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FURIAPOLIS (02 février 2018)

INTERVIEW - ROCK ALTERNATIF - PROGRACER - 15.02.2018
En plus de produire une musique riche, Furiapolis fait preuve d'une personnalité attachante. Rencontre.
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Quelle est la question que l’on vous a trop souvent posée ?

Pourquoi vous ne chantez pas en français ?


Votre actualité est cet album « Déesses ». Ressentez-vous une pression particulière au moment de sortir ce premier album long format ?

Non pas de pression particulière c’est l’accomplissement d’un projet qui nous tient à cœur depuis longtemps. On va enfin pouvoir sortir de la phase composition / studio pour retrouver la scène et nous sommes très impatients !


Lorsqu’on travaille en auto-prod comme nous, ... ça prend forcément plus de temps


Justement le groupe a été fondé en 2009 pourquoi avoir attendu plus de 7 ans pour proposer ce premier album ?

Lorsqu’on travaille en auto-prod comme nous, sans aucune structure pour nous accompagner, aussi bien artistiquement que financièrement, ça prend forcément plus de temps. Nous avons tout appris sur le tas, tant sur la composition que sur la production ou la performance scénique. Ces 7 années ont permis au groupe de se construire en passant par des galères mais également de belles expériences.





Le premier contact avec l'album est cette pochette très "Toolienne", quelle en est l'origine ?

C’est moi (Pierre-Brice) qui suis à l’origine de cette pochette et j’avoue que Tool ne fait absolument pas partie de mon univers… Pendant la phase de composition je lisais un livre de François Cavanna « La déesse mère » et nous étions en même temps en pleine période de libération de la parole de la femme avec le #BalanceTonPorc. Je pense que tout concordait pour que l’on ait envie d’apporter nous aussi notre soutien à cette cause. Il n’y a pas de femmes dans le groupe sur scène mais nous avons toujours été managés par des femmes, des amies. Cette pochette est un moyen de leur communiquer qu’elles nous inspirent et qu’elles sont notre leitmotiv.


Vous avez commencé votre aventure en faisant des reprises sur scène. Quels genres de groupes et de titres couvriez-vous ?

Wahou c’est vieux tout ça ! Ecoute à l’époque des reprises le groupe s’appelait « Furyo » et Nicolas et Simon n’en faisaient pas encore partie. Je n’étais même pas le chanteur ! Mais bon de mémoire c’était Rock on jouait les Arctic Monkeys, Led Zeppelin et même du Primus (Great the sacred cow). Avec Robin à la basse, c’était easy (Rires)





Vos 3 EPs vous ont permis de vous faire un nom au niveau régional mais pas vraiment au niveau national. Pensez-vous qu'un album comme "Déesses" peut changer la donne ?

“Déesses” bénéficie d’un travail de com très différent de nos EP précédents pour lesquels la com était quasi inexistante. Aujourd’hui nous effectuons un réel travail de diffusion et de promotion.Nous verrons bien ou cela nous mène. Cela dit se faire un nom est une conséquence du travail accompli, ce n’est pas un objectif.


J’ai proposé au groupe d’écrire en français pour redorer le blason du rock en France.


Vous chantez majoritairement en français et c'est plutôt rafraichissant mais c'est surtout important pour vous je crois ?

Cet album est le premier à contenir des titres écrits en français. Nos précédents EP sont essentiellement anglophones. Nos références musicales sont les Foofighters, NickelBack et l’ensemble des gros standards Rock anglais ou US. En France il n’y a pas vraiment d’équivalents « francophones » à ces gros standards. Un pote m’avait filé une invitation pour assister au concert de Renaud en 2017, et pendant le concert Renaud raconte l’anecdote où John Lennon compare le rock Français au vin anglais. Chez moi ça a fait tilt, j’ai proposé au groupe d’écrire en français pour redorer le blason du rock en France. Ils se sont bien foutus de moi mais après leur avoir proposé « La  Cause », ils ont adhéré au projet. On s’est rapidement rendus compte que nous étions beaucoup plus vrais dans la manière de jouer nos morceaux et pour la première fois nous avions des retours sur le contenu de nos textes ce qui n’était jamais arrivé avant. C’est très plaisant de pouvoir communiquer un peu plus avec notre public simplement parce qu’il nous comprend.


Il n’est pas évident de transmettre un message en français sans écrire un texte «gnan gnan»


Faire passer des messages est-il important pour vous, ou est-ce surtout l'authenticité du chant dans la langue maternelle qui compte ?

Le message c’est la base de la musique et de l’art en général. L’art c’est le fait d’utiliser n’importe quel support pour délivrer un message. Nous notre support, c’est le rock. Il n’est pas évident de transmettre un message en français sans écrire un texte «gnan gnan» alors c’est vrai il faut chercher un peu et essayer de se faire son propre jugement pour comprendre le sens des paroles mais toutes nos chansons contiennent un message. Sur les titres en français les mélodies sont les plus accrocheuses.





Quel est le processus d'écriture et de composition au sein du groupe ?

De manière générale et c’est notamment vrai pour cet album, je compose une base musicale de 4 accords qui font un couplet, un refrain et un pont sur ma guitare acoustique et j’écris un début de texte. Ensuite je montre le morceau au groupe. Si le morceau les branche, j’enregistre une version sous Logic Audio et je l’envoie à Nico qui va me proposer des modifs et poser sa batterie dessus. Une fois ce travail effectué on commence un vrai travail de composition et d’arrangements à 4 autour du fichier Logic qui vit au fur et à mesure des idées de chacun. Lorsqu’on rentre en studio le morceau est déjà très abouti. Exception faite à “De La Coco”  ou cette fois c’est Nico qui en est à l’origine. 'SNCT' est un titre excellent avec des textes... amusants.


Pouvez-vous nous en raconter la genèse et pourquoi cet acronyme énigmatique en guise de titre ?

SNCT fait parti de ces chansons un peu surréalistes pour lesquelles on joue tranquillement de la guitare chez soi. On a l’impression tout d’un coup de se réveiller et la chanson est là, enregistrée sur une piste de son ordinateur. Il ne restait que les paroles à écrire mais elles me sont venues naturellement. Je suis un véritable drogué au chocolat et cette chanson raconte toute la difficulté à résister à l’appel du placard de sa cuisine. SNCT est tout simplement l’acronyme anglais de « Sweets N’ ChocolaTe »


Les textes et les mélodies nous ont fait penser à vos voisins de I Machine. Les connaissez-vous ?

Non mais nous allons de ce pas les écouter.





Il y a 3 titres entièrement en anglais sur l'album et ce sont parmi les plus calmes. Est-ce délibéré ?

Absolument pas « Walkaway » et « 007 » sont des titres plus anciens, écrits au moment de l’enregistrement de notre EP « Karma White ». Faute de temps et d’argent nous n’avions pas pu les enregistrer. « The Rescue » est une chanson volontairement calme puisque nous voulions créer une sorte de chanson de stade (en toute modestie). J’avoue que le français ne marchait pas très bien sur ce titre ; elle est donc en anglais et parle du mal-être écologique de notre planète.





Est-ce une question de tonalité lorsque Pierre-Brice chante en anglais ?

Non pas nécessairement c’est plus une question de sonorité.


Internet offre de la visibilité aux artistes ... qui n’est pas récompensée par la vente de CD mais par la fréquentation des concerts


Il est difficile de sortir un album sans label, comment vous en sortez-vous ?

Rien ne remplacera jamais un label ou une maison de disques. Mais aujourd’hui le monde de la musique connaît un véritable renversement. Les artistes doivent s’adapter à ce nouveau mode de consommation de la musique. Internet offre de la visibilité aux artistes et rend la musique accessible et quasi gratuite. Les groupes d’aujourd’hui doivent donc être très autonomes, capables de composer, d’enregistrer et d’organiser des concerts. La visibilité qu’offre le net n’est pas récompensée par la vente de CD mais par la fréquentation des concerts. De notre côté on avance à vue à travers ce flou artistique. On fait notre musique et on essaye de la partager le plus possible. Cela prend énormément de temps et d’investissement mais on fait du mieux que l’on peut.   


Qu'attendez-vous de la promo de l'album ?

Qu’un max de gens découvrent notre musique, la foutent à fond dans leur voiture et roulent au maximum de la vitesse autorisée par le code de la route !!


Le message c’est la base de la musique et de l’art en général


Quel est votre meilleur souvenir en tant qu'artistes ?

Une tournée en République Tchèque, une dernière date à Prague avec un public fou pendant tout le show, des fans qui courent après notre tour-bus pour nous donner des bières. Bref une interaction humaine hors du commun.


Et au contraire, le pire ?

Une date à Bruxelles dans une salle géniale et mythique « l’os à moelle » malheureusement on a joué devant 5 personnes assises au fond de la salle dont le patron, son frère et sa femme, on était en Live Streaming sur Facebook et l’ampli de Simon a rendu l’âme au milieu du Set…. Sans commentaires


On a commencé par la question que l'on vous a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?

De quoi parle 007 ? Est-ce la Bo du Futur James Bond ?





Pour finir, un dernier mot pour les lecteurs de Music Waves ?

Cher lecteur si vous lisez cet article en découvrant Music Waves sachez que vous êtes au bon endroit et revenez-y souvent. Si en revanche vous faites partis des lecteurs assidus, et bien merci ! Merci de faire vivre et de donner un sens à un média qui défend la vraie musique faite par des musiciens. On espère que vous avez pris plaisir à nous lire et que vous en prendrez d’autant plus en écoutant notre Album !  Bisous


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/furiapolis/?fref=ts
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