pour entamer un 'Right Now'. Les basses sont gonflées à bloc et la batterie résonne sur une fosse pleine. Jonathan Davis est impérial, de son chant écorché toujours aussi juste, tellement chargé d'émotions.





Les superstars américaines jouent leur partition, sans forcément beaucoup d'échanges entre eux, un peu comme en roue libre sur un set forcément efficace. Individuellement, chacun assure sa part, entre les déhanchements inimitables de Davis, les head bangs géants de Head, et les mimiques de Fieldy. Même Ray Luzier derrière le rack arrondi et ses fûts uniques vit le concert pleinement. Pourtant, Korn a le défaut de cette qualité dans l'ensemble, de jouer comme un géant, de s'en tenir à son rôle sans se risquer à apporter potentiellement du nouveau.



Le show n'en est pas moins réussi pour autant, soyons clairs, mais Korn est devenu un rouleau compresseur qui fait toujours autant plaisir à voir, mais qui gagnerait à faire comme l'an dernier, apporter plus d'ambiance quand des scènes aussi grandes le permettent.



En bref, une journée qui s'achève de la plus belle des façons, sur un Korn au très gros son, faisant suite à un grand classique et un hommage réussi au très regretté Lemmy. Les 2 tiers du festival sont maintenant atteints, et la troisième journée s'annonce très remplie !


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