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DOOWEET (06 OCTOBRE 2017)

INTERVIEW - AUTRES - CALGEPO - 30.10.2017
Nouvelle rencontre avec DOOWEET l'agence de promotion qui monte, qui monte...
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Music Waves est parti à la rencontre de Sarah Kazaroff et Chris Sousa qui nous parlent de leur agence de promotion qui n'en finit plus de grandir.


Sarah, on t'avait interviewé il y a presque un an pour évoquer la  nouvelle identité visuelle de DOOWEET, comment se porte aujourd'hui la réincarnation du cochon d'Inde ?

Chris : (Rires) On a retrouvé le blog du cochon d'Inde. C'est véridique. On a posté une vidéo récemment, reposté notre interview pour raconter l'histoire du nom de DOOWEET et du cochon d'inde et en fait en postant ça sur Facebook, quelqu'un en commentaire a indiqué avoir retrouvé le blog (Blog du Cochon d'Inde) . Bon il est toujours mort mais en tout cas il nous porte chance.





Il n'a pas fondé un groupe satanique ?


Chris : (Rires) Même pas non !


Justement outre cette histoire de cochon d'inde, qu'est ce qui s'est passé pour votre structure créée il y a 5 ans et depuis cette nouvelle identité visuelle ?

Sarah : Plein de choses. Il y a un an, on a commencé notre campagne etc.... Depuis, on a continué à avancer, à développer le projet, à le pérenniser. Et puis là en fait on a décidé de faire un second gros, gros rafraichissement (hésitante), on a eu de nouveaux outils...


Qu'est-ce que tu appelles un rafraichissement, il y a des choses que tu ne veux pas dire ?

Sarah : Non pas du tout, ce n'est pas secret. On a restructuré notre base de travail avec de nouvelles méthodes de travail mises en place, que nous avons analysées. On travaille actuellement là-dessus pour que les promotions soient encore plus efficaces.


En regardant les autres agences pour essayer de se différencier, nous avions remarqué que les sites internet ne sont pas très travaillés


Justement, c'est quoi ces nouvelles méthodes de travail ?


Chris : En fait si tu veux, le premier gros chantier sur lequel nous avons bossé l'année dernière c'était l'image. En regardant les autres agences pour essayer de se différencier, nous avions remarqué que les sites internet ne sont pas très travaillés.


Les autres agences ont-elles une identité visuelle justement ?

Chris : Non pas vraiment. Nous avons essayé de la mettre en place mais sans aller trop loin dans le sens où que notre image ne soit pas au-dessus de celle des groupes. Qu'elle soit là pour les servir. On a éprouvé le besoin de communiquer car nous sommes une jeune structure. Pour faire concurrence, même si c'est pas le terme, à des agences qui sont là depuis 30 ans, on est obligé de faire ce taf et le faire très rapidement. Après cette grosse diffusion d'images, on a essayé d'être un peu plus en retrait mais de conserver une réelle identité visuelle. Le chantier parait simple, c'est plus sur les outils qu'on utilise que ça évolue. Pendant des années on a accumulé des contacts avec les journalistes, les médias. On a embauché 2 personnes début septembre...


Notre objectif outre être attaché de presse c'est à terme d'être agence de com



Autre question, outre tout ça, d'autres développements, vous grossissez, est ce que ça va générer des... ?

Sarah : ... des changements oui, des comptes-rendus, du travail de recherche en plus pour acquérir de nouvelles compétences et être encore plus cohérent en fonction des projets.

Chris : Il y a un an et demi on était deux, aujourd'hui, il y une dizaine de personnes qui vivent à temps plein ou partiel de DOOWEET. Des gens qu'on a embauché : il y a 4 personnes sur Paris, on a 3 personnes aux Etats-Unis et d'autres avec lesquelles on travaille, comme des graphistes qui bossent quasiment à temps plein pour nous maintenant. En fait on a également fait évoluer nos outils, on se sert beaucoup de ce qui se passe Outre-Atlantique. On travaille désormais sur la plate-forme Haulix.. mais il n'y a pas que ça ! On a adhéré à des services dont se servent les grosses agences de presse comme "hors antenne" qui est un service composé de 40 documentalistes qui mettent à jour les venues et les départs au sein des agences de rédaction. On est systématiquement au courant que tel journaliste travaille là. Ce sont des outils qu'on a testés et mis en place.

Sarah : En fait, à la longue, notre objectif outre être attaché de presse c'est à terme d'être agence de com.





C'est quoi la différence entre les deux ?

Sarah : C'est de se développer encore plus


Autrement dit, le premier c'est de faire le lien avec les médias et le second c'est plus que ça  ?

Chris : Il y a plus de travail en amont en fait.


Vous créerez avec le groupe, discuterez avec lui pour mettre en place une identité visuelle ? Vous participerez ainsi au processus de création et non plus seulement faire le lien avec les médias ?

Chris : Oui, créer l'artwork même. Là on prend un produit fini et l'idéal serait d'arriver plus tôt au niveau des étapes, voire dès l'enregistrement. Prendre le groupe et lui dire on te conseille de travailler avec tel photographe, tel graphiste...


Comment fait-on pour gérer tout ça ?

Chris : Justement, l'objectif est de recruter. De bosser avec des directeurs artistiques, mais comme on ne veut pas une seule ligne d'image, on ne peut pas dire à ce mec tu vas bosser avec tous nos artistes comme les majors le font. C'est ce qu'on refuse de faire. On est obligé de travailler avec d'autres agences avec lesquelles il y a des interconnexions et avec des indépendants. On connait aussi les graphistes qui ont un impact par rapport aux styles musicaux. On a un panel de gens avec qui on bosse. Pour chaque projet on en parle entre nous et on se dit que : "C'est dommage qu'un groupe ne connaisse pas tel artiste". C'est plus du conseil. On ne va pas dire à un groupe : "file nous 20 000 euros et on s'occupe de tout !", on est plus dans le conseil et à s'adapter au budget des artistes pour aller plus loin. Il nous arrive parfois d'avoir de très bons albums avec de très mauvais visuels !


Le but de notre travail consiste à ne plus laisser un groupe dans son désarroi


Et pas l'inverse ?

Chris : (Rires) Après il y a des groupes qui ont beaucoup de budget et qui ont peu de talent, c'est dommage. Tu as tous les cas de figure en fait. Le but de notre travail consiste à ne plus laisser un groupe dans son désarroi. Il y en a beaucoup qui viennent en nous disant "nous on sait faire de la musique mais le reste on ne connait pas".

Sarah : Avant, on nous demandait des conseils comme disait Christophe par rapport à des designers... et on ne pouvait pas leur répondre. Aujourd'hui c'est le cas, on connait plus de gens compétents, et on est capable des d'orienter les groupes vers ces personnes.


Qu'en est-il des nouveaux bureaux parisiens qui changeraient du petit côté cosy de l'appartement actuel ?

Chris : On travaille dans un appartement que mes parents ont gentiment mis à notre disposition. C'est marrant car j'ai lu que pour Ben Barbaud et le Hellfest c'était pareil à ses débuts, il bossait avec sa mère...


On cherche un endroit qui a pignon sur rue, une sorte de concept store





Mais quand est-ce que tu vas couper le cordon ombilical ?


Chris : On lance une agence à Montpellier et je déménage là-bas. Sarah prend la tête et le lead de Paris avec les gens qui sont là actuellement. On se rend compte que dans le Sud, on a touché très peu la presse locale alors qu'il faut aller la chercher et actuellement on n'a aucune attache dans cette région. Très peu de groupes du sud de Lyon nous démarchent. Après on leur propose des services de qualité. L'idée, c'est d'investir cette partie de la France et de trouver des endroits sympa où on peut bosser. A Montpellier, on cherche un endroit qui a pignon sur rue, une sorte de concept store. C'est encore flou mais l'idée est là. Je vais sur Montpellier et Sarah reste sur Paris ce qui n'empêche pas qu'on travaille ensemble.


Cela met fin au couple que vous formiez, professionnellement ?

Sarah : (Rires) on reste une équipe, rien de changera, il reviendra sur Paris, moi j'irai à Montpellier. Nos méthodes ne changeront pas et avec notre métier, on a de la chance de pouvoir travailler de n'importe où. On s'adapte et on peut faire des choses tout aussi efficaces.

Chris : Oui Sarah descendra de toute façon une semaine par mois. C'est notre concept de travailler en équipe, on a beaucoup de discussions qui engendrent parfois quelques engueulades, elle me dit quand ça ne va pas et vice versa. Il y a des moments où je vais avoir moins de résultats et elle décrocher un gros truc... Il y a une émulation encore nous, une motivation mutuelle et on bosse en commun. On s'est battu sur le planning ensemble parce que ça a été difficile à remplir tous les créneaux jusqu'au dernier moment, on se soutient mais on se dit quand ça va pas.


Outre la difficulté de remplir un planning, ces journées promo instaurent un rituel, un côté convivial...

Sarah : C'est vrai que ça nous fait plaisir de voir les journalistes, des gens que l'on voit pas forcément souvent, nos partenaires et de passer un bon moment bien sûr ...

Chris : On a choisi le développement de l'artiste. Faire des journées promo comme celle d'aujourd'hui est intéressant car on va voir Music Waves, New Noise, Metalian....  On faisait déplacer un artiste de Paris qui bosse juste à côté ou qui n'a rien à faire, pour lui dire que tu vas avoir 8 interviews au téléphone ... et à côté de ça tu as le blog de Mireille, cochondinde.com, music.overblogspot.... et mine de rien on arrive à des choses pas très intéressantes. En fait si on ne fait pas autant de journées promo c'est qu'on adapte...


Avez-vous réussi à créer votre base de médias fidèles ?

Sarah : Tu peux créer un lien avec une base fidèle mais il faut rester cohérent. Chaque projet on le propose aux journalistes et on leur demande si ça leur parle, parce qu'on ne peut pas proposer de les interviewer des gens qu'ils ne connaissent pas... Donc on sélectionne.

Chris : Avoir tout le temps les mêmes journalistes qui viennent parce qu'il y a un verre de bière à la clé, des invitations sur un prompteur, c'est pas notre truc. On préfère en faire peu, comme pour cette journée, on a eu beaucoup de demandes et on a sélectionné la "crème de la crème" des journalistes. On bosse nos projets pour les pousser au maximum, la journée promo est un de nos outils mais ce n'est pas le seul. Le temps qu'on passe en journée promo est du temps qui n'est pas passé à autre chose. Ce n'est pas quelque chose qui se fait par automatisme mais par choix.





On a brièvement évoqué l'ouverture de bureaux à New-York avec 3 personnes sur place. Quel est le bilan de cette année outre-Atlantique ?


Chris : Et bien écoute, sincèrement, c’est plutôt prometteur. On a réussi à dégager un peu de bénéfice de l’activité à New York, et quand on connait la concurrence locale, c’est plutôt une bonne chose. On va dire qu’on est loin d’être les seuls sur le marché, mais on rencontre les mêmes difficultés qu’en France : faire face aux dinosaures du marché avec qui il faut rivaliser. Mais nous nous en sortons plutôt pas mal !


Avez-vous d’autres ambitions de ce type ?

Chris : Comme on l'a dit tout à l'heure, on ouvre un bureau sur Montpellier à partir de Janvier normalement. J’en prends la tête. Paris gèrera le nord de la France, l’Europe du Nord, et Montpellier le Sud de la France l’Europe de l’Est et le sud de l’Europe.
On commence aussi à sérieusement penser à la Chine pour 2018 / 2019 qui a un marché absolument fou…


Il est tout à fait possible de conquérir le marché chinois et l’inonder de chanson française


La Chine ?

Chris : Il y a un vrai marché en Chine, une force sur les réseaux sociaux, une énergie qu’il faut exploiter, aller chercher les gens qui ne cherchent qu’à découvrir de nouvelles choses. En alliant musique et technologie, il est tout à fait possible de conquérir le marché chinois et l’inonder de chanson française par exemple. Les Chinois en sont friands.


"Friands de chanson française" justement de quel type ?

Chris : Alors tu vois, c’est même de la pop et chanson maintenant qu’on en parle. Je travaille sur deux beaux projets dans le style en ce moment : Emy Taliana et Tym. Il faut que ce soit rythmé, que ça bouge, et c’est vrai que c’est quelque chose qu’on sait faire en France !



Tym qui a fait l'objet d'une chronique et d'une  interview sur Music Waves. Mais comment une agence spécialisée metal arrive à faire la promo de groupes pop ? Ce n'est pas le même travail ?


Chris : Nous ne sommes pas spécialisés metal, nous défendons aussi des groupe de rock, de chanson, de blues... mais le metal représente 50% de notre activité. Nous y sommes très bien implantés et nous adorons ça, mais on défend vraiment tous les styles de musique. Nous travaillons ce qui nous plaît et ce que l’on sait défendre, et on peut dire que vraiment beaucoup d’excellents groupes de metal nous démarchent.


Les contacts changent, mais on travaille vraiment chaque projet de manière unique





Mais est-ce le même boulot de travailler un artiste pop, metal, blues ... ?

Chris : En fait tous les projets sont différents, c’est pas forcément lié au style de musique. Certes les contacts changent, mais on travaille vraiment chaque projet de manière unique


Comment expliquez-vous la multiplication des développements dans cette ambiance morose économique et qui touche de plein fouet l’industrie du disque ?

Chris : Je pense que les agences de com’ et de promo sont les pièces maîtresses. La promotion est maintenant ce qui fait vendre du disque avec la tournée. Sans promotion, il est complètement inutile de sortir un album, car personne ne voudra le placer en bacs, personne ne voudra faire tourner l’artiste... donc en gros je pense que sans promotion, les labels et groupes préfèreraient ne pas sortir d’album. Et pour les groupes connus, c’est grâce aux agences comme la nôtre qu’ils passent de 100.000 à 110.000 disques vendus par exemple, ce qui n’est pas négligeable...


Notre volonté est de s'impliquer au maximum dans le développement d'un projet dans l'objectif d'obtenir toute l'attention qu'il mérite



On a parlé des idées que vous avez pour le futur mais quels services propose Dooweet qui selon vous font la différence ?

Sarah : En fait on ne pense pas que c'est une question de services mais plus de notre état d'esprit. Comme on l'a dit plus tôt dans l'interview, on ne prend pas un projet en cours mais, on le prend dès sa sortie du studio et on commence à le travailler, à développer des supports de com cohérents. Et on pousse vraiment les groupes à donner le meilleur d'eux même en dehors du plan artistique, parce que comme je le dis toujours, la promo, c'est un travail d'équipe. Si le groupe n'y met pas du sien, pour nous fournir les supports que l'on demande, si il ne suit pas le plan de com établit en amont, si il n'est pas réactif, ça ne pourra pas coller. D'ailleurs on voit clairement la différence dans les résultats. En fait notre volonté est de s'impliquer au maximum dans le développement d'un projet dans l'objectif d'obtenir toute l'attention qu'il mérite.


Et avec tout ce que nous nous sommes dit, quelle est votre ambition à terme ?

Sarah : A terme, eh bien de continuer à défendre des projets intéressants, de continuer d'agrandir notre réseau à l'étranger et de pouvoir davantage connaitre les projets émergents européens, voire américains, d'où notre développement aux USA qui commence petit à petit à porter ses fruits même si ça va prendre du temps mais c'est tout à fait normal.
Chris t'a parlé de notre souhait de développement en Chine qui, on le sait tous, est un véritable "dragon asiatique" économiquement parlant dans presque tous les domaines, voire tous (Rires).
Mais en ce qui me concerne, mon rêve si je peux le dire comme ça, et ça parle toujours de l'Asie, c'est d'arriver un jour, à mettre un pied dans le marché musical d'un pays auquel je m'intéresse depuis des années, qui est le Japon.





Dans ces conditions quel artiste rêveriez-vous de signer pour illustrer au mieux cette évolution de Dooweet : Baby Metal ?


Sarah : A promouvoir Baby Metal, certainement pas, je déteste. En revanche parle moi de X JAPAN et là on sera d'accord (Sourire) !
Non mais plus sérieusement, même si travailler avec des artistes comme Yoshiki, me plairait énormément, pour le moment ce n'est pas d’actualité (Rires), après tout est une question d'opportunité à saisir alors je ne dis pas que promouvoir des artistes mondialement connus est impossible, je dis que l'avenir nous le dira....


Un avenir qu'on vous souhaite radieux et avec plein de promos à n'en pas douter... Merci

Sarah :  1.000 merci à toi et merci pour cette interview c'était top !

Chris : Un grand merci à Music Waves pour sa confiance et sa fidélité !


Plus d'informations sur http://dooweet.org/
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