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TITRE:

MARILLION (20 SEPTEMBRE 2016)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
ROCK PROGRESSIF
A l'occasion de la promo de "F.E.A.R.", Music Waves a rencontré Steve Hogarth pour une entrevue sans peur...
14.10.2016 par STRUCK

C'est avec un Steve Hogarth sans filtre que nous avons pu évoquer non seulement ce nouvel album dans lequel le chanteur évoque ses coups de gueule, la façon de travailler d'un groupe après 27 ans de vie commune mais également la fin de carrière de son prédécesseur...


Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?

Steve Hogarth : Pour cette promo ou tout au long de ma carrière ?





Tout au long de ta carrière, je suppose que c’est plus drôle…


C’est simple, la question qu’on m’a trop souvent posée et de me demander comment je vivais le fait de prendre le relais de Fish (Sourire)…


C’est étonnant et comme ta première question le suggérait, pour cette promo ?

"Ce nouvel album s’intitule « F.E.A.R. », quelles sont tes peurs ?"


Et je ne te poserai aucune des deux… Vous avez indiqué que le précédent album avait été réalisé sur le fil du rasoir, et terminé dans une certaine urgence…

… Oh que oui ! En fait, nous sommes allés au Portugal au début du processus du dernier album. Malheureusement, cela n’a pas fonctionné comme nous l’espérions…


Michael Hunter a probablement eu plus de valeur ajoutée sur cet album que les précédents si bien qu’aujourd’hui, on peut parler de lui comme le sixième membre de Marillion.


… il faisait trop chaud pour des Anglais comme vous…

(Rires) Non c’était juste un mélange de circonstances négatives. En ce qui me concerne, je venais à peine de terminer mon déménagement la veille du départ pour le Portugal, de plus, mon épouse était malade et je devais la laisser seule avec notre dernier bébé…
Les conditions de base n’étaient pas réunies. En plus, l’endroit dans lequel nous devions enregistrer n’avait pas une bonne acoustique, par exemple, je n’arrivais pas à m’entendre chanter…
C’était la première fois que nous allions si loin, la seule fois où nous nous sommes "délocalisés", c’était pour aller à Real World et encore nous n’y allons pas dès le début, nous y allions lorsque la plupart des morceaux étaient écrits et arrangés.
Au début, le processus était beaucoup plus relax peut-être même trop relax (sourire) si bien que c’était très décontracté. Nous avons passé beaucoup de temps à jammer et je suppose que nous devions également sortir de nos studios parce que nous étions engagés sur une tournée en Amérique du Sud, tous ces concerts à faire, nous avions le sentiment de tourner et retourner au studio. Mais finalement le processus n’a jamais réellement changé : nous avons toujours écrit en jammant. Nous avons écrit ce nouvel album exactement de la même façon que les précédents même si Michael Hunter a probablement eu plus de valeur ajoutée sur cet album que les précédents si bien qu’aujourd’hui, on peut parler de lui comme le sixième membre de Marillion.





Mais concrètement, quelle est sa valeur ajoutée ?

Elle est colossale ! Premièrement, c’est un super ingénieur du son qui a enregistré tous nos jams en organisant le studio, en plaçant les micros de telle façon que cela marche. Après, son boulot a consisté à écouter tous nos jams pendant des semaines, choisir les éléments qui représentaient le mieux le groupe et donc qui étaient intéressants à creuser.
Nous avons ouvert un compte Soundcloud et il a téléchargé toutes les idées intéressantes et chacun de nous cinq avait ses dossiers et nous devions choisir nos thèmes favoris afin de travailler dessus. Michael est également venu au studio et avait un assemblage de nos différents jams et nous demandait nos avis… Généralement c’était des boucles sur lesquelles nous devions travailler afin d’ajouter des mélodies ou ajouter des chants…
Michael est responsable d’énormément de choses concernant l’arrangement musical, il a enregistré le tout, il a une vue d’ensemble de notre son, il a mixé notre album : son influence est énorme !


Peut-on dire que cette vue d’ensemble est telle qu’un album de Marillion n’a jamais paru aussi cohérent ?


Oui, on peut dire cela. Nous travaillons avec Michael depuis trois ou quatre albums studio mais entre temps, il a également enregistré nos concerts, les a mixés… Il a passé des heures et des heures à écouter ce que nous jouions sur scène mais également à voir les réactions du public. On peut dire qu’il s’est fait une idée de ce qu’était la magie de Marillion et ce qui faisait frissonner notre public.


Une sorte de lien entre vous et votre public ?

Oui, il a développé cette sensibilité, peut-être au-delà de ce que nous ne pourrons jamais développer nous-mêmes.


Il a fait un album dont tout le monde s’accorde à dire qu’il est une sorte d’essence de ce qu’est Marillion



En effet, vous n’avez pas cette objectivité…

Tout à fait ! Je dirais que la combinaison de cette sensibilité et la réalisation des albums qu’il a réalisés pour nous fait qu’il comprend vraiment notre musique, l’essence même de l’alchimie du groupe si bien qu'il a fait un album dont tout le monde s’accorde à dire qu’il est une sorte d’essence de ce qu’est Marillion.


Une partie de cet album a été enregistrée dans les studios Real World de Peter Gabriel. Pourquoi ce choix sachant que vous êtes conscients que vos fans et les fans de musique progressive vont faire le lien entre deux mythes du prog ?

(Sourire) Non, il ne faut pas donner trop d’importance à cela ! J’ai un respect immense pour Peter, qui est un chanteur génial avec une voix incroyable, doublé d’une personne super qui se soucie énormément de ce qui se passe dans le monde, mais travailler dans ses studios n’a rien à voir avec tout cela. C’est tout simplement que nous avions déjà travaillé dans ses studios pour le précédent album pendant quelques semaines et nous nous y étions rendus parce que c’est un studio dans lequel on peut résider : nous avions besoin d’un endroit où nous pourrions aller vivre. Certes, nous avons nos propres studios mais le problème est que nous ne pouvons pas y vivre et nous n’arrivons pas à nous concentrer : chacun d’entre nous a toujours une bonne excuse pour arriver en retard ou partir plus tôt… Bref, c’était devenu comme un boulot auquel tu devais te rendre chaque jour. De plus, devant rentrer chez nous, nous ne pouvions pas ouvrir une bouteille de vin et en boire un verre…





D’ailleurs, est-ce une source d’inspiration ?

Bien sûr que ces choses peuvent t’aider à avoir une certaine sorte d’inspiration. Ouvrir une bouteille de vin permet d’être plus relaxé et cela peut aider.


C’est amusant, si lors de notre interview d’Airbourne, le fait d’entendre que boire des bières est source d’inspiration n’était pas une surprise, ça l’est plus pour un groupe de progressif considéré comme plus "adulte"…

Eh bien, je ne dirais pas que c’est une source d’inspiration mais je dirais qu’en tant que musicien, ne pas être sobre tout le temps peut aider pour exprimer tes émotions et l’alcool, les drogues ou je ne sais quoi peuvent de donner une autre facette de ton expression. En revanche, si tu as le nez collé dedans, ce n’est pas bon non plus, il faut être discipliné et savoir maintenir sa concentration.

Dans ces conditions, se rendre à Real World ou dans n’importe quel studio résidentiel est une bonne chose parce que premièrement tout le monde est présent : nous cinq étions là, nous vivions là, nous dormions là… nous ne pensions à rien d’autre que la musique.


Les groupes sont comme des gangs quand ils sont jeunes mais tu vieillis, tu te maries, tu as des enfants et soudainement, tu te rends compte que tu n’es plus dans un gang : nous étions cinq univers différents.


Et cela a dû renforcer l’impression d’unité qui règne dans cet album …

Exactement, nous nous sentions comme dans un gang ! Les groupes sont comme des gangs quand ils sont jeunes mais tu vieillis, tu te maries, tu as des enfants et soudainement, tu te rends compte que tu n’es plus dans un gang : nous étions cinq univers différents.


Et avoir cette expérience dans un studio résidentiel vous a redonné ce sentiment de gang ?

Beaucoup plus…


… sachant que par ailleurs, tu as créé un nouveau gang avec ta famille…

Tout à fait ! Toutes les considérations domestiques disparaissent alors qu’en temps normal, je dois me soucier des horaires scolaires, ce que fait mon épouse, réparer telle ou telle chose dans la maison… C’est super de pouvoir s’échapper de tout cela, laisser tout cela dans les bras de mon épouse en lui disant "Je suis désolé chérie" (Sourire)…





"I’ll be back"…


(Rires) “I’ll be back” mais cela ne dure que quelques jours. Et puis, nous pouvons nous lever à 11 heures du matin, prendre son déjeuner et commencer à travailler en début d’après-midi, arrêter pour dîner, prendre son verre de vin (Sourire) et revenir au studio pour travailler jusqu’à 1 heure du matin : c’est vraiment une façon totalement différente de travailler…


Si tu fais de l’art, tu dois être dans un très bon état d’esprit.


J’espère surtout que ton épouse ne lit pas le français parce que la prochaine fois, elle ne te laisse pas partir pour ce qui semble être des vacances…

(Rires) Non, elle comprend parfaitement. Le fait est que si tu fais de l’art, tu dois être dans un très bon état d’esprit.
Enfin pour finir avec Real World, l’autre très bonne chose c’est que Peter est passionné d’équipements et technologies et tout son studio est fantastique à ce niveau : toutes les conditions sont réunies, que ce soit en termes de technologies ou d’atmosphères pour faire un bon album.
Mais aux fans de musique progressive qui pourraient penser qu’un peu de la magie de Peter Gabriel se retrouverait dans notre musique, j’ai peur de devoir leur dire que toute la magie de Gabriel est avec Gabriel lui-même et malheureusement pas dans ses studios (Rires) !


Aux fans de musique progressive qui pourrait penser qu’un peu de la magie de Peter Gabriel se retrouverait dans notre musique, j’ai peur de devoir leur dire que toute la magie de Gabriel est avec Gabriel lui-même et malheureusement pas dans ses studios !


Sur le précédent album, vous aviez produit avec 'Gaza' un titre avec un texte très politique. Sur cette nouvelle production, il semblerait que vous vous engagiez beaucoup plus loin dans cette démarche même si le titre "F.E.A.R. : Fuck Everyone And Run" est assez explicite… Bref, quels sont les thèmes abordés sur cet album ?

La dernière chanson de cet album 'The New Kings' traite des banques, les compromis qui sont fait dans notre société pour des raisons d’argent mais elle traite également des oligarques russes : en 1981, la Russie était communiste, il n’y avait donc pas d’argent et soudainement, ils sont devenus milliardaires… 'The New Kings' montre que notre démocratie est vulnérable et doit faire des compromis, comme le peuple a dû en faire pour éviter l’écroulement des banques occidentales : alors que certains banquiers sont partis avec des montants de millions de dollars de bonus qu’ils ont placé à Monaco ou je ne sais où en laissant les gens ordinaires régler la dette qu’ils avaient laissée. Je vais devoir régler les conséquences de cette dette durant le reste de ma vie, mes enfants aussi… pendant que ces gens vivront avec bien plus d’argent qu’ils n’en ont besoin. Je ne peux pas comprendre pourquoi ces gens ont besoin de tant d’argent, plus d’argent qu’ils en auraient besoin pour eux et leurs enfants. Je ne peux pas comprendre pourquoi certains ont besoin d’avoir un milliard de livres…


Mais comment expliques-tu que des situations comme celle-ci persistent sachant que nous sommes des milliards à ne pas comprendre finalement, pourquoi nous n’avons pas réussi à changer le système alors qu’après la chute de certaines banques, nous aurions pu le faire ?

Et bien, tout simplement parce que les gens au sommet font les règles (Sourire).


Mais ils sont si peu nombreux par rapport à des milliards de gens ordinaires comme nous ; ils ne devraient pas pouvoir faire la loi ?

Oui mais ils enculent tout le monde et ils fuient en courant, c’est le titre de l’album (F.E.A.R. : Fuck Everyone And Run) et c’est que je raconte : l’argent est le pouvoir, l’argent est l’influence, avec de l’argent tu peux tout te permettre : tu peux engager un super press relation qui va te rendre beau (Sourire), tu peux engager des personnes qui te protégeront… c’est ça le monde moderne et c’est la raison pour laquelle cet album s’intitule "Fuck Everyone And Run" !





C’est intéressant parce que nous avons rencontré Papa Roach qui a également un album F.E.A.R. avec une signification autre qui est "Face Everything And Rise"… c’est presque le contraire mais les problèmes dont ils traitent sont moins graves…

Je leur souhaite de faire face à Donald Trump et courir (Rires) ! J’ai hâte de voir comment ils vont gérer cela…


Les ambiances de cet album se font planantes, presque douces et très recherchées à l'opposé des paroles souvent réalistes et parfois dures sur lesquelles on aurait plus attendre une musique plus rageuse… Est-ce que ce contraste est une recherche délibérée ?


Je pense que quand tu es énervé…


Pour cet album, je me suis remis à chanter plus calmement parce que je savais que cela marquerait plus que si je montrais ma colère


… et tu l’es ?

Oui ! Je pense que quand tu es énervé, plus tu es calme dans ta façon de t’exprimer, plus les mots ont de poids. Au contraire, si tu hurles, les gens en prennent l’habitude et ce que tu dis n’est plus audible. Par exemple, si quelqu’un vient avec toi avec un couteau de façon très calme, c’est plus inquiétant encore car cela signifie que la personne sait déjà ce qu’elle va faire.
Pour cet album, je me suis remis à chanter plus calmement parce que je savais que cela marquerait plus que si je montrais ma colère. En étant plus naturel, j’ai plus de poids.


A ce stade de ma vie, ce n’est plus suffisant de faire une nouvelle chanson d’amour


Tu es énervé, on a beaucoup parlé de thèmes graves… as-tu pour objectif de sensibiliser votre public avec cet album ?

Non, ce que je veux montrer à travers cet album c’est que je suis un homme de près de 60 ans et en tant que tel, si je fais un album, je considère que je dois dire quelque chose d’important, quelque chose en lequel je crois vraiment. A ce stade de ma vie, ce n’est plus suffisant de faire une nouvelle chanson d’amour.
Combien d’albums vais-je encore faire ? Quatre ? Peut-être cinq ? Nous prenons quatre ans pour faire un album, si nous faisons cinq nouveaux albums, ça fera vingt ans après cela, je serai entre quatre planches…


C’est amusant que tu évoques cela, Fish a annoncé qu'il allait prendre sa retraite musicale en 2018…

Ah ? Je croyais que c’était déjà le cas (Rires)


Comment ?

(Sourire gêné) Non, non rien...


Je suis toujours étonné d’être arrivé à cet âge et d’être toujours dans un groupe : c’est un luxe d’être dans cette situation privilégiée que de pouvoir faire cette musique


Selon toi, y a-t-il un âge pour s'arrêter quand on fait de la musique ? Jusqu'à quand te vois-tu continuer ?

Je dirais que la mort est généralement un bon moment pour arrêter… Qui sait ce qui va m’arriver demain ? Je peux mourir la semaine prochaine..
Jeune, tu ne te poses pas la question mais quand un certain nombre de kilomètres au compteur, soudainement, tu te poses la question de savoir combien il t’en reste à faire. Jeune, on se sent tous immortels, aujourd’hui, je sais que je ne le suis pas.
Malgré tout, je suis toujours étonné d’être arrivé à cet âge et d’être toujours dans un groupe : c’est un luxe d’être dans cette situation privilégiée que de pouvoir faire cette musique.


Et comment expliques-tu cela ?

Je suis conscient que la merde que je fais doit être une bonne merde parce que cela pourrait être ma dernière… C’est très important pour nous cinq de sortir notre meilleur album à chaque fois.


Et penses-tu que ce soit le cas de "F.E.A.R." ?

Je ne sais pas mais nous l’avons fait avec cette intention…





27 années et 14 albums sont passés depuis "Season's End" : longévité plutôt rare ! Comment expliques-tu cela ? Où continuez-vous à trouver de l'inspiration ?


Premièrement, je ne pense pas qu’aucun de nous se soit rendu compte de tout ce temps qui est passé. Quand tu te poses cinq minutes et tu retournes sur ta carrière passée, tu n’as pas le sentiment que 27 ans se sont passés, on aurait plutôt dit quatre ou cinq…
Deuxièmement, je peux uniquement parler pour moi-même, mais les quatre autres mecs dans le groupe sont des personnes plutôt cools, ils sont très sympas et honorables. Ils se sont toujours soutenus entre eux à travers les années, ils savent pardonner et ils doivent savoir pardonner parce qu’un groupe, c’est comme un mariage… je dirais même que c’est pire qu’un mariage parce que dans un mariage, tu n’as qu’à rester marié alors que dans un groupe, tu dois écrire toute cette musique…


Et surtout dans un mariage tu as du sexe que tu n’as pas dans un groupe…

Je ne sais pas si les autres membres du groupe ont eu des relations entre eux… mais on ne sait jamais (Sourire) ! Si nous avions couché les uns avec les autres, je ne pense pas que nous aurions duré aussi longtemps, nous nous serions séparés bien avant (Rires) !


Les membres de Marillion sont maintenant tous impliqués dans des projets annexes, en solo ou en groupe (H, Transatlantic, Deexpus, Steve Rothery Band ...). Est-ce une nécessité pour vous de s'offrir un peu de respiration en dehors du groupe ? Est-ce que cela contribue à mieux vous retrouver ensuite dans la sphère de Marillion ?

Oui, je pense comme toi. Il y a quelques années, après travaillé sur Ice Cream Genius, revenir dans le groupe pour faire un album avec Marillion était rafraîchissant. Personne dans le groupe n’a jamais essayé d’arrêter un autre de faire quoi que ce soit en solo. Je considère que c’est une décision extrêmement sage de donner à l’autre une liberté créatrice d’aller ailleurs : cela permet de se soulager une certaine pression de devoir justifier aux quatre autres ce que tu fais par ailleurs.


Mais à l’inverse, tu es conscient que cela peut décevoir certains fans de Marillion qui doivent attendre plus de temps entre deux albums ?


Oui mais… nous nous en foutons (Sourire) !


Marillion est le pionnier du crowfunding, quelle est ton opinion quand tu vois autant de groupes faire appel à ce mode de financement ?

C’est super d’avoir pu inventer un nouveau modèle dont tout le monde se sert aujourd’hui. Je pense que le travail de l’art fait aujourd’hui n’a probablement jamais été aussi bon. C’est vraiment un sentiment sympa de constater que nous avons pu aider nos confrères artistes.


C’est une fierté ?

Oui, comme celui qui a inventé la roue (Rires) !


Vous allez rejouer dans une salle mythique, l'Elysée Montmartre qui ouvre ses portes après plusieurs années de travaux…


Oui, c’est cool, nous y avons joué plusieurs fois et j’ai de bons souvenirs à l’Elysée Montmartre… mais j’aimerais également pouvoir jouer au Bataclan.


Certains comparent "FEAR" à "Brave", si ce n'est sur le concept, mais au moins en ce qui concerne la cohérence qui prévaut entre les différents titres. Dans cette idée, avez-vous prévu de le restituer en intégralité dans les concerts à venir comme vous aviez pu le faire à l'époque pour "Brave" ?


Je pense que nous le ferons mais à un certain moment. Je ne pense pas que nous le ferons à l’Elysée Montmartre où nous ne jouerons que trois titres. Cet album dure 70 minutes et c’est une grande décision que de jouer cet album en entier car cela signifierait qu’il ne nous resterait peu de temps pour jouer le reste de nos albums et nous devrions faire des impasses : c’est une décision compliquée mais oui, je pense qu’à un moment, nous jouerons l’album dans sa globalité.


Questions traditionnelles du site, quel est ton meilleur souvenir d’artiste ?


(Silence) Il y a quelques-uns comme marcher sur scène à Rio de Janeiro en 1991. C’était incroyable de le faire devant 55.000 Brésiliens fous : c’était une sensation agréable.
Nous avons fait une petite tournée acoustique en trio aux Etats-Unis il y a quelques années -il n’y avait que Steve, moi et Pete- je me souviens de marcher sur scène à Montréal et recevoir une ovation rien qu’en marchant…
Je ne peux pas oublier non plus la scène du Zénith lors de la tournée "Holydays in Eden", c’était incroyable de monter sur scène et dire "Vous avez probablement dû remarquer que j’étais nouveau dans le groupe… Merci de nous écouter" et le public devait fou (Sourire ému)…


Au contraire le pire ?

Le pire ? Probablement à Paris également… Le tour bus est tombé en panne sur le chemin entre Lyon et Paris. Ma première épouse m’attendait sur Paris nous avions déjà plein de problèmes dans notre couple et quand le bus est tombé en panne en plein milieu de la nuit entre Lyon et Paris, j’ai compris à ce moment précis que mon premier mariage était terminé (Silence ému)…





On a commencé cette interview par la question qu’on t’a trop souvent posée, au contraire quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ?

Hum, tu pourrais me demander (Rires) si j’aimerais avoir une bouteille de vin et je répondrais bien entendu…


Merci

Ce fut un vrai plaisir


Merci à Tonyb et Calgepo pour leur contribution...


Plus d'informations sur http://www.marillion.com/
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