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AARON KEYLOCK (13 DECEMBRE 2016)

INTERVIEW - BLUES - STRUCK - 06.01.2017
Quelques jours avant la sortie de son premier album "Cut Against The Grain", Music Waves a rencontré le nouvel espoir de la scène blues contemporaine : Aaron Keylock... le nouveau Joe Bonamassa ?
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Derrière le jeune homme timide se cache un artiste mature et déterminé qui sait exactement ce qu'il veut... comme en témoigne cette interview intéressante !


Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?


Aaron Keylock : Hum… Probablement comment j’ai découvert la musique blues si jeune… Et c’est amusant de me la poser car on doit me la poser à chaque fois depuis au moins dix ans (Sourire) !


J’ai toujours été un enfant bizarre différent des autres


Je ne te la poserai donc pas. En revanche, je me demandais quelle était la réaction de tes camarades de classe sachant que tu écoutais du blues justement ?

Je n’en ai jamais vraiment parlé. Ils savaient que je jouais de la musique mais ils ne savaient pas quel type de musique c’était.
J’ai toujours fait ce que je voulais faire : à l’école, j’ai toujours été un enfant bizarre, différent des autres.





Cette différence n’était-elle pas parfois lourde à porter car quand on est différent, on est souvent seul ?

Ce n’était pas vraiment le cas. Avec les enfants de mon âge, nous avions en commun le fait d’aller à l’école qui nous réunissait. Et je ne parlais pas nécessairement de moi à mes amis : j’allais à l’école pour étudier.


Tu ne partageais donc pas ta passion avec tes amis…

Je le faisais mais uniquement avec ceux qui écoutaient le même style de musique que moi. Mais je n’ai jamais évoqué une chanson de Grateful Dead que j’adorais sachant pertinemment que personne ne connaîtrait le groupe dont je parlais.
J’avais des amis à l’école mais je ne les revois plus parce que nous n’avions pas grand-chose en commun. Je me suis fait mes propres amis dans le monde dans lequel je vis ou du moins, dans le monde avec des personnes auxquelles tu aimerais ressembler.
Mais je te rassure, cela n’a jamais été un problème même si il était clair que j’étais un enfant différent, qui pensait différemment des autres.


Tu n’en as donc pas souffert ?

Non parce que j’aime l’idée d’être différent, d’être bizarre. J’aime le fait de créer ma propre identité, ma propre voix… Je fais ce que j’ai toujours voulu faire et j’ai travaillé dur pour arriver à me construire.


Aujourd’hui, s'ils doivent être fiers de toi, quelle a été la réaction de tes parents en te voyant différent des autres enfants ?

C’est amusant parce que même si mon père est un énorme fan de musique, il ne m’a jamais encouragé à jouer tel ou tel style de musique. En revanche, la musique qu’il écoutait dans la maison, dans la voiture… était du rock’n’roll des années 1970 et c’est la musique qui me parle. Depuis, mon père m’a toujours soutenu : jusqu’à récemment encore, il m’accompagnait à tous mes concerts.


On peut donc dire que si tu es ici en promo à Paris, c’est grâce à ton père…

Bien sûr ! Il a été mon manager jusqu’à ce que nous trouvions un manager, de la même façon, il a été mon tour manager jusqu’au moment où mes tournées m’ont tenu éloigné de la maison plus de trois mois. Il ne pouvait pas gérer cela avec son travail à côté…





Avez-vous envisagé qu’il arrête de travailler pour être ton manager à temps complet ?

Je ne pense pas qu’il n’ait jamais voulu faire cela : c’est un travail super compliqué d’être mon manager à temps complet (Rires) !
Non aujourd’hui, il est content de pouvoir uniquement profiter des concerts, pouvoir uniquement discuter musique avec moi… en somme, la relation musicale que nous avons construit ces dix dernières années.


Ton actualité est la sortie de ton premier album "Cut Against The Grain" : ressens-tu une pression particulière quelques jours avant sa sortie ?

Pas vraiment (Rires)… Tu comprends mieux quand je te dis que je suis quelqu’un de compliqué à manager (Rires) ! J’ai fait l’album que je voulais faire : c’est la seule chose dont je me soucie.
Bien sûr, j’espère vendre le plus d’albums possible et toucher le plus de personnes possible mais cela dépend uniquement de l’album que tu as fait.
Plutôt que de faire un album qui ferait des millions de ventes et dont j’aurais honte de mettre mon nom sur la pochette, je préfère sortir un album qui se vendra à cinq unités mais dont je suis fier et le montrer à tout le monde : c’est exactement ce que j’ai fait ! J’ai fait l’album que je voulais faire et il vivra la vie qu’il vivra : je n’ai aucune pression de ce point de vue.
Et puis, de toute façon, tu ne fais pas de musique pour avoir du succès en général, c’est encore plus vrai avec ce type de musique (Rires) !


Nous avons bien compris que tu n’avais pas de pression mais alors comment te sens-tu à quelques jours de la sortie de ton premier album ?

Je ne sais pas…


Tu ne peux pas dire ça : tu dis être étrange mais pour le coup, cette situation l’est pour le moins…

C’est clair que c’est étrange : je n’ai jamais vécu une telle expérience auparavant, je sors mon premier album… Mais aujourd’hui, rien n’a changé car à l’heure où nous nous parlons, je n’ai toujours pas sorti d’album.
Je ne sais pas mais je pense que lorsqu’il sera sorti, je penserai tout autrement car les personnes qui seront en face de moi connaîtront ma musique et je devrai la promouvoir : c’est une expérience totalement nouvelle pour moi ! Je vois comment je vais gérer cela mais je dois avant tout rester fidèle à faire ce que je souhaite faire et je continuerai à le faire tant que je prendrai du plaisir.





Pour cette journée promo, as-tu eu des conseils, t’es-tu entraîné avec des réponses types à donner en fonction de certaines questions ?

Non, je suis quelqu’un d’honnête comme ma musique. La musique c’est cela : c’est être une personne honnête parce que si tu essaies d’être quelqu’un d’autre, de jouer un rôle… lorsque tu monteras sur scène, le public verra clairement à travers ton jeu. Donc je n’ai aucun intérêt à me présenter face à toi en jouant les rock stars, j’aurais l’air d’un idiot finalement (Sourire) !


Ce premier album sort chez Mascot Records, la maison de Joe Bonamassa, Beth Hart… entre autres. Comment expliques-tu une telle signature ?

Je ne sais pas et je ne comprends pas pourquoi ils sont intéressés par ma musique… Je sais que ça va paraître stupide mais nous avons des visions totalement différentes : je suis uniquement intéressé par le fait de jouer de la musique et être satisfait de cette musique alors qu’eux, leur intérêt est de faire du business avec cette musique. Je ne peux pas répondre pour leur part comme je ne pense pas qu’ils puissent répondre pour la mienne : je ne peux donc pas vraiment dire ce qui leur a plu dans ma musique. En revanche, en tant que label, je peux dire qu’ils soutiennent énormément leurs artistes : par exemple, il y a eu un mec du label présent dès le premier jour en studio et ce jusqu’à ce que l’album soit terminé ! Comme dans ma vie, ils me laissent faire ce que je veux faire et ils travaillent autour de cela…
C’est un label certes mais composé de fans de musique. Ils font du business avec notre musique mais ils se soucient de la musique et de l’artiste et pour ces raisons, ils ne forceront jamais un artiste à faire ce qu’il ne souhaite pas faire. En bref, si ils signent quelqu’un, c’est qu’ils croient en lui et respecteront ce qu’il est.
Avant de signer avec eux, j’avais entendu de tels échos positifs que ce soit de Joe Bonamassa, Beth Hart, Warren Haynes… plus récemment, JD Simo avec qui j’ai pu en discuter… c’est pourquoi je suis extrêmement content d’avoir pu signer avec une telle compagnie plutôt qu’une major comme Universal par exemple.


Ça peut sembler arrogant de me comparer à lui mais [...] l’exemple de Joe Bonamassa qui était également ce gamin étrange qui a cru en ses moyens et a travaillé dur pour y arriver colle assez bien à mon parcours


Comme on l’a dit, cet album sort chez Mascot Records qui compte parmi ses artistes signés Joe Bonamassa, Beth Hart Black Stone Cherry, Joe Louis Walker, Walter Trout, Simo, Warren Haynes, Jonny Lang, Poppa Chubby, Robbert Cray, Eric Johnson, Kenny Wayne Shepperd…  duquel te sens-tu le plus proche
?

Musicalement ? C’est une question amusante… La musique que je joue et que j’aime est le rock’n’roll typique des années 1960/ 1970. Nous venons de terminer une tournée commune avec JD Simo et nous nous sommes extrêmement bien entendus que ce soit musicalement ou humainement : donc je citerais bien entendu ce lien que nous avons pu nouer.
Je sais que ça peut sembler arrogant de me comparer à lui, et même si j’ai pourtant horreur de le dire, mais le gamin de 12 ans qui voulait devenir bluesman suivait l’exemple de Joe Bonamassa qui était également ce gamin étrange qui a cru en ses moyens et a travaillé dur pour y arriver. Cela colle assez bien à mon parcours.
De la même façon, je sais que mon album a souvent été comparé à des groupes de rock sudiste comme les Allman Brothers par exemple… mais également Black Stone Cherry…


Tu ne peux pas t’empêcher d’être toi-même quand tu composes !


Il y a beaucoup d’influences diverses sur "Cut Against The Grain" allant de Johnny Winter aux Black Crowes (notamment sur des titres comme 'All the Right Moves' ou 'That’s Not Me') en passant par le blues d‘un Rory Gallagher ('Medicine Man'), la soul des Rolling Stones ('Falling Again', 'Try') et également les Allman Brothers ('No Matter What the Cost')… Valides-tu ces influences ?

Elles sont plutôt cool, je dirais donc oui (Rires) ! J’adore tous les groupes que tu as cités mais quand tu écris une chanson, il peut m’arriver de penser que j’aimerais qu’une chanson sonne plus comme tel ou tel artiste mais quand tu te mets à la retravailler, le résultat est totalement différent… Je veux dire par là que tu ne peux pas t’empêcher d’être toi-même quand tu composes !
Mais je suis d’accord avec toutes tes comparaisons dans le sens où c’est mon premier album et comme tu peux l’entendre dans tous les premiers albums, les influences ressurgissent plus fortement…


J’adore cet album parce qu’il comporte pleins d’erreurs… ce sont des traits de personnalité qui le rendent attachant



Malgré toutes ces influences, tu es arrivé à te les approprier et ainsi faire un album cohérent : quel est ton secret ?

Comme je l’ai dit précédemment, cela vient du fait que je suis honnête. J’adore cet album parce qu’il comporte pleins d’erreurs… ce sont des traits de personnalité qui le rendent attachant.





Mais ne crains-tu pas de ne plus en faire pour les prochains albums ?

Non parce que c’est ce que je souhaite continuer à faire dans les albums que je veux faire : je ne veux rien cacher ! Ma voix, mon jeu de guitare… sont des traits de caractère qui forgent ma propre personnalité musicale.


Cela signifie donc que tu n’as rien travaillé outre mesure pour enregistrer cet album ?

Non, nous avons enregistré des titres en seulement quelques prises, nous savions ce n’était pas bien mais cela fonctionnait bien et ça sonnait bien… Nous étions cool, les morceaux étaient déjà écrits et j’avais déjà une idée en tête de comment ils devaient sonner si bien que nous avons enregistré toutes les parties de guitare en deux jours…


C’était une démarche très spontanée et c’est que tu recherchais finalement…

Exactement !


Mais ne crains-tu pas de perdre cette spontanéité avec l’expérience que tu vas acquérir au fur et à mesure de ta carrière ?

Je sais que mes influences vont changer, mon écriture va changer… mais je sais que je voudrai toujours faire un vrai album organique, lui seul est honnête !


Ta précocité évoque inévitablement Kenny Wayne Shepperd. Ne crains-tu pas d’être catalogué le Kenny Wayne Shepperd des années 2010 ?

Non ! Pour être honnête si c’est quelque chose d’évident pour toi, je ne le connaissais pas plus que ça avant de le rencontrer dans une station radio à Los Angeles. C’est une personne vraiment sympathique mais je ne connais pas plus son travail que ça et je ne l’ai jamais vu jouer sur scène.





Si tu devais choisir un titre qui représente le plus ton univers musical, choisirais-tu ‘Against The Grain’, ‘All The Right Moves’ ou ‘Medicine Man’ ?

Je dirais que 'Medecine Man' est une chanson qui me résume assez bien aujourd’hui. Il y a beaucoup de styles empruntés sur cet album mais cette chanson est la plus proche du milieu d’où je viens.


Tu as déclaré que parmi tes morceaux préférés, il y avait ‘War Pigs’ de Black Sabbath et ‘Rock and Roll Damnation’ de AC/DC. Cela signifie-t-il que tes fans doivent s’attendre à une direction plus hard rock dans ton prochain album ?

Je change de goût tous les jours et ce sont des albums que j’ai beaucoup écoutés ces derniers temps (Sourire). J’aime beaucoup les premiers Black Sabbath et AC/DC mais j’aime aussi énormément Joe Cocker, Bob Dylan, Otis Redding… et plus particulièrement sur scène : j’aime l’énergie qu’un groupe dégage en concert. Par exemple, j’ai lu des articles écrivant que nos concerts étaient proches de ceux des premiers Black Sabbath…
De façon générale, c’est pourquoi je ne cite aucun groupe en particulier en disant que je suis influencé par le rock’n’roll des années 1960/ 1970, point commun de tous ces groupes.


L’album a été produit par Fabrizio Grossi. Qu’a-t-il apporté au rendu sonore de cet album ?


Il m’a soutenu dans ce que je voulais faire mais surtout, il a su comment le faire alors que je ne savais pas : il a su comment marquer de ma personnalité cet album, quels effets vocaux utiliser dans quels morceaux… Il a compris d’où je venais, il a compris comment je voulais sonner, il m’a compris : c’est son principal apport et c’est pourquoi il a travaillé sur cet album parce qu’il sait comment faire en sorte qu’une chanson sorte de la meilleure façon possible.


Depuis le début de cette interview, tu donnes l’impression de savoir exactement ce que tu veux. Comment as-tu vécu qu’on puisse juger ta musique et ainsi ta personnalité ?

Je crois énormément en lui : je respecte énormément ce qu’il a fait et je savais qu’il savait comment obtenir le son que je souhaitais avoir.
Et puis aussi le fait qu’il respecte le fait que ce soit mon album : il n’arrêtait pas de dire que c’était mon nom qui allait être écris dessus et qu’il était là pour m’aider à faire l’album que je voulais.
Cela ne l’empêchait d’être force de proposition : il me proposait ses idées en me demandant ce que j’en pensais, nous essayions et si j’aimais, on l’ajoutait dans l’album… Mais la plupart des choses étaient déjà écrites avant d’entrer en studio, nous n’avons pas ajouté grand-chose, au contraire la plupart des chansons étaient plus développées initialement, nous les avons coupées.


On l’a dit, tu sais ce que tu veux. C’est l’heure des vœux justement : que peut-on te souhaiter pour 2017 ? Sais-tu déjà ce que tu veux faire l’an prochain ?

Pas nécessairement l’an prochain… Je n’ai pas d’ambition me voyant passer un palier chaque année. Par exemple, ce qui se passe actuellement est totalement dingue : je ne me serais jamais imaginé être ici à Paris faire la promotion de mon album (Rires) ! Mais en tant que musicien, je dirais que je voudrais commencer à écrire un nouvel album avec de nouvelles idées, de nouveaux sons et de nouvelles influences…


Et as-tu déjà des idées ?

Pour cet album, j’ai développé 34 chansons qui étaient quasi-prêtes et nous en avons choisi 11. Je te vois venir en me disant que nous avons déjà le matériel nécessaire pour sortir deux prochains albums mais nous avons choisi les meilleures chansons du moment et c’était cool de les enregistrer. J’aime à penser qu’un album est une belle image de toi à un moment donné : nous changeons tous en tant que personne et puis j’écris sans cesse - de préférence le matin - et notamment des choses plus proches de moi aujourd’hui.





Questions traditionnelles de Music Waves avant de se quitter, quel est ton meilleur souvenir d’artiste ?

Wahou… J’en ai plein mais effectivement, enregistrer son album est évidemment quelque chose d’incroyable. Je pense aussi à notre propre tournée que nous avons faite autour du Royaume-Uni avec Blackberry Smoke. Mais également jouer dans de grands festivals au côté de Slash…
De façon générale, ce qui me vient à l’esprit n’est pas tant un souvenir mais la fierté de pouvoir faire la musique que j’ai toujours voulu faire.


Ne crains-tu pas d’être blasé après avoir vécu tant de grandes choses si jeune ?

Non parce que quand j’ai fait le Download, j’ai vu des icônes sur scène…
Plein de musiciens ne se rendent pas compte de ce qu’ils ont : ils ne pensent qu’à la prochaine étape ! Même s'ils ont fait un super album et sont au sommet du monde, ils pensent déjà au prochain album en cherchant à faire un album encore meilleur… C’est parfois sympa de se retourner et de voir ce qu’on a pu faire de bien : pour ma part, je suis content d’avoir réalisé certaines choses et puis dans une carrière, il y a toujours des choses à faire pour avancer ! Mais la plupart des gens ne raisonnent pas ainsi et c’est pourquoi j’ai choisi d’être artiste.


Tu as évoqué ton meilleur souvenir, au contraire, quel serait le pire ?

Mon pire souvenir ? Je n’ai pas de souvenir horrible en tête mais bien évidemment, j’ai connu de mauvais concerts où tout va de travers : l’ampli guitare qui se casse sur scène… mais cela t’aide à apprendre à contrôler les choses et ainsi t’améliorer. Ca me rappelle cette tournée en Angleterre et alors que nous étions à Londres sans endroit pour dormir, nous avons dormi dans un magasin et ce fut une nuit plutôt cool finalement.
Ce n’est pas vraiment un mauvais souvenir mais en tant qu’artiste, tu croises sans cesse des gens avec des idées, qui te disent comment tu devrais sonner…


On a commencé cette interview par la question qu’on t’a le plus souvent posée, au contraire, quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ?


Je ne sais pas… Cette question est vraiment étrange (Rires) !





Quoi de plus logique : des questions étranges pour un artiste bizarre…


(Rires) Je dirais que vous m’avez posé toutes les questions auxquelles j’aime répondre.


Alors avant de se quitter, des dates françaises à nous annoncer ?

Non, je n’ai joué qu’une seule fois en France - j’avais 13 ans - c’était un concert cool dans le sud de la France. Mais j’espère que l’année prochaine - maintenant que nous avons sorti un album - nous aurons cette opportunité que j’adorerais faire.


Merci

Merci


Merci à Newf pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://www.aaronkeylock.com/
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