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BetizFest 2017 - Cambrai - 1ère Journée - 07 Avril 2017


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
HARDCORE
Pour sa 15ème édition le BetizFest nous propose une affiche riche avec pour ce vendredi la part belle faite au punk, au rock et au hardcore.
NOISE - 26.04.2017
Déjà la quinzième édition ! Depuis 2003 le Betiz Fest a dynamisé la ville de Cambrai avec un festival faisant la part belle aux musiques alternatives. Il a ainsi redonné une vie rock au Palais des Grottes où il est organisé, et rappelé aux plus anciens le temps glorieux de la fin des années 70 et du début des années 80, quand les grands noms venaient s’y produire. Il faut  signaler qu’une exposition a été lancée en même temps que le début du festival pour retracer cette époque. Et donc Music Waves est de retour pour ce rendez-vous qui attire chaque année un public plus nombreux. Et cette édition 2017 a mis les petits plats dans les grands avec deux jours richement remplis. Le cadre du Palais des Grottes reste toujours chaleureux avec une grande scène  et une salle parfaitement agencée permettant de savourer les concerts avec une vue imprenable. De plus on ressent ce côté familial mais avec un grand sérieux et un fort professionnalisme, tout en appréciant la part belle faite à cet esprit alternatif. Une fois encore les punks côtoient les metalleux et les rockeurs dans une ambiance détendue fort agréable.



C’est donc en fin d’après midi que nous avons rendez-vous pour une première rasade de son. Le public est déjà très présent, des records d’affluence sont même attendus. Pour bien se mettre en jambes rien de tel qu’une bonne rasade de punk avec un tribute dédié aux Ramones. Les Ramines nous viennent de Rouen et de leur look à leur merchandising ils sont une parfaite copie. Ils vont nous donner un bon concert, direct et efficace, sans fioritures ni discours inutiles, rendant ainsi un parfait hommage dans un pur esprit punk. Les fans ne s’y trompent d’ailleurs pas et sont massés devant la scène avec les petits drapeaux distribués aux couleurs du groupe. En un peu plus d’une demi-heure le plongeon dans le passé va être total, le son est excellent, les musiciens parfaits. Au chant Micky fait le taf avec talent et on apprécie le son de basse. Plus de 25 titres vont être joués et les classiques sont là, ‘Blitzkrieg Bop’ qui met le feu à la fosse mais aussi ‘Commando’, ‘Pinhead’ ou ‘Rockaway Beach’ et le référentiel ‘Pinhead’. Les Ramines rendent un bel hommage à un groupe qui reste un exemple et on aura apprécié en fin de concert voir le panneau marqué Gabba Gabba Hey brandi par Micky en forme de slogan de ralliement.




Le punk reste à l’honneur avec Les Rats et la fosse est envahie par nombre de personnes venues pour retrouver ce grand nom. Les anciens se souviennent que le groupe avait enflammé la scène punk rock. Le groupe avait cessé le combat en 1996 et il aura fallu 20 ans pour les voir faire leur retour. Logiquement cette tournée ne pouvait éviter un Betiz Fest dédié à la culture alternative. Dans l’esprit des Sheriff et de Parabellum, Les Rats vont nous montrer que le temps n’a eu aucune prise sur eux. Certes les visages ont vieilli mais la fougue est là, avec un line-up qui nous permet de retrouver Patrice au chant, Joss et Rolo aux guitares avec Djo à la batterie en début de concert. Le groupe va passer en revue sa riche carrière en balançant plus de 20 titres et va faire un tabac. Son punk rock est direct et le public lui mange dans la main. Le chant de Patrice n’a pas pris une ride et son sourire montre sa joie de retrouver la scène, tandis que ses camarades distillent à merveille ce punk brut de décoffrage. En milieu de concert Djo laisse sa place à Jean-Michel derrière les futs, nous permettant de voir les Rats au complet. Avec ‘Mon Cafard’, au refrain irrésistible, le classique ‘Tequila’ qui met le feu à la fosse ou encore ‘La Fleur’ en final gigantesque ou  la reprise survoltée de ‘Il est cinq heures’ Les Rats font un tac. Ce concert aura été une pleine réussite, les Rats gagnent leur pari : leur retour est gagnant et montre que le punk rock a encore beaucoup de choses à dire.



Après cette tornade, le rock est à l’honneur avec l’arrivée de No One Is Innocent. Les Français sont en tournée électorale avec Tagada Jones et nombreux sont ceux qui se souviennent de l’époque où le groupe était fer de lance d’un rock revendicatif. Depuis le groupe n’a jamais cessé ces activités mais à varié les plaisirs. Depuis 2015 avec l’album "Propaganda" No One est de retour aux affaires et il enflamme les scènes partout où il passe sans perdre ce côté citoyen et contestataire. Le groupe est très attendu par un public survolté, et personne ne va être déçu de cette prestation qui restera gravée dans les mémoires. Profitant d’un son très dur, No One va faire parler sa face métallique. D’entrée avec ‘Djihad’ il met le feu, Kémar est survolté, son chant est toujours aussi fort et avec charisme il va chercher le public au plus près. Ensuite les moments de bravoure vont s’enchainer, ‘Nomenclatura’ avec un extrait du final de ‘Porcherie’ des Béruriers Noirs est un signal politique fort. ‘La Peau’ fait un carton, cet hymne vieux de plus de 20 ans restant d’actualité, puis No One confirme qu’il reste un vecteur du mal être actuel avec des bombes tirées de son dernier album ‘Propaganda’ comme ‘Silencio’, ‘Holy Fire’ ou ‘Charlie’. Dans les grands moments de ce concert on se souviendra du public envahissant la scène à la demande du groupe pour un grand moment de partage. Sur ‘Johnny Rotten’, Kemar est déchainé et va encore au contact des premiers rangs. No One Is Innocent a proposé un immense concert qui restera dans le top de cette édition. Retrouver le groupe en si grande forme est en tout cas un plaisir immense.



Après cette folie ce sont les compères de tournées de No One qui débarquent, bien décidés eux aussi à en découdre. En matière de hardcore métal Tagada Jones est une valeur sûre depuis plus de 20 ans, et il sait mettre le feu partout où il passe. Fort d’un très engagé "La Peste et le Choléra" le groupe ne va pas faire de détails et tout détruire sur son passage. Sûr de sa carrière récente il va baser son concert sur ses trois derniers disques avec pas moins de 13 titres sur 15. L’ambiance ne va cesser de monter grâce à un Niko survolté  qui entre en communion avec un public tout acquis à la cause. Les nouveaux morceaux tout frais font un tabac, le titre éponyme avec son refrain fédérateur a tout d’un hymne. A côté ‘Perte et Fracas’, ‘Envers et Contre Tout’ ou ‘Je Suis Démocratie’ font le taf et montrent toute la force du hardcore teinté de metal de Tagada Jones. Du même album le très punk ‘Mort aux Cons’ fonctionne tout aussi bien et achève le public. "Dissident" est représenté par plusieurs bombes, ‘Instinct Sauvage’ porte bien son nom en matière de punk hardcore agressif. ‘Tout va Bien’ et ‘Vendetta’ confirment la force des textes tandis que ‘Karim & Juliette’ confirme qu’il est un hymne. Enfin "Descente aux Enfers" est parfaitement mis à l’honneur par les furieux ‘Zéro de Conduite’ ou ‘Les Nerfs à Vifs’. Ce concert d’une force rare aura fait l’unanimité auprès du public : Tagada Jones montre qu’il est comme un bon vin, il vieillit bien et ne semble jamais devoir subir les effets du temps tant il reste en phase avec les problèmes de notre société.



La journée est déjà une réussite mais il reste le gros morceau avec la venue de la légende du hardcore venu de New-York, Sick Of It All. Avec plus de 30 ans de carrière sans fausse note et en restant toujours fidèle à une ligne de conduite certaine, le groupe a gardé une une aura très forte. L’âge et le temps semblent ne pas devoir exister pour ce quatuor qui va dégager une puissance énorme au service du hardcore. En un peu plus d’une heure Sick Of It All va déployer tout son savoir-faire : derrière sa guitare Pete Koller est un pois sauteur infatigable et au micro Lou dégage un charisme impressionnant et en impose. Le groupe va enchainer les titres sans temps mort et chacun d’entre eux fera office d’uppercut, de coup de massue assené dans la face d’un public pas du tout fatigué, les pogos et autres circle pit ne faisant pas semblant d’être intenses.


La formation va nous présenter un programme retraçant toute sa riche carrière en piochant dans pas moins de 9 de ses 11 albums pour 22 chansons jouées. Le premier album est bien représenté et ‘Injustice System’ ainsi que ‘Friends Like You’ ne font pas de quartier. Pour encore plus mettre le feu, un brûlot comme ‘Uprising Nations’ est idéal et il faut être costaud pour tenir le choc dans cette furie. Dans la même idée ‘Sanctuary’ déclenche une même guerre dans le pit et on apprécie les titres du récent "Last Act Of Defiance", pures bombes de hardcore prouvant la forme du groupe malgré les années. Une nouveauté est jouée avec ‘Black Venom’ du dernier EP, "When The Smoke Clears". Enfin le final est grandiose avec un enchainement final dantesque qui achève tout le monde. ‘Built To Last’, ‘Sted Down’ ou ‘Just Look Around’ ont plus de 20 ans mais gardent une force incroyable. Sick Of It All est venu et a vaincu de belle manière en enchainant les classiques et montrant toute la force de son hardcore. Le public sort exsangue de cette journée et il y a fort à parier que nombreux se souviendront de la leçon donnée par tout ces groupes - et Sick Of It All en particulier.

La journée s’achève tardivement dans le cœur de la nuit et chacun a tout intérêt à reprendre des forces pour affronter un samedi qui s’annonce tout aussi puissant et épique.



Plus d'informations sur http://www.sickofitall.com/
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