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GIZMODROME (11 JUILLET 2017)

INTERVIEW - ROCK - STRUCK - 22.09.2017
De passage à Paris pour présenter le premier album éponyme de Gizmodrome, nous avons rencontré deux légendes du rock Adrian Belew (ex-King Crimson, Frank Zappa, David Bowie) et Stewart Copeland (The Police)...
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Une interview sur les toits de Paris avec deux étoiles du rock débutée avec un Adrian Belew aussi calme qu'humble et à laquelle s'est joint l'extravagant Stewart Copeland...


Question traditionnelle du site, quelle est la question que l’on vous a posé trop de fois ?


Adrian Belew:  Au cours de ma vie, on m’a demandé pas mal de fois : “comment est Frank Zappa ?”, “comment est David Bowie ?”, “comment c’est de jouer avec Robert Fripp ?”, ce genre de questions !



Et maintenant, on vous demande comment c’est de jouer avec Stewart (Copeland, ndr.) ?


Adrian : C’est fantastique ! Mais en fait, personne ne m’a jamais demandé. Les gens jusqu’à présent m’ont posé des questions sur le groupe dans sa totalité ! Mais si tu veux savoir, Stewart a toujours fait partie de mes 5 batteurs préferés. J’ai toujours cru qu’il avait inventé son propre style. Je ne connaissais pas Mark King du tout par contre, mais maintenant, je suis comblé avec lui, c’est un super bassiste.






Comment s’est déroulée ton arrivée dans le groupe ?


Adrian : A l’époque, Gizmodrome n’était pas censé être un groupe, et je devais juste jouer sur 4 chansons et m’en aller ! Mais au bout de quelques jours à jouer ensemble, on s’est très bien entendus, on s’est beaucoup amusé. Alors à un moment du processus, on s’est dit que l’on devrait peut-être faire plus que ces 4 chansons, peut-être qu’on devrait faire des live, et même devenir un groupe !



Quel était le plan initial de Stewart (Copeland, de The Police, ndr.) ? Faire un album avec un autre guitariste ?


Adrian : Au début, ça devait juste être un projet dans lequel ils ne voulaient pas forcément faire un album entier, alors je ne sais pas trop quoi répondre ! Le but était de jouer 4 chansons pour voir ce que ça donnerait. C’était surprenant pour moi. On a joué dans une pièce tous ensemble. Beaucoup de gens font un album en bossant une personne à la fois. Nous, nous étions dans une pièce tous ensemble en train de jouer, à se demander : “comment changer telle chose ? , “quelle est la chose à faire sur ce passage ? “.



Les chansons étaient-elles écrites au départ ou avez-vous composé ensemble ?


Adrian : Oui, les chansons avaient été écrites par Stewart et Vittolio au cours des années précédentes.



Dans ce groupe, chacun d’entre vous est un des meilleurs, avec Stewart Copeland (The Police), Mark King (Level 42) et Vittorio Cosma (PFM)… comment vit-on cela ?


Adrian : Il faut comprendre qu’au cours des 20 dernières années de ma vie, j’ai été occupé à écrire ma propre musique, je n’ai pas écouté ce qui se faisait autour. Au moment où Police était populaire, j’étais dans King Crimson, puis je faisais des albums solos après avoir quitté King Crimson, et j’ai joué dans beaucoup d’autres albums. Du coup, je me suis donc coupé des autres artistes. J’ai donc manqué de connaître Mark King à ce moment-là. J’ai entendu parler de Level 42, mais je ne les ai jamais écoutés. A vrai dire, je croyais que c’était un groupe de fusion (Rires), sans savoir pourquoi ! Et je connaissais PFM, mais je ne crois pas que Vittorio jouait déjà dans l’album que je connaissais d’eux, je crois qu’il est arrivé plus tard. Je suis très impressionné par lui, il peut tout faire. N’importe quoi venant de cette époque, il peut le jouer !






Comment fonctionnez-vous dans ce groupe ? Comment faites-vous pour trouver la bonne alchimie avec 4 musiciens géniaux comme vous ?


Adrian : Ça marche, ou ça ne marche pas. Tout au long de ma carrière, les gens m’ont demandé avec qui j’aimerais jouer, mais en fait, on ne sait jamais avant de jouer avec la personne en question ! Si j’avais voulu jouer avec l’un de mes artistes favoris, rien n’aurait garanti que cela marche. Mais dans notre cas, cela a marché tout de suite. Je voulais faire les choses bien pour que ce projet marche, donc j’ai dû faire un peu de place dans mon emploi du temps pour voir si tout ça pouvait marcher !



C’était la même chose quand j’ai joué avec Talking Heads et que j’étais en studio avec eux : en écoutant les chansons, je savais exactement ce que j’allais jouer par-dessus de manière très spontanée.



Tu donnes un aspect psychédélique à la musique de Gizmodrome. Le groupe t’a-t-il recruté pour pour apporter une coloration old school à vos chansons, ou est-ce quelque chose qui s’est passé naturellement durant l’enregistrement ?


Adrian : Comme je te l’ai dit, ça n’était pas censé être un groupe. Ils ne m’ont pas appelé pour rejoindre le groupe. Je pense que je les ai un peu surpris, et je me suis même surpris moi-même ! Les compositions étaient très accessibles pour moi. En écoutant les démos, je savais exactement ce que je voulais jouer. Je n’ai pas eu besoin de consulter les autres pour le savoir, il a juste fallu que j’écoute les démos quelques fois. En soi, elles ne sont pas très compliquées, elles collent parfaitement à ce que je peux faire. C’était la même chose quand j’ai joué avec Talking Heads et que j’étais en studio avec eux : en écoutant les chansons, je savais exactement ce que j’allais jouer par-dessus de manière très spontanée.



La manière dont Stewart chante les chansons est située quelque part entre le style de Frank Zappa et Les Claypool. Et c’est génial car il n’essaye pas d’être un chanteur à proprement parler mais plutôt un conteur



Les 6 chansons que nous avons pu écouter sont très éclectiques et beaucoup d’infuences jazz/rock y figurent. Par exemple, la chanson “AmakaPipa” est très orientée Zappa ou Primus. Cette chanson est-elle davantage un clin d’œil à la brève carrière de Stewart avec Oysterhead (groupe où il a notamment joué en compagnie de Les Claypool), ou à votre collaboration avec Frank Zappa ?


Adrian : La manière dont Stewart chante les chansons est située quelque part entre le style de Frank Zappa et Les Claypool. Et c’est génial car il n’essaye pas d’être un chanteur à proprement parler mais plutôt un conteur, et c’est cette manière de faire, ce côté dramatique-là qui ressemble à Les ou à Frank. Cela m’a surpris car je ne savais pas à quoi cela ressemblerait. Mark, de son côté, a une super voix, je l’aime beaucoup. Sa voix et la mienne ont tout de suite très bien sonné ensemble.






Dans la chanson “Man On The Moutain”, pourquoi la contribution vocale de Mark King est-elle si en retrait et se limite aux chœurs, alors que sa voix est davantage mise en avant sur le reste de l’album ?


Adrian : Parce qu’en fait Stewart est le chanteur principal sur la majorité du titre. C’est en quelque sorte le conteur, alors qu’Adrien et Mark sont les chanteurs, qui se chargent véritablement des parties chantées, les refrains. Ça s’est juste fait comme ça, ça n’était pas intentionnel.



Si on continue après cet album, et je l’espère, je pense que je vais écrire des chansons, et si c’est le cas, je les chanterai probablement.



Peut-être que dans les 6 autres chansons que nous n’avons pas encore entendues, vous chanterez davantage ?


Adrian : Je ne pense pas. Je n’ai pas passé beaucoup de temps à enregistrer et je me suis surtout concentré sur la guitare. C’est comme ça que le premier album sera : je serai essentiellement guitariste, plus que chanteur. Si on continue après cet album, et je l’espère, je pense que je vais écrire des chansons, et si c’est le cas, je les chanterai probablement.



Je n’appelle pas [Gizmodrome] un “supergroupe” car je n’aime pas ce terme, mais j’appelle ça un “super groupe” parce qu’on apprécie tous de travailler ensemble, ce groupe est fait de gens super !



Tu as dit tout à l’heure qu’il s’agissait plus d’un projet que d’un groupe. Si vous sortez un deuxième album, est-ce que cela officialiserait votre statut de groupe ?


Adrian : Tout cela va dépendre du succès que l’on aura sur le premier album. Si ça ne marche pas, on s’arrêtera (Rires) ! Et si c’est bien reçu, on continuera ! Mais personnellement, je n’ai pas envie que tout s’arrête, je voudrais que le projet continue de grandir. C’est une belle combinaison de musiciens et de personnes. Je n’appelle pas ça un “supergroupe” car je n’aime pas ce terme, mais j’appelle ça un “super groupe” parce qu’on apprécie tous de travailler ensemble, ce groupe est fait de gens super ! Donc oui, j’espère qu’on va continuer à aller de l’avant.

En réalité, nous n’avons écrit aucune des chansons tous ensemble, on est directement arrivés avec en studio. C’est donc difficile de dire jusqu’où ce groupe peut aller ! En soi, je pourrais faire plein de choses, mon calendrier pourrait être plein jusqu’à ce que je meure probablement.

Mais j’aimerais quand même faire partie d’un dernier bon groupe, parce que je ne suis plus dans King Crimson à présent, ce groupe a pris une nouvelle direction. Je suis fait pour faire partie d’un groupe, d’un bon groupe, c’est l’une des choses que j’aime faire. J’ai aussi mon propre groupe, Adrian Belew Power Trio, c’est un super groupe, ça fait 11 ans qu’on est ensemble, mais maintenant, j’ai envie d’autre chose. Maintenant, nous avons un nouveau groupe, il peut aller dans une direction différente. Dans “The Power Trio” je joue mes chansons, certaines ont été écrites quand je jouais avec King Crimson. Mais là, on redémarre à zéro, et on va voir ce qu’on peut faire avec. J’espère qu’on va continuer de grandir car j’en ai très envie. Sur ce premier album, je me considère comme un guitariste, et je m’éclate dans ce rôle-là.






Tu espères que ce groupe grandisse, cela passe par des concerts. Prévoyez-vous de faire une tournée ?


Adrian : Oui, bien sûr ! Pour l’instant, nous n’avons aucune tournée prévue. Nous voulons commencer à tourner en novembre/décembre, voire au début de l’année suivante puisque l’album ne sort qu’en septembre, donc il vaut peut-être mieux attendre. Mais oui, il y a bien un projet de faire une tournée !



Tous les membres auraient-ils le temps de participer à cette tournée ?


Adrian : Oui ! On donnera la priorité à ce groupe. Je libèrerai mon emploi du temps pour ça. Je veux être sûr de pouvoir faire ça. C’est comme ça qu’on peut faire grandir le groupe, et cela nous permettra de nous exposer aux gens, ils pourront décider ce qu’ils pensent de nous. Donc oui on fera une tournée, mais je ne sais pas encore quand !



Une chanson comme 'Man On The Mountain' est très reggae, ce qui est logique étant donné que Stewart a joué dans The Police. Mais penses-tu que le reggae a encore quelque chose à dire en 2017 ?


Adrian : Je ne suis pas le gars à qui il faut demander ça car j’écoute surtout la musique sur laquelle je travaille ! Je ne regarde pas les choses dans cette perspective. Mais je pense que tant que les gens feront quelque chose d’unique et d’innovant, ils auront 90% de chance de maintenir leur musique en vie.



La chanson “Strange Things Happen” est aussi reggae. Il s’agit d’une reprise d’une chanson de Stewart Copeland datant de 1995, mais vous l’avez complètement réarrangée, et vous l’avez amenée à un autre niveau en la jouant tous ensemble. Peut-on dire que c’est une chanson de reggae progressif ?


Adrian : Je pense que tu peux lui coller l’étiquette que tu veux (Rires) ! Je ne savais même pas que c’était une vieille chanson, pour moi c’était simplement une chanson sur laquelle on travaillait. Dès que j’ai entendu la chanson, j’ai commencé à jouer un riff de guitare par-dessus. En fait, je jouais pour moi-même. Tout était improvisé, je n’avais pas le temps de m’asseoir et de préparer quelque chose. Nous n’avions que 10 jours pour tout faire. C’est pour ça que je n’ai pas chanté sur celle-ci !






Peut-on dire que si ce style de chanson marche si bien, c’est notamment parce qu’il n'est trop arrangé et plus axé sur l’improvisation ?


Adrian : Le son que l’on visait était le son brut de 4 personnes qui jouent ensemble. Parfois, les chansons sont “surproduites” avec plein de pistes qui se superposent. On voulait sonner comme un groupe. Je suis branché improvisation, alors en live, je pense qu’on va les rallonger un petit peu. Les fins seront plus longues, ce ne sera pas des chansons de 3 minutes comme sur le disque.



Les chansons sont toutes très courtes. Etait-ce une volonté de votre part ?


Adrian : C’est comme ça qu’elles ont été écrites : couplet – refrain – couplet – refrain – outro, et c’est tout c’est le format.



[Stewart qui vient de terminer sa précédente interview se joint à nous pour la fin de l’interview]



On a déjà posé la question à Adrian mais toi, Stewart quelle est la question que l’on t’a trop souvent posée ?


Stewart : “Comment le groupe s’est-il formé ?”. Mais ce n’est pas un problème que les gens veuillent savoir, je ne vais pas me plaindre.



Mais du moment que l’on s’est réunis tous les quatre, le groupe est devenu Gizmodrome, quelque chose de très différent



Gizmo a été un projet développé par toi-même et Vittorio Cosma de PFM en 2005. Comment est venue l’idée de faire renaître ce projet avec Gizmodrome ?


Stewart : Vittorio et moi avons joué ensemble presque tous les étés pendant dix ans. Nous avons créé un Gizmo mais ce Gizmo a grandi. C’est comme dans la légende de la soupe de pierre : on a commencé à deux, puis Adrian est arrivé, et on a fini avec quelque chose de très différent. On a une idée, on a des chansons, on a un projet, on a un groupe, et on a même un nom, que l’on n’a d’ailleurs même pas pu utiliser au départ ! Mais du moment que l’on s’est réunis tous les quatre, le groupe est devenu Gizmodrome, quelque chose de très différent. Le principal est qu’on ait eu des chansons à disposition pour démarrer, peu importe combien on les aimait !






Tout à l’heure, nous parlions avec Adrian de la chanson 'Strange Things Happen'. C’était bien une reprise de l’une de tes anciennes chansons ? Penses-tu à ton tour que l’on puisse dire qu’une fois réarrangée, cette chanson est bien meilleure qu’avant, et que l’on peut la considérer comme une chanson de reggae progressif ?


Stewart : A la base, cette chanson m’a été demandée par George Lucas, pour un dessin animé qui était un spin-off de Star Wars. J’ai donc écrit quelques chansons. Ils en ont utilisé quelques-unes, mais pas “Strange Things Happen”. La démo que j’avais était pas mal, mais le résultat est un excellent exemple de ce qu’Adrian, Mark et Claudio nous ont apporté à Vittorio et moi. C’est une chanson assez accrocheuse, mais dès que les gars ont commencé à y apporter leur propre touche, la chanson est devenue bien meilleure.



Pourquoi avez-vous demandé à Adrian Belew (ex-King Crimson, ndr.) et à Mark King (de Level 42, ndr.) de rejoindre le groupe ?


Stewart : Ce n’est pas moi, c’est Vittorio qui a choisi. Je jouais les étés avec Vittorio, et lors d’un été, il m’a dit : “J’ai trouvé quelqu’un pour nous financer, faisons un album ! Et d’ailleurs, j’ai une touche avec Adrien Belew”. Je lui ai répondu : “Tu te fous de moi ?”. Ça avait l’air sérieux alors j’ai contacté Mark. J’étais à Los Angeles, lui à Milan, je lui ai proposé de se voir à Milan pour parler du groupe. Au bout de 10 minutes, il me répond : “On y va”. En 20 minutes, on avait tous pris notre billet d’avion pour Milan ! Je n’ai pas eu à attendre très longtemps !



Il y a 2 crimes contre l’humanité : les projets, et les super-groupes et nous plaidons coupables. Mais le remède contre le super-groupe, c’est d’avoir des chansons à sa disposition



Tu es l’un de meilleurs batteurs de la scène rock, et tous les 4, vous êtes des génies de la musique. Cela aurait pu ne pas marcher, qu’est-ce qui a fait que cela a marché aussi bien ?


Stewart : Ça a marché parce qu’on a commencé avec des morceaux qui étaient déjà écrits. C’est ça l’ingrédient. Il y a 2 crimes contre l’humanité : les projets, et les super-groupes et nous plaidons coupables. Mais le remède contre le super-groupe, c’est d’avoir des chansons à sa disposition. Là, nous avions les chansons, alors je leur ai dit : “Allez-y, surprenez-moi !”. Je savais comment les chansons étaient censées sonner, mais je n’aurais jamais pu imaginer qu’elles seraient aussi bien au final.






Adrian m’a dit que vous feriez peut-être un deuxième album. Pour le premier, vous n’aviez aucune attente, qu’en est-il du deuxième ?


Stewart : C’est pareil pour tous les groupes, de ne pas avoir d’attente pour le premier album. C’était pareil avec Police. La pression arrive pour le deuxième album.

Donc on ne démarre pas le deuxième album maintenant, nous devrions nous lancer à l’automne mais j’ai hâte d’y être. On s’est éclatés à écrire cet album, mais on n’en a pas fini !


Adrian : Et l’expérience sur scène sera très importante…



Bien que tu sois un grand conteur, j’ai également demandé à Adrian pourquoi il n’y avait pas plus de chant ?


Stewart : En fait, c’est la formule qui a été la base de ses chansons : je parle sur les couplets et effectivement le vrai chant est présent au moment des refrains...



En revanche ‘Man on the Montain’ est différente du format que tu évoques…


Stewart : Oui mais c’est tout simplement parce que Mark chante dessus et cela donne une chanson parfaite ! En fait, Mark est arrivé et nous a proposé mais si nous faisions ça… J’ai adoré et on l’a fait même si ça ne veut rien dire (Rires) !



Vous avez tous les deux connu un très grand succès avec The Police, King Crimson, Frank Zappa, David Bowie… Comment faites-vous pour rester motivés sans jamais vous ennuyer ?


Stewart : En travaillant avec des gens comme Monsieur Belew !



Je n’ai plus à juger les années The Police, elles sont ce qu’elles sont…



Avec le recul, comment juges-tu tes années Police ?


Stewart : Elles ont déjà été jugées. Nous étions jeunes et on se disait : "On domine le monde ! Nous sommes les meilleurs !". 30 ans ont passées et mon avis a été dépassé par les avis de plein d’autres personnes. Certains me disent que notre musique a compté pour eux mais aujourd’hui, je ne sais pas quoi répondre.

Je n’ai plus à juger les années The Police, elles sont ce qu’elles sont…



Aujourd’hui quand on joue une chanson de Police, c’est comme une liturgie, un serment. Ce n’est pas notre musique, c’est celle de Police. Ce n’est plus ce que je veux faire



Après The Police, tu as joué dans beaucoup de projets pour lesquels le maître-mot était de prendre du plaisir. En ce sens, pourrions-nous dire que The Police était une prison dorée pour toi ?


Stewart : Cela a été un vrai plaisir avec The Police au début puis c’est devenu une responsabilité. A la fin, nous avons réalisé que nous étions une énorme machine. A l’occasion du “Reunion Tour” (qui a eu lieu en 2007, à l’occasion des 30 ans du single “Roxanne”, ndr.), on a adoré jouer au Stade de France devant 80.000 Français déchaînés, ça c’était génial. On aurait pu jouer des chansons d’Abba, c’était la même chose, ç’aurait été énorme (Rires). Mais aujourd’hui quand on joue une chanson de Police, c’est comme une liturgie, un serment. Ce n’est pas notre musique, c’est celle de Police. Ce n’est plus ce que je veux faire.






On a commencé par la question qu’on vous a trop souvent posée, au contraire quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?


Stewart : “Pourquoi es-tu si naze ?”
(Rires)


C’est plus ou moins ce que je suggérais en te parlant de Mark King qui chante très bien et pourquoi tu ne lui laisses plus la place ?


Stewart : (Rires) Mais c'est hors de question, je joue des muscles pour les éloigner du micro pour être le seul à pouvoir chanter (Rires) !



Merci beaucoup, ce fut un plaisir…


Stewart ; Merci d’avoir été sympa en début d’interview (Rires)


Adrian : Merci à toi ce fut également un plaisir






Merci à Newf pour sa contribution et Darialys pour sa fidèle retranscription...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/gizmodrome/
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TONYB le 22/09/2017 09:40:34
Excellente interview !
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