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PANDRA VOX (05 JUILLET 2017)

INTERVIEW - ROCK ALTERNATIF - CALGEPO - 21.09.2017
Rencontre avec Pandra avec qui Music Waves a échangé au sujet de son projet, ses messages, ses aspirations et son engagement.
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Music Waves est allé à la rencontre de Pandra, artiste profonde et engagée, sensée et passionnante.


Quelle est la question que l’on t’a trop souvent posée ?

Pourquoi est-ce que tu écris Sandra avec un P ?


Votre actualité est la sortie de « Windswept ». Quel a été le facteur déclencheur de la création de cet EP ?


Un grand coup de vent, l’envie de faire un peu bouger les choses globalement et plus précisément (à mon insu) de faire voler ma vie en éclats…





Votre musique alterne des moments Trip Hop, parfois intimiste, le Nujazz, des moments de folie à la Bjork, du rock, vos inspirations sont très éclectiques, quels sont les groupes qui vous ont nourri ?


Forcément Bjork, Coco Rosie, Janis Joplin, Blonde Redhead, Radiohead et bien d’autres, du rock au reggae en passant par de nombreux courants électro.


Nous avons tous œuvré dans la même direction artistique, mais avec nos spécificités et nos sensibilités propres


Comment arrivez-vous à apporter votre patte, qu’est-ce qui vous en différencie, la fusion de tous ces genres est-elle un début de solution ?

La fusion des genres s’est faite naturellement.  Nous avons tous œuvré dans la même direction artistique, mais avec nos spécificités et nos sensibilités propres. Ensuite notre patte c’est en partie la voix qui la façonne et la manière dont les instruments construisent leur jeu et se répondent.


Pandra, ta voix est très modulable, tu sembles employer beaucoup de techniques, prends-tu des cours de chant ou es-tu une autodidacte ?


J’ai reçu une formation classique quand j’étais petite puis j’ai fait des classes spéciales aménagées pour la musique. J’y ai appris les fondamentaux et pas mal de techniques vocales. Ensuite j’ai bossé moi-même les registres qui me plaisaient : soul, electro, blues…


Tous les arts peuvent favoriser la prise de conscience. Choisir de le faire c’est personnel


Pensez-vous qu’il appartient aux groupes de faire passer ce genre de messages ? Etes-vous en quelque sorte des lanceurs d’alerte ?


Tous les arts peuvent favoriser la prise de conscience. Choisir de le faire c’est personnel. Nous sommes tous en tant qu’individus des « lanceurs d’alerte ». Il suffit d’en être conscient et de trouver l’art ou la voie à travers lequel on a envie de s’exprimer. Personnellement, quand quelque chose me révolte j’ai envie d’en parler ou de le chanter. Les groupes peuvent prendre position, monter aux créneau ou n’en avoir pas envie et raconter tout autre chose sans rien revendiquer. Chacun est libre.


Est-il envisageable à l’avenir que vous évoquiez des thèmes peut être plus personnels, plus intimes, voire peut être plus légers ?

Oui. Ça a déjà été le cas dans mes groupes précédents et les nouveaux morceaux en écriture en traitent aussi.



Vous abordez des thèmes d’actualité dans votre EP, vous êtes plutôt un groupe engagé ou concerné ? Quelle est, pour vous, la différence entre ces deux termes d’ "engagé" et de "concerné" ?

"Concerné" c’est plutôt passif alors qu’ "engagé" me semble plus actif. Non ? On joue des morceaux, on dénonce tantôt l’impunité de certains, tantôt la violence qui nous entoure et nous rend dingue mais on ne construit pas de barricades, de manifestes… On prend part à de petites actions mais rien de véritablement gros pour te dire qu’on est vraiment engagé. On pourrait en faire bien plus. C’est d’ailleurs sûrement ce qui va se passer.


Nous devons continuer de jouer et de chanter haut et fort.


Les attentats ont marqué au fer rouge ces dernières années, vous constatez d’ailleurs la perte de candeur, avez-vous dans votre activité de chanteur perdu cette candeur ? Craignez-vous monter sur scène ?

Oui, je ne vais pas vous mentir, j’y pense et l’innocence a parfois dû céder sa place a la méfiance, mais par contre un grand NON, je refuse de céder à la peur. Nous devons continuer de jouer et de chanter haut et fort.


Vous abordez des thèmes très forts tout en chantant en anglais, est-ce plus aisé pour vous de composer dans cette langue et pour toucher le plus de monde possible au risque de se couper d’une frange d’auditeurs francophones ?

Les morceaux écrits en anglais sont venus naturellement dans cette langue. Je suis désolée pour ceux que l’anglais rebute. J’ai pas mal de textes en français, s’ils ne sont pas sur l’EP c’est qu’ils ne se prêtaient pas au style et/ou au propos.


Comment composez-vous vos chansons ? Est-ce un travail commun ?

Ça dépend des titres. La majorité du temps, j’arrive avec la base, texte, accords et mélodie. Puis mes musiciens s’approprient les accords, les modifient et le morceau prend un nouveau tournant, s’arrange. Parfois on "bœuf", on réécoute et on pose des bases et le morceau nait, tout doucement. S’ensuit ensuite pas mal de réflexion autour de la structure et des parties de chacun pour être bien cohérents.


L’énergie de chacun suffit à pallier certains ajouts mais au final le son sur scène est assez proche de celui de l’EP.


Comment arrivez-vous à retranscrire la densité de l’EP sur scène, avez-vous recours à des musiciens complémentaires ?


Non, on gère tout ça à 4. L’énergie de chacun suffit à pallier certains ajouts mais au final le son sur scène est assez proche de celui de l’EP.





Où a été enregistré l’album qui a un son très profond ?


Au Pré Saint Gervais (93), au studio Durango par Romain Meize. Je n’ai que des compliments à lui faire. Il a vraiment fait du beau boulot.


Avez-vous déjà réfléchi à d’autres projets en groupe ou en solo ?


J’ai joué plus de 6 ans avec CandyCash, duo electro triphop, on a sorti 2 albums en 2009 et 2012 puis j’ai tourné avec Danaïad en chanson et Plum Plum Cherry en rock. Pour les projets solos, pas vraiment. J’ai posé des featurings qui m’ont permis de rencontrer d’autres artistes et de mêler de nouvelles influences sans être totalement en solo. A l’avenir, on verra bien où la musique m’emmène.


Comment ressentez-vous le succès vis-à-vis des critiques qui sont plutôt bonnes et du public ?

Je ne pense pas qu’on puisse parler de succès. De reconnaissance déjà c’est bien. Le fait d’être un peu plus écouté c’est forcément positif.


Une tournée des festivals est-elle en cours ?

Non pas pour l’instant.


Qu’attendez-vous pour cet album ?

Qu’il plaise, qu’il fasse vibrer certains et réfléchir ceux qui prendront le temps de se poser sur les paroles.





Quel est votre meilleur souvenir en tant qu’artiste ?


Difficile d’en choisir un en particulier. Je garde un excellent souvenir d’un concert avec Plum Plum Cherry. On faisait la première partie de Mademoiselle K à la Faïencerie de Boulogne sur Mer, le public était chaud et réceptif. La reprise de 'Why don’t you do right ?' a été particulièrement bien ressentie. J’ai l’impression qu’on a tous retenu notre souffle sur la tenue de très longue dernière note a capella. Frissons. Vraiment un beau moment.


Au contraire le pire ?


Un festival avec Candycash. On jouait très tard, je ne sais pas ce qui s’est passé, l’ingé son s’est trompé et a échangé les Eq et volumes de toutes les lignes de nos machines. Le son était juste impossible sur scène. On a joué à l’aveugle. Je déteste la sensation de ne pas avoir donné le meilleur de moi-même et d’avoir déçu le public. Même si les problèmes techniques sont récurrents sur les lives et qu’on prend l’habitude de faire avec, ça fait partie du jeu. Là c’était trop, on s’est fait dépasser. Je l’ai vraiment mal vécu ce jour là.


Quelle est la question que vous aimeriez que l’on vous pose ?

Et sinon est-ce que tu lis l’avenir dans le marc de café ?


Un dernier mot pour les lecteurs de Music Waves ?


Continuez de rester curieux, chaque petite découverte nous rend un peu plus vivants.


Plus d'informations sur http://www.pandravox.com/
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