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ANOSMIAC (14 MARS 2017)

INTERVIEW - POP - STRUCK - 20.03.2017
Music Waves a rencontré Anosmiac qui nous délivre avec son premier EP "Minor/ Sense" riche d'une musique vivante, moderne, sophistiquée et addictive...

Quelle est la question que l’on vous a trop souvent posée ? Le nom du groupe et le fait que le dyslexique que tu es composes sur tes nuits blanches ?

La question que l'on m'a trop souvent posée concerne effectivement le nom du projet (Rires). Anosmiac vient d'anosmique (celui qui ne sent pas, n'a pas d'odorat) et insomniaque. Insomniaque car effectivement, les premières compositions ont vu le jour... la nuit. J'avais à l'époque un travail très demandeur en temps, et les seuls moments que je pouvais trouver pour avancer étaient le soir, parfois très tard. Et anosmique car, c'est le cas, j'ai perdu définitivement l'odorat il y a quelques années.





D’ailleurs, sur le Facebook du groupe il est indiqué que cet EP serait né dans la douleur, peux-tu nous en dire d’avantage ?

J'ai mentionné ça (non sans dramatisme) pour plusieurs raisons. Déjà parce que cet EP a été entièrement auto produit, l'enregistrement, le mix, le mastering, les visuels, tous les clips qui l'accompagnent (à l'exception du dernier qui paraîtra dans quelques jours). Ça a été très demandeur de faire ça seul, et à la fin, oui, c'était compliqué. Tenir un projet de A à Z demande beaucoup de rigueur et de travail, et plus d'une fois j'ai connu des pertes de motivation. Sans parler d'un contexte perso et professionnel très chargé avec lesquels il a fallu jongler. Mais c'est fait, j'en suis infiniment heureux !


8 titres étaient initialement prévus pour figurer sur "Minor/Sense" alors qu’au final 5 titres sont présents sur l’album chroniqué, pourquoi ce choix ?

A la base, même 11 titres avaient été écrits, produits, pour cette première sortie. 11 titres sur lesquels j'ai passé autant de temps que sur les 5 finalement sélectionnés. Le choix de limiter cet album à un format d'EP est dû à la non-maturité du projet. J'ai commencé en roue libre, sans trop savoir où je me dirigeais. C'est en travaillant sur tous ces morceaux que j'ai eu une vision plus claire de ce que je voulais faire et raconter via Anosmiac. Certaines compos n'étaient plus raccord avec l'évolution que j'envisageais pour la suite, et d'autres tout simplement moins qualitatives. Après de nombreux changements de plan, j'ai décidé de n'en sélectionner que 5, avec comme but de sortir une vidéo par morceau. Minor/Sense étant la première sortie du groupe, je me suis dit qu'il valait mieux me concentrer sur 5 titres que je jugeais aboutis et représentatifs des débuts du projet, plutôt que déjà m'éparpiller et perdre en cohérence. Ça, ce sera pour les prochains albums (Rires).


Qu’en est-il des 3 autres titres ?

Je n'ai rien supprimé, j'ai tout gardé. Mais je pense qu'ils resteront à tout jamais dans mon ordinateur. Peut-être qu'un ou deux ressurgiront plus tard, mais ce n'est pas prévu. Je me concentre maintenant sur les prochaines compos, plus matures, créées avec une vision plus claire de ce que je veux faire, déjà différente de celle que j'avais au moment de la production de l'EP.


La musique de cet EP revêt plusieurs saveurs, parfois froides presque éthérées auxquelles s’ajoutent diverses touches organiques tels que le piano ou les cuivres, quelle est la direction musicale choisie s'il en existe une ?

L'idée de base était de pouvoir m'auto-suffire dans la production de ma musique. D'où l'aspect électronique très présent. Cependant, de par mes racines de musique en groupe, j'ai toujours eu une affinité avec les instruments acoustiques, la musique vivante. Rapidement et naturellement, des instruments tels que le piano (qui sera très présent par la suite) se sont fait une place dans l'EP. C'est aujourd'hui un des aspects importants pour moi, réussir à marier ce que j'ai appris au fil des années, à de la musique plus « moderne ». Pour moi Anosmiac tire une partie de son identité du mariage de ces deux écoles qu'on a peut-être plus eu tendance à opposer qu'à chercher à marier. C'est quelque chose que j'ai envie d'explorer.


"Minor/Sense" s’inscrit dans la mouvance « d’une pop sophistiquée » relativement exigeante qui ne serait réservé qu’à un public averti, à tout le moins un peu curieux et aventureux, à l’opposé d’une musique easy listening où un titre remplace presque aussitôt le précédent que l’on oublie assez vite mais qui rencontre a contrario immédiatement un fort taux d’écoute ? Penses-tu aujourd’hui que la musique n’est plus qu’une affaire à court terme qui prend le pas sur des compositions plus travaillées s’inscrivant peut-être plus dans la durée ?


Vous venez de mettre le doigt sur un semi-échec (Rires). L'idée de base était justement de faire une musique simple, accessible. J'ai visiblement été rattrapé par mes expériences passées, dans des styles plus complexes et progressifs, mais l'idée ne me dérange pas. Je pense que c'est un projet qui sera multi-facettes, et qui évoluera au fil des albums. Quant à la musique d'aujourd'hui et la façon dont on la consomme, je ne suis pas révolté contre ce qu'il se passe actuellement. On ne peut pas attendre de personnes non passionnées de s'investir ou d'avoir une certaine rigueur vis-à-vis de ce qu'ils écoutent. Je pense que pour la plupart des gens, la musique est un divertissement, une façon de se relaxer, de penser à autre chose sans prise de tête, de sortir de leur quotidien, c'est donc logique que nombreux soient ceux qui vont au plus simple. Il en faut pour tous les goûts, laissons aux gens la paix de faire ce qu'ils veulent. J'ai peut-être un peu plus de mal avec la démarche de certains artistes qui sacrifient leur créativité dans le but de toucher le plus grand nombre, car ça nous prive sans doute de découvertes et de prises de risques qui auraient pu être intéressantes pour tout le monde. En ce qui me concerne, je ne cours pas après le nombre de lectures. J'essaie de faire le meilleur de moi-même, et ça me fait évidemment énormément plaisir si ça peut en toucher certains.


Les expérimentations 60’s, 70’s qui rencontraient du succès à cette époque peuvent-elles encore se perpétuer alors qu'elles paraissent aujourd'hui être réservées à un public plus confidentiel ?

Heureusement ! Sous différentes formes, certes, mais c'est quelque chose qui continue à être présent. J'aurais même tendance à penser qu'il y a plus de place pour les fortes identités, le nouveau ou le « bizarre » aujourd'hui qu'il y a quelques années. On connait une sorte de retour vers l'indé et cela va nous faire grand bien. Les exemples sont plus nombreux qu'on ne le pourrait le penser au premier abord, même dans le très grand public. Bjork, par exemple, fait dans l’expérimentation musicale et visuelle pure et dure depuis des années, certes dans la pop, mais expérimentations quand même. Flaming Lips aux Etats-Unis, du rock prog bien barré, passe à la télé en faisant plus ou moins n'importe quoi, (Rires) et ils sont souvent rejoints par Miley Cyrus, deux mondes qu'on pourrait croire imperméables, et pourtant... Même PNL dans le rap français, a bien bousculé les codes. Ces derniers sont pour moi un exemple parfait de ce que l'expérimentation peut créer dans ce genre de cadre à grande écoute, de la fascination, du mépris, de l'incompréhension... Pour moi, on est en plein dans le sujet. Je pense que c'est dans les expérimentations que naissent l'évolution, les nouvelles idées, les choses qui nous interpellent et nous nourrissent. En tant qu'artistes, mais pas que. C'est peut être justement le signe qu'une partie des gens ne se suffisent plus du simple, qu'ils ont besoin d'être interpelés, et tant mieux !





L’électro semble être le genre plus propice actuellement à ce genre de créations expérimentales, où il reste encore quelque chose à inventer ?

Il reste et restera toujours forcément à inventer. Aujourd'hui j'ai le sentiment qu'on explose les cadres, qu'on mélange les styles, qu'on ne cherche plus à s'intégrer dans une case précise... Je ne suis vraiment pas du genre « c'était mieux avant », plutôt « j'ai hâte de voir ce qu'il va se passer » (Rires). C'est sûr que l'electro offre un peu plus de possibilités car c'est un style plus récent, qui a été moins exploré, mais je ne pense pas que tout va se jouer là.


Le développement d’internet, du crowdfunding est-il désormais devenu le seul refuge pour les artistes voulant se distinguer ?

Je ne vois pas internet comme ça. Pas comme un outil de promotion. Comme une solution simple, gratuite, accessible à tous de partager son travail, oui. Et c'est selon moi une très bonne chose. Nous ne serions pas en train de parler ensemble aujourd'hui sans internet. Ça ouvre le champ des possibles pour beaucoup de personnes dont le travail serait passé inaperçu sans ce moyen de diffusion. Quant au crowdfunding, pourquoi pas ? J'ai choisi de ne pas le faire car je jugeais étrange de demander à des gens de payer pour quelque chose qui n'existe pas encore. De demander de la confiance sans avoir eu l'occasion de faire mes preuves au préalable. J'aime l'idée qu'un premier effort tel qu'un EP se doit d'être amateur, fait avec les moyens du bord, afin de présenter qui on est, ce qu'on veut faire... « Je n'ai encore rien fait, donnez-moi de l'argent » sonnait un peu bizarre. Après, je trouve le principe super intéressant quand il est utilisé à bon escient. Ça offre la possibilité de soutenir directement un projet, d'apporter directement sa pierre à un édifice, de s'investir dans quelque chose qu'on aime. Peut-être un jour me concernant, mais ce n'est pas prévu.


Comment as-tu rencontré Petosaure et d’où est né votre featuring ?

Notre rencontre remonte à loin, des années ! A l'époque, nous jouions dans deux groupes de metal, biais par lequel nous nous sommes rencontrés. Jusqu'à récemment, nous n'avions que peu échangé, et c'est lors de la finalisation de son premier album que nous sommes ré-entrés en contact presque par hasard. On a ensuite beaucoup parlé de nos projets respectifs, et notre collaboration s'est mise en place très naturellement. Je crois qu'on a le même genre d'approche sur tous ces sujets, sur le fait de ne pas se brider, de faire ce que l'on veut sans chercher à plaire à tout prix, sans concessions. J'adore ce qu'il fait, je trouve sa musique très couillue, assumée, habitée... Un mec qui pour moi redonne ses lettres de noblesse au terme « artiste » que j'ai longtemps eu énormément de mal à employer.


Avez-vous l’intention de poursuivre votre collaboration ?

Oui, tout à fait ! Je ne sais pas encore sous quelle forme, mais il se passera d'autres choses entre nous. On continue à nous faire écouter nos derniers titres, à échanger nos ressentis, à évoluer presque parallèlement. Ce n'est pas impossible qu'il trouve une place sur le prochain album d'Anosmiac.


Dans l'EP certains titres revêtent une ambiance oppressante par diverses expérimentations sonores en fin de titre notamment dans 'Five Second Fall', quel message particulier souhaitais-tu faire passer ?

Je ne suis pas sûr d'avoir intellectualisé ce que je fais à ce point. Disons que j'aime ne pas me satisfaire de l'évident ou du facile. Je suis un grand amoureux du son, et je passe un temps fou à arranger mes morceaux dans les moindres détails. Et j'aime lorsque les choses sortent de l'ordinaire. Ça passe parfois par des sonorités étranges, inattendues, ça ne me quittera peut-être jamais.


Tu écris que tes chansons contiennent une touche personnelle, il y aurait donc une dose très personnelle dans ce projet, jusqu’où te livres tu justement ? Quelle est la part d’autobiographie dans ces titres ?

C'est effectivement la première fois que j'essaie de parler de choses très personnelles via la musique. C'était peut-être même ma motivation première lorsque j'ai décidé de me lancer dans Anosmiac. La part d'autobiographie est totale. Disons que je suis quelqu'un d'assez réservé dans la vraie vie, et c'est pour moi une façon de dire ces choses, de poser des mots sur des ressentis que je n'aurais pas forcément l'occasion d'exprimer en temps normaux. Avec pudeur j’espère, les textes sont souvent abstraits et incompréhensibles au premier abord, mais ça me plait comme ça. Ça me donne une sorte de légitimité en tant que chanteur, de parler de chose que je connais, plutôt que de m'extraire dans un personnage, j'en serais incapable. Et c'est aussi assez salvateur d'expulser tout ça, pas forcément dans le souci d'être entendu, j'aurais alors choisi le français et des textes plus concrets. Plus simplement que ça, il fallait juste que ça sorte, je crois (Rires).


Le travail effectué sur les synthétiseurs, à la fois vintage et moderne tout comme celui sur la rythmique est à souligner sur cet EP, comment s'est déroulé l'enregistrement et la composition de l'EP ?

C'est effectivement deux écoles que j'affectionne à égale valeur. J'ai des tonnes de matériel vintage, qui souffle, bourré de défauts, limités, avec des grosses personnalités, et j'adore ça. J'aime aussi la simplicité que nous offrent les moyens de production actuels. L'association de ces deux univers est quelque chose que je vais continuer à travailler. Quant à la production de l'album, je n'ai pas de méthode particulière. Au moment de composer un morceau, je mets derrière mon piano, je teste des trucs, des fois ça marche, d'autres non. Quand j'ai une idée que je juge intéressante, je n'arrête pas tant que le morceau n'est pas quasi terminé dans les grandes lignes. Ensuite je nettoie les parties, je cherche à améliorer le tout, j'enregistre les éléments centraux, j'écris les textes... Je mixe directement tout ça, et c'est à ce moment que je réfléchis aux arrangements plus secondaires. L'enregistrement s'est fait chez moi, dans mon petit home studio sur une période de quelques mois. Ce qui m'a pris le plus de temps et le plus fait douter est le mix et le mastering. Je n'ai aucune formation là-dedans, j'ai appris au fil des années, et je ne dispose que de moyens rudimentaires. Étant très exigeant avec moi-même, ça a été un vrai parcours du combattant. Mais j'ai appris de cette expérience, c'est plus serein que je me dirige vers le suivant.


Plus largement, quels sont les thèmes que tu abordes : la solitude, le lien maternel (‘Cables’), l’enfance sont-ils ceux qui sont présents dans l’EP ?

C'est effectivement des thèmes auxquels j'ai pu faire allusion. Les textes ne sont jamais très précis, c'est plus des bribes d'idées assemblées les unes aux autres. Je pense que la meilleure façon de résumer ce dont je parle est l'individu face à lui-même, se retrouver seul et réussir à cohabiter avec ses peurs, ses doutes, ses attentes, ses fantasmes... Ce qui était un peu mon approche quand j'ai commencé le projet, « est-ce que seul, je serai capable de faire quelque chose dont je serai fier, d'être honnête, de me livrer sans craindre le regard des autres, sans m'auto-censurer ».


La musique est avant tout une histoire de sensation : vue, goût, toucher, ouïe, quelle serait donc la part de l’odorat ? Est-il effectivement mineur : on dit souvent que l'argent n'a pas d'odeur, la musique aussi ?

Au sens concret du terme, j'imagine qu'à part dans des locaux de répète ou des petites salles de concert humides, non (Rires) ! C'est un sujet qui a pris une part très importante dans ma vie de tous les jours, que j'ai dû apprendre à dompter, qui m'a construit. Comme dit précédemment, j'avais cette volonté d'être entier, de me livrer totalement dans ce projet. C'est donc un aspect très important, jusqu'au nom du groupe.


Penses-tu pouvoir défendre cet EP en live ? Qui t’accompagnera sur scène ?

Oui, nous sommes en train d'y travailler depuis quelques mois ! Je n'avais pas envisagé ce projet sous cet angle lorsque j'ai commencé. Le but n'était que de faire des morceaux que je jugeais bons, de tester des choses, sans forcément la volonté de faire vivre tout ça. C'est ma rencontre avec Boris Campello (Jack & The Bearded Fishermen, Go Spleen, entre autres...) qui a changé la donne. Il m'a poussé à envisager ça autrement, et c'est grâce à lui que ce projet a cette nouvelle dimension. Il occupe donc le poste de batteur et nous bossons à trois, avec Anthony Pergaud (Oblique), pour travailler un set raccord avec l'ambiance originelle du projet, en cherchant à lui injecter un aspect plus organique, moins électronique. On sera prêts dans quelques mois, j'ai hâte !


Qu’attends-tu ce cet album ?

A vrai dire, rien de précis. D'abord le travail, ensuite le résultat (Rires). J'aimerais qu'il réussisse à rentrer dans les oreilles de certains, qu'il plaise ou non, qu'il fasse réagir peut-être. Je ne me suis pas fixé d'objectif, cet EP pour moi n'est que le premier petit pas d'un projet que je souhaite voir grandir sur le long terme. Pas en terme de notoriété, ce n'est pas une finalité, mais dans son identité.


L’EP est sorti depuis quelques mois au moment de la chronique, as-tu déjà d’autres projets ? Pour un album complet ?

Aujourd'hui je me concentre largement sur Anosmiac. Le prochain album est déjà écrit à 95%, celui d'après bien avancé, je suis très productif. Ce que j'aimerais c'est réussir à faire vivre tout ça en live, réussir à enchainer les albums, qu'il y ait du rythme et de l'intensité. Je pense qu'on commencera à enregistrer le prochain album cet été. Il s'annonce déjà bien différent de l'EP, j'en suis super content !





Quel est votre meilleur souvenir en tant qu’artiste ?

Un festival aux Pays-Bas dans des conditions désastreuses, deux nuits à 4 dans une voiture, grosse caisse explosée en plein concert, on n'a pu jouer que deux morceaux... C'était horrible mais bizarrement j'en garde de très bons souvenirs !


Au contraire le pire ?

Un festival aux Pays-Bas dans des conditions désastreuses, deux nuits à 4 dans une voiture, grosse caisse explosée en plein concert, on n'a pu jouer que deux morceaux... C'était horrible (Rires) !


Quelle est la question que vous aimeriez que l’on vous pose ?

Si je vais sortir une nouvelle vidéo prochainement ? Car oui, c'est prévu pour ces prochains jours, ce sera la 4ème d'Anosmiac pour le morceau 'Five Seconds Fall', et c'est de loin la plus aboutie de toutes. Rendez-vous sur notre page Facebook pour les curieux !


Un dernier mot pour les lecteurs de music Waves ?

Euh... Aimez-vous les uns les autres (Rires) ! Merci d'avoir pris le temps de me lire, et merci à Music Waves de s'être intéressé à Anosmiac.


Merci à Calgepo pour sa contribution..


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/anosmiac/about/
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