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DRÔPKICK MURPHYS (15 NOVEMBRE 2016)

INTERVIEW - HARD ROCK - STRUCK - 09.01.2017
De passage à Paris pour la promotion de leur neuvième album "11 Short Stories of Pain & Glory", nous avons rencontré le guitariste du groupe Tim Brennan pour un large tour d'horizon de la carrière des Drôpkick Murphys...
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C'est dans les loges flambant neuves de l'Elysée Montmartre rénové que nous avons pu longuement échanger avec un Tim Brennan visiblement ravi d'être à Paris pour échanger avec la presse française...


Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?

Tim Brennan : La question qu’on m’a trop souvent posée ? Hum, c’est une bonne question…





C’est sympa mais ne t’inquiète pas, ce sera la seule…

(Rires) Hum, je dirais toutes les questions relatives au hockey… parce que je n’ai pas de réponse à te donner !
Mais cela ne concerne que moi parce que les autres membres du groupe adorent parler de hockey. C’est la raison pour laquelle nous avons été associés au Bruins et des trucs de ce genre (NdStruck : le groupe est ambassadeur de l’équipe de hockey de Boston, les Bruins). Donc aujourd’hui, tout le monde nous demande ce que nous pensons de la saison des Bruins. Et en ce qui me concerne, je ne sais pas quoi répondre (Rires) !
C’est drôle parce que les six autres membres du groupe connaissent tout du hockey ou du baseball… ce qui n’est pas du tout mon cas ! Dans ces conditions, la question qu’on me pose trop souvent est : "Que penses-tu des Bruins ?" (Rires)…


Et je ne te poserai pas cette question parce qu’on s’en fout…

(Rires)





Notre première question est une interrogation en fait, vous avez une solide base de fans, vos dates sont complètes en un rien de temps et même dans des stades et pourtant vous aimez sortir de ce cadre pour jouer dans des festivals purement métalliques comme le Graspop ou le Hellfest alors que vous n’avez rien de métallique musicalement, comment expliquez-vous cet attachement qu’ont les métalleux pour vous - et que vous leur rendez bien ?

Tu sais, je ne suis pas vraiment certain de connaître la réponse parce que ça ne se passe du tout ainsi aux États-Unis. Quand nous jouons dans un festival metal aux États-Unis, les gens nous font remarquer que nous ne sommes pas un groupe de metal.


Même si notre musique est parfois heavy, je ne sais pas expliquer la connexion entre le public metal et Drôpkick Murphys



Tu es en train de sous-entendre que le public européen n’y connaît rien en musique ?

(Rires) Non, au contraire, je dirais qu’il est plus connaisseur. Mais le fait est que les festivals européens sont moins centrés sur un style qu’aux États-Unis : c’est la raison pour laquelle nous ne faisons pas beaucoup de festivals aux États-Unis.
Nous avons joué dans beaucoup de festivals metal et folk et pour je ne sais quelle raison, le public metal européen nous a acceptés, ce qui explique que nous continuons à faire des festivals metal en Europe. Même si notre musique est parfois heavy, je ne sais pas expliquer la connexion entre le public metal et Drôpkick Murphys... mais elle existe clairement.


Est-ce que cela n’explique pas en partie par l’énergie quasi punk que vous déployez sur scène ? D’ailleurs vous retrouvez-vous parfois dans certaines formations metal et hard qui cultivent ou ont cultivé cette facette teinté de punk, je pense à Slayer ou Venom par exemple ? De même vous avez un penchant pour le hard rock, je pense à votre reprise du 'TNT' d’AC/DC, vous êtes aussi amateurs de ce rock basique, sans fioritures et qui va droit au but ?

Tu as totalement raison. Notre goût pour le punk explique en partie ce lien que nous incluons dans des concerts énergiques. C’est sûrement la raison pour laquelle les gens s’identifient à notre musique. Mais c’est drôle quand même, car la première fois que nous allions jouer dans un festival metal, nous ne savions pas trop où nous allions mettre les pieds alors qu’aujourd’hui, nous sommes enthousiastes à l’idée de monter sur une telle scène. C’est intéressant d’être aussi bien accueillis à l’autre bout du monde.


Aujourd’hui, nous sommes arrivés à un point où nous sommes arrivés à créer notre propre formule musicale en ne considérant plus la musique comme étant à une seule dimension



En fait votre recette est simple et efficace mais n’avait rien d’évident à la base, comment on en arrive à mixer toutes influences rock et punk avec de la musique celtique et irlandaise ? Bien sûr l’influence des Pogues a dû jouer, mais comment on en arrive à mixer ces derniers avec un son à la AC/DC et du punk empruntant aux Clash ?

Tu as raison et je pense que nous devenons plutôt bons pour mélanger tous ces éléments, mais fut un temps où dans nos albums, tu avais une chanson punk, une autre irlandaise et encore une autre rock… Par le passé, nous séparions nos influences alors qu'aujourd’hui, nous les mélangeons toutes ensemble.
La difficulté réside dans le fait d’être capable d’intégrer du banjo par exemple dans une chanson rock rapide, ce qui peut paraître étrange à première vue mais finalement, nous avons réalisé que la chanson sonnerait et marcherait donc mieux. Aujourd’hui, nous sommes rendus à un point où nous sommes arrivés à créer notre propre formule musicale en ne considérant plus la musique comme étant à une seule dimension. Mais tout cela n'est possible que si nous restons ouverts d’esprit.


Ce nouvel album marque une vraie évolution aussi bien musicale qu'au niveau des textes


D’ailleurs dans votre carrière vous avez pas mal évolué, vous étiez purement punk à vos débuts et plus folk et celtique petit à petit, comment jugez-vous cette évolution avec le recul ?

Hum, je dirais que ce nouvel album marque une vraie évolution aussi bien musicale qu'au niveau des textes. Nous sommes devenus plus matures en tant que musiciens : nous avons appris plein de choses durant toutes ces années, et surtout faire ressortir certaines choses.
Nous évoluons d’album en album et quand nous commençons à écrire une chanson, un son évident ressort naturellement et nous tournons autour en ajoutant de l’accordéon par exemple. Nous travaillons dur pour que notre musique reste intéressante.





Et la scène doit vous aider à évoluer également ?

Bien sûr ! C’est vraiment sympa de se frotter au public et notamment le public européen si excité de nous voir. Je me souviens que quand j’ai rejoint le groupe, le public n’était pas aussi excité de nous voir et constater ce que nous avons pu construire est super excitant !
Comme nous avons pu faire grandir notre base de fans en sortant de notre propre "bulle", je pense que ce nouvel album marque une nouvelle étape car nous avons essayé de rendre notre musique plus mature que ce soit en termes de musique ou de textes.


Tout en étant américains vous êtes le mix parfait de toute la culture irlandaise, es-tu d’accord ? Vous donnez l’impression d’être les fiers représentants de l’Irlande à l’étranger, c’est certes un peu prétentieux mais l’idée est très vraie je trouve.

Oui, les États-Unis ont un immense contingent irlandais dont nous faisons partie. Mais c’est vrai que plein de nos fans qui ont commencé à aimer le groupe étaient des Américains d’origine irlandaise qui gravitaient autour de la culture celtique que nous diffusions dans certains titres. Plus que représenter l’Irlande à travers le monde, je dirais que nous représentons les Irlandais d’Amérique.


Les éléments de Thin Lizzy sont toujours très présents dans notre musique



Au jeu des comparaisons on peut vous rapprocher de Thin Lizzy pour cette capacité à faire du rock ou du punk tout en gardant cette âme irlandaise, Lynott a dû aussi être une influence ?

Absolument ! Les éléments de Thin Lizzy sont toujours très présents dans notre musique : nous jouons une musique rock avec des lignes de guitares qui ont cette filiation très irlandaise. Nous essayons clairement de reproduire cette idée en jouant des morceaux de rock ou punk mais toujours avec en filigrane cet esprit musical folk irlandais.


Thématiquement on vous cantonne parfois dans le style chansons à boire et faire la fête : n’est-ce pas frustrant de n’être parfois vu que comme un groupe à boire par certains qui vous connaissent superficiellement ?

Bien sûr ! Il y a pas mal de choses frustrantes dans ce que les gens peuvent penser de nous. Par exemple, on peut lire dans les gros magazines musicaux américains qu’on ne peut écouter les Drôpkick Murphys une fois par an en mars (NdStruck : lors de la St Patrick qui a lieu le 17 mars). Mais comme je l’ai dit, j’espère vraiment que cet album va faire en sorte que les gens réalisent que nous ne sommes pas ce qu’ils pensent.





Mais vous êtes aussi et surtout le groupe du peuple et de sa condition difficile, c’est une vraie face punk ça non ?

C’est vrai !


La plupart de nos fans sont comme nous c’est-à-dire issus de la classe ouvrière


Cet engagement vous-a-t-il causé des soucis, les punks sont souvent dans le No Future et cette conscience de classe et de lutte leur est parfois étrangère, leur message passe-t-il toujours sans incompréhension ?

Bien sûr ! Je pense que la plupart de nos fans sont comme nous c’est-à-dire issus de la classe ouvrière. Mais au-delà de ça, je pense que plein de nos fans s’identifient à l’idée de travailler dur pour obtenir ce que tu as.


Ce faisant comment en tant qu’Américains avez-vous vécu les élections récentes ? Comme une mascarade qui ne sert à rien entre deux candidats issus du même monde et aux mêmes idées ? Et même si la notion de politique ne vous intéresse pas, n’êtes-vous jamais tentés de vous mêler à la lutte contre ces deux grands partis américains qui monopolisent la vie politique américaine depuis des décennies et sans partage ?

Je ne sais pas, c’est vraiment compliqué de se faire une place pour un autre parti. Pour cette dernière élection, nous avions un candidat démocrate, un autre républicain et un troisième dont personne n’avait jamais entendu parler auparavant !
Non, vraiment, je ne sais pas quoi répondre car chaque personne a une idée différente de ce qui est bon pour le pays.


Mais toi en tant que personne, comment te sens-tu au lendemain d’une telle élection ?

Plein d’Américains ont vraiment bien accueilli cette élection, des personnes super impliquées dans le processus politique… Mon opinion est que je n’aimais aucun des deux candidats - aucun des deux ne valait mieux que l’autre - donc c’était compliqué de décider entre… quoi finalement ?


Musicalement quand même ce nouvel album vous a vu quitter votre chère ville de Boston pour partir au Texas, vous aviez besoin de vous isoler pour trouver des sensations et écrire et enregistrer de la musique ? C’était une sorte de retour aux sources pour vous de travailler de la sorte ?

Le but était de travailler sans aucune distraction. Normalement, nous enregistrons à la maison, à Boston ce qui est super, mais à 18h les mecs commencent à regarder leur montre pour rentrer à la maison…


Ça me rappelle le documentaire "Some Kind of Monster" sur Metallica…

(Rires) Il y avait un peu de ça, oui…





Vous aviez un psychanalyste avec vous aussi ?

Non, non (Rires)… Cette fois-ci, nous étions au Texas au milieu de nulle part - il n’y avait rien à 30 miles à la ronde - nous n’avions rien d’autre à faire que jouer de la guitare (Sourire)…
C’était une bonne chose de sortir de notre zone de confort pour aller dans un lieu où il n’y avait d’autre à faire que travailler : nous nous levions le matin, nous prenions notre petit-déjeuner, nous nous rendions au studio et commencions à travailler jusqu’au déjeuner, retour au studio jusqu’au dîner… Nous travaillions toute la journée ! Et même les soirs, si nous voulions aller au bar, il n’y avait aucun putain de bar aux alentours (Rires) ! Mais on a passé un bon moment ensemble quoique différent !


Nous avons réalisé que nous atteignions beaucoup de personnes et nous pouvions l’utiliser en faisant des concerts pour une cause humanitaire


Cet album semble être conceptuel et basé autour du travail que vous effectuez avec votre fondation, ‘The Claddagh Fund’ que vous avez créé en 2009, vous pouvez détailler un peu son rôle, ses objectifs et le pourquoi de sa création ?

Nous avons estimé nous étions dans une situation assez unique de pouvoir aider les gens. Nous avons réalisé que nous atteignions beaucoup de personnes et nous pouvions l’utiliser en faisant des concerts pour une cause humanitaire, en levant des fonds, en mobilisant nos fans pour cette cause…


Finalement, n’est-ce pas le premier pas dans la vie politique ?

Je ne sais pas, je dirais plutôt que notre but est de lever des fonds pour la recherche contre le cancer, l'organisation d'évènements sportifs pour enfant, mais aussi l'aide aux vétérans de guerre et l'aide aux organisations d'alcooliques anonymes et de cures de désintoxication dans la région de Boston… Nous avons donc créé « The Claddagh Fund » qui serait une plate-forme accessible à nos fans qui voudraient aider. Nous avons joué plusieurs concerts humanitaires et avons donné pas mal de coups de main. En quelque sorte, nous montrons notre reconnaissance en renvoyant l’ascenseur.


On peut parler de concept à la lecture du titre et de sa pochette, on peut y voir comme un besoin de votre part de rendre hommage à la classe ouvrière de manière très forte et encore plus engagée qu’auparavant ? Un titre comme 'Rebels With A Cause' semble très fort dans cette idée non ?

Bien sûr ! Nous avons toujours été un groupe de la classe ouvrière comme nos fans d’ailleurs.
Ce n’était pas intentionnel mais vu les temps que nous vivons - notamment aux États-Unis avec ces élections parmi d’autres choses -, les gens sont particulièrement mécontents et cette pochette avec ce petit garçon debout sur une boîte de savon en diffusant son message est plus que jamais d’actualité.


Cet album est certainement plus sombre que les précédents



Ce disque semble très fort émotionnellement, pour l’auditeur qui est pris d’entrée par le thème, et pour le groupe qui me semble-t-il avait besoin d’exprimer certains choses ?

Cet album parle un peu plus des luttes que les précédents.
Par exemple, 'You’ll Never Walk Alone' est à voir d’un point de vue dépendance à alcool mais surtout aux drogues : aux États-Unis en particulier, nous avons d’énormes problèmes de drogues. Cette chanson est dédiée à ces personnes sans domicile pour cette raison mais pour n’importe quelle raison en général.
Cet album traite de la jeunesse qui grandit face à toutes sortes d’adversité. Je pense que cet album est certainement plus sombre que les précédents mais encore une fois, ce n’est pas intentionnel, c’est juste que les temps actuels qui sont très sombres aux États-Unis.


Concernant l’idée d’émotion, on pense bien sûr aux attentats qui ont touché Boston, ce titre, ‘4 15 13’, semble être comme une thérapie pour vous, le traumatisme on le devine très fort, encore plus pour nous en France depuis que nous avons été frappé à Paris et Nice ? Cela a-t-il été difficile de retranscrire en texte et en musique toutes les émotions qui vous ont submergées après cet attentat ? Ce titre est très fort et donne le frisson, vous le jouerez en concert malgré les émotions qu’il fait surgir ?

Oui, nous le ferons ! La difficulté pour écrire ce titre était de lui une justice, nous savions ce que nous voulions mais comment résumer dans les textes les émotions que peuvent ressentir ces gens quand on a vécu une telle tragédie ? Ken Casey a écrit les paroles et il faut avouer qu’il a fait un travail phénoménal. La musique est également géniale. Le message de cette chanson est pour toutes les personnes qui ont vécu une tragédie comme à Boston, au Bataclan… le message principal est que nous essayons tous de vivre avec toutes les difficultés que la vie nous réserve, et pour y arriver nous devons tous nous entre-aider.
Je suis content que cette chanson sorte : nous avons démontré qu’il était possible d’évoquer les sentiments que nous éprouvons face aux tragédies en n’étant pas ringards.


On ressent une forte mélancolie au fur et à mesure que le disque s’écoule, 'First Class Loser' en particulier donne le frisson, ce combat pour les droits de la classe ouvrière n’est-il pas sans fin et quasiment toujours perdu ? On pense à Germinal de Zola en vous écoutant, à ce combat des mineurs du XIXème siècle perdu malgré leur unité et leurs valeurs très fortes. La classe ouvrière semble devoir pour toujours être exploitée que ça soit par les capitalistes ou les nationalistes et prise pour des idiots par les partis de gauche ? Parfois vous n’êtes pas lassés de tout ça, surtout quand votre pays à ces élections avait le choix entre un milliardaire et une candidate démocrate fort peu différente de lui ?


C’est clair que la situation est compliquée : la classe ouvrière a toujours été en lutte. Malgré tout, ces luttes permettent de révéler ce que nous sommes réellement au fond de nous. Mais de façon générale, la vie est compliquée pour tout le monde : toute personne qui ne considère pas qu’elle est traitée à sa juste valeur qu’elle soit issue de la classe ouvrière ou non. C’est vrai, ça craint et je crains que ça ne s’améliore pas dans le futur proche.





On retrouve tous les éléments musicaux qui ont fait votre succès avec ce mélange subtil de rock et de celtique, cela n’est pas devenu difficile avec les années et les albums de toujours trouver des idées et de ne pas se répéter ?

Ce n’est pas si compliqué. Bon, je te mentirais en disant qu’il n’est jamais arrivé qu’un de nous arrive avec une idée et que les autres disent : "Hum, ça nous fait penser à quelque chose" (Sourire). Mais comme nous jouons souvent nos titres sur scène, c’est assez simple d’avoir dans un coin de la tête comment notre discographie sonne.


Se rendre au Texas au milieu de nulle part, un peu ivres et l’inspiration arrive toute seule…

Exactement (Rires) !


Vous gardez une fraicheur incroyable d’ailleurs, comme des gosses qui s’amusent avec une énergie folle, vous avez un secret, une source de jouvence que vous puisez dans vos combats pour améliorer le savoir-vivre entre les gens ?

Nous aimons juste faire ce que nous faisons. Nous aimons jouer de la musique et nous réalisons que nous sommes les six mecs les plus chanceux au monde. Nous ne sommes que des idiots normaux qui ont la chance de vivre en s’amusant à faire ce qu’ils aiment faire : il faut toujours garder cela en perspective !


Un titre comme ‘Kicked To The Curb’ est teinté de rock’n’roll et est particulièrement entraînant, écrire des titres plus rock comme ça fait aussi partie de votre ADN ? À ce titre, cette démarche me rappelle celle des Danois de Volbeat qui ont élargi leur base heavy metal vers la country et le rockabilly, vous les connaissez je suppose, vous vous reconnaissez un peu en eux ?

Définitivement ! Cette chanson est probablement ma préférée de l’album mais ma peur est que le public ne prenne pas au sérieux ce titre rock mid-tempo.
Et c’est dingue de voir un groupe comme Volbeat remplir des stades et jouer ces titres aux sonorités Metallica et Johnny Cash… C’est cool de voir des groupes faire de telles choses…


Mais c’est ce que vous faites aussi d’où ma comparaison…

Absolument ! Quand nous écrivons des chansons, nous essayons de combiner nos différentes influences comme le punk, la musique irlandaise, le rock… aujourd’hui, nous poussons ce mélange encore plus loin.


Questions traditionnelles avant de terminer l’interview, quel est ton meilleur souvenir d’artiste ?


Mon meilleur souvenir ? J’ai dû jouer de la guitare avec Bruce Springsteen et le E Street Band : j’ai joué 'Glory Days' et quelques autres titres sur scène avec Springsteen et le E Street Band. Ce fut assez énorme ! J’ai grandi avec des parents qui n’écoutaient pas de musique excepté Bruce Springsteen, donc…


Tu dois être plutôt fier d’avoir pu le faire pour toi mais également le partager avec tes parents…

C’est clair !


Au contraire, quel serait le pire ?

Mon pire souvenir ? Nous avons vécu quelques moments peu agréables mais j’ai en tête un concert en Italie et un groupe de néo-fascistes a fait irruption dans la salle et s’en est pris aux spectateurs présents. Voir cela alors que nous jouions nos titres était affreux mais heureusement, ce genre de choses n’est arrivé qu’une fois.





On a commencé cette interview par la question qu’on t’a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ?

Toute question relative à la musique… Des questions relatives à la musique… parce que je t’avouerais que jamais personne ne m’a demandé : "Sur ce titre, au bout d’une minute et demi, il y a un truc étrange sur ces parties de guitare : qu’as-tu fait ?"


Je ressens une pointe de frustration ?

Non, aucune frustration du tout mais j’aime les questions techniques sur la musique du moment qu’on ne me parle pas de hockey (Rires)…


Mais penses-tu jouer dans le groupe adéquat pour répondre à de telles questions ?

Non, bien sûr que non…


Il faudrait rejoindre un groupe comme Animals as Leaders ou Steve Vai…

… Bien sûr ! Ou encore de la musique shoegaze…


Merci

Un grand merci !


Et merci à Noise pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://www.kickmurphys.com/
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