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AS LIONS (16 FEVRIER 2017)

INTERVIEW - METAL ALTERNATIF - STRUCK - 20.04.2017
De passage à Paris pour défendre son premier album "Selfish Age", Music Waves a rencontré Austin Dickinson et Conor O'keefe de As Lions...
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En face de nous, nous avons eu un Austin Dickinson particulièrement en verve avec lequel nous avons débattu de tous les sujets : l'arrêt de Rise to Remain, le virage musical radical entamé avec As Lions, la filiation avec Dickinson père...


Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?

Austin Dickinson: La question qu’on nous a trop souvent posée ? Pourquoi avoir choisi le nom de As Lions ? Et puis les questions traditionnelles concernant mon père, des trucs de ce genre…





De façon générale, n’en as-tu pas marre de ce lien sachant que tu dois te dire que tu devras traîner cette comparaison pendant toute carrière ?


Austin : Oui cela m’ennuie clairement jusqu’au moment une autre question me fera encore plus chier (Rires)…
Mais aujourd’hui quand on parle de mon père, j’ai tendance à répondre : "Qui ça ?" (Rires)… ou toutes sortes de réponse à côté de la plaque du genre : "Oui c’est compliqué pour sa carrière d’être mon père"…


La question que nous nous posions était de savoir de si nous voulions sortir un nouvel album de Rise to Remain sans tous ses membres originels… Nous avons décidé que non !


L’avenir semblait radieux pour Rise To Remain et pourtant le groupe a stoppé net début 2015, comment expliquez-vous cela ?


Austin : En fait, il ne reste de Rise to Remain plus que Conor, Will (NdStruck : Will Homer) et moi-même…  Notre guitariste (NdStruck : Ben Tovey) voulait arrêter la musique et nous le soutenons dans sa décision parce qu’il en avait besoin pour se sentir mieux. Nous respectons le fait qu’il fasse passer sa vie avant tout et puisque c’était également un ami.
Mais la question que nous nous posions était de savoir de si nous voulions sortir un nouvel album de Rise to Remain sans tous ses membres originels… Nous avons décidé que non !


C’est une opportunité que nous avons saisie !


Pourtant tout semblait aller pour le mieux, "City Of Vultures" avait eu un certain succès et vous aviez été avant élu meilleure découverte en 2010, n’y-a-t-il pas la dedans un certain gâchis ? Avant que Rise ne se sépare un album était en cours d’écriture et un single était même sorti début 2014, de fait ce split a pu surprendre, vous n’avez pas été tentés de sortir le disque pour tenter de faire survivre le groupe ?

Austin : Je dirais que l’album était assez bon même si il fallait encore travailler dessus et le développer.
Mais le fait est que tout cela est plus une question de coulisse, nous avons décidé de ne pas étaler les raisons en public parce que le choix de notre guitariste est un choix privé et par la force des choses, c’est également devenu une chose privée pour nous…
Et pour en revenir à ta question centrale, je dirais que pour pouvoir travailler sur quelque chose, faire plaisir aux fans ou je ne sais qui… il faut avant tout se faire plaisir…

Conor O'keefe: : C’était très important pour nous et dans le même temps, il faut savoir que nous avions écrit plein de morceaux différents…

Austin : As Lions propose des titres qui ne sont pas des chansons de metalcore. Nous pouvons suivre le chemin de chansons que nous voulions faire et nous n’aurions pas pu les sortir avec Rise to Remain, les fans auraient crié au scandale en disant que ce n’est pas Rise to Remain. Au final, c’est une opportunité que nous avons saisie !





Au final trois d’entre vous sont de retour avec As Lions, pourquoi n’avez-vous pas gardé le nom de Rise to Remain car après tout, des départs dans les groupes cela arrive très souvent et beaucoup continuent l’aventure ? Il y avait une nécessité pour eux de tourner la page et de passer à autre chose ? On a l’impression que tout cela a été douloureux, comme une histoire d’amitié ou d’amour qui prend fin, comme une rupture en quelque sorte ?


Austin : Une histoire d’amour poilue alors (Rires) ! Non mais je pense que tout le monde est sur la même longueur d’onde : j’étais dans ce groupe depuis mes 16 ans et je m’y suis énormément investi… Pour ces raisons, comme tu l’as dit, c’est triste, contrariant… mais dans le même temps, je ne voulais pas tourner en rond et surtout qu’on s’en rende compte.

Conor : Pour nous, tout tournait autour de la question de l’écriture des morceaux, du son du groupe… et seulement après, nous serions capables de dire ce que nous voulions faire car seulement à ce moment, nous saurions que chaque chose serait à sa place, que tout fonctionnerait correctement.


Cela s’explique-t-il par une volonté d’évoluer musicalement et de tenter des choses qui n’auraient pas fonctionné avec Rise to Remain ? Vous n’avez pas perdu de temps, un EP a vu le jour en Octobre 2016, vous aviez l’envie et l’urgence de passer vite à autre chose ? Ces 4 titres sur l’EP présentent une certaine évolution avec un peu moins de metalcore, un peu de plus de mélodie et de hard rock traditionnel. Cela peut-il expliquer en partie ce nouveau départ avec un nouveau groupe ?

Conor : Exactement !

Austin : Il ressort de tout cela énormément d’émotions, une certaine liberté, une honnêteté principalement vis-à-vis de nous-mêmes… la musique que nous faisons aujourd’hui est plus honnête, plus en relation avec les raisons pour lesquelles je fais de la musique. Quand j’écris de la musique, je veux désormais tendre vers les premières chansons, les premiers albums que j’ai écoutés et qui m’ont poussé à faire de la musique plutôt qu’un titre sur lequel je dois hurler pendant deux minutes et demi (Rires) !


Nous avons clairement pris notre temps parce que nous voulions être certains que nous étions sur la bonne voie


Ces chansons datent-elles toutes de ces deux dernières années ou certaines étaient-elles destinées à un futur disque de Rise ? Cet EP était un single finalement car on retrouve les chansons dans l’album, il y avait une volonté de présenter ce que vous proposez sur un court support pour préparer les fans avant de se lancer avec un album ?

Austin : Non, pour être honnête, nous avons sorti cet EP sous la pression de nos fans qui nous le demandaient. Plein de groupes sortent rapidement leur musique pour capitaliser sur leur popularité, ce n’est pas notre cas : en effet, si nous avions voulu, nous aurions pu sortir cet EP un an et demi avant la date où il est sorti. Nous avons clairement pris notre temps parce que nous voulions être certains que nous étions sur la bonne voie. Mais c’est vrai que nous sommes chanceux que nos fans soient si patients et nous les en remercions…





Et quel a été l’accueil de vos fans finalement sachant que cet EP est différent de ce que vos fans avaient l’habitude d’entendre de vous ?

Austin : L’accueil a été très, très positif. Ce qui est particulièrement génial dans la scène metal extrême, c’est que le public ne se contente pas d’écouter une seule fois et ils ont pu comprendre notre virage.
Après je ne sais pas si c’est parce que nous sommes des putains d’Anglais mais nous nous attendons le plus souvent au pire, et de constater que le public apprécie ce virage, c’est super !
Et le meilleur exemple est le nombre de suiveurs sur les réseaux : nous étions à 4.000 à nos débuts de Rise to Remain, nous avons déjà triplé ce chiffre avec de nouvelles personnes ! C’est vraiment génial de constater que plein de nouvelles personnes s’intéressent à nous et écoutent notre musique.

Conor : Il y a une vraie demande pour As Lions !

Austin : C’est clair, nous n’avons jamais vraiment eu l’impression qu’il y avait une telle attente du temps de Rise to Remain. C’est la première fois que nous venons en France depuis l’arrêt de Rise to Remain et c’est intéressant de ressentir l’intérêt que l’on porte à notre musique.


Sur la fin tout me faisait chier dans Rise to Remain… je n’étais plus heureux


Comment gérer vous la pression de repartir de zéro et surtout de revenir après un délai assez long car de nos jours avec les modes fugaces il est rapide et facile d’être oublié ? Cela n’est pas frustrant de tout recommencer depuis le début, vous n’avez jamais été découragés ?

Conor : Au contraire, je trouve cette période très excitante, une période où nous n’avons aucune limite dans l’écriture de notre musique.

Austin : Je me posais également cette question mais comme tu l’as dit, c’est clairement plus excitant que frustrant parce que sur la fin tout me faisait chier dans Rise to Remain (Rires)… je n’étais plus heureux : tout était source de stress, plus rien ne fonctionnait…


Faire la même chose encore et encore… ça craint : je ne voulais pas de ça ! [...] la question était vraiment de m’améliorer et devenir un meilleur chanteur, un meilleur compositeur… et ne plus avoir ce sentiment de "plafond de verre"


Mais n’était-ce pas frustrant de ne pas pouvoir vous servir des années pendant lesquelles vous avez construit le nom de Rise to Remain ?

Austin : Pour être honnête, si je ne me croyais pas capable de faire mieux que ce que j’ai fait à mes débuts, je n’aurais rien fait du tout !
Et puis faire la même chose encore et encore… ça craint : je ne voulais pas de ça ! Pour moi, la question était vraiment de m’améliorer et devenir un meilleur chanteur, un meilleur compositeur… et ne plus avoir ce sentiment de "plafond de verre" et te dire que tu vas devoir tourner avec les mêmes 40 groupes comme Killswitch Engaged ou d’autres jusqu’à la fin de ta carrière sous prétexte que tu es un groupe de metalcore (Rires) ! Nous voulions nous détacher de ce cercle vicieux.
Aujourd’hui, c’est cool de pouvoir se dire que nous pouvons tourner avec ces 40 groupes et d’autres…
Nous faisons ce que nous voulons et je croirai toujours ceux qui prendront ce genre de risque : je ne blâmerai jamais quelqu’un qui fait ce qu’il considère comme bon pour lui surtout s'il est créatif !


Musicalement nous trouvons une certaine évolution, d’un metalcore disons classique vers un metal moderne et teinté d’alternatif et même d’une touche de pop. On retrouve les bases de votre son mais clairement vous avez évolué, sur un titre comme 'Pieces' on entend des influences que je situerais du côté de Muse ou de Depeche Mode voire Linkin Park avec une touche de Paradise Lost quand il sortait "Host" ou "Believe In Nothing". Vous vous retrouvez dans ces influences ?

Conor : Tout à fait et je rajouterais également U2…

Austin : Mais tu sais mec, personne n’a tort ! C’est ce qu’il y a de cool dans la musique : si tu entends cela, c’est que tu as raison (Sourire) ! Et effectivement dans 'Pieces', tu as ce côté Linkin Park, U2 et aussi bizarre que cela paraisse, les bruits du début me rappellent une musique d’un vieux George Romero "La Nuit des Morts-Vivants" (NdStruck : "Night of  the Living Dead")  ou "Zombie" (NdStruck : "Dawn of the Dead") avec ce putain de son de claviers si spécifique… j’ai toujours adoré ce son de piano et j’ai toujours voulu sonner comme ça !
Bref, je considère que tout le monde a raison quand on me donne une comparaison : si quelqu’un me dit qu’on sonne comme Frank Zappa, je répondrai "Pourquoi pas" (Sourire) !





Pour le coup, personnellement, je n’entends aucune sonorité Frank Zappa…

Austin : Non, non… je dis ça comme ça (Rires) même si ma chanson préférée de Frank Zappa est 'Vegetable Song'.


On a cité des groupes comme U2, Depeche Mode… ne craignez-vous pas la réaction de vos fans de la première heure qui te voyant arborer ton t-shirt Trivium se sentirait trahi à la manière de ceux d’un In Flames ?

Austin : Sérieusement, la plupart du temps celui qui crie haut et fort qu’il est le roi ne l’est pas. Je veux dire par là que ceux qui s’estiment comme de vrais fans ne le sont pas (Rires) !
D’une certaine façon, je considère nos fans comme des amis. Et en tant que tels, notre but n’est pas de trahir, ni de les décevoir mais nous devons faire ce en quoi nous croyons, ce que nous considérons comme bon.
Personnellement, je suis content pour In Flames, je m’attendais à cette évolution, je la respecte et je ne peux que la respecter… Et il en est de même pour nous : si tu n’aimes pas ou tu ne crois pas en ce que nous faisons, tu passes à autre chose et inversement, je remercie ceux qui aiment notre virage…


Cette idée plus pop se retrouve aussi sur 'One Bye One' et 'The Great Escape', vous visez un public différent mais n’avez pas peur de ne pas être suivi en raison de votre passé très métallique ? Et de même pensez-vous votre public traditionnel capable de vous accompagner dans cette voie différente ?

Austin : La question du public est une notion "démographique" ! En revanche, en ce qui nous concerne, nous sommes très influencés par la combinaison de groupes contemporains et de groupes classiques.
La première musique que tu as découverte est vraisemblablement celle que tes parents t’ont fait écouter et tes parents ont découvert celles que tes grands-parents leur ont fait écouter…


C’est vrai pour là, moi, mais pas mes grands-parents… la musique française, tu sais…

Austin : (Rires) Désolé ! C’est une question générationnelle et nous avons des "standards" avec lesquels nous avons grandi et en ce qui nous concerne, nous combinons les musiques que nous aimons et avec lesquelles nous avons grandi avec la musique que nous voulons faire !


Tu as cité ce que nos parents nous ont transmis, cela intéresserait quelques-uns de savoir ce qu’a pu te faire t’écouter ton père, il ne t’a fait écouter que du Iron Maiden ?

Austin : Non, il m’a enfermé dans une chambre d’isolement en me faisant écouter du Johnny Cash ou il éteignait la lumière et me passait du Burzum et toutes les demi-heures, allumait la radio pour me tenir éveillé (Rires) ! Ah ce n’était pas facile mais je suis sorti aujourd’hui (Rires) !


Avec 'White Flags' on retrouve un ton pop, teinté de FM et très accrocheur avec quelques boucles un peu électro. Ce titre est clairement single en puissance, très efficace au refrain très soigné. Soigner le côté accrocheur c’était la chose la plus importante à l’écriture ? Tiens, comme le Blue Öyster Cult a écrit un titre du même nom et aussi typé FM en 1986, c’est un hasard ou ils connaissaient ce titre ?

Austin : Non, je n’étais pas au courant que Blue Oyster Cult… mais pour la première partie de ta question, j’aime l’idée de proposer des accroches : la partie intéressante dans le rôle de chanteur et parolier est de combiner les deux et ainsi arriver à dégager une émotion dans la mélodie et ensuite avoir une thématique contextuelle qui s’étend dans les textes et ainsi créer une sorte d’histoire. C’est vraiment amusant et je conçois cela comme un défi : j’aime vraiment me pousser dans mes retranchements pour écrire ce que je considère comme meilleur.
J’aime l’idée que chaque dernière chose que j’écris est la meilleure chanson que nous ayons faite et ainsi de suite… en continuant à écrire, le prochain titre à venir sera encore meilleur !





On retrouve quand même des traces du passé notamment par des riffs et soli bien aiguisés et métalliques et dans la batterie, garder un équilibre entre un son heavy et un son plus pop c’était le but au final de cet album ? Je pense à des chansons comme 'The Suffering' ou 'Bury My Dead' qui remuent bien tout en proposant une belle facette accrocheuse. Le travail a dû être intense pour arriver à la fraicheur que dégage cet album, réussir à trouver cet équilibre n’a rien de simple, vous n’avez jamais douté y arriver ?

Conor : Je trouve que cela fonctionne bien parce que nous jouons avec les dynamiques de la musique et cela est rendu possible grâce à nos influences, comme tu l’as dit tout à l’heure…


As Lions nous donne une dynamique qui me donne des opportunités en tant que chanteur


Et considérez-vous que cette dynamique n’était pas présente dans Rise to Remain ?

Austin : J’avais le sentiment qu’elle nous manquait ! As Lions nous donne une dynamique qui me donne des opportunités en tant que chanteur.


J’étais enfermé dans une boîte dans Rise to Remain !



Etais-tu frustré en tant que chanteur au sein de Rise to Remain ?

Austin : En fait, j’étais enfermé dans une boîte dans Rise to Remain ! Je devais faire le choix entre chanter ou hurler : si je voulais chanter, il fallait faire attention à ne pas perdre ma voix en raison de mon chant hurlé.

Conor : Et aujourd’hui, notre musique actuelle te permet d’expérimenter ta voix dans différents registres.

Austin : As Lions, c’est cinq mecs qui peuvent faire ce qu’ils ont toujours voulu jouer…


Vocalement Austin accomplit un sacré travail, tu chantes bien plus que tu ne hurles, sur un titre comme 'World On Fire' on aurait tendance à te rapprocher de Chad Kroeger (Nickelback)…

Austin : Merci !


Cet album a été un vrai révélateur : je me suis découvert en tant que chanteur et parolier !



Le metalcore est là aussi bien loin, c’est important pour toi d’être surtout un chanteur et non plus un growler ?

Austin : Je pense qu’une partie de moi a toujours voulu être considéré comme un chanteur. Chaque personne a des raisons de penser de moi telle ou telle chose mais je sais que j’ai donné 100% du meilleur de moi pour cet album et je donnerai 200% pour le prochain. Cet album a été un vrai révélateur : je me suis découvert en tant que chanteur et parolier !


N’était-ce pas compliqué de travailler avec un chanteur si enthousiaste ?

Conor : Non, nous avons travaillé de façon très simple : guitare/ voix ou piano/ voix… Il nous a donné des directions pour utiliser au mieux sa voix et que ça soit très fort !

Austin : C’était cool parce que je voulais que nous fassions une putain de chanson rock puissante juste en composant piano/ voix et quand ça te donne la chair de poule, on savait que nous avions tiré le gros lot !

Conor : … (Rires) Et à ce moment-là, on ajoutait les guitares, les rythmes de batterie…


Le visuel de l’EP montrait un humain en souffrance avec des tatouages…

Austin : C’est mon dos (Sourire)…


Ce précédent visuel posait la question du monstre qu’était devenu notre humanité, l’album montre un crâne aux couleurs de la planète avec des fleurs, comment doit-on interpréter cela, l’humanité détruit notre planète mais derrière, celle-ci pourra se relever de l’épreuve imposée par les hommes ?

Austin : Pour moi, cette pochette représente plusieurs choses. Comme tu l’as dit, elle ressemblera toujours une carte, un globe… d’une autre façon, elle ressemble presque à un logo Apple… bref, je l’adore parce qu’elle peut revêtir des éléments ironiques de marques ! Mais c’est surtout une putain de pièce d’art classique ! J’adore la dualité que revêt cette pochette !
Mais l’idée originale est avant toute chose ce crâne qui est magnifique. Tu ne peux pas nier que c’est : c’est un putain de crâne en contradiction totale avec ce que nous faisons au quotidien essayant de maintenir notre statut social, en prenant des selfies à tour de bras pour obtenir le bon profil… En gros, peu importe si la maison brûle tant que le selfie est réussi (Rires)… mais là, c’est un joli crâne (Rires) !





Justement ça nous rappelle le clip de 'Are you lost in the world like me' de Moby qui est satire de notre société sur-connectée….

Austin : Merci, tu m’intéresses beaucoup, je note ça et je le regarde dès que je peux…


Qu’attendez de cet album ?

Austin : Qu’est-ce que j’attends de cet album ? Pffft… Je n’en sais rien (Rires) !
A peine avons-nous sorti cet album et fait quelques concerts qu’un titre avait déjà intégré le Top50 des chansons rock pendant deux jours : c’est insensé que notre musique attise la curiosité de tant de personnes ! Nous n’avions jamais connu ça du temps de Rise to Remain où l’aboutissement était plus de remplir nos concerts… et aujourd’hui, nous vendons des disques (Rires) ! C’est vraiment intéressant et cool de voir que l’accueil est positif à ce point que dès la sortie de l’album, nous avons triplé les attentes que nous avions avec notre label.


Cela vous met une pression supplémentaire interne ou du label qui vous en demandera plus pour la sortie du prochain album ?


Austin : Bien sûr ! Et c’est une bonne chose, si nous ne ressentions pas cette pression, je pense que nous serions totalement ignorants !

Conor : Aujourd’hui, en sortant ce premier album, nous savons ce que nous pouvons faire et maintenant, le but est d’en faire encore plus…

Austin : … en proposant le meilleur d’As Lions !


Questions traditionnelles de Music Waves avant de se quitter, quel est votre meilleur souvenir d’artiste ?


Conor : Mon meilleur souvenir est quand j’ai su que je voulais jouer de la guitare ! Je regardais la vidéo de U2 en concert au Red Rocks (NdStruck : concert de 1983) et quand j’ai vu The Edge qui jouait du piano et de la guitare, j’ai su que c’était ça que je voulais faire !

Austin : Hum… Je ne sais pas et c’est étrange car en y pensant je me rends compte que j’ai de la chance parce que j’en ai plein qui me viennent à l’esprit… Mais en toute honnêteté, je te répondrais qu’un de mes meilleurs souvenirs est d’avoir sorti cet album, vraiment !


Vous avez évoqué votre meilleur souvenir, au contraire, quel serait le pire ?

Conor : Jouer avec lui (Rires) !

Austin : Hum…

Conor : Je dirais la fois où tu es monté le long des enceintes lors du Rock am Ring…

Austin : Oui c’est vrai, j’avais grimpé surtout haut et quand je me suis retourné, j’ai réalisé à quel point j’étais haut… Et en plus, il tombait une pluie torrentielle, des éclairs et des orages… Je n’étais pas fier du tout (Rires) !

Conor : A propos de pluie, alors que nous étions programmés sur la scène principale du Download en 2012, nous avons dû jouer sur une plus petite scène…

Austin : … mais ils nous ont reprogrammé dès l’année suivante et 60.000 personnes nous attendaient… Bref, même des évènements à la base négatifs sont finalement des bénédictions déguisées (Sourire) !





On a commencé cette interview par la question qu’on vous a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?

Conor : Hum… c’est une très bonne question !

Austin : Je sèche…


On vous la posera à la prochaine interview…

Conor : Et on commencera cette prochaine interview par cette question (Sourire) !


Merci

As Lions : Merci beaucoup !


Merci à Noise pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://aslionsband.com/
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