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Metal Méan 2017 - Méan - 19 Août 2017

LIVE REPORT - DEATH METAL - NOISE - 14.09.2017
Pour son édition 2017 le festival belge a mis les petits plats dans les grands avec une affiche royale qui a tout pour combler les fans d’extrême.
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Le Metal Mean est une institution, le festival avec la formule immuable que l’on aime. Il ne change pas et c’est une des raisons pour laquelle nous l’aimons. L’autre c’est l’affiche et cette treizième édition est royale, preuve le sold-out atteint avec 1600 personnes. Le temps a été délicat mais le soleil a fini par doucement réchauffer tout le monde.

Ce sont les Américains d’Uada qui ouvrent. Cachés derrière des capuches, les musiciens jouent la discrétion mais avec leur black épique et mélodique ils vont convaincre. Jake exprime sa haine avec une conviction impressionnante et l’univers musical tissé est intense et épique, dans l’esprit de Dissection ainsi que de Mgla avec une touche de death. On aura apprécié cette force mélancolique dotée d’une âme noire au sein d’atmosphères développées par des musiciens comme possédés.

Goat Torment se disperse en préparatifs et cela va lui être préjudiciable et lui coûter du temps, l’organisation étant respectueuse des horaires. Et c’est dommage car le black des belges est cru et brutal avec cette haine évidente, cette misanthropie que l’on ressent à fleur de peau. Tout cela est certes classique mais Goat Torment maitrise les codes black. Cet instant épique et guerrier aura donc été court  mais il a été délectable et servi par des musiciens que l’on sentait concentrés et désireux de bien faire.

La journée a bien démarré et l’arrivée des Finlandais d’Archgoat ne va pas calmer la tempête. Depuis leur retour en 2004 ils n’ont pas chômé dans leur blac- death ténébreux et sataniste. Le concert de Méan va confirmer que dans le genre il est un client. Lourd, puissant et cru le trio semble sorti des abysses avec une musique d’outre tombe qui aime proposer des plages instrumentales instaurant une ambiance glaciale. Archgoat a aussi un côté spirituel avec un supplément d’âme que chacun a ressenti au plus profond de lui.

Avec les Néo-Zélandais d’Ulcerate nous plongeons ensuite dans un death technique teinté d’influences modernes. Devant un chapiteau comble le groupe va balancer un concert brutal et intense qui fait autant penser à un Immolation qu’à un Gojira. On aura apprécié cette faculté à jouer sur les ambiances avec un Paul au chant purement brutal. Ulcerate aime à casser les codes du death et ce faisant il aura mit une claque à une assistance concentrée sur ces titres prenants et puissants.

Vital Remains, c’est le premier gros morceau. Brian arrive avec drapeau et fumigène et il va remuer le public, envoyant cash une bonne dose de death metal. Les Américains sont là pour mettre le feu et transforment la scène en boucherie. Dans le style, le groupe reste une référence absolue avec son côté anti-chrétien toujours virulent et une maitrise de la violence dans un pur esprit old school. ‘In A World Without God’ ou par l’énorme ‘Hammer Down The Nails’, annoncé avec virulence par Brian, séduisent. Vital Remains a achevé le public, respect à eux.

On reste dans le culte avec Angelcorpse. La légende du death achève ici sa carrière et le chapiteau affiche complet.  Le groupe a connu une histoire tourmentée mais garde son aura en matière de black death, et ce concert va le confirmer avec éclat. Intense, pur et violent, Angelcorpse ne va pas faire de quartier et envoyer une baffe dans la gueule à la fosse. Parmi les bombes envoyées par le groupe, ‘Phallelujah’ ou le final sur ‘Wolfhust’ resteront dans les mémoires. Si Angelcorpse s’arrête, il l’aura fait avec force.

La journée avance, et avec Suffocation on reste dans le culte. Frank Mullen est absent, pour cette tournée c’est Kevin Muller qui le remplace. Certains sont déçus mais Muller va assurer, même s’il ne possède pas le même charisme. Cela ne change pas la machine de guerre death technique qu’est le groupe. L’ensemble est remarquable d’intensité et cette heure de concert va le démontrer. Le public aura ainsi par exemple apprécié la force brutale d’un ‘Return To The Abyss’ dans une fosse en fusion. En patron du genre Suffocation a proposé une fort solide prestation affichant une  maitrise totale de son sujet.

La foule retient son souffle pour la suite - il faut dire que Possessed a tout de la tête d’affiche. Parler de légende n’est pas usurpé pour l’un des pères du death metal avec à sa tête un Jeff Becerra qui hurle comme un damné. Ce concert va être une baffe comme on en prend rarement, Possessed nous donne une leçon comme on en reçoit peu et chacun l’aura appréciée. En en vrac ‘The Eyes Of Horror’, ‘My Belief’ ou ‘Storm In My Mind’ auront fait très mal, puis sur le final sur ‘Death Metal’, Possessed nous a plongés dans le passé tout en montrant qu’il était toujours très actuel, la classe est intemporelle et ce concert l’a prouvé avec éclat.

Candlemass arrive pour une leçon de doom épic. Il est privé de Leif Edling, et pour certains Mats Leven manque de l’aura que dégageait Messiah Marcolin. Mais Leven reste un maitre dans le domaine épique et heavy, ce que ces 80 minutes vont le confirmer. Lyrique et haut perché il en impose, et le programme va être plus que royal. Au début ‘ Mirror, Mirror’, ‘Bewitched’ ou ‘Gothic Stone’ sont grandioses, musicalement le ton entre heavy épique et doom ancestral est délicieux et chacun apprécie cette profondeur d’âme. ‘Dark At The Weils Of Death’, ‘At The Gallows End’ et ‘Crystall Ball’ confirment la forme éblouissante du groupe. Enfin ‘Solitude’ achève le concert en beauté, ce titre restant un monument du genre avec son refrain imparable. Candlemass n’était pas dans le ton brutal de la journée mais il a gagné son pari en charmant son auditoire de belle manière.

Après ce grand moment et à cette heure tardive le chapiteau se vide et l’attente est longue pour l’after avec Batushka. Les Polonais ont su faire le buzz avec une grosse part de mystère et une aura mystique avec un cérémonial fort et des costumes liturgiques. Mais derrière il y a la musique, et le ton ancré dans un black death proche de Behemoth fait son effet. Le groupe joue son album en entier : entre puissance, mélodies atmosphériques et spirituelles il réussit son coup. Il n’y a rien de neuf là-dedans mais en jouant sur les ambiances Batushka arrive à fasciner son monde de belle manière. Ce concert chargé en encens clôture une belle édition qui restera dans les mémoires et montre la force des organisateurs pour un festival humain de plus en plus populaire sans y laisser son âme.



Plus d'informations sur http://www.candlemass.se/
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