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POP EVIL (21 OCTOBRE 2016)

INTERVIEW - NEO/NU METAL - PHILX - 05.04.2017
Nous avons de nouveau rencontré les membres de Pop Evil de passage à Paris pour évoquer leur actualité...
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Pour l'occasion, nous avons rencontré Nick Fuelling le guitariste du groupe et Hayley Cramer fraîchement arrivée au poste de batteur avec qui nous avons pu évoquer le futur de Pop Evil...


Ce n’est pas la première interview de Pop Evil dans Music Waves mais la première fois avec toi Hayley, nous allons donc pouvoir vous poser notre question traditionnelle : quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?

Hayley Cramer : Pour moi personnellement, c’est de savoir ce que ça fait d’être une femme batteur. Et honnêtement, je ne sais pas comment me sortir de cette question parce que je n’ai strictement aucune idée de ce que ça peut être qu’un homme batteur (Rires) : je n’ai aucun élément de comparaison !

Nick Fuelling : C’est vrai, c’est comme si on te demandait ce que ça te faisait d’être une femme finalement (Rires) !


La dernière que nous nous sommes rencontrés, c’était le lendemain de votre concert au Bataclan en ouverture de Five Finger Death Punch. Depuis, vous êtes revenus en tête d’affiche à la Maroquinerie et vous venez d’être annoncés en première partie de 3 Doors Down (finalement annulé). On ne vous attendait pas de sitôt ici, est-ce que la France a une place particulière dans votre cœur ?

Hayley : Très important !


Et comment l’expliquez-vous sachant que la France n’est pas un pays rock ?

Hayley : J’ai grandi en Angleterre mais les mecs ont une vision très romantique de la France qu’ils résument à Paris : c’est pourquoi ils sont si excités de venir ici à chaque fois.


Cela signifie donc que ce n’est pas ton cas ?

Hayley : Ça l’est également pour moi parce que c’est très proche de chez moi (Sourire) !

Nick : Si tu m’avais posé la question avant notre première venue, ma réponse aurait été différente et un peu moins enthousiaste. Mais la première fois que nous avons joué ici, je me souviens encore des fans : c’était l’un des meilleurs publics pour lequel nous avons pu jouer. Nous avons été impressionnés et Paris fait désormais partie des villes dans lesquelles nous voulons jouer encore et encore… C’était extraordinaire et ensuite, nous sommes revenus jouer en tête d’affiche -il y avait moins de personnes bien sûr (Sourire) mais encore une fois, le public était fantastique !


Nous ne voulions pas sortir un "Onyx 2", nous voulions poursuivre en faisant quelque chose de différent


Votre dernier album en date ("Up") qui est sorti il y a plus d’un an était différent de son prédécesseur "Onyx" moins punchy mais plus grunge et pop, n’avez-vous pas songé à surfer sur le succès de "Onyx" et envisagé de reproduire la même recette ?


Nick : Nous ne voulions pas sortir un "Onyx 2", nous voulions poursuivre en faisant quelque chose de différent. Malgré tout, d’un point de vue musical, nous naviguons dans les mêmes eaux qu’un "Onyx", c’est juste que nous sommes revenus avec une vision plus positive des choses et nous avons pris beaucoup de plaisir à le faire. Et le son grunge que tu relèves vient du producteur, Adam Kasper…


Tu arrives exactement à ce que nous voulions vous demander par la suite à savoir est-ce que la différence entre ces deux albums ne provient pas tout simplement de la production comme nous l’a avoué récemment Björn Gelotte de In Flames : rien n’avait changé de sa façon de composer, la seule différence résidait dans la production : est-ce également votre cas ?

Nick : Tout à fait ! Le producteur est un membre additionnel du groupe et une toute nouvelle énergie s’invite dans notre musique et cela modifie le son de notre musique de façon substantielle : le son des guitares, de la batterie… tout sonne différemment !


Justement quelle impression ça vous a fait de travail avec Adam Kasper notamment connu pour son travail avec Nirvana ou Queens of the Stone Age ?


Nick : C’était extraordinaire !


N’étiez-vous pas un peu intimidés à son contact ?

Nick : Non, non ! La première fois que nous avons appris que nous allions travailler avec lui, tout le monde s’est dit que c’était le mec qui avait travaillé avec Soundgarden, Queens of the Stone Age… qu’allait-il faire avec nous ?
Et quand on l’a vu pour la première fois, il était simplement vêtu d’un jean et d’un t-shirt : c’est le mec le plus cool et avec qui c’est le plus facile de travailler. Avec lui, il n’y avait pas de mauvaise idée : il nous laissait essayer toutes nos propositions ! Ce fut vraiment génial de travailler avec lui !


Peut-on en conclure que c’est de son fait si un titre comme 'Ways to Get High' a un son à la Nirvana ou Foo Fighters ?


Nick : C’est une des raisons, oui ! Et quand nous étions en train d’écrire, nous étions à Seattle et nous étions cernés par tout le son de cette scène de Seattle : je dirais que cela s’est immiscé dans notre écriture !
Avec le recul, c’est assez amusant de constater comment ça s’est passé : le fait d’être dans cette ville, nous a permis d’en prendre l’énergie dans une mesure que nous n’aurions jamais imaginé !


Entendre tout cet enthousiasme à écrire, enregistrer… je suppose que tu dois être impatiente de t’y mettre pour un nouvel album ?

Hayley : Bien sûr ! Mais pour être honnête, nous prévoyons de sortir le prochain album au printemps prochain.


C’est demain

Nick : Oui (Rires) !


Mais cela signifie que toutes les chansons sont prêtes ?

Nick : Non, non…
Hayley : (Rires) !
Nick : En fait, on ne sait pas vraiment… J’ai écrit certaines choses de mon côté, des idées écrites lorsque nous étions sur la route…


Et comment avez-vous inclus Hayley dans le processus de création ?

Hayley : En fait, nous sommes continuellement ensemble sur la route : j’entends et je vois dans quelle direction il se dirige. De la même façon, je vois également vers où va Matt (NdStruck : Matt DiRito, basse)… et je me fais une idée de ce que va être le nouveau Pop Evil (Sourire) !

Nick : C’est un travail d’équipe !

Hayley : En revanche, Leigh (NdStruck : Leigh Kakaty, chant) est concentré sur les textes et c’est un travail fait sur le moment, il n’aime pas prévoir les choses.

Nick : Généralement, il écrit ses paroles à partir du moment où nous sommes en studio.


Tout le monde se transmet de la bonne énergie et je suis convaincue que cela va s’entendre dans le prochain album !


Et pour la suite, avez-vous prévu de continuer à expérimenter ?

Hayley : Je ne sais pas !

Nick : C’est difficile de répondre à ce stade !

Hayley : Je suis nouvelle dans le groupe et mon état d’esprit est très positif. Je suis monté à bord du navire Pop Evil et tout le monde semble heureux et cela me rend heureuse aussi comme jamais je ne l’ai jamais été. Nous sommes dans un cercle vertueux (Rires) : tout le monde se transmet de la bonne énergie et je suis convaincue que cela va s’entendre dans le prochain album !

Nick : Et nous continuerons à expérimenter !


A propos d’expérimentation, est-il prévu que tu chantes sachant que depuis le début de l’interview ta voix me rappelle Kim Wilde ?


Hayley : Oh ! Mais cela signifierait qu’il faudrait que je chante (Sourire) ? Non mais j’ai déjà fait certains chœurs dans des sessions acoustiques et… il ne faut jamais dire jamais (Sourire) !


Mais ça serait intéressant dans le sens où cela permettrait d’ouvrir encore de nouvelles portes au groupe…

Nick : C’est vrai et pour être franc, nous en avons déjà parlé notamment au niveau des harmonies et ainsi amener des tonalités différentes. Aujourd’hui, nous ne savons pas ce que nous allons faire : nous allons essayer certaines choses avant et nous verrons ce que nous ferons…


D’un autre côté, un titre comme 'In Disarray' rappelle les meilleures ballades de Metallica…

Nick : C’est vrai qu’on peut entendre cela !


On a évoqué Metallica, les Foo Fighters. Est-ce que Dave Grohl et James Hetfield sont des influences vocales ?

Nick : Je ne sais pas trop : les influences vocales de Leigh viennent de partout (Rires) ! Il a une palette de tonalités étonnante : tu ne sais jamais ce que tu peux tirer de lui et c’est ce qui est intéressant !


De façon générale, on peut dire que Pop Evil est le savant mélange entre le thrash d’un Metallica, le côté grunge et rock d’un Foo Fighters et certains aspects peuvent même évoquer The Fall Out Boys. Validez-vous ces comparaisons ?

Nick : Absolument !


Et si vous deviez en ajouter quels seraient-ils ?

Nick : On peut entendre énormément d’influences dans notre musique de Mötley Crüe, à Metallica en passant par Stone Temple Pilots voire Pantera par certains aspects… nos influences sont partout !


Et quelle est la comparaison qui vous a le plus surpris, j’ai par exemple cité Fall Out Boys tout à l’heure ?

Nick : Fall Out Boys font partie de ces groupes récents qui ont créé leur propre son et je peux voir la comparaison sur certains rythmes…

Hayley : Je dirais que pour les Européens, les Fall Out Boys représentent le son américain, si tu vois ce que je veux dire. Et comme nous sommes un groupe américain avec ce son américain, ceci explique sûrement cela. Si Pop Evil ne sonne pas du tout comme les Fall Out Boys, ils ont tous les deux ce son américain si typique, si différent du rock européen. J’adore le rock européen mais du point de vue du jeu, j’en ai marre de jouer ce rock (Sourire) ! Mon groupe précédent McQueen était très influencé par Guns N' Roses et nous avons tourné avec Velvet Revolver dans lesquels nous retrouvons encore ce truc typiquement américain… C’est ce qui me fait vibrer comme jouer dans Pop Evil (Sourire)…


On a beaucoup parlé d’influences de Fall Out Boys à Metallica parce que vous avez une large palette d’influences qui fait qu’il est impossible de mettre une étiquette sur Pop Evil…

Nick : … c’est vrai !

Hayley : C’est toute la raison d’être Pop Evil : Pop pour le côté populaire et Evil pour le côté rock ! Que chaque chanson ait un aspect populaire et rock est exactement ce que nous voulons faire ! En plus, aujourd’hui avec Spotify, le téléchargement, la culture de la play-list… notre public a des profils très différents qui apprécient nos différents facettes et pas uniquement le côté rock ! C’est ce que j’aime dans Pop Evil et c’est pourquoi j’aime autant jouer dans ce groupe, ce groupe a de nombreuses facettes et c’est vraiment excitant !
Je ne peux pas trop parler du prochain album mais je peux d’ores et déjà dire que ce sera un album cool (Sourire) !


Il y a également des chansons faites pour la scène comme 'Take it All' ou 'Vendetta'. Dans cet album, avez-vous essayé de composer des titres qui vous permettrez de bâtir le concert parfait ?

Nick : Oui, c’est ce que nous essayons de faire à chaque nouvel album. La première chose à laquelle nous pensons quand nous écrivons est l’aspect live en notamment comment faire pour faire en sorte que nos prestations scéniques soient encore meilleures. Généralement, nous enregistrons 14 à 16 titres et quand vient le moment de composer la set-list de l’album, l’aspect live reprend le dessus avec la question "Quel titre va le plus déchirer en concert ?". Les gens n’achètent plus trop d’albums en revanche, ils sont très friands de singles qu’ils téléchargent… nous composons nos albums avec cet état d’esprit !


Un titre nous a particulièrement marqué mais nous voulions savoir de quel titre vous étiez convaincu qu’il allait marcher en concert ?

Nick : Oh mec (Rires) !

Hayley : Moi, je sais quel titre marche le mieux sur scène.

Nick : Quand nous l’avons composé, je dirais 'Take it All' qui avait ce super feeling et ce riff de guitare contagieux…


Effectivement mais nous avions un vrai penchant pour 'Vendetta'…

Nick : C’est clair que nous prenons beaucoup de plaisir à le jouer sur scène.


A propos de scène, prévoyez-vous de sortir un DVD live ?

Nick : Nous en avons un peu parlé notamment sur la route mais il nous semble que c’est encore un peu trop tôt… Mais pour le prochain album, nous aurons peut-être notre plénitude live ; il sera alors temps de sortir ce DVD.

Hayley : J’ai peur que nous ne sortions jamais de DVD parce que nous n’aurons jamais le sentiment de sonner parfaitement et nous remettrons cela au prochain album (Rires) !


Hayley, tu es nouvelle dans le groupe et tu n’étais pas dans le groupe quand le dernier album a été enregistré. Comment as-tu géré une telle situation ? Quand tu as joué en concert notamment, as-tu essayé de respecter les compositions et jouer comme elles ont été enregistrées ou te les es-tu approprié en apportant ta touche ?

Hayley : (Elle applaudit) On ne m’a jamais posé cette question, je suis ravie que tu me la poses. Quand j’ai su que Pop Evil cherchait un batteur, j’ai immédiatement su que le poste était pour moi parce que c’est moi qu’ils cherchaient ! J’avais un très bon sentiment au moment des auditions : j’ai donc répondu à l’annonce, j’ai passé des entretiens… ils m’ont auditionné et ils m’ont rapidement proposé de tourner avec eux. Après j’avais parfaitement conscience qu’ils avaient mis plus de 10 ans pour arriver là où ils en sont : c’était très important d’être conscient de ça !
Mais il y a une chose qui m’a vraiment aidée, c’est la façon dont s’est faite la transition entre le précédent batteur et moi. Nous étions tous les deux dans le bus au moment de la tournée ; il finissait la tournée pour dire au revoir aux fans et moi, je faisais le sound check. En quelque sorte, il m’a passé le relais mais pas virtuellement !
J’aurais pu voir ses prestations qu’on peut tous regarder sur YouTube mais c’était important de connaître la personne. Et j’ai compris que c’était également important pour lui de me rencontrer. Et au final, il m’a aidée en disant aux membres qu’il pouvait partir l’esprit tranquille, le poste était entre de bonnes mains : c’était adorable !

Nick : De mon côté, je me souviens qu’elle nous avait envoyé plusieurs vidéos d'elle reprenant 'In Disarray', je ne comprenais pas pourquoi ces choix au milieu du break mais c’était juste génial…

Hayley : (Rires) !

Nick : Finalement, elle s’est appropriée les morceaux en les jouant à sa façon. Elle joue nos chansons avec passion et apporte cette touche Hayley qui est nouvelle, fraîche…


Il semblerait que tu arrives au sein de Pop Evil au meilleur moment quand le succès du groupe semble atteindre son maximum… à moins que ce soit ton arrivée qui en soit la cause ?

Hayley : Qui sait  (Rires) ?


Que ressentez-vous quand vous regardez le chemin parcouru ?

Nick : C’est super et nous avons dû travailler dur pour y arriver, nous sommes très souvent sur la route… C’est vraiment cool de te poser et voir les étapes franchies par le groupe.


Et quelle est la prochaine étape ?

Hayley : Qui sait (Rires) ?


Avoir une guitariste femme ?

Hayley : Oh oh (Rires) !


On a commencé cette interview par la question qu’on vous a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?

Hayley : Oh mon Dieu !

Nick : Ce que j’aime dans Paris ? J’aime le vin, les gens, le café, l’atmosphère…

Hayley : C’était une bonne interview mais j’aimerais bien voulu un mot sur mon chien (Rires)…

Nick : Mais laisse le tranquille ce pauvre chien (Rires) !

Hayley : Non quelle belle question j’aimerais qu’on me pose ?

Nick : Quel animal souhaiterais-tu être ?

Hayley : Un lion qui est un mélange d’un chien et d’un chat que j’adore également. Et puis, je peux me comporter comme une lionne parfois (Rires) !


Merci


Nick : Merci 


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