MW / Accueil / Articles / DIZZY MIZZ LIZZY (24 NOVEMBRE 2016)

DIZZY MIZZ LIZZY (24 NOVEMBRE 2016)

INTERVIEW - ROCK ALTERNATIF - ADRIANSTORK - 22.12.2016
Music Waves a rencontré le groupe danois Dizzy Mizz Lizzy, pour la sortie de son troisième album 'Forward In Reverse', enregistré 20 ans après le précédent.
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    
C'est dans les locaux de Sony France que nous avons rencontré les revenants danois aussi ravis qu'ils étaient surpris d'être ainsi l'objet de l'intérêt de la France...


Quelle est la question que l'on vous a trop souvent posée?


Tim Christensen : Généralement, on nous demande comment nous avons commencé ou comment nous avons trouvé ce nom aussi bizarre.





​Je pense qu'aujourd'hui, tout le monde vous demande pourquoi vous avez décidé d'enregistrer un nouvel album 20 ans après le précédent. Mais nous préférerions vous demander ce que vous avez fait pendant tout ce temps-là, ce que vous avez appris, ce que la rupture vous a apporté, et comment cela a cimenté votre retour?

Tim : Après le second album, nous avons fait une longue tournée au Japon. Nous commencions à être fatigués, à exploser. Nous étions jeunes et nous voulions en profiter, avoir plus de temps pour digérer. Mais nous sommes de retour!


​Pourtant, vous êtes revenus ensemble sur scène en 2009, mais pourquoi ne pas avoir enregistré tout de suite?

Tim : Bonne question. En 2010, nous avions décidé de nous concentrer sur la scène pour fêter notre retour auprès de nos fans. Privilégier le Danemark et le Japon. Mais sans l'éventualité d'un nouvel album. Pourtant quelques années plus tard, en 2013, nous avions compris qu'il fallait changer nos habitudes, trouver de nouvelles orientations pour des concerts, et bien évidemment, créer de nouvelles chansons apparaissait plus que comme une simple éventualité. Nous avons décidé de nous enfermer en studio, sans rien en dire à nos fans. Un an après nous avons décidé d'annoncer que nous avions enregistré de nouvelles chansons, qui pourraient passer à la radio et être inclues dans les set-lists de nos concerts.





Selon la légende, vous auriez décidé d'arrêter sur un banc du château de Rosenborg. Est-ce que vous êtes retournés sur les lieux lorsque vous avez décidé de prendre un nouveau départ ou depuis vous évitez cet endroit?

Tim : Oh non, j'y suis retourné m'y promener avec ma copine trois mois plus tard! (rires) En 2008, j'y suis allé voir Leonard Cohen.


​Les sessions d'enregistrement se sont étalées sur une année. Étiez-vous trop productifs ou au contraire avez-vous rencontré des problèmes?

Søren Friis : Nous avions beaucoup de choix qui s'offraient à nous.

Tim : Je ne me souviens pas d'avoir eu beaucoup de problèmes, le processus était long pour retrouver le son de nos origines et lui redonner un peu de vitalité.  Nous avons fait une tournée en 2015. A la fin du tour, l'album était prêt et il est sorti au printemps 2016 au Danemark et au Japon. Cette année, nous sommes alors repartis pour promouvoir cet album et il y a moins d'un mois, on nous a dit que la France était intéressée pour nous interviewer (rires).


​Pourquoi avoir gardé le secret? Étiez-vous effrayés de ne plus être les mêmes?

Tim : Parfaitement! Nous avions peur de nous rater et d'avoir perdu de notre fraîcheur. La réputation du groupe au Danemark était très importante, donc il y avait des risques en arrivant vingt ans plus tard de proposer quelque chose de trop différent qui ne plaise à personne.


​Avez-vous eu des retours?

Tim : Fin 2014, nous avions composé quatre ou cinq chansons et nous avons décidé d'enregistrer notre préférée en single 'I Would Do It If I Could But I Can't' sans parler d'album. Nous ne voulions pas influencer l'audience en lui infligeant ce qui pour nous fonctionnait. Mais devant les retours favorables, nous étions heureux et nous avons enchaîné avec une seconde chanson 'Make To Belive' en avril 2015. Comme la réaction des fans était fantastique, nous avons décidé de tout révéler.


L'album démarre en fanfare avec un son hard et quelques sonorités orientales. Est-ce important de débuter sur des chapeaux de roue?

Tim : Le plus important pour nous est de croire en la musique que nous voulons créer. Nous n'avons jamais essayé de répondre à une demande. Nous voulions donner une impression de live sur cet album, même si ça sonne comme cliché. Si cela nous plaisait d'abord, cela pouvait sûrement plaire au public.


L'album est un bon équilibre entre calme (la ballade 'Something So Familiar') et tempête (le solo de guitare sur 'Love at Second Sight', l'énergique 'I Would if I Could')  ce qui rend le voyage plus agréable. Était-ce voulu?

Tim : Je ne sais pas. Nous aimons tous ces genres de musique, mais nous ne pouvions pas nous arrêter sur un seul. Nous avons utilisé les ingrédients de nos différentes influences. Ce qui était important pour nous c'est de jouer ce que nous aimions et sur ce quoi nous pouvions nous accorder!





Certaines chansons sont même proches du grunge ou du punk comme 'Terrified In Paradise' ou 'Brainless', comment avez-vous réussi à garder un son proche de celui d'origine?


Tim : Notre façon de jouer est intacte même après plusieurs années. Certaines de ces chansons sont nées en jammant sans but préconçu. En réécoutant ce que nous avions enregistré, nous nous sommes dit que ce que nous avions joué pouvait fonctionner. Bien sûr, nous nous sommes ensuite demandé comment améliorer ces chansons.


'Frey' ou encore 'Mindgasm' ou 'Say It To Me Anyway' sont très atmosphériques. Est-ce une nouvelle direction?

Tim : Peut-être pour le prochain album (rires).


Vous pensez déjà au suivant?

Tim : Bien-sûr (rires)... En 2036 peut-être! (rires). Nous voulions retrouver notre fraîcheur, donc cette fois-ci, nous ne laisserons pas vingt ans passer avant de faire le suivant.


​Vous semblez être un peu plus en colère. Êtes-vous un groupe en colère?

Tim : Bien entendu. Comme nous sommes un groupe, nous sommes capables de nous interroger sur notre monde et nos chansons sont forcément imprégnées de nos réflexions. Bien entendu, c'est très intéressant de canaliser l'énergie de la critique dans une chanson.


​Est-ce que cet album pourrait être un concept album sur les méfaits d'Internet, comme annoncé justement sur ce média?

Tim : Certaines chansons comme 'Forward Reverse' 'Brainless' ou 'Terrified In Paradise' sont très connectées par leurs thèmes. Elles peuvent fonctionner dans n'importe quel domaine. Je ne veux pas parler de politique mais elles pourraient par exemple illustrer les élections américaines ou ce qui s'est passé en Grande Bretagne...


​On ne peut pas dire que vous ne soyez qu'un groupe grunge. On vous a défini ainsi, mais est-ce que vous pensez que ce terme limite vos capacités?

Tim : En fait, je ne sais pas trop ce que ça veut dire, grunge. Nous nous sommes inspirés de groupes des années 80/90. Mais je ne vois pas de groupe grunge moderne parce qu'il n'y a pas de définition précise.

Martin Nielsen : Il n'y a pas vraiment une unité de son dans le grunge, c'est surtout une approche similaire par différents groupes.


​Cet album a été numéro 1 au Danemark, qu'est-ce que ça vous fait de défier le show-bizz chez vous?

Tim : En 2010, nous avions déjà eu un bon signal, en voyant que notre retour faisait plaisir à nos fans.


​Mais au contraire si l'accueil n'avait pas été favorable, auriez-vous fait cet album?

Tim : J'aime jouer de la musique, je ne me serais pas arrêté, mais sans audience, cela n'aurait pas été logique de continuer avec Dizzy Mizz Lizzy. Il faut à tout prix que notre travail soit partagé.


​Votre nouvel album a aussi été populaire au Japon (16ème). Que représente le Japon pour vous? Essayez-vous de japoniser votre style? Qu'est-ce qui séduit les japonais dans votre musique?

Tim : Bonne question! Le premier album a été envoyé au Japon et un journaliste musical influent l'a entendu et a appelé EMI en leur conseillant de sortir l'album. Je ne sais pas vraiment pourquoi ils ont particulièrement réagi à notre musique, nous n'avons rien fait pour. Nous avons eu des tubes au Japon. Je pense qu'ils aiment le côté technique et mélodique de nos chansons.





Quelles sont vos attentes pour cet album?

Tim : En France? C'est plutôt un nouveau marché pour nous. Nous n'avons jamais joué en France, mais nous n'avons aucune idée. Let's see what is happening !


​Quel est votre meilleur souvenir en tant qu'artiste?

Dizzy Mizz Lizzy (unanimes) : La première fois que nous avons entendu notre chanson à la radio.


​Et a contrario, votre pire?

Søren : Juste avant le split, pendant une tournée, j'ai pensé qu'un jour ce que j'aimais faire ne plairait plus au public, et c'était assez triste.


​Ce n'est plus le cas maintenant. Avec rétrospection, on peut dire que vous avez été chanceux de vous retrouver à nouveau sur le devant de la scène!

Tim : L'alchimie fonctionne car nous avons crée une musique que nous aimons et que nous voulons partager.





​Nous avons commencé cette interview par la question que l'on vous a souvent posée. Maintenant, quelle est la question que vous souhaiteriez que je vous pose?

Tim : Je pense que tu as posé de bonnes questions en fait, dont beaucoup auxquelles nous n'avions encore jamais répondu.


​Merci à vous trois!

Dizzy Mizz Lizzy : Merci!


Plus d'informations sur http://www.dizzymizzlizzy.com/
EN RELATION AVEC DIZZY MIZZ LIZZY
DERNIERE ACTUALITE
DIZZY MIZZ LIZZY EST DE RETOUR... SUR MUSIC WAVES!
INTERVIEW

Lire l'actualité
Voir toutes les actualités concernant DIZZY MIZZ LIZZY
 
DERNIER ARTICLE
Music Waves a rencontré le groupe danois Dizzy Mizz Lizzy, pour la sortie de son troisième album 'Forward In Reverse', enregistré 20 ans après le précédent.

Lire l'article
Voir tous les articles concernant DIZZY MIZZ LIZZY
 
DERNIERE CHRONIQUE
4
Forward In Reverse (2016)
Vingt ans après, Dizzy Mizz Lizzy n'a rien perdu de son talent à composer des chansons entre calme et orage.

Lire la chronique
Voir toutes les chroniques concernant DIZZY MIZZ LIZZY

F.A.Q. / Vous avez trouvé un bug / Conditions d'utilisation
Music Waves (Media) - Media sur le Rock (progressif, alternatif,...), Hard Rock (AOR, mélodique,...) & le Metal (heavy, progressif, mélodique, extrême,...)
Chroniques, actualités, interviews, conseils, promotion, calendrier des sorties
Quelques uns de nos partenaires :
Roadrunner, Metal Mind, Mascot, Spv, Afm Records, Sony Bmg, Peaceville, Warner, Unicorn, Prophecy, F2, Frontiers, Karisma, Insideout, Nightmare, Kscope, Ear Music, Klonosphere, Progressive Promotion, Gentle Art Of Music

© Music Waves | 2003 - 2017