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Evil Or Die Fest 2017 - 14 Octobre 2017 - Roeselare (Belgique)


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
HEAVY METAL
Pour sa toisième édition, le Evil Or Die Festival a de nouveau réuni une affiche riche et variée avec en point d'orgue la venue des allemands de Primal Fear.
NOISE - 31.10.2017
En ce Samedi 14 Octobre nous sommes à Roeselare pour la troisième édition du festival Evil Or Die. Il parvient chaque année à attirer des formations reconnues et cette année il réussi un joli coup avec la venue de Primal Fear qui conclut une tournée des festivals. A leurs côtés on retrouve 8 formations dans des styles variés. Grâce à cette programmation intelligente le public est au rendez-vous et la salle des sports va rapidement faire le plein.

Les hostilités débutent avec Nil Miserans. Les Brugeois évoluent dans un black death dans l’esprit de Behemoth et ils vont lancer la journée avec une puissance phénoménale. L’intro pose l’ambiance sombre et quand Pieter déboule ça déménage sévèrement, il dégage un charisme certain, pas loin d’un Nergal. Sa grosse voix caverneuse et lugubre est parfaite, le rythme est intense et glacial et le public tombe sous le charme d’une prestation aussi maitrisée. Dans la suite le groupe utilise pas mal de samples et instaure une ambiance horrifique et glauque. La raclée est totale et l’intensité de l’ensemble nous évoque l’univers d’un Abbath pour le côté froid et écrasant. En matière de black death Nil Miserans est un excellent client, il a donné un concert très apprécié du public.



Deconsecrate
est originaire d’Ypres et œuvre dans un hardcore teinté de touches de death influencé à la fois par Sepultura que par Kickback et Converge. Dans une tradition hardcore le groupe a deux chanteurs, Kevin et Xantix pour le growl et le chant hurlé. Ce mélange va tout démolir, d’entrée avec ‘Resentiment’ c’est l’explosion, le mélange musical passe à merveille avec une puissance phénoménale. Les deux chanteurs sautent dans tous les sens et musicalement on ressent à la fois la force du hardcore et celle d’un death metal teinté de core. Par la suite le groupe confirme sa puissance et son aisance scénique. Avec des monstres comme ‘Broken Down And Decimated’, ‘Lost In The Fire’ ou ‘Planetary Holocaust’ il achève le public avec férocité. Deconsecrate réconcilie les genres dans un état d’esprit remarquable dans une pure tradition hardcore.


Avec Mr Myst nous plongeons dans les années 80, quand Mötley Crüe et Poison tenaient le haut du pavé. Il n’y a pas tromperie sur la marchandise, des tenues aux drapeaux américains en passant par le décor le voyage est complet. On ressent l’influence d’un Steel Panther mais Mr Myst n’est pas un clone. Il va balancer un concert énergique dans un esprit rock’n’roll. Avec ‘Stand Up’, ‘Runaway’ et ‘Red Light District’ il fait un joli carton. Au chant Mr JSD possède un timbre haut perché typique tandis qu’à la guitare Mr A.Myst, avec ses airs de Joe Perry, est énorme de feeling. Le côté rock est irrésistible et évoque autant AC/DC que Def Leppard. Avec la reprise d’Elton John, ‘I’m Still Standing’, le groupe met le feu. Le tour de Mr JSD dans la fosse ajoute au côté sympathique de cette prestation achevée en beauté avec les brulants ‘Nymphomaniac’ et ‘Jack D’. Mr Myst a donné un concert chaleureux plein d’énergie rock’n’roll.


Avec Fractured Insanity le ton change radicalement. Les Flamands œuvrent dans un brutal death dans l’esprit de Suffocation et de Dying Fetus. Dès l’intro on devine que ça va faire mal, comme une sorte de calme avant la tempête,  tempête qui va éclater dès le début de ‘Suicidal Holiness’ : chacun savoure un bon gros death porté par le growl intense de Stefan. Le côté écrasant est impressionnant et certains passages grind sont féroces. L’ensemble est très maitrisé avec une technique parfaite. Ensuite avec ‘Inferno Of A Narcissist’, ‘Forced To Rome’ ou ‘Man Made Hell’ le groupe confirme qu’il est un monstre de brutal death. Tout est intense, de la batterie au chant en passant par les riffs, le groupe tient sa proie et ne la lâche jamais. Avec ce concert Fractured Insanity a collé une sacrée claque au public, il a fait un effet bœuf et a marqué les esprits de belle manière.


Après cette tempête nous retrouvons un habitué des scènes belges avec Fields Of Troy. Il excelle en matière de metal moderne, présentant un bel équilibre entre Alter Bridge et Five Finger Death Punch. Et chacun s’attend à une nouvelle démonstration. Mais les conditions sont difficiles, proche d’être père Sven est absenté en dernière minute. De plus le groupe a récemment changé de batteur et c’est le baptême du feu pour Lothar Ryheul. Il va faire front avec une classe énorme, Lothar est jeune mais fait un travail formidable. Ce concert va être une claque, avec ‘Chapel Of Hate’, ‘Sting’ puis ‘402’ il démarre sur les chapeaux de roue. Louis a un timbre voilé mélancolique qui nous renvoie vers un Tremonti. Musicalement le côté groovy est parfait, le groupe montre une force mélodique qui nous fait aussi penser à Down pour le côté un peu gras. A la guitare Nick fait le taf avec talent et on ne peut qu’apprécier des refrains forts. En fin de concert ‘Static Flow’ou ‘Cold Eyes’ sont également approuvés parun public réceptif. Fields Of Troy a fait face à l’adversité avec talent et nous a servi un excellent concert, sans nul doute l’un des meilleurs de la journée.



Reject The Sickness
nous vient de Gent et œuvre dans un metalcore proche de Caliban et de Black Dalhia Murder dans l’esprit d’At The Gates. Après une intro classique les hostilités se lancent et le public prend une grosse mandale dans la tronche avec un ‘Slack Muscles Heal’ percutant. Le groupe balance un pur metalcore tranchant et incisif avec des gros riffs et un côté mélodique jamais négligé. Avec ‘Psychopath’ puis ‘Heaven Turn Black’ il confirme sa belle capacité à mixer puissance et aspects accrocheurs. Il y a du son d’In Flames des débuts là-dedans et chacun apprécie ce concert. Le reste du set est tout aussi percutant, ‘Chains Of Solitude’, My Agony’ et ‘Seedless’ sont de parfaits instantanés du meilleur du genre. Reject The Sickness a confirmé un statut de gros groupe de scène en servant une prestation intense et maitrisée.


Avec Thurisaz nous voguons vers l’atmosphérique teinté de death et de black dans un esprit planant. En 20 ans de carrière, les Belges sont devenus une référence du genre et chaque concert s’apparente à un voyage initiatique. Dès le début on ressent dans le groupe une profondeur d’âme, avec une cohésion forte entre vocaux en growls et voix claire aérienne pure et profonde. Musicalement on ne peut qu’être séduit par la force du propos, les titres prennent le temps de s’installer et alternent entre black pagan costaud et atmosphérique digne d’un Opeth. Dans ce concert prenant on retiendra ‘Point Of No Return’, ‘Years Of Silence’ ou encore le majestueux ‘In All Remembrance’ pour leur force émotionnelle. Thurisaz a encore proposé ce soir un concert formidable de classe, tout en nuances mais avec une puissance remarquable. Il a marqué un public qui se souviendra longtemps de cette belle prestation.


La dernière ligne droite est enclenchée et le festival frappe un joli coup avec les vétérans d’Ostrogoth. Le groupe belge est un ancien de la vague heavy metal des années 80 et même s’il ne reste que le batteur Mario Pauwels du line-up d’origine il demeure une référence. Depuis son retour en 2010 il a su construire un line-up solide et cohérent qui rend hommage aux chansons du passé.  Ce concert va être une belle cure de jouvence. Même renouvelé Ostrogoth garde un charme à l’ancienne et nous évoque Tygers Of Pan Tang ou Demon. La nostalgie règne mais ça le fait méchamment. En début de concert ‘Heroes Musuem’, ‘Shoot Black’ ainsi que ‘Scream’ Out’ sont de belles pépites. Les mélodies et les refrains sont soignés et vocalement Josey assure avec un  ton aigu et puissant. Dans la suite on fera ressortir ‘Stormbringer’, ‘Paris By Night’, le speed ‘Full Moon’s Eyes’ et en rappel ‘Clouds’ et l’excellent ‘Too Hot’. Ostrogoth a proposé une excellente heure de heavy metal old school avec une fougue énorme. Il prouve qu’il a encore bien des choses à dire, a ravi un public aux anges et parfaitement ouvert la voie à une très attendue tête d’affiche.



Primal Fear
est un joli poisson péché par les organisateurs. En matière de power mélodique, les Allemands sont une référence depuis leurs débuts en 1997. Ce concert va être l’occasion de savourer un grand groupe dans un cadre familial dans une ambiance enthousiaste. Niveau set list le groupe va balancer un joli best of. Le petit dernier, "Rulebreaker", est bien sur à l’honneur mais il va piocher dans ses 6 premiers albums avec nombre de très bonnes chansons. D’entrée il fait fort avec ‘Final Embrace’ : extrait du deuxième album Jaws Of Death ce titre speed lance le concert à merveille. Ralph Scheepers est en pleine forme avec sa voix haut perchée et musicalement on ne peut qu’apprécier ce ton speed. Ensuite le groupe alterne intelligemment entre nouveaux titres et classiques. ‘In Metal We Trust’ a tout d’un hymne fédérateur tandis que ‘Rulebreaker’ et son ton Judas Priest fait son effet sur le public. A côté Primal Fear fait un tabac avec deux extraits de "Nuclear Fire". Le titre éponyme reste un grand moment avec son refrain énorme et ‘Angel In Black’ fonctionne tout aussi bien avec une mélodie forte.


Autres nouveautés ‘Angels Of Mercy’ et ‘The End Is Near’ sont convaincantes et montrent un groupe toujours aussi à l’aise pour signer des titres de heavy mélodiques. Les musiciens sont en forme à l’image d’un Matt Sinner souriant et de guitaristes distillant riffs et soli avec fougue, servis par un son clair et puissant. Le concert passe à une vitesse folle et la fin approche. Plus posé ‘When Death Comes Knocking’ permet au groupe de montrer sa facette épique et mélodique et montre un Ralf brillant. Ensuite l’ancien,’Chainbreaker’ nous rappelle qu’avec son premier album Primal Fear avait déjà impressionné. Enfin l’hymne ‘Metal Is Forever’ achève le concert en beauté. Ralf fait participer le public et se montre heureux d’être là et de partager la musique du groupe. Fédérateur, le titre est repris en chœur par un public qui en redemande Et il sera servi avec deux rappels, ‘Running In The Dust’ remet de nouveau à l’honneur le premier album. ‘Rollercoster’ revient avec bonheur sur le formidable "Seven Seals" qui avait permis à Primal Fear de montrer un nouveau visage plus mélodique. Cet excellent titre achève un superbe concert, le groupe a fait honneur à son statut de tête d’affiche et a ravi un public friand de heavy mélodique classique.

La journée a été belle et très riche, les organisateurs ont encore proposé une affiche variée de grande qualité et personne n’a vu le temps passer. Il nous reste à remercier Mike, Dieter et toute l’équipe du Evil Or Die pour leur accueil, leur organisation parfaite et pour leur sympathie.



Plus d'informations sur http://www.primalfear.de
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