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Drôpkick Murphys + Slapshöt + Skinny Lister - Lille L'Aéronef - 29 Janvier 2017

LIVE REPORT - ROCK - NOISE - 16.02.2017
En ce dimanche de janvier, Music Waves était à Lille pour une soirée sous le signe de la musique celtique avec une bonne dose de punk, tout cela grâce aux Drôpkick Murphys!
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En ce dimanche de fin janvier nous sommes à Lille au sein de l’Aéronef pour une soirée loin des sphères métalliques. En effet l’affiche donne rendez-vous aux amateurs de folk, de punk rock et de musique traditionnelle irlandaise. Les Drôpkick Murphys sont de sortie et c’est un événement pour les amateurs du genre, tel que la salle affiche complet depuis très longtemps et que nombreux sont ceux à chercher des places devant la salle. Il faut dire que l’Aéronef est un cadre intimiste pour cette légende du genre, la veille il blindait le Zénith de Paris. En 20 ans de carrière nos amis de Boston se sont forgé une impressionnante base de fans et chaque album depuis "The Warrior’s Code" remporte un succès considérable. Nous les retrouvons ce soir pour présenter le petit dernier, "11 Short Story Of Pain & Glory", tout fraîchement sorti.

En cette fin d’après-midi les portes s’ouvrent tôt, la sécurité ayant voulu éviter que trop de gens se pressant à l’entrée. La salle se remplit ainsi doucement et chacun attend le premier groupe de la soirée, Skinny Lister. Depuis 2009 ces Londoniens œuvrent dans un folk traditionnel teinté de pop et leurs trois albums dont le dernier, "The Devil, The Heart and The Fight", ont ravi les amateurs du genre dans un esprit certes moins punk que celui des Kick. Les Anglais vont nous proposer un concert très frais. La mandoline, le violon et la contrebasse sont à l’honneur à côté des instruments plus rock, et les chanteurs dont la pétillante Lorna Thomas vont mettre du cœur à l’ouvrage pour entraîner le public dans leur univers folk et ils vont y parvenir avec brio. 



12 titres sont au programme et chaque album est représenté par 4 titres, ce qui permet de proposer un bon regard sur la carrière du groupe. D’entrée avec ‘Wanted’ extrait du nouvel album nous sommes entraînés dans un univers festif et la salle répond positivement à cette joie de vivre en dansant en communion avec le groupe. Sur ‘George’s Glass’, Lorna se met en avant et sa voix à la fois forte et mélodique fait merveille, son énergie fait mouche.Le public la suit avec bonheur quand elle vient au contact des premiers rangs avec sa jarre de whisky. Tant de fraicheur dans ce folk fait un bien fou à l’âme et ce côté pop accrocheur fait merveille. Cette première partie de concert passe en un éclair et ‘Tragedy In A Mirror’, ‘Bold As Brass’ ainsi que ‘John Kanaka’ rencontrent un franc succès. Avec ‘Devil In Me’ le groupe signe même un tube autant folk que pop avec une mélodie imparable et un chant d’une pureté à donner le frisson. Mais Lorna n’est pas seule et ses compères, Dan Heptinstall l’autre chanteur, font des merveilles. Le son est clair et chaque instrument se fait bien sa place.

La deuxième partie du concert est tout aussi réussie et Skinny Lister, jouant désormais devant une salle quasi comble, propose une prestation de haut vol qui emporte une forte adhésion. ’Rollin’ Over’, ‘Trouble On Oxford Street’ et ‘Hamburg Drunk’ étant des pépites du genre. ‘Seventeen Summers’ permet à Lorna d’aller encore se frotter aux premiers rangs de la fosse dans une ambiance sympathique et enjouée. Enfin ‘This Is War’ et ‘Forty Pound Wedding’ achèvent ce concert de manière tout aussi efficace. Skinny Lister a signé une prestation brillante, son folk est accrocheur en diable et pas mal auront fait une belle découverte ce soir. D’ailleurs après les concerts le groupe se taille un joli succès en s’invitant à son stand de merchandising pour discuter et faire des photos et même vendre leur CD directement jusqu’en dehors de la salle. La soirée est parfaitement lancée dans un fort esprit de fraternité.

L’ambiance va changer fortement avec l’arrivée de Slapshot. En 30 ans de carrière la formation, elle aussi originaire de Boston, s’est taillée une réputation de légende du hardcore dans l’esprit d’Agnostic Front. Proche des membres de Drôpkick Murphys, le groupe dispose lui aussi de pas mal de fans dans la salle. Et ceux-ci ne vont pas être déçus, Slapshot va balancer un concert intense, à la fois brutal et direct dans un esprit hardcore pur et dur. Les lumières sont minimalistes tout comme le décor, la musique primant. En un peu moins d’une heure et avec pas moins de 14 titres piochant dans sa riche carrière, le groupe ne va pas faire de détail, il est prêt à en découdre et le regard perçant de Jack ‘Choke’ Kelly en impressionne plus d’un. Le chanteur crâne rasé hurle comme un damné et toise le public avec un regard de fauve comme pour mieux le provoquer et juger ses réactions.

Et il ne va pas être déçu de l’accueil, la fosse va rapidement entrer en ébullition et proposer un accueil de feu. Slapshot ne va nous laisser le temps de souffler et enchaine les brulots comme on tire une balle de fusil. Il va chercher d’entrée deux titres de ses débuts : ‘No Friend Of Mine’ puis ‘I’ve Had Enough’, qui lancent les hostilités de belle manière. Le groupe n’a plus sorti de disque depuis l’éponyme de 2014 et il se concentre sur sa carrière plus ancienne. ‘What’s At Stake’, ‘Back On The Map’ ou encore ‘Watch Me Bleed’ font leur effet et confirment qu’en matière de hardcore Slapshot était un pionnier du genre. Après cette explosive première partie Choke s’adresse au public et son speech sympathique fait l’unanimité et nous fait découvrir un mec proche des gens et humble, loin des rock stars. D’ailleurs en fin de soirée il prendra la pose avec les fans dans les salons de l’Aéronef.

Après cette parenthèse, Slapshot revient sur son dernier album et avec ‘I Told So You’ et ‘Kill It With Fire’ et nous montre que les années ne l’ont pas adouci, car ces deux morceaux ont fait mal dans une fosse survoltée. Par la suite la pression ne se relâche pas, les classiques sont de sortie et ‘Hangs Up Your Boots’ ou encore ‘No Time Left’ et ‘Chip On My Shoulder’ font des dégâts en forme d’uppercut dans les gencives. Au milieu on aura apprécié un ‘Old Time Hardcore’ portant bien son nom et tout cela s’achève en beauté avec ‘Step On It’, tiré de l’album du même nom de 1988 et classique du genre. Ce concert restera dans les mémoires, Slapshot a fait honneur au hardcore et montre que le temps n’a pas entamé sa combativité et ne l’a jamais ramolli ou vendu au système. Après cette tempête l’attente commence pour la venue des héros du jour et la salle se remplit fortement, le bar placé habituellement dans le fond de la salle ayant même été déménagé à l’entrée pour gagner de la place.

Et quand les lumières s’éteignent et que ‘The Foggy Dew’ de Sinead O’Connor retentit, la salle est gonflée à bloc et ne cesse de hurler ‘Let’s Go Murphys’, le cri de ralliement du groupe. Les boys de Drôpkick Murphys font leur apparition derrière un rideau en ombres chinoises et quand le rideau tombe c’est l’explosion. La salle est en délire dans une bonne humeur communicative. Tout chaudement sorti "11 Short Story Of Pain & Glory" va largement être mis à l’honneur avec pas moins de 9 titres. D’entrée le groupe mise d’ailleurs sur deux nouveaux titres, et même elles ne sont connues que depuis peu, elles dévastent tout sur leur passage. Dans un style énergique et fédérateur ‘The Lonesome Boatman’ est un hymne absolu qui lance le concert à merveille avec sa mélodie entêtante et sa terrible montée en puissance. Ensuite ‘Rebels With A Cause’ met le feu et confirme le talent du groupe pour des chansons simples et efficaces avec des mélodies fortes.

Les moments de bravoure vont s’enchainer sans relâche dans une ambiance qui donne le frisson et qui ne baissera jamais tout le long des 24 morceaux. Les derniers albums sont largement à l’honneur, 16 titres provenant des 4 derniers et seul deux chansons évoquent les tout débuts à l’époque de "Do Or Die" quand le groupe penchait plus vers le hardcore punk. L'enchaînement qui suit va faire très mal, le groupe balance ‘Sunday Hardcore Matinee’, ‘The Warrior’s Code’ et ‘The State Of Massachusetts’ et marque les esprits, la toute dernière confirmant son statut de hit complet à la fois bien punk dans l’esprit et folk et entraînant. Cette première partie s’achève avec un titre du dernier album, ‘I Had A Hat’, une reprise d’une chanson traditionnelle au rythme endiablé et à la mélodie absolument irrésistible. La salle dans, chante et s’amuse dans un esprit très bon enfant loin de certaines craintes quant à des débordements.

La deuxième partie continue sur cette folle lancée et les titres s’enchainent, ‘Sandlot’, ‘Johnny I Hardly Knew Ya’ et ‘Blood’ font un tabac et encore une fois on remarque à quel point les nouveaux titres ont été rapidement assimilés par les fans. Avec ‘Finnegan’s Wake’ le groupe fait un premier retour sur ses jeunes années et ce titre très court et plutôt calme ravit les plus anciens fans. Ensuite le récent ‘First Class Loser’ s’impose déjà comme un futur hymne des Drôpkick Murphys avec son chant habité, sa douce mélodie nostalgique et son refrain fédérateur repris en cœur par l’assistance. ‘As One’ est l’occasion de revenir sur le quatirème album, "Blackout". Bien rapide et doté d’une mélodie folk parfaite ce titre met lui aussi le feu à la fosse. Avec le traditionnel ‘The Wild Rover’ le groupe achève cette partie en beauté. Cette chanson purement folk s’imagine dans un pub anglais où les bières coulent à flots dans une franche ambiance de camaraderie, et apparaît taillée pour la scène avec un message fraternel très fort. Elle permet de se détendre avant de mieux repartir pour le grand final.

Et ce final va être dantesque, le groupe va aligner les moments de bravoure. ‘Paying My Way’ achève de nous convaincre de la force du nouvel album. Tandis que ‘Famous For Nothing’ et ‘Hang ‘Em High’ nous rappellent qu’avec "Going Out In Style" et "The Meanest Of Times" les Drôpkick Murphys ont signés de sacrés bons disques ces dernières années. Avec ‘Barroom Hero’ ils reviennent une seconde fois sur "Do Or Die" et mettent le feu à une salle qui semble avoir des forces illimitées, ne semblant jamais devoir se fatiguer. Ce titre plus punk et direct déchaîne pas mal de pogos dans les premiers rangs. L’emballage final commence avec un hit absolu : ‘Rose Tattoo’, au refrain énorme, est un nouveau grand moment de ce concert et entendre le public chanter en cœur ce refrain restera un souvenir très fort. ‘Out Of Our Heads’ enchaîne puis un autre grand moment arrive avec la reprise du ‘You’ll Never Walk Alone’ de Rodgers & Hammerstein : ce titre sur l’amitié et la fraternité colle à merveille à un groupe profondément humain. La fête se termine bien sûr avec ‘I’m Shipping Up To Boston’. Ce titre est clairement le morceau favori de pas mal de fans et il est toujours aussi agréable à savourer en concert avec sa mélodie folk irrésistible.

Le groupe se retire alors sur ce grand moment mais le public scande sans se lasser et les rappels vont achever ce concert triomphalement. ‘The Boys Are Back’ lance cette toute dernière partie et le fait en beauté dans une franche bonne humeur, ce titre aux airs de ralliement pour tous les fans étant un nouvel hymne de fraternité. Extrait de l’album du même nom ‘Going Out In Style’ est une pure merveille de folk, avec un son de cornemuse bien en avant, teinté de rock et de punk et un refrain parfait pour danser. Enfin dernier extrait du nouvel album, ‘Until The Next Time’ clôt le concert en beauté avec un côté nostalgique et la promesse de se revoir rapidement entre amis pour une nouvelle soirée de communion celtique.

Cette soirée aura été parfaite en tous points et chacun une fois les lumières rallumées repart avec plein de souvenirs en tête sur le ‘My Way’ de Sinatra en accompagnent sonore. Une fois de plus les Drôpkick Murphys sont venus et ont fait honneur à leur réputation de groupe sympathique et humain. Avec ses deux excellentes premières parties il a proposé une excellente soirée et nous a donné envie de vite le revoir. Il nous reste à remercier l’Aéronef pour son accueil et nous avoir permis de suivre cette belle soirée.



Plus d'informations sur https://www.facebook.com/slapshotboston/
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