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WAY OF CHANGES (19 FEVRIER 2018)

INTERVIEW - METALCORE - STRUCK - 07.03.2018
A l'occasion de la sortie de "Reflections", son premier album longue durée, nous avons rencontré les membres de Way of Changes...
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... une interview pendant laquelle nous reviendrons sur la recette de ces Suisses passionnés qui relève autant du metalcore que du mélodeath...


Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?

Théo : Se présenter (Rires) ! Mais je dirais aussi nos influences et c’est vrai que c’est quelque chose auquel nous ne prêtons pas beaucoup attention quand nous composons notre musique. Nous faisons ce qui nous plait sans se dire que ça ressemble à tel groupe ou que nous aimerions de la musique comme ce groupe.





Vous venez de Suisse, j’avoue que j’ai toujours été surpris par la force de votre scène métallique, pour un pays relativement petit c’est assez épatant, comment expliquez-vous cette richesse ?


Théo : Les groupes se serrent vraiment les coudes en Suisse. C’est une scène où tout le monde s’entraide, se soutient, se pousse, se motive… Mais c’est vrai que dans notre cas, nous avons sorti un EP et on nous a proposé des scènes énormes pour un si petit groupe qui venait de démarrer sans avoir beaucoup à faire. Nous avons même eu des labels qui nous ont aidés alors que nous n’étions pas signés chez eux…


Comment expliquez-vous cela ?

Théo : La Suisse est un petit pays, il n’y a donc pas un public énorme et l’ami qui possède un label, c’était dans son intérêt de nous programmer parce qu’il a vu que nous étions motivés, que nous organisions nos propres concerts… du coup, c’était un peu donnant / donnant : il nous a booké sur des festivals avec beaucoup de groupes de son label et de notre côté, quand nous jouions dans des bars près de chez nous, nous lui demandions si il avait des groupes à faire venir.


Vous œuvrez dans le metalcore, est ce que le genre est prisé en Suisse, existe-il une scène où faites-vous figure de pionniers dans le genre au niveau local ?

Théo : Pionner, certes pas parce qu’il a des groupes quand même bien installés comme Promethee qui vient de Genève, au nord, il y a eu Breakdown of Sanity qui ont très bien fonctionné mais qui ont arrêté depuis… Donc pionner, certes pas !
Il n’y a pas un public énorme du côté Romand en tous cas -c’est un peu tout le temps les mêmes qu’on retrouve à nos concerts ou à des concerts d’amis- mais côté Suisse Allémanique, je pense un peu plus.





Pourquoi cette venue promo ici à Paris ?

Théo : On travaille avec un label et une agence allemande mais comme nous ne parlons pas très bien allemand (Rires), ils nous ont fait faire notre promo du côté francophone…


Malgré tout, la Suisse étant à la croisée des chemins européens entre Allemagne, Italie et France, ne pensez-vous pas que le marché allemand est plus adapté à votre musique ?


Théo : Nous faisons notre promo physique dans les pays francophones mais nous avons eu plus d’interviews par écrit dans des magazines allemands.


Vous êtes d’une autre génération que celle des groupes les plus connus comme Gotthard ou Krokus, avez-vous été influencés à un moment ou un autre par leur parcours et leurs capacité à s’expatrier ?


Théo : Leurs parcours, bien sûr mais musicalement pas tant que ça parce que nous sommes dans un groupe qui écoute plutôt de la musique de notre génération. On connaît ce qui s’est fait avant mais nous sommes plus friands des groupes que j’ai cités auparavant au premier duquel se trouve Promethee qui nous ont vraiment poussés à faire ce que nous faisons aujourd’hui : dans notre région, c’est le groupe dont on entend vraiment parler et qui nous font rêver parce qu’ils se retrouvent désormais à enregistrer aux Etats-Unis dans les studios de Gojira, c’est vraiment la référence de notre région !





Au-delà du local le genre est déjà ancien et très codifié, qu’est-ce qui pousse des jeunes gens des années 2010 à se lancer dans le style ?


Théo : Nous ne pensons pas trop de cette façon. Nous n’avons jamais fait de la musique pour que ça marche mais plutôt ce qui nous plaît. Même si ça ne se voit peut-être pas du tout de l’extérieur, on essaie amener quelques touches dans notre musique, inspirées de genres un peu plus modernes comme le progressif, le djent… On essaie d’avoir ces touches parce que c’est ce que nous écoutons beaucoup au final.


Nous essayons un peu de rafraîchir ce genre qui prend la poussière



"Reflections" annoncé comme un album de metal / metalcore unique en son genre qui restera ancré dans les mémoires vives sur le très long terme... Certes la scène metalcore prend la poussière mais n’est-ce pas un peu présomptueux d’affirmer que Way of Changes va révolutionner le genre ?

Théo : On se dédouane un peu en disant que ce n’est pas nous qui l’avons écrite (Rires) mais aucun d’entre nous n’aurait osé dire ça. Quand nous devions décrire notre groupe, quand nous nous en occupions, ce n’était clairement pas de ce goût-là.
Plus sérieusement, l’idée derrière ça est d’indiquer que nous essayons un peu de rafraîchir ce genre qui prend la poussière.


Justement, quels sont les éléments dans "Reflections" qui permettent de dépoussiérer le genre ?

Théo : Si je devais en citer quelques-uns, je dirais la production qui est quand même un peu plus moderne, un peu plus lourde que beaucoup de groupes de metalcore, le jeu de guitare est un peu moins classique, la voix du chanteur qui est assez peu commune pour du metalcore avec des growls très graves et gras…


Est-ce que vos influences sont à chercher du côté des pionniers du genre que sont Killswitch Engage, As I Lay Dying ou Avenged Sevenfold ou chez des groupes plus récents et qui ont su faire bouger le style comme Parkway Drive ?

Quentin : Au départ, nos grosses influences étaient plutôt As I Lay Dying, Parkway Drive et tous ces groupes… mais actuellement, nos influences sont plus à chercher du côté progressif, un peu décalé par rapport à notre style.





Ça fait la deuxième fois que vous parlez de progressif. On va donc en parler : quelles sont ces influences progressives ?

Théo : Parmi les groupes progressif/ djent, nous écoutons Periphery, TesseracT, Contorsionist…

Quentin : … Monuments…

Théo : Nous n’essayons pas de faire leur musique mais on prend des idées qu’on retrouve chez eux.


Nous découvrons aujourd’hui que nous avons cette influence [mélodeath]



A côté, malgré le fait que cela soit déjà ancien avez-vous été influencés par la vague death mélodique des années 90 ?


Théo : C’est amusant parce que nous découvrons aujourd’hui que nous avons cette influence (Rires) ! Nous en avons tous beaucoup écouté quand nous étions adolescents. Nous avons toujours eu cette volonté d’avoir des mélodies dans notre musique et pas uniquement des breakdowns et que de la rythmique. Mais c’est totalement inconscient si nous sommes inspirés de cette scène.


On se pose la question car au contact de titres comme ‘Trust’, ‘Curse’, ‘Trapped’, l’empreinte de Dark Tranquillity voire At the Gates se font ressentir, ce sont des noms qui comptent ?


Théo : C’est vrai que nous avons tous eu notre période In Flames, Soilwork… mais c’est vrai qu’actuellement, ce ne sont plus des groupes que nous écoutons…


Peut-on dire que la musique de Way of Changes comme de beaucoup de groupes finalement est le fruit de vos influences inconscientes de votre jeunesse ?


Théo : C’est vrai que c’est peut-être aussi à cause de ce mid-tempo que nous gardons beaucoup qui fait plus partie de cette époque. Mais encore une fois, c’est totalement inconscient même si ce sont des choses que nous avons écoutées et qui sont ancrées dans nos mémoires.
Et puis, il faut reconnaître que le metalcore d’aujourd’hui a tendance à être un peu plus « bourrin » sans avoir de mélodie et que nous, nous essayons de garder ces mélodies et du coup, ça rappelle plus un ancien style de metalcore.


Et avec le recul êtes-vous satisfaits du résultat final ?

Théo : J’ai pris une grande partie de l’écriture de cet album et je sais qu’il y a des choses dont je ne suis pas très satisfait, c’est la raison pour laquelle je ne veux pas trop écouter cet album…






Mais ces choses, quelles sont-elles ?


Théo : Dans l’ensemble, je suis plutôt content, ce sont des détails comme des couplets qui sont trop longs, des refrains un peu trop répétitifs et auxquels il aurait fallu amener une harmonie sur la voix pour qu’ils ne tombent pas dans l’ennui et donc leur amener un peu plus de variété.

Quentin : Mais il profite du live pour faire ces petites modifications, pour corriger ces détails…


Tu parles de détails. Cet album sort en 2018, alors que votre premier effort EP est sorti très rapidement en 2014. Ce si long laps de temps entre les deux s’explique par ces détails que tu voulais déjà corriger ?

Théo : Il y a eu un peu de ça mais ce n’est pas la vraie explication. Nous avons débuté la composition de cet album très rapidement après l’EP. L’EP était la musique que nous voulions faire mais c’était encore trop simple, dur et pas forcément aussi travaillé que nous l’aurions voulu mais il fallait le sortir pour pouvoir monter sur scène avec un contenu à proposer au public.

Quentin : L’EP marque les vrais débuts du groupe. Avant l’EP, nous étions cachés parce que nous voulions avoir du concret dès le départ. Du coup, on nous a proposé des sets de 45 minutes mais nous n’avions pas le matériel pour. C’est pour cette raison que nous avons vite composé…

Théo : On s’est donc mis très rapidement à l’écriture et ensuite, on a un peu traîné, on a pris un peu de temps parce que nous avons beaucoup tourné avec notre EP et les quelques morceaux que nous avions composés en 2015 : on a fait plus d’une quarantaine de shows en Suisse et comme nous travaillons tous à côté… Et en 2016, on a écrit et on a commencé à enregistrer cet album et début 2017, l’album était terminé… Ce qui a pris beaucoup de temps, c’est qu’on a commencé à travailler avec des gens qui nous ont conseillé de prendre le temps de trouver un label pour sortir cet album et préparer une promo plutôt que de le sortir par nous-mêmes.





Si on comprend parfaitement votre frustration, à l’inverse cette attente se concrétise avec cette journée promo ici au Hard Rock Café…

Théo : Tout à fait ! Et finalement, cet album aurait été écouté par les mêmes personnes qui avaient écouté l’EP c’est-à-dire notre famille (Rires)…
Donc oui, aujourd’hui, nous sommes contents : nous sommes désormais signés dans un label avec ses contacts et le prochain album est déjà en route.


Tu disais que cet album avait terminé début 2017, je suppose que vous avez dû plancher sur le matériel du prochain album qui marque déjà une évolution ?

Théo : Oui. Avec cet album, nous nous sommes rapprochés de ce que nous voulions faire. Mais de façon générale, il y aura toujours une évolution parce que nous travaillons et nous sommes donc un peu moins mauvais avec nos instruments (Rires)… Mais la suite restera toujours dans la continuité, ce qui change, c’est que la composition est moins individuelle. La manière de faire qui change un peu et ce ne sera que pour le mieux…


En fait on retrouve dans votre disque une sorte de patchwork : on y retrouve ce chant hargneux qui fait penser vraiment à ce que faisait At The Gates avec une rage purement death metal, un son plus mélodique qui me renvoie vers Dart Tranquillity ou Soilwork avec un mélange réussie de puissance et de mélodie. Mais il y a aussi à côté avec les voix claires la touche plus accrocheuse et mainstream. Que pensez-vous de cette idée de melting-pot du genre ?


Quentin : Je ne pense pas que c’est ce que nous avons voulu faire, c’est plutôt ce qui est sorti des capacités de chacun. Quand nous avons trouvé notre chanteur Simon, il avait cette voix grave qui nous a tous un peu surpris et nous nous demandions si ça allait vraiment coller avec ce que nous faisions. Il ne correspondait pas trop à ce que nous imagions trouver comme voix. Mais nous avons enregistré l’EP et nous nous sommes dit que finalement, cette voix allait faire ce petit truc différent des autres.

Théo : De la même façon, j’adore chanter mais j’ai une voix plus grave alors que les groupes de metalcore ont des voix claires très aiguës sur les refrains. Du coup, on s’est posé la même question de savoir si ça allait coller ou pas. On en a mis sur les morceaux qui ont suivi l’EP et en fait, ça marchait plutôt bien et ça nous permettait de proposer quelque chose d’un peu différent ; c’est la raison pour laquelle il y a plus de chant clair sur cet album.


Nous avons cette volonté que tu soulignais tout à l’heure de melting-pot et d’avoir plusieurs couches et je pense que c’est ce qui rend notre musique plus intéressante que des pistes qui au final se ressemblent car on retombe toujours dans le même schéma.


Niveau voix claires elles amènent clairement un côté plus mélodique et accrocheur, avez-vous hésité à les incorporer ou cela fait-il partie de l’ADN de votre groupe ?

Théo : Quand on a commencé à en mettre dans les morceaux, nous avons été assez rapidement convaincus que c’était vraiment chouette d’avoir cette touche. Et même si on en parle moins, il y a également la voix d’Eliot, notre guitariste, qui sont des screams beaucoup plus aigus et agressifs qu’on entend surtout dans les backing vocals mais du coup, nous avons trois voix vraiment différentes. Nous avons vraiment cette volonté de jouer avec un équilibre entre parties lourdes avec des breakdowns plutôt durs et peu mélodiques et des parties qui "chantent" si on peut dire… On a vraiment cette volonté de diversité : avoir de parties qui respirent plus, d’autres plus intenses, avoir plusieurs pistes de guitares les unes sur les autres… Nous avons cette volonté que tu soulignais tout à l’heure de melting-pot et d’avoir plusieurs couches et je pense que c’est ce qui rend notre musique plus intéressante que des pistes qui au final se ressemblent car on retombe toujours dans le même schéma.





A l’inverse, n’avez-vous pas peur que certains ne retiennent que cela notamment sur le titre ‘Carry On’ et que ça affaiblisse un peu votre propos ?


Théo : ‘Carry On’ a été composé pour être une intro. On n’a jamais trop réfléchi à ce que pouvait penser le public. Ça fait quelques jours que l’album est sorti et nous avons deux types de retours : ceux qui sont venus nous voir à l’issue de notre release party en nous disant que ‘Carry On’ est de loin le meilleur titre de l’album -je pense que ça vient plus de personnes qui écoutent du metalcore un peu mainstream- et il y a ceux qui soulignent ce que tu viens de dire.


Ce qui nous différencie vraiment des autres, c’est définitivement notre voix



Au final, considérez-vous que ces deux phases metalcore mainstream et mélodeath très Dark Tranquillity est une force ou peut vous couper de fans hardcore de l’un des deux styles ?

Théo : Au final, je pense que c’est plutôt une force d’avoir ce patchwork. Mais ce qui nous différencie vraiment des autres, c’est définitivement notre voix qui n’a rien à voir avec les groupes metalcore !

Quentin : Nous avons également eu beaucoup de retours soulignant que la voix de Simon avait beaucoup évolué depuis l’EP. En fait, on l’a trouvé via une annonce qu’il allait poster 3 ans auparavant et du coup, ce n’était plus du tout dans ses priorités de chanter dans un groupe mais quand on lui a proposé, le défi l’a intéressé… Du coup, il s’est remis en selle, on a très vite enregistré l’EP mais c’est vrai que sa voix n’était pas aussi impeccable qu’aujourd’hui. Dans cet album, il a beaucoup travaillé et c’est le retour qu’on a aujourd’hui.


Quand ça ne vient pas à nous, on se bouge !



On sent le groupe ambitieux mais n’est-ce pas compliqué de se faire une place ?

Théo : On est très motivé et acharné. Quand on ne nous proposait pas de concert, nous les organisions nous-mêmes. Nous avons fait une cinquantaine de concerts avec notre EP et la moitié avait été organisée par nous-mêmes. Quand ça ne vient pas à nous, on se bouge !

Quentin : Et ce sans compter si nous allions rentrer dans nos frais ! Nous voulions juste jouer même si ce n’était que pour une bière et un plat de spaghetti (Sourire) !


Tant que c’est ça mais avez-vous dû payer de votre poche certaines scènes ?

Théo : Oui !


Encore aujourd’hui ?


Théo : On espère à peu près rentrer dans nos frais avec cet album mais nous sommes conscients qu’on doit en sortir aujourd’hui !

Quentin : Et on se renflouera avec le merchandising

Théo : C’est vrai qu’aujourd’hui, nous entrons dans la phase un peu plus agréable où en général, ça rentre plus que ça ne sort…


Les personnes qui font du golf ou du foot investissent de leur temps et de leur argent personnel, c’est ce que nous faisons avec la musique.


En fait, ce sont les mêmes problématiques que rencontrent nos groupes ici en France ce qui nous amène à dire : est-ce que vous vous voyez financer votre passion dans ces conditions encore longtemps ?


Quentin : A la base, ça reste quand même une passion. Les personnes qui font du golf ou du foot investissent de leur temps et de leur argent personnel, c’est ce que nous faisons avec la musique. Et on essaie de se dire qu’on pourra payer l’enregistrer du prochain album avec le merchandising qu’on aura vendu, grâce aux cachets des concerts qu’on aura faits… Notre but n’est pas de faire des bénéfices mais si on peut faire de la musique, faire des lives et puis rentrer dans nos frais, tout en s’amusant, franchement, je serais le plus heureux et ce, même si il faut qu’on continue à travailler de l’autre côté…

Théo : Quand certains amis me disent que je pars tout le week-end et ça me coûte un peu d’argent… je leur réponds que je vois cela comme des vacances : on va en Suisse Allémanique découvrir des villes sympas, on mange et on dort gratuitement et jouer sur scène, pour moi, ce n’est pas un travail. Le travail, c’est le soundcheck et monter le matériel mais jouer sur scène ce n’est que du plaisir ! Pour le même montant, certains se payent des week-ends avec leur copine et bien nous, nous avons quatre copines (Rires) !





Qu’attendez-vous de cet album ?


Théo : Surtout d’être pris au sérieux. En Suisse Romande, il y a beaucoup de groupes qui sont au même stade que nous et nous souhaiterions nous en démarquer un peu en disant que certes, nous sommes un petit groupe mais on en veut…


On aimerait franchir un palier et sortir du lot en montrant qu’on se donne la peine en proposant un travail de qualité



Etre considéré comme un groupe semi-professionnel ?


Théo : Tout à fait ! On aimerait franchir un palier et sortir du lot en montrant qu’on se donne la peine en proposant un travail de qualité avec des clips…


Et une journée promo comme celle-ci est la première preuve ?


Théo : Exactement ! Cet album est là pour qu’on puisse continuer et oser approcher les gens un peu plus qu’avec l’EP. Pas que nous étions gênés avec l’EP, mais ce n’était pas l’image que nous pouvons donner sur scène. Du coup, on attendait cet album pour oser démarcher des gens.


Et cette journée promo en France ; quelle est votre ambition ?


Théo : Sortir de notre petit pays (Rires) !

Quentin : C’est l’ambition principale : avoir plus de facilité à aller jouer à l’étranger. Aujourd’hui, nous lançons une tournée en Suisse avec seulement deux dates en Suisse Romande…

Théo : … et c’est déjà une grosse étape pour nous parce que ça nous permet de jouer devant un public suisse allemand ce qui n’est pas facile pour un groupe suisse romand.


On parle de Suisse allemande, votre ambition est de pousser encore un peu plus vers l’Est et conquérir le marché allemand, je suppose ?


Théo : Je dirais qu’on y va un peu à l’aveugle avec cet album c’est-à-dire qu’on vise plusieurs endroits et on espère que ça marche un peu quelque part et on regardera où ça marche…


Mais pourquoi dans ces endroits la France qui n’est pas un pays rock ?


Théo : C’est vrai mais c’est un peu comme en Suisse romande. Non mais c’est encore cette volonté de voir où ça marche… Et puis, comme on l’a évoqué, on fait cela sur notre budget et comme on n’a pas les moyens d’aller directement aux Etats-Unis où n’avons pas de pied à terre, nous privilégions la France où nous en avons (Sourire)…





On a commencé par la question qu’on a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?


Quentin : Bonne question… N’importe laquelle, nous sommes contents de répondre à toutes les questions (Sourire)… Je ne sais pas… Mais la question que je me pose concernant les différents groupes interviewés est de savoir dans quelle mesure ils travaillent à côté ?

Théo : De ce point de vue-là, nous travaillons tous à côté à 100% et certains même plus que 100%. Mais le jour où j’ai perdu la foi, c’est quand le groupe Chimaira s’est séparé et que leur batteur Andols Herrick qui était excellent disait qu’il était devenu barbier et qu’il gagnait plus que quand il était dans le groupe à tourner 300 jours par an. Je me suis dit que la musique professionnelle dans ce genre musical, ça ne va pas être évident…


Malgré tout tu es sensé, qu’est-ce qui pousse à continuer alors qu’on parle de Chimaira, leader précurseur du genre metalcore ?


Théo : C’est le plaisir avant tout ! Le plaisir de jouer de la musique. Au début, je gardais ça pour moi et puis, les gens que je côtoyais me disaient qu’il fallait jouer cette musique sur scène. Et aujourd’hui, c’est le plaisir de jouer sur scène, de rencontrer des gens… pour moi, je considère ça comme des vacances ! Pour le moment, ça me botte, ça me fait plaisir, j’ai l’impression d’être encore étudiant et pouvoir sortir tous les soirs…


On ne se fait pas d’illusion mais si ça pouvait mieux marcher, on serait plus qu’heureux


En résumé, vous faîtes ça par plaisir mais sans aucune illusion…

Quentin : Exactement !

Théo : On rêve que ça marche mieux mais on se rend compte que nous sommes loin d’être seuls à en rêver. Et puis nous œuvrons dans un style qui n’est pas le plus populaire, un style qui a déjà été bien travaillé avant nous par d’autres qui sont bien établis… Donc non, on ne se fait pas d’illusion mais si ça pouvait mieux marcher, on serait plus qu’heureux (Sourire) !


Et quel serait le rêve ultime ?


Théo : On en parlait avec Eliot et on avait le même : c’était de faire le Warped Tour mais qui malheureusement arrête cette année (Rires) !
Donc ça serait de faire des tournées dans d’autres pays avec des groupes que j’admire…





Et si tu dois en citer ?

Quentin : Pour ma part, ça serait Bury Tomorrow.

Théo : Et moi, j’hésite entre l’adolescent qui est toujours en moi qui dirait August Burns Red parce que j’en ai mangé…

Quentin : … Eliot dirait la même chose (Rires) !

Théo : Je pense aussi et maintenant, je dirais Parkway Drive parce qu’ils sont incroyables, c’est probablement un des groupes qui arrive à s’en sortir avec sa musique mais aussi Bury Tomorrow…


Et même si c’est trop tard pour cette année, est-ce que pour un groupe suisse le Hellfest fait autant rêver que pour un groupe français ?

Quentin : Même si en Suisse, nous avons le Greenfield qui est vraiment un grand festival dans le domaine, nous accepterions avec plaisir de venir jouer au Hellfest (Rires) !


A l’année prochaine alors. Merci.

Way of Changes : Merci à vous, c’était super !


Meric à Noise pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://www.wayofchanges.com/
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