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BetizFest 2017 - Cambrai - 2ème Journée - 08 Avril 2017

LIVE REPORT - HEAVY METAL - NOISE - 27.04.2017
Pour sa deuxième journée, le Betiz Fest a réuni une affiche métallique assez exceptionnelle avec en point d'orgue la venue de Arch Enemy!
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Cette journée de Samedi au Betiz Fest s’annonce sous les meilleurs augures, le temps est splendide, les spectateurs se pressent avant l’ouverture des portes. Pour ce jour les organisateurs ont mis les petits plats dans les grands afin de fêter dignement cette quizième édition. Sept formations sont au programme et l’accent est mis sur le metal sous toutes ses formes. Et vont se succéder des espoirs, des groupes confirmés qui ne cessent de progresser et des grands noms de la scène métallique internationale avec en point d'orgue Arch Enemy, qui vient de proposer un live enregistré au Wacken Open Air. Le Betiz Fest s’apprête à accueillir une audience quasi record pour blinder le Palais des Grottes.

En attendant ce sont les Amiénois de Sadraen qui prennent l’assaut de la scène. Fondé en 2012 le groupe a déjà un EP à son actif et va profiter de son passage pour nous faire découvrir plusieurs chansons de son premier album, "Orphan Lord" qui sort bientôt. En 30 minutes Sadraen va lancer la journée avec un death moderne proche de Gojira, proposant aussi des passages plus progressifs pour un résultat varié et teinté de mélancolie. Mais ce qui marque c’est la force de frappe du groupe : au chant Antoine est à l’aise dans le chant guttural et ses coéquipiers très concentrés font le travail avec précision. Dans les nouvelles chansons on retiendra particulièrement ‘4th Wall’ qui aura mis une belle claque et ‘Torn’ plus posée et mélancolique qui amène une ambiance sombre parfaite. On fera ressortir ‘Human Hatcher’ qui aura fait office de belle baffe finale pour chauffer la fosse. Sadraen est une belle découverte qui aime apporter à sa puissance brute des moments plus posés. Avec ce concert la journée est lancée et pas mal auront fait une belle découverte.



Après le death metal, place au stoner. Les Cambraisiens de Headblaster sont dans la place après avoir gagné le tremplin du Betiz Fest. Le groupe sait mettre de l’ambiance et on se souvient de la belle claque qu’il nous avait infligée lors du Cht’i Rock Festival. Pour ceux qui ne les connaissent pas encore, rappelons que Headblaster combine la puissance d’un Black Label Society à la force mélodique de Down ou Corrosion Of Conformity. Le groupe va faire forte impression : parfaitement à l’aise devant un large public, il va faire parler la poudre avec un groove énorme. Dès ‘Hangover’ le pari est déjà gagné, ce titre dispose de riffs énormes et fait sensation, avec au chant un John Fernandes qui a tout d’un professionnel aguerri. Il va au contact du public dès le brulant ‘Mad Circus’ et son timbre de voix plein de gouaille fait merveille. L’ambiance ne va cesser de monter le long de cet excellent concert, ‘Hellblaster’ met le feu à la fosse conquise par ce stoner rock. Puis avec ‘Breaking The Law Of Silence’ ou ‘Fire Road’ il confirme un potentiel énorme. Headblaster nous aura fait taper du pied, le groupe monte en puissance de belle manière et aura été une révélation à qui on souhaite le meilleur pour une suite de carrière qui s’annonce brillante.



Avec Smash Hit Combo, place au rap métal tel qu’il se faisait dans les années 90 quand Korn et Limp Bizkit tenaient le haut du pavé. Partout où il passe, le groupe fait revivre cet esprit avec fougue et intensité et met le feu. Le concert du Betiz Fest ne va pas faire exception, la salle est remplie et dès le début du concert les deux chanteurs du groupe, intenables et déterminés à aller au contact avec le public déclenchent de jolis slams en allant directement au contact des premiers rangs. Cela lance le concert dans les meilleures conditions, et de titre en titre Smash Hit Combo rencontre un succès important. Il faut dire que sa musique donne une furieuse envie de jumper, le tout étant porté par des chants en français rappés ou hurlés avec une force impressionnante. En matière de fusion explosive ‘Baka’ ou encore ‘Generation Test’ auront fait leur effet. On retiendra aussi le moment où le groupe a fait asseoir la totalité de la fosse pour mieux la voir exploser et le petit sondage classique entre Sega et Nintendo dans un bon esprit gamer qu’affectionne Smash Hit Combo. Avec ce concert chacun aura retrouvé cet esprit néo metal qui reste efficace en concert. Smash Hit Combo a donné un concert très frais et convaincant et parfaitement ouvert la voie pour la suite de la soirée.



La journée est bien avancée et nous allons accueillir avec Betraying The Martyrs un des fleurons de la scène metalcore. Nos Français ont su se faire connaitre partout dans le monde avec un style efficace dans l’air du temps. Il arrive ainsi à Cambrai précédé d’une réputation certaine et est très attendu par une frange de fans amateurs de ce metalcore teinté de symphonique avec la voix tranchante d’Aaron. Le groupe va rapidement marquer son territoire et faire impression, les pogos et autres circle pits vont s’enchainer dans une ambiance qui ne cesse de monter. Les musiciens dégagent de plus un charisme certain qui aide à la réussite de ce concert, outre Aaron on ne peut que saluer un Victor impérial au clavier. Il apporte la touche symphonique et harangue le public. Betraying The Martyrs va nous présenter plusieurs extraits de "The Resilient" et prouver son efficacité. Ainsi d’entrée ‘Lost For Words’ fait mal puis ‘The Great Disillusion’ ou ‘Wide Awake’ confirment la bonne tenue de cet opus. A côté le groupe propose des extraits de ses deux premiers albums, montrant un groupe à l’aise dans un metalcore puissant mais sachant faire la part belle aux mélodies. On pensera surtout à ‘Where The Worlds Ends’ dont la puissance brute est agrémentée de très beaux passages symphoniques. Parfois un peu décrié dans son propre pays Betraying The Martyrs mérite pourtant qu’on lui porte de l’intérêt tant il est doué dans son genre. Il semble en tout cas lancé pour continuer à grimper les échelons de la notoriété un peu partout dans le monde.



Après cette tornade le premier gros morceau est très attendu. Loudblast joue à domicile et devant bien plus de monde que lors de son concert récent à Lille. Le groupe continue sa tournée "Sublime Dementia" qui le voit multiplier les dates pour célébrer ce classique. Ce soir, festival oblige, le groupe a un temps de jeu limité et va devoir couper sa set list. L’album ne sera pas joué en entier mais nous ne perdons pas au change. Ce concert même plus court ne va pas pour autant être plus faible. Loudblast est en forme et ses musiciens déterminés à frapper avec un death old school si savoureux. Derrière son micro Buriez impressionne et dégage toujours ce charisme glacial qui fait sa réputation. A ses côtés Leclerc, Coquerel et Drakhian tissent à merveille l’univers musical du groupe. La première partie du concert est consacrée à "Sublime Dementia" avec 5 extraits et le carton est total. Certes le son est brut et gène un peu mais l’énergie déployée et l’ambiance survoltée permettent de passer outre. Car avec ‘Wisdom’, ‘Presumption’ et ‘Turn The Scale’ il a lancé le concert de la meilleure des manières puis avec ‘Subect To Spirit’ il nous a proposé un grand moment. Enfin ‘My Last Journey’ a achevé ce voyage en beauté. La seconde partie fut tout aussi brillante, le groupe a enchainé 5 bombes déchainant nombre de pogos et slams. Il faut dire que ‘The Horror Within’, ‘Flesh’, ‘Disquieting Beliefs’ et ‘Malignant Growth’ demeurent des classiques absolus du groupe. Enfin ‘Cross The Threshold’ a achevé ce concert intense.



Le terrain est encore chaud quand The Haunted débarque. Le groupe tourne avec Arch Enemy et prépare un nouvel album pour continuer sur la bonne lancée activée depuis le retour de Marco Aro au chant en 2013. Tout en étant connu il est clair que The Haunted a un certain challenge à relever. Les aléas survenus dans sa carrière font que certains l’ont un peu mis de côté et le groupe doit refaire ses preuves. Il va ici relever le défi avec brio, avec un son un peu brouillon, mais cela ne gène guère les musiciens qui nous délivrent un thrash virulent porté par un Marco à la stature impressionnante qui hurle avec conviction. La set list  est bien équilibrée sur la carrière des Suédois.  "Versus" et "Unseen" ont été mis de côté mais l’ère Peter Dolving garde une belle place avec pas moins de 7 titres joués sur les 16. Avec deux extraits costauds de "Revolver" avec ‘99’ et ‘No Compromise’ le groupe remporte la mise. Les riffs sont aiguisés et la batterie ne fait pas de quartier, chacun savoure ce death teinté de thrash à la suédoise.



Par la suite on savoure d’excellents morceaux du petit dernier, "Exit Wounds", qui a signé le retour en forme et au thrash incisif. Avec ‘Eye Of The Storm’, ‘My Enemy’ ou ‘Trend Killer’ The Haunted nous a prouvé qu’il avait plusieurs vies. Les titres de la première époque Aro, celle des excellents "Made Me Do It" et "One Kill Wonder" sont mis à l’honneur. Retrouver ‘D.O.A.’ ou ‘Trespass’ et ‘Hollow Ground’ fut un réél plaisir pour les amateurs et une excellente découverte pour les autres. L’ambiance monte de plusieurs crans au cours du concert pour devenir une fois de plus torride dans un week-end qui l’aura été d’un bout à l’autre. Preuve d’ouverture, le groupe ne met pas de côté le très bon "The Dead Eye" sorti en 2006 avec Dolving : ‘The Flood’ et ‘The Medication’ confirment que le groupe a su proposer de bonnes choses sur la plupart de ses albums. En fin de concert le groupe balance des bombes extraites du référentiel premier album et malgré la fatigue ‘Bullet Hole’ et ‘Hate Song’ rencontrent un franc succès. The Haunted a gagné son pari avec brio, il a fait honneur à sa place sur l’affiche et il s’est rappelé au souvenir du public avec efficacité.



La salle est comble, l’ambiance à son paroxysme et il est difficile de se faire une place tant la foule est compacte. Il faut dire que la tête d’affiche est très attendue, depuis l’arrivée d’Alissa White-Gluz et la sortie de "War Eternal" Arch Enemy n’a pas chômé. Il a écumé les scènes et vient de sortir un live dantesque. Retrouver le groupe dans un cadre plus restreint est une chance énorme. Chacun attend du groupe qu’il nous donne une leçon de death mélodique porté par la voix tranchante d’Alissa. L’ambiance monte d’un cran quand les lumières s’éteignent et c’est l’explosion quand le lutin canadien aux cheveux bleus déboule sur scène avec énergie. A ses côtés on retrouve le duo fantastique composé par Michael Amott et Jeff Loomis qui tout le long du concert nous gratifiera de soli et riffs fins et rapides. Un bémol s’installe malgré tout avec un son de nouveau fluctuant et même médiocre ne faisant pas honneur à la finesse mélodique des chansons. Cela étant le succès est au rendez-vous et la fosse explose sur chaque chanson. "War Eternal" est à l’honneur bien sur mais le groupe revient aussi sur l’ère Angela Gossow. La première partie du concert est imparable, les moments de bravoure s’enchainent, de ‘Enemy Within’ à ‘War Eternal’ en passant par ‘Ravenous’ et ‘Revolution Begins’ Arch Enemy confirme son statut de bête scénique. L’ensemble est en place, Alissa n’a pas à rougir de la comparaison avec Angela et musicalement le tout se tient malgré les soucis de son.



Alissa, en bonne Canadienne francophone, s’adresse à la foule dans un français parfait avec un accent sympathique et une fraicheur communicative. La suite du concert ne fait pas dans le détail et passe en revue nombre de bombes pondues par Arch Enemy depuis 2001. ‘Heart Of Darkness’, ‘Dead Eyes See No Future’, ‘We Wil Rise’ ou ‘No Gods, No Masters’ passent en revue avec bonheur l’époque Gossow, parfait concentré de death metal mélodique. Pour ce qui est de "War Eternal", impossible de ne pas céder à l’efficacité d’un ‘You Will Know My Name’, véritable hymne, ou à la force de ‘As The Pages Burn’. En fin de concert et malgré l’heure tardive le rappel achève tout le monde avec d’excellents titres de l’ère Gossow,  ‘Snow Bound’ et ‘Nemesis’, achevant les hostilités avec force. Arch Enemy nous a proposé un concert de bonne qualité malgré quelques soucis sonores. Voir une telle pointure dans un festival alternatif et familial est un rêve qui semblait incroyable pour beaucoup et qui a pris corps. Ce concert achève ainsi en beauté une superbe édition, le groupe suédois a fait honneur à son rang et a fait plaisir à ses nombreux fans.


Le Betiz Fest 2017 se termine sur une belle note et chacun s’en repart tranquillement en faisant le bilan de ce riche week-end dans une salle encore bouillante. Les organisateurs ont réussi une fois de plus leur pari d’un festival à taille humaine accueillant de grandes pointures. Il me reste à les remercier pour leur accueil et les facilités accordées pour couvrir le festival.



Plus d'informations sur http://www.archenemy.net/
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