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IHSAHN (22 NOVEMBRE 2016)

INTERVIEW - METAL PROGRESSIF - STRUCK - 17.02.2017
A quelques minutes de monter sur scène, Ihsahn nous a livré sa seule interview parisienne durant laquelle nous avons fait un large tour d'horizon de son actualité passée, présente et future (avec quelques exclusivités)...
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Et c'est un Vegard Sverre Tveitan alias Ihsahn très détendu et humble qui nous a ouvert les portes de sa loge pour répondre à toutes nos questions avec une sincérité et simplicité non feintes...


Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?

Ihsahn : Y-aura-t-il un autre album d’Emperor ? (Rires)


Je ne suis pas du tout nostalgique


À ce propos, outre Emperor, les questions qui doivent souvent revenir je suppose concerne tes positions satanistes… n’en as-tu pas assez d’être résumé à ces deux points ?

Je ne pourrais pas te répondre que ça ne m’embête pas du tout. Je viens d’une scène que je ne peux renier et je peux comprendre cela. De façon générale,
tu ne peux pas ne pas tenir compte que les gens s’intéressent à ta musique et ce que tu fais.
Dans mon cas personnel, je ne suis pas du tout nostalgique, j’ai mon studio de guitare en Norvège et j’ai envoyé mes maquettes démo et mes interlocuteurs l’ont considéré comme quelque chose de "spécial" et cela m’a permis de faire quelque chose que je souhaitais réellement faire.
En tant que fan de musique, je peux comprendre que certaines personnes ont cette relation particulière avec nos albums de l’époque comme des reliques, des artéfacts mais c’est différent… malgré tout, je remercie les personnes qui ont ce type de relation.
En revanche en tant que personne, je ne peux pas me permettre de rester collé à cette façon de vivre, j’ai une relation avec ma musique qui m’est personnelle : je vis dans une petite ville avec ma famille et tout le côté mythologique de ce qu’on sait de moi ne m’intéresse pas du tout (Sourire)…





Tout le côté mythologique de ce qu’on sait de moi ne m’intéresse pas du tout



"Das Seelenbrechen" était sombre et expérimental presque ambiant et difficile à appréhender. A l’inverse, le nouvel album "Arktis", même si il est toujours inspiré par l’ambiant, est plus accessible. Comment réussis-tu à rendre ton art accessible tout en restant à l’avant-garde et progressif ?

Oh merci mais je pense que depuis que je suis un artiste solo, je travaille en studio en Norvège et de nos jours, la technologie te permet de tout faire : il te faut avoir des limites ou du moins des structures pour refréner cette créativité technologique.
J’ai grandi dans une époque où nous pensions en termes d’albums (Rires) et un album devait avoir une certaine atmosphère et les chansons s’intégraient dans cette atmosphère et c’est le type d’albums que j’espérais faire.
C’est la raison pour laquelle "Das Seelenbrechen" et "Arktis" sont si différents : j’ai la chance de conceptualiser mes albums depuis la trilogie débutée avec "The Adversary", j’ai compilé mes efforts solo et entre temps, j’ai découvert la huit cordes, le saxophone…
Mais je ne voulais pas entrer dans une formule, c’est pourquoi j’ai décidé d’arrêter de faire les choses que j’avais l’habitude de faire après 'Eremita' et je me suis lancé le défi de faire quelque chose de nouveau basé sur une idée et sans chercher à l’exprimer, l’exprimer spontanément : un peu comme nous le faisions aux premières heures du black metal. A l’époque, nous ne faisions que jouer mais avec l’âge, tu acquiers de l’expérience, des bases technologiques… laissant de moins en moins place à l’improvisation : je me suis donc lancé le défi de savoir si je pouvais créer spontanément…


Je ne voulais pas entrer dans une formule, c’est pourquoi j’ai décidé d’arrêter de faire les choses que j’avais l’habitude de faire [...] Je me suis donc lancé le défi de savoir si je pouvais créer spontanément…



On peut faire le parallèle entre ta carrière et celle de King Crimson et Robert Fripp…

Oh (Rires) !





Nous faisons cette comparaison dans le sens où comme eux, nous n’avons jamais su à quoi nous attendre pour l’album à suivre…

Ce sont deux énormes compliments que tu me fais là. En tant que musicien, ma philosophie est assez simple : "Das Seelenbrechen" était plus orienté improvisation et d’un point de vue commercial, cette démarche était dangereuse, avec "Arktis", le défi était de faire un album direct avec des chansons pop rock avec des refrains, des ponts… des choses très simples en apparence qui ne sont pas les plus simples à réaliser finalement…


Et justement quel est le plus simple à faire un album concept comme "Das Seelenbrechen" ou "Arktis" ?

Aucun des deux n’est facile à faire : ils sont aussi compliqués à faire l’un que l’autre.
"Das Seelenbrechen" est un album ouvert, expérimental basé sur l’improvisation… il est ce qu’il est, et il est impossible de le comparer. Il n’y a pas de sorte de consensus à avoir : il faut faire avec et peu importe ce que les gens en pensent.
En revanche, si tu te confines à cette formule pop rock, ce type de musique que tout le monde connaît, tout le monde connaît cette référence et tu es beaucoup plus transparent dans le fait de montrer si tu as réussi ou non à faire un album dans cette structure.
Dans ces conditions, la philosophie que j’applique depuis très longtemps est simple : j’ai besoin de ressentir l’excitation, être sur le fil des choses et être excité de le faire - et si je ne le suis pas, comment les gens pourront l’être ? Si je suis excité par ce que je fais, même si je le fais d’une façon totalement différente, cela sonnera comme moi. Parce que si c’est une démarche personnelle, si je m’investis personnellement, cela sonnera comme moi et les gens le ressentiront.


Quoi que je fasse -de la musique pop ou autre- c’est très naturel pour moi de m’exprimer de la sorte : c’est pourquoi des éléments black metal seront probablement toujours présents dans mes chansons.


Musicalement, nous pouvons également faire le lien avec les deux Shining : celui jazz qui est devenu metal et l’autre black metal qui ne cesse d’expérimenter. En fait, il semblerait que tu sois aux frontières de ces deux groupes comme si tu étais le  parfait mélange fou ?

Je n’ai jamais entendu une telle définition et comparaison auparavant mais pourquoi pas (Sourire). Mais c’est vrai que je suis influencé par tous types de musique et notamment le jazz, et je pense que mon type de chant contribue aux parallèles que tu viens de faire.
Avant même de commencer à jouer de la guitare, j’ai hurlé et c’est une sorte de seconde nature pour moi : c’est la façon la plus naturelle pour moi de s’exprimer. Quoi que je fasse -de la musique pop ou autre- c’est très naturel pour moi de m’exprimer de la sorte : c’est pourquoi des éléments black metal seront probablement toujours présents dans mes chansons.


Ce dernier album traite de l’explorateur norvégien Fridtjof Nansen, la pochette le représente d’ailleurs durant sa traversée du Gröenland en 1888. Pourquoi évoquer un tel pionnier également politicien et scientifique de génie ? Nansen était un avant-gardiste notamment dans son approche scientifique, peut-on dire que c’est le lien entre vous deux, à savoir que vous voulez tous les deux aller plus toujours plus loin ?

Bien sûr, cela a parfaitement collé quand j’ai entendu parler de lui pour la première fois parce que je suis fasciné par la Norvège et l’Arctique : je pense que cela explique aussi que mon album préféré d’Iron Maiden soit "Seventh Son of a Seventh Son", la pochette est également basée sur l’Arctique et je pense que c’est ce qui m’a attiré en premier lieu dans cet album, j’ai toujours adoré les photos de l’Arctique, les couleurs…
Je cherchais des photos pour représenter cette fascination et je suis tombé sur Fridfjof qui m’a tout de suite séduit : elle représente cette idée générale d’atteindre un point inaccessible et de ce point de vue, tu peux également faire un parallèle avec la philosophie black metal ou metal en général.





Mais te considères-tu comme lui comme un explorateur musical ?

Non. Non pas vraiment…


Je viens d’une scène où quand je hurlais mes boyaux de façon inhumaine, les gens n’y voyaient rien à dire et quand j’ai introduit du saxophone dans ma musique, les gens étaient interloqués



Pourtant, il y a encore des styles et des formats assez nouveaux dans cet album comme les rythmes dub/ electro par exemple ou les claviers qui donnent une couleur assez rétro avec l’utilisation du Moog…

Je ne pense pas que ce soit si étrange, la chose étrange est la façon dont les gens perçoivent ce que je fais : je viens d’une scène où quand je hurlais mes boyaux de façon inhumaine, les gens n’y voyaient rien à dire et quand j’ai introduit du saxophone dans ma musique, les gens étaient interloqués (Rires) ! C’est assez paradoxal : les gens deviennent fous quand j’utilise des instruments traditionnels et trouvent normal que je crache mes tripes… et c’est exactement la même chose quand j’ai remplacé la basse par le Moog.
Mes bases sont ce type de chant, la distorsion de guitare… Mais dans le dernier album d’Emperor, j’ai eu pour la première fois ma guitare sept cordes, cela m’a permis de me casser certains codes en ayant des tonalités différentes et ce fut la même chose en passant à la guitare huit cordes…
Sur "Eremita", j’ai écrit la totalité de l’album sur un piano et mon batteur a enregistré tout l’album en n’écoutant que rapidement les titres écrits sur une base piano : il a pu apporté toute son énergie dans la batterie comme si c’était un album piano/ batterie… Bref, je change de méthode à chaque fois.


Je change de méthode à chaque fois



N’est-ce pas cela l’expérimentation ?

Bien sûr que c’est de l’expérimentation mais il n’y a rien de particulier à cela : je ne fais que m’intéresser et de me lancer des défis… A l’inverse d’un groupe où tu dois te soucier si chaque musicien peut jouer tes parties, ne pas pouvoir mettre du saxophone parce qu’il n’y a pas de saxophoniste… tu n’as pas de limite !
En revanche, il faut s’adapter pour les concerts : je prends la liberté de jouer les titres de façon différente des versions studio. L’enregistrement est une longue version d’une chanson et ces chansons changent lorsque nous les jouons sur scène.
Aujourd’hui, l’album est devenu plus accessible en musique et ce sont les concerts qui sont des choses spéciales : ce ne sont plus une façon de promouvoir un album, c’est désormais l’inverse. La liberté est de jouer la même chanson sans les mêmes arrangements et ainsi défier mon public dans le sens où il vient de la scène metal et il s’attend à voir un concert avec tous les membres originaux jouant exactement ce qu’il a entendu sur l’album… c’est statique et d’une certaine façon, ennuyeux… Aujourd’hui, les choses changent et je tire profit de tout cela en m’octroyant certaines libertés comme jouer des medleys d’Emperor en inter-changeant les tonalités des chansons, en les réarrangeant… je les ai foirés d’un point de vue "true black metal" (Sourire) mais je considère que c’est ma prérogative en tant qu’artiste de faire cela avec mes chansons et je pense qu’en dehors des genres, cela marche !





Tu as évoqué ta liberté, ton excitation qui doit te guider pour écrire un album, sais-tu déjà où elle va te mener pour le prochain album ?

Oh oui, j’enregistre déjà un nouvel album… mais c’est vraiment difficile de répondre à ce stade, en effet, j’ai une idée très précise de comment l’album doit sonner : il sonnera de façon très différente…


Très différente de "Arktis" ?

Je dirais oui et non (Rires) mais si j’essaie d’expliquer cette idée aujourd’hui, à la fin, il est possible que cela sonne de façon totalement différente… En fait, je tiens un livre dans lequel je plante mes idées, j’écris des vignettes expliquant quel type d’album j’aimerais faire, avec des indices… Donc avant de me lancer à écrire de la musique, j’écris ce type de notes. Même si je ne me considère pas comme tel, on peut comparer cette démarche à celles des auteurs qui postent ce type de notes qui leur permettent d’écrire leur histoire.
Parfois, c’est une idée complète, un instrument que je souhaite explorer plus particulièrement… ou plus simplement des thèmes comme ce fut le cas pour "After" par exemple et cela permet de créer une certaine atmosphère.
Pour le prochain album, j’ai une idée vraiment très précise de comment il doit sonner…


[Le prochain album ] sera une sorte de retour en arrière vers le black metal mais d’une façon nouvelle…



Tu as parlé d’indice, peux-tu nous donner une exclusivité pour Music Waves de comment ce prochain album va sonner ?

Hum, je dirais qu’il sera une sorte de retour en arrière vers le black metal mais d’une façon nouvelle…





Ce qui est surprenant de ta part…

(Rires)


Quels que soient les styles, que tous tes disques soient différents les uns des autres, le résultat sonne toujours Ihsahn… Es-tu fier d’avoir créé ta propre signature ?

Non, je ne dirais pas fier…


Mais tu es conscient de cela ?

J’ai appris à avoir confiance au processus et si je joue ma musique avec le cœur, au final, elle sonnera toujours comme moi.


Cette voix ou ce jeu de guitare comme le riff envoûtant de 'Until I Too Disolve', selon toi, quel est l’ADN de cette signature ?

Oh merci (Sourire) ! Ma signature est d’avoir deux guitares.
En fait, dans le cas présent, c’est mon collègue qui m’a apporté un riff et je l’ai trouvé super et ai fait un double…
C’est un défi pour moi, j’ai toujours admiré les guitaristes qui ont créé des riffs comme 'Smoke on the Water' : tu peux le jouer avec une guitare, cela sonnera super bien et cela ne nécessite pas une deuxième guitare. Plein de mes riffs sonneront à moitié s'il n’y a pas de deuxième guitare. C’est la même chose avec les soli…


Tu as travaillé avec Trivium en écrivant l’introduction de leur dernier album, ‘Silent in the Snow' et en une minute et demi, tu as réussi à créer une vraie âme profonde : es-tu conscient de cela ?

Merci (Sourire) ! C’est assez amusant en fait parce que j’ai peu d’opportunité pour écrire pour ce type de format -mon défi est plutôt de faire une orchestration totale- mais quand Matt (NdStruck : Matt Heafy de Trivium) m’a demandé de faire l’intro mais à la condition qu’elle ne devait faire qu’une minute. J’ai donc dû atteindre cet objectif sans trop mettre de travail…


Tu es assez solitaire dans ton processus de composition en revanche, tu as donné le mixage et le mastering de ce dernier album à Jens Bogren. Est-ce simple de donner tes "bébés" à un tiers ?

Sans aucun problème. J’ai une totale confiance en lui. En fait, j’ai mixé moi-même mes deux premiers albums solo et avec le recul, ils manquent d’objectivité : j’écrivais, enregistrais, produisais et mixais tout par toi-même et c’est mon épouse qui m’a conseillé d’essayer autre chose parce qu’elle sait ce que j’aime (Sourire).
Par la suite, j’ai donc travaillé avec Jens Bogren, je me rendais à son studio afin de toujours garder une sorte contrôle d’une certaine façon mais il n’a pas besoin, il travaille super bien…


Tu es une légende dans la scène metal extrême en créant Emperor, quelle est ton opinion sur cette scène aujourd’hui ?

Je trouve qu’elle est très divisée. D’un bon et d’un mauvais côté, les maisons de disques n’ont plus le pouvoir de dire ce qu’il faut écouter : il est donc plus compliqué de sortir du lot et il y a plein de très bons groupes de metal noyés dans la masse qui ne perceront pas parce qu’aujourd’hui, tout le monde est à égalité avec Internet.





Et comment te places-tu dans cette scène ?

Au nord de la Norvège (Rires) !


Aujourd’hui, tu es si populaire que tu connais tout le monde dans la scène metal : tu as travaillé avec Devin Townsend, Mikael Akerfeldt : y’a-t-il une collaboration que tu souhaiterais faire dans le futur ?

Je ne fais jamais de plan sauf pour Jørgen Munkeby (NdStruck : saxophoniste fondateur de Shining et présent sur la plupart des albums solo de Ihsahn) : j’ai prévu d’avoir du saxophone et c’est désormais naturel de lui demander. Mais concernant les autres invités, c’est quelque chose qui arrive beaucoup plus tard dans le processus. Jeff Lomis, Devin Townsend, Matt Heafy, Mikael Åkerfeldt…


Je ne sais pas le prochain pourrait être James Hetfield...

(Rires) Je ne le connais pas. En revanche, j’ai la chance de connaître des gens comme eux qui sont des musiciens fantastiques et qui ont leur propre signature. C’est un privilège de pouvoir avoir quelqu’un d’autre avec sa propre signature comme Einar de Leprous (NdStruck : Einar Solberg) sur mes albums.


Mais ils peuvent dire exactement la même chose sachant qu’outre ta participation au dernier Trivium, tu as également participé au dernier Leprous…

(Rires) D’une certaine façon, nous avons chacun notre propre signature sonore et je pense qu’au final, le mélange apporte un bonus : une voix différente, un son différent, une partie de guitare… Personnellement, cela m’aide également à créer une sorte de distance avec ma musique : entendre une autre voix chantée sur ma musique me permet de prendre de la distance et c’est plus facile pour moi de me placer en tant qu’auditeur objectif qui apprécie simplement la musique plus que le musicien qui souhaite uniquement améliorer sa musique. Avoir quelqu’un d’autre que mon épouse et moi impliqué est très important…


C’est la deuxième fois que tu cites ton épouse, quelle est sa place dans ta musique ?

Oh, elle est vraiment centrale ! Elle est la seule qui me dit toujours exactement ce qu’elle pense sans filtre…





Elle sait mieux que toi ce qui est bon pour toi ?

Parfois oui parce qu’elle a cette objectivité que je n’ai plus et elle me glisse en chuchotant tel ou tel changement…


On aurait dû faire cette interview avec elle finalement…

(Rires) Tu as probablement raison !
 

Questions traditionnelles du site avant de terminer cette interview, quel est ton meilleur souvenir d’artiste ?

Oh…


Ce concert ici à Paris ?

On en parlait justement hier avec Mikael qui jouait également ici hier, c’est très important de venir jouer ici à Paris après les évènements tragiques qui ont eu lieu ici l’an dernier.
Je me souviens avoir joué le lendemain dans un club à Londres à ce public qui avait été touché par cette violence : nous ne faisons que jouer de la musique, de la musique metal pour les fans. Cela peut paraître trivial mais c’est super important de pouvoir faire ces choses ensemble : pouvoir jouer ta musique, que les gens puissent l’apprécier dans un même endroit… Partout dans le monde où je joue, nous avons tous grandi en écoutant Iron Maiden qui fait partie de notre culture (Rires) et c’est fantastique !


Au contraire, quel serait le pire ?

J’ai en tête une tournée américaine (Rires) !





Nous avons commencé cette interview par la question qu’on t'a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ?

Oh, c’est très dur… je ne peux pas y répondre (Sourire) !


Ce sera pour la prochaine fois... merci

Merci à toi !


Merci à Noise, Nuno777 et Newf pour leurs contributions...



Plus d'informations sur http://www.ihsahn.com
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