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Gohelle Fest 2017 - Oignies Le Métaphone - 16 Décembre 2017

LIVE REPORT - THRASH - NOISE - 02.01.2018
Music Waves est à Oignies pour assister à la quatrième édition du Gohelle Fest qui présente une programmation variée avec des formations françaises de qualité et en point d'orgue la venue de Hatesphere.
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En ce samedi de mi-décembre Music Waves est dans le Pas-de-Calais pour l’édition 2017 du Gohelle Fest. Après deux  premières éditions organisées à Loos-En Gohelle le festival a failli disparaitre. La concurrence, un public difficile à bouger et des artistes profitant de la situation sont autant de causes à évoquer. En décembre 2016 il a fait son retour sous forme de warm-up avec une affiche plus modeste mais de qualité faisant la part belle à l’extrême. Cela a permis de repartir sur de bonnes bases et le Gohelle Fest est de retour pour une quatrième édition dans la salle du Métaphone d'Oignies. Cette salle superbe nichée dans le cœur des mines est parfaite pour l’évènement avec un confort total pour le public. Cette édition accueille 5 formations et reste ancrée dans un métal extrême mais avec une certaine variété de styles. On retrouve en outre une tête d’affiche internationale capable d’attirer du monde. Mais la salle du Métaphone va raisonner assez creux, le public présent était motivé mais aurait pu être bien plus nombreux.

C’est dans une salle encore assez vide que les Français de Morpain entament les hostilités. Cela ne va pas refroidir les ardeurs du groupe bien décidé à en découdre avec son hardcore teinté  de thrash virulent porté par deux chanteurs piles électriques. En 30 minutes il va tout dévaster sur son passage et tenter très souvent de faire bouger un public attentif notamment dans les premiers rangs. Il faut dire que le mix est efficace, dans un esprit proche du Sepultura récent avec des touches hardcore. Il va mettre à l’honneur son petit dernier récemment sorti, "Fueled By Anger". Avec des missiles comme ‘Insanity’, ‘Death’s Passenger’ ou ‘We Are Animals’, ‘My Old Friend’ et ‘Mask Will Fall Down’ il a collé de belles claques droit dans les gencives. A grands coups de riffs brulants il ne fait pas de quartier et on ne peut que s’en réjouir. La complémentarité des chanteurs est parfaite avec une force énorme dans le chant hardcore. Plus ancien et tiré de l’album du même nom ‘These Dark Days’ aura été aussi une bonne baffe. Morpain a lancé la soirée de belle manière, proposant un concert qui donne envie de les revoir dans la chaleur moite d’un club où il doit faire encore plus de ravages.


Après cette bourrasque c’est Wild qui débarque sur la large scène du Métaphone. La salle est un peu plus remplie et l’intro assez futuriste amène une ambiance qui donne l’impression d’être plongé dans la Guerre des Mondes. On sent avant même le premier riff que les Nordistes vont faire mal avec leur thrash death percutant. Depuis plus de 10 ans, le groupe porte la bonne parole et vient de proposer avec "Purgatorius" une bombe redoutable. Le premier extrait de ce disque, ‘Drugs By Way Of Food’ colle une claque à tout le monde. On ne peut que s’incliner devant la force de ce morceau porté par un riff énorme, une rythmique implacable et un chant abrasif teinté de growl. Wild c’est une décharge d’énergie brute et il va proposer une demi-heure intense. Jérôme est intenable et prend le temps malgré le court délai de jeu de communiquer avec le public et permet de créer une complicité. En vrac derrière des tueries comme ‘Painful Past’, ‘Trapped’ ou ‘Washout’ et le plus ancien ‘Wake Initiated Lucid Dream’ ont fait fureur. Wild s'est imposé avec classe et une fougue remarquable.


La soirée est lancée de manière parfaite et la pression ne va pas retomber avec la venue de Phazm. Les Nancéiens sont attendus et une grande partie du public s’est déplacé spécialement pour eux. En 4 albums le groupe s’est forgé une belle réputation avec son black death qui évoque Behemoth et Abbath. Il dispose de 35 minutes et va très bien les utiliser en instaurant une ambiance glaciale et mystique. D’entrée avec ‘Ubiquitous Almighty’ il colle une belle raclée avec une intensité infernale qui prend à la gorge. Tout au long du concert on ressent l’âme de cette musique à la fois noire et violente mais sachant se faire accessible avec des mélodies fortes. Cerise sur le gâteau, les airs de violon et des passages avec percussions amènent une puissance épique. Basant son concert sur "Scornful Of Icons" le sorti en 2016 le groupe va nous prouver la grande classe de ce disque. Ainsi ‘Howling For You’, ‘Never To Return’ ou ‘Ginnugagap’, ‘Conquerors March’ et ‘Never To Return’ sont d’excellents moments de ce black’n’roll si costaud et très apprécié d’un public toujours trop peu nombreux mais motivé. Extrait du troisième album, ‘The Worm Of The Hook’ fait le même effet bœuf. Ce concert aura été un des grands moments de ce festival. Phazm est un groupe remarquable qui a su parfaitement retranscrire sur scène la force mystique de sa musique.


Après ce concert envoûtant, la pression est forte sur le trio restant. Gorod est aussi très attendu des fans d’un death technique teinté de grind qui emprunte autant à Cephalic Carnage qu’à Necrophagist. Gorod va frapper un grand coup avec une force technique incroyable allant le plus loin possible dans la démonstration avec une facilité déconcertante et avec même de l’humour et un certain détachement. Ces 45 minutes vont être d’une rare intensité, peut-être trop forte pour certains mais délicieuse pour les amateurs du genre, car la pression ne va faire que monter pour exploser dans une jolie schizophrénie. D’entrée avec ‘Celestial Nature’ puis avec ‘Being A Jerk’ extrait de l’EP sorti récemment le groupe colle une sacrée baffe. L’impression de regarder une machine de guerre est réelle. Les riffs et soli sont d’une fluidité remarquable tandis que la rythmique tabasse sans pitié. Nutz est impressionnant avec un growl grind furieux en adéquation avec la musique. Dans la suite on est sonné par la force brillante de ‘The Axe Of God’ mais aussi par le côté jazz extrême d’un ‘Carved In The Wind’ d’une intensité incroyable. En fin de concert Gorod achève son monde avec un énorme ‘Disavow Your God’ extrait du référentiel "Process Of A New Decline" toujours aussi percutant et d’une finesse technique remarquable. Gorod a proposé ce soir une prestation hallucinante de classe et en a scotché plus d’un. Avant le final les 4 groupes français ont en tout cas montré la richesse de la scène hexagonale.


Avec Crisix nous filons vers l’Espagne et nous avons de la chance de voir ce groupe, qui a failli annuler suite à des soucis avec son batteur qui a du déclarer forfait. Un remplaçant a été trouvé mais n’a eu le temps d’apprendre que quelques titres. Cela va donner un concert particulier avec pas mal d’interludes parlés pour meubler et des reprises pour boucher les trous. Le concert n'en sera pas trop gâché, le thrash teinté de crossover des Espagnols est taillé pour la scène et ils vont réussir plus d’une fois à mettre le feu. La musique de Crisix va droit au but avec des soli et riffs enflammés, un chant criard typique et un rythme thrash 80’s dans l’esprit d’Anthrax et de leurs compatriotes d’Angelus Apatrida. Les titres joués sont d’excellente facture et le public se remue sous l’impulsion d’un Juli déchainé, incroyablement bavard et passionné. Niveau reprise Crisix a balancé un énergique ‘Creeping Death’ et un gros bout du ‘Whole Lotta Rosie' d’AC/DC. Pour achever de garantir une bonne ambiance, un des guitaristes n’hésitera pas à aller se balader dans la salle à l’occasion d’un circle pit tandis que Juli ira lui participer à un bon petit wall of death dans la fosse. Même écourté en titres, ce concert aura été sympathique et a permis aux gens de faire une belle découverte. On attend à présent de Crisix une revanche rapidement avec un concert complet.


La tête d’affiche de cette édition c’est Hatesphere. Depuis ses débuts en 2001, le groupe danois n’a pas chômé avec plus de 10 albums. Après des débuts fulgurants avec un thrash moderne teinté de death il a un peu disparu des écrans et a moins marqué les esprits. Cela étant il n’a jamais lâché l’affaire et a proposé en 2015 un disque très correct, "From Hell". Hatesphere c’est aussi une valeur sure en live avec à sa tête au chant depuis 2010 un Esse charismatique. Il n’aura cesse d’aller chercher un public clairsemé. Et les absents ont toujours tort car en une heure le groupe va balancer une belle petite claque. Après une introduction emprunté à la série ‘Amicalement Vôtre’ Hatesphere envoie l’instrumental ‘The Begining And The End’ et juste derrière Esse débarque et lance la boucherie avec ‘Deathtrip’. Ce titre de 2004, court et nerveux, est parfait pour débuter dans un ton deathcore hargneux. La suite enfonce le clou avec ‘Vermin’ et ‘Lies And Deceit’, deux autres anciens titres toujours biens méchants. L’impression de se heurter à un mur sonore est intense avec une rythmique de feu, un son énorme et un chant d’une sacrée puissance.


Esse se lance ensuite dans un premier speech, s’essaye au français avec pas mal d’humour et se met le public dans la poche. Derrière le groupe balance le titre éponyme du dernier album, - ‘New Hell’, d’une sacrée force -  il prouve qu’il ne s’assagit pas avec l’âge. Ensuite tout va s’enchainer rapidement et sans concession. Le groupe va à tout allure et ne ralentit jamais le tempo, certes cela est parfois répétitif mais l’efficacité est là et pallie cet inconvénient. Il va jouer un joli best of en piochant dans quasiment tous ses albums, en faisant bien mal avec des vieilleries comme ‘Disbeliever’ ou ‘Reaper Of Life’ tout comme avec des titres plus récents comme ‘Murderlust’, ‘Iconoclast’ ou ‘Lines Crosses Lives Lost’ du dernier album. On retiendra également un bon enchainement entre ‘Drinking With The King Of The Dead’ et ‘Forever War’ issus de "Serpent Smiles And Killer Eyes" qui a assommé pas mal de monde. En fin de concert Hatesphere achève son monde en beauté avec un percutant ‘Sickness Within’ issu de l’album du même nom et qui reste un de ses meilleurs crus. Hatesphere a donné ce soir un solide concert, certes il aurait mérité d’avoir plus de public devant lui mais en grand professionnel il a assuré et fait honneur à sa place sur l’affiche.

Ceci achève un beau festival qui nous a proposé de très bons concerts dans une excellente ambiance, faisant oublier en grande partie une petite déception niveau affluence. Il nous reste à remercier l’organisation du Gohelle Fest pour son accueil et son travail et lui souhaiter d’organiser de nombreuses nouvelles éditions.



Plus d'informations sur http://www.hatesphere.com/
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