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HYPNOTIC DRIVE (21 OCTOBRE 2017)

INTERVIEW - STONER - CHILDERIC THOR - 02.01.2018
Les gaillards d'Hypnotic Drive embarquent Music Waves à bord de leur puissante mécanique pour une bonne tranche de rigolade !
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Quelle est la question que l’on vous a trop souvent posée ? 

Makz : “Est ce que tu peux baisser un peu le volume de ton ampli s'il te plaît ?”

Xav : “Bonjour, ça va ? Tout les jours, dès que tu croises quelqu'un que tu connais... à force c'est lourd."

Jay  : “Tu fais quoi comme style ?”

Dronz  : “Pourquoi vous chantez en anglais?” 


Quel était votre but lorsque vous avez lancé Hypnotic Drive. Vous faire plaisir ? Botter des culs ?

Makz : Ca résume globalement bien l’essence du groupe ! On est tous animé par le même amour de la musique et l’envie de se faire plaisir et de botter des culs !

Xav : Je ne suis pas dans le groupe depuis sa création mais la notion de plaisir est primordiale pour faire de la musique en groupe !

Jay : S’exprimer, créer et partager. 

Dronz : J’ai lancé le groupe car les compositions que j’essayais de proposer à mon groupe de thrash de l’époque ne rentraient pas dans les standards que nous nous sommes imposés. Au fil du temps j’ai découvert d’autres ambiances et d’autres sonorités, je voulais donc voir s’il y avait des musiciens suffisamment intéressés par ce que je proposais et qui avaient d’autres inspirations. 


Votre premier essai date de 2013. Que s'est-il passé pendant ces 4 ans ?

Makz : Plein de choses ! Des déménagement de studio, et notamment plusieurs changements de batteur qui ont retardé la sortie de l’opus mais qui ont été aussi bénéfiques pour l’avancée du groupe ! On ne regrette pas cette attente !

Xav : Il me cherchait (rire)

Jay : On a changé 3 fois de batteur et 3 fois de studio, du coup c’est pas l’idéal pour enregistrer... A partir du moment où on a eu plus de stabilité, on s’est lancé.

Dronz : On a pas mal joué sur la scène locale et on a surtout beaucoup galéré avec les batteurs. Il nous fallait absolument LE batteur qui colle parfaitement à Hypnotic Drive. Une fois Xav intégré, on l’a plus lâché pour ré-enregistrer toutes nos démos et enregistrer l’album par la suite. 


On vous accole (notamment) l'étiquette "Stoner", n'est-ce pas réducteur ? Ne faites-vous pas tout simplement du bon gros rock avec un grand R ?

Makz : Le stoner était effectivement le style directeur du groupe (Karma To Burn, Kyuss, etc. pour ne citer qu’eux) lors de la création du groupe par Dronz. Mais globalement, le mélange de toutes nos influences tend à nous retirer rapidement cette étiquette et on appelle ce fourre-tout le Ballz’n’Roll avec un grand B ! Rien à voir avec le caillou de Saint Malo… (rire)

Xav : Le rock c'est la base de toutes musiques dites "extrême". Le stoner est la branche qui nous correspondrait le plus. A vrai dire, du "power stoner" nous irait mieux je pense... un nouveau concept. Entre nous, on aime dire que l'on fait du Ballz’n’Roll. 

Jay : On est influencé par plein de choses, donc oui c’est un peu réducteur, cela va du thrash au heavy, au stoner... peu importe le style, on ne se pose pas vraiment de limites. 

Dronz : On n’aime pas les étiquettes mais au début tu es obligé de t’en coller une pour trouver les salles ou les groupes avec qui jouer. Moi ce que j’aime, c’est un bon riff bien gras qui envoie du steak… Donc appelez notre style comme vous voulez tant que la musique que nous composons nous fait tripper. Et puis s’il y a des gens qui headbanguent sur ça, tant mieux !  





On cite souvent Clutch comme votre influence principale. Qu'en pensez-vous ?

Makz : On ne peux pas nier que Clutch fait partie de nos influences prédominantes. Après entre nous, chacun entend ce qu’il a envie d’entendre… Mais de manière générale, les groupes cités dans les chroniques font partie des influences des uns et des autres donc on s’y retrouve !

Xav : J'écoute pas ce groupe, alors tu penses bien que je ne suis pas très influencé par ce groupe.

Jay ; J’aime beaucoup Clutch, mais tout le monde n’est pas fan dans le groupe, c’est une des influences mais c’est loin d’être la seule.

Dronz : Je respecte Clutch mais j’écoute rarement leurs albums. Mais le fait de nous comparer à ce groupe respecté par tous me fait très plaisir, je dois l’avouer. 


Puisqu'on parle d'étiquette, on peut déceler sous le capot de votre mécanique, une dose de thrash. Etes-vous d'accord ?

Makz : Totalement d’accord et totalement assumé ! La “Dark side of the Dronz (notre guitariste)” est remplie de thrash et ça se ressent dans les compositions !

Xav : Là on commence à bien s'entendre. Complètement d'accord ! 

Jay : C’est vrai qu'on aime le thrash, surtout notre guitariste.

Dronz : Tout à fait d’accord. Le thrash je l’ai découvert très tôt et j’adore les groupes du Big 4, le vieux Sepultura, Exodus… Mes toutes premières compos étaient écrites pour un groupe de thrash donc c’est tout à fait naturel que j’apporte une toute petite influence de ce mouvement. 


L'auto-production est un choix ou une nécessité ?

Makz : Les deux mon capitaine ! Un choix pour se laisser le temps de faire les choses comme on veut, et une nécessité parce qu’en tant que groupe amateur, on n'a pas forcément les moyens de se payer le luxe d’une production complète. En plus moi je suis le Mc Gyver du groupe et je me fais les dents sur la production grâce à cela.

Xav : Il y a un côté underground que j'aime dans l’auto-production, en plus on s’est vraiment éclaté en produisant cet album, alors je dirais que c'est un choix. Mais soyons honnête, avec plus de finance, le choix aurait sûrement été différent. 

Jay : Les deux mon capitaine !

Dronz : Pour le moment c’est un choix assumé. Pour la suite je ne suis pas contre le changement d’approche. 


On a l'impression que vos compos, hyper efficaces au demeurant, sont à l'étroit sur un disque, comme si elles étaient avant tout taillées pour la scène…

Makz : Remarque hyper pertinente ! Notre processus de composition prend en compte l’aspect “scénique” des morceaux et on a très souvent tendance à composer  en se disant “ah ouais, ça sur scène, ça enverra grave du lourd !" On teste !

Xav : Encore une fois, je suis entièrement d'accord ! On va devenir potes toi et moi, je le sens ! 

Jay : Quand on compose un morceau, la première idée qu'on a en tête c’est le live… c'est une priorité pour nous. 

Dronz : Merci ça fait plaisir. Notre approche est avant tout scénique. Quand on écrit un morceau on veut le jouer sur scène, à quoi bon le garder sur un album sans être capable ou sans avoir une envie de le présenter aux gens dans une salle ?


Si vous aimez foncer pied au plancher ('Crossroads'), on sent que les titres bien lourds, bien rugueux, ont votre préférence. Est-ce exact ?

Makz : On n'est pas là pour acheter du terrain ! Ni pour enfiler des perles ! On veut botter des culs et faire du lourd ! On laisse la dentelle à ceux dont c’est le métier, nous on fonce dans le tas !

Xav : J’aime quand c'est lourd et que ça colle au corps ! Comme une bonne raclette.

Jay : On aime varier les plaisirs, je dirais qu'il y a un peu toutes nos facettes sur ce premier album.

Dronz : Tout à fait ! On aime ça ! Mais faut pas oublier qu’il y a le mot “Hypnotic” dans notre nom. Il y a des caches un peu partout sur l’album.  Il suffit de chercher un peu. 





Parlons des choses qui fâchent (un peu). Je trouve que la production manque un peu de patate. Qu'en dites-vous ?

Makz : Tout à fait d’accord aussi, on a pris du galon entre notre première démo et "Full Throttle". On apprend sur le tas… C’est une remarque qui ressort souvent dans les chroniques et on en est tout à fait conscient. Peut-être aussi une des causes de cette impression de compositions qui se sentent à l’étroit sur galette… Le prochain ne pourra être que meilleur !

Xav : On en revient, je pense, à une question de moyens. Et surement d'expérience aussi.

Jay : Oui on est tous d’accord la-dessus on fera mieux pour le deuxième,  promis.

Dronz : Je ne suis pas vraiment d’accord. Certes on n’avait pas deux millions de dollars pour nous payer un “black album” mais le rendu est tout à fait honorable. Mais pour le deuxième album on fera encore mieux, c’est certain. 


Bien que puissant, le chant est perfectible au niveau de la prononciation. En êtes-vous conscients ?

Makz : On le sait aussi, on travaille dessus mais on reste avant tout un groupe français et on mise sur le côté “mignon” de l’accent français pour séduire les Américains.

Xav : Je suis une bille en anglais, alors pour être franc, cela ne me choque pas.

Jay : Encore une fois on est tous d’accord. C’est prévu qu'on bosse dessus …. C'est là où je regrette d être né à Ris Orangis et pas à Hollywood (rire). 

Dronz : Oui bien sûr. D’ailleurs je donne des cours d’anglais à Jéremie. Je plaisante bien sur, mais on va bosser la prononciation en amont du futur enregistrement. Après il faut comprendre que nous ne sommes pas un groupe californien, hein, d’ailleurs la plaque sur la Mustang de notre album présente la lettre “F”. 


Le chant en anglais est-il indispensable ? Imagineriez-vous les compos d'Hypnotic Drive en français ?

Makz : On s’est déjà posé la question, mais notre Shakespeare du désert se sent beaucoup plus inspiré en anglais que dans la langue de Molière…

Xav : En russe aussi ! C'est une demande officielle pour les autres membres du groupe : je veux un titre en russe ! Sinon, personnellement je n'ai rien contre des textes en français, bien que bizarrement, ce soit plus dur à écrire et à faire sonner.  

Jay : On peut le tenter sur un morceau, mais malgré l’accent notre musique se prête plus à l’anglais.

Dronz  - J’écris les textes pour le groupe et je suis incapable d’écrire en français ni même en russe qui est ma langue maternelle pourtant. Jay serait incapable de chanter du russe ou alors vous allez encore parler de son accent (rires). Alors oui c’est indispensable. On a toujours baigné dans le rock/metal anglo-saxon, c’est une évidence pour nous. Pourquoi se faire du mal et aller contre sa nature ?





D'une manière générale, quels sont, d'après vous, les domaines que vous devez bosser ?

Makz : Unanimement, le domaine de la production et du mix pour rendre la chose encore plus fat et homogène.

Xav : On doit bosser à tous les niveaux ! Toujours ! Même quand tu es bon dans un domaine, il faut continuer à bosser. 

Jay :  Tout à fait d accord avec Xav. Je n’aurais pas dis mieux.
 
Dronz - Il reste encore tant à améliorer… Le champ est vaste. 


A contrario, quels sont vos atouts ? Une énergie furieuse et communicative par exemple ?

Makz : On déborde d’énergie sur scène, on donne tout, on sue ! Il n’est pas rare de nous voir finir un set dans la salle avec les instruments pour communier avec le public, on essaye de les faire chanter, taper des mains, on veut partager !

Xav : Je pense que niveau énergie, on s'en sort bien, oui. Et dans la descente de bière aussi, on est plutôt doué ! 

Jay : L'’énergie et la motivation, on veut toujours progresser.

Dronz : On adore jouer live, partager avec le public et le faire participer. Et puis on s’aime ! Oui, oui ! C’est toujours un grand plaisir de nous retrouver à quatre ! 


Quels sont vos projets ? Devrons-nous attendre encore quatre ans avant de découvrir le successeur de Full Throttle ?

Makz : Plein de choses ! Déjà on a tourné un clip ! Un teaser est déjà sorti, et il ne devrait pas tarder à voir le jour ! Si vous prenez autant de plaisir à le regarder qu’on a pris à le tourner, le pari sera réussi ! Nous avons déjà composé plus de la moitié du second opus ! On va tout faire pour réduire le temps de gestation ! On continue également les concerts, nouvelle setlist, on réfléchit aussi à commencer à bosser sur le light show pour rajouter une dimension à nos prestations scéniques. On cherche aussi à s’exporter un peu en province pour diffuser notre énergie et sortir de notre zone de confort !

Xav : Faire une mini tournée, bouger un peu de Paris et sa région et aller à la rencontre d'autres publics. Enregistrer un nouvel album... qui ne mettra pas quatre ans à voir le jour. On a déjà un paquet de nouvelles compos qui ne demandent qu'à être enregistrées !  

Jay :  On veut tourner encore plus et partout... Et il est hors de question d’attendre quatre ans pour le deuxième opus.

Dronz : Après notre dernier concert en date (26 octobre), nous avons décidé de faire les démos de toutes les nouvelles chansons, terminer les compos entamées et les mettre en démos par la suite. Nous avons un plan de travail et on veut aller plus vite désormais. 


Qu’attendez-vous de la sortie de cet album avec le soutien d’Ellie Promo ?

Makz : Une aide précieuse pour avoir de la publicité autour de "Full Throttle", des super interviews comme celle-ci. Elle nous aide aussi sur plein de sujets. 

Xav : Rembourser le crédit de ma maison ? Quoi... tu te fous de moi c’est ça ?! (rire) 

Jay : Que du bon !

Dronz : Nous avons envie de toucher le plus de monde possible, en France ou à l’étranger et Ellie Promo fait un très bon boulot. 





Quel est votre meilleur souvenir en tant qu’artiste ?

Makz : Sûrement le concert au Pacific Rock à Cergy en première partie des War Machines (la bise à Raff !!). Un public d’enfer, un son d’enfer, une salle au top. 

Xav : Mon premier live. 

Jay :  Notre premier live avec le groupe à la Miroiterie. 

Dronz : L’enregistrement de notre clip à Lille. On s’est marré 24 heures non stop. 


Au contraire le pire ?

Makz : Je sais pas si on pourrait avoir un pire souvenir… On a eu des galères, des soirées à jouer devant quatre personnes, des salles glauques, des rats et des hivers rudes dans notre ancien local de répète mal isolé, mais au final on se retrouve toujours en groupe dans ces situations et on transforme ça en super souvenir qui nous rendent plus forts aujourd’hui !

Xav : Un live sans bière ! 

Jay : Aucun pire souvenir c est que du bonheur tout ça !!

Dronz : Je cherche mais je ne trouve pas. Tout est bon à prendre. 


Quelle est la question que vous aimeriez que l’on vous pose ?

Makz : “Alors, pas trop stressés pour votre concert au Hell Fest de ce soir sur la main stage ?”

Xav :  Tout dépend qui me la pose... Coquin va.

Jay : “C’était sympa la mainstage du Hellfest ?”

Dronz : “Vous qui pouvez vivre de votre musique désormais, que pensez-vous de cette tournée avec Metallica ?”


Un dernier mot pour les lecteurs de Music Waves ?

Makz : Au risque d’être cliché, supportez la scène locale ! Et surtout, venez prendre votre coup de pied au cul à grand coup de Ballz’n’Roll!

Xav : Si tu viens nous voir en live en précisant que t'as lu cette interview, tu auras le droit à un bisou d'escargot venant de chaque membre du groupe. La classe non ?!

Jay : Un grand merci à tous les lecteurs qui nous liront et qui poseront une oreille sur notre CD..

Dronz : Vivez à fond, la vie est trop courte pour avoir des regrets. 


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/hypnotic.drive.official/
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