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MATTIAS EKLUNDH (04 AVRIL 2018)

INTERVIEW - HEAVY METAL - PHILX - 13.07.2018
Rencontre touchante avec le talentueux Mattias Eklundh pour une conversation passionnante sur la musique et sa philosophie de la vie.
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9 ans après, nous avions rendez-vous avec le fantasque Mattias Eklundh de passage à Paris pour un clinic joué la veille. Une nouvelle rencontre pendant laquelle il sera question du Freak Guitar Camp qui fête sa 20e édition, sa vision de la musique et de la vie de façon générale, bien entendu du nouveau Freak Kitchen à venir mais aussi de technique et de sa guitare toute particulière aux frets décalés...



Notre dernière entrevue remonte à déjà 9 ans en arrière, c'était alors pour la sortie de "Land of the Freaks". Suite à quoi tu as ensuite sorti un album solo "Smogasbord" en 2013 et enfin un nouveau Freak Kitchen en 2014 "Cooking with Pagans". On s'était habitué à avoir un album solo entre chaque album de Freak Kitchen, mais pas là, comment ça se fait ?!


Mattias Eklundh : Oui, c'est vrai ! Mais la vie continue, entre les Freak Guitar Camps tous les étés qui me prennent énormément de temps et d'énergie à organiser - on fête d'ailleurs les 20 ans cette année -, et avec Freak Kitchen, j'ai commencé à écrire il y a 2 ans, et j'ai acquis cette "extreme beast" qu'il a fallu que j'apprivoise et que je cale mes compo avec. Je voyage, je joue, à travers le monde, et le plus important est que je me prends du temps aussi pour moi. Ca me prend du temps d'explorer des choses en musique, découvrir de nouvelles choses. J'ai aussi fait un album avec Jonas Hellborg, c'est chronophage tout ça !





C'est ça, on sait tous que tu es boulimique de travail. D'ailleurs, il y a également un nouveau projet avec ce DJ allemand hardcore qui arrive...

Oui, c'est un projet expérimental intitulé "Guitars And Beats", on va voir ce que ça donne, mais c'est le genre d'expériences que je veux faire davantage à l'avenir. Après la prochaine tournée avec Freak Kitchen, je veux monter The Freak Coop où tout le monde est bienvenu pour participer. Un soir je pourrais jouer seul, et le lendemain avoir 50 personnes sur scène avec moi. Je veux avoir carte blanche sur la créativité. Mais pour le moment, je me concentre uniquement sur Freak Kitchen. Quand j'ai été contacté par ces 3 DJ, c'est assez intense, et ils m'ont fait écouter des remix qu'ils avaient fait de ma musique, et j'ai beaucoup aimé. Je trouve cet univers très intéressant, et j'avais déjà eu une expérience live avec un DJ à Berlin. On a improvisé et ça a donné une rave party de 20 minutes. On s'est éclaté.


Je me synchronise assez bien avec les machines, je n'ai pas de souci avec les boites à rythmes.


Avec des décennies pendant lesquelles les guitar heroes étaient très actifs, on dirait que la tendance s'essouffle un peu. Comme le vois-tu évoluer ? Est-ce la raison pour laquelle tu te diversifies autant ?

Ouais, complètement ! En fait, je me fous totalement de l'aspect commercial d'un projet artistique. Si je sens qu'en m'aventurant dans de nouvelles expériences je retourne à des choses connues, je reviens en arrière pour prendre un nouveau chemin. Je ne me suis jamais considéré comme un guitar hero.


Tu dois bien être le seul...

(Rires) La partie "guitar hero" représente une partie infime de mon activité. Ca va tellement au-delà de ça en fait, je fais des enregistrements, de la production, de l'écriture, du chant, et ensuite je m'octroie une semaine de soli de guitare mais ça ne représente qu'un pour cent de ce que je fais en réalité. C'est amusant parce qu'en ce moment, je vis mieux de ma musique que du temps où les CD se vendaient encore bien ! Tout le monde a tendance à se plaindre que les CD ne se vendent plus, et que ce n'est plus ce que c'était. Mais tout change perpétuellement. Soit tu t'adaptes, soit tu meurs. C'est comme ça que ça se passe. Je m'éclate, j'ai une chaine Youtube sur laquelle je poste des vidéos de mon fils et moi en train de jouer à des vieux jeux que j'adore. Pas besoin de surfer sur les derniers trucs "hype" à la mode. Je fais des montages de ces footage avec de la musique que j'écris en m'inspirant de ces jeux "Longing for GLaDOS". Ensuite je mets ça sur les plateformes de téléchargement et ça se vend, plutôt bien, même ! Pareil pour les chansons que j'écris pour le Guitar Camp. C'est beaucoup de boulot d'écriture, elles sont assez longues en général, mais une fois que je les mets en ligne, elles marchent très bien. Je donne aussi la possibilité d'acheter les partitions pour ceux que ça intéresse pour 2/3 euros, et je suis très content car ça me rapporte plus ! Quand tu vends un CD, il faut l'emballer, le poster, sans compter les maisons de disques qui coulent et dont l'argent est gelé avant de pouvoir être reversé, etc. Là, je contrôle tout et ça me va !





Tu n'es pas de ceux qui estiment que les plateformes de téléchargement de musique se prennent une commission démesurée par rapport à leur service ?

Non absolument pas, je l'adopte complètement ! Spotify ne paye pas des masses, on a dépassé le million de streams de 'Freak of The Week' récemment et on n'a pas empoché loin de 100€ pour ça. Mais d'un autre côté, tu atteins largement plus de monde, et tu t'y retrouves au final, c'est tout ce qui compte ! Pour Freak Kitchen, Spotify est très bien. Pour mes projets solos, je dirais que t'as plutôt envie de voir ce que ça donne, en vidéo, sur YouTube, ou les partitions. C'est un nouveau monde totalement excitant et les gens qui s'en plaignent doivent mieux voir les avantages. Je suis heureux d'être un dinosaure de 48 ans et d'avoir réussi à prendre ce virage du numérique. Dans mon studio, on a 5 ordinateurs, 2 servent aux jeux, 1 pour le montage vidéo, l'ordi du bureau... J'habite dans les bois mais j'ai la chance d'avoir la fibre pour pouvoir uploader tout ce contenu. Je m'éclate avec tout ça !


Tu fais beaucoup de clinics et masterclasses à travers le monde. Ton style musical de prédilection est assez unique, quelle est ton approche dans l'enseignement de l'instrument sachant qu'il n'est pas possible de jouer comme Mattias ?

(Rires) J'essaye de transmettre une vibe positive, enseigner qu'il y a de l'espoir dans le futur, il y a tant à faire. Je donne des outils issus de mon expérience, et des choses que tu peux t'approprier facilement pour t'épanouir dans la musique que tu veux faire. Je n'aime pas quand les gens s'assoient et essayent de reproduire, ça n'a aucun sens.


Oui, c'est clairement impossible en plus !

(Rires) Disons que beaucoup essayent, et ça fait souvent mal (rires). J'étais à l'école Atla pour un masterclass et j'ai passé une soirée merveilleuse. J'ai vu que ça bouillonnait dans la tête des élèves de musique. C'est facile de rester enfermé dans quelque chose qu'on est censé savoir. "Ok, le jazz, ça se joue comme ça" tu finiras à jouer des classiques dans un hôtel pour le reste de ta vie et tu vas te faire chier. Mais non, sortons de ça, soyons courageux ! Je cherche à les faire sortir de leur zone de confort et c'est génial quand tout s'effondre. C'est comme un muscle que tu détruits et que tu reconstruis pour le rendre plus fort et solide qu'avant. Progresser, c'est souffrir. Dans la vie, on a plus de choix que l'on pense.


C'est facile de rester enfermé dans quelque chose qu'on est censé savoir





Cette année, le Freak Guitar Camp fête sa 20e édition. Comment partages-tu ton temps avec ce projet ?

Comme j'aime le dire, le Freak Guitar Camp est une sorte de "highlight" dans l'année. C'est ce qui me fait vraiment grandir. On est entre 75 et 80 guitaristes, je ne veux pas passer pour quelqu'un d'arrogant, mais c'est toujours complet, et cette année a eu son lot de pression.. Les gens viennent de partout dans le monde, vraiment, tous les continents...


Tu es pionnier dans ce genre de Camp. Beaucoup de guitaristes t'ont emboité le pas comme Joe Satriani ou Steve Vai...

Je ne sais pas bien comment cela se passe pour eux, mais beaucoup de guitaristes y cherchent un complément de revenus, et certains coutent extrêmement cher pour se transformer au final en un meet & greet.


Ce n'est pas le concept du tien ?

Du tout, déjà on veut que ça reste abordable. C'est environ 800 euros pour 6 jours, on vient te chercher à l'aéroport, le gîte et le couvert sont compris. On te sert de la super bouffe végétarienne, tu chies ensuite comme un âne (rires) et on te file des perspectives qui te donneront du taff pendant un an après ça ! Quand on voit que certains demandent 7 à 8000 euros pour un week-end et tu as les super stars de la guitare pour seulement 2h... Je ne connais pas du tout ceux de Satriani ou Steve Vai (que je considère comme un ami), mais ils font venir beaucoup de grands artistes. Dans le mien, on bosse vraiment dur, on a eu Uli Jon Roth une année, et il m'a dit ne jamais avoir vu tant de guitaristes talentueux de sa vie. Il était impressionné par leur travail, leur détermination...


Il était sur la tournée du G3 cette année, est-ce qu'on peut s'attendre à ce que tu le fasses aussi l'année prochaine, par exemple ?

(Rires) Non, je ne pense pas avoir le potentiel commercial. Pas sûr qu'ils soient fan de l'exotisme que je pourrais apporter. J'adorerais en fait, mais ils me fileraient le créneau dans le lobby pour accueillir les gens (rires)... Ce serait le J3,5... (rires)


Tu nous a précédemment dit que la musique de Franck Zappa avait changé ta vie. Comment réagirais-tu si un de tes étudiants disait la même chose de ta musique ?

Encore une fois, je ne veux vraiment pas donner l'impression d'être arrogant, mais c'est déjà arrivé très souvent. Aussi bien sur la musique que mon approche de la musique et de la vie en fait. Comment s'entourer de choses stimulantes qu'on choisit dans sa vie, se protéger des mauvaises choses, etc. Tu vois, une ville comme Paris finit par t'user, à force. Il faut se protéger de la vie urbaine. C'est pour ça que je vis à la campagne, c'est pour me ressourcer.





Vivre à la campagne, C'est ta façon de te protéger, et Freak Kitchen étant un projet mélodique avec des solo complètement fous, délivre un message sensible dans une société comme la nôtre aujourd'hui. Notre société alimente ton propos dans ta musique.

Tout à fait. Et le premier titre du nouvel album s'appelle 'Morons' (traduit par 'imbéciles', ndlr), et ça dit 'Pourquoi laissons-nous les imbéciles diriger notre monde ? Pourquoi laissons-nous les imbéciles causer ces dégâts ?' Parce que je suis un imbécile moi aussi, et toi ? Les gens ont tendance à penser en noir et blanc. 'Trump est un connard, il doit mourir'. 'Les gens en Corée du Nord doivent mourir aussi'. 'Moi je fais les choses comme il faut' Non, on est tous responsables de la situation dans laquelle on est. Demande-toi ce que tu as fait aujourd'hui pour améliorer ce monde ? Je me dis que ce mois-ci, j'ai donné de l'argent à Green Peace, à Amnesty, et à la cause animale, mais c'est tout ce que je fais ! Je ne sors pas manifester...


Tu délivres des textes tout de même engagés dans tes chansons...

Oui, mais tant que je ne ferai pas plus, je veux en faire davantage. C'est facile de pointer du doigt, de critiquer, mais je me traite aussi d'imbécile, ça rend le discours plus puissant. Il y en a une autre qui s'intitule 'Alone with your phone' dont on fait le clip en ce moment où l'on voit des ados sur leur téléphone à longueur de temps dont on est responsable...


"Cooking With Pagans" est sorti sur Laser Edge alors que "Land of the Freaks" était sous Roadrunner. As-tu été déçu à ce moment-là, à te demander si tous ces sacrifices valaient le coup ? As-tu déjà pensé à arrêter Freak Kitchen ?

C'est clair que c'était pas le climax total à ce moment-là (rires). Mais je n'étais pas tellement déçu, ça fait environ 30 ans que je fais ça professionnellement, c'est toujours comme ça. Surtout que "Cooking With Pagans" a nettement plus marché que "Land of the Freaks" ! La vidéo de 'Freak of The Week' a cartonné.


Parce que "Cooking With Pagans" était pour nous le moins barré de Freak Kitchen. Que pouvons-nous attendre avec "Confusion to the enemy" ?

A toi de me dire ! La chanson éponyme est probablement la plus radicale qu'on ait faite jusqu'ici. J'ai terminé l'enregistrement des voix  la semaine dernière et c'est intéressant que tu me dises ça parce que je n'y ai jamais réfléchi depuis votre point de vue à vous. Pour moi, je fais ce que je fais sans y réfléchir trop. "Cooking With Pagans" était un bon album rock avec des chansons comme 'Professional Help' et 'Freak of the Week' qui sont les plus faciles d'écoute de tout l'histoire du groupe.


Est-ce qu'on aura à nouveau des influences de Jonas Hellborg dans ce prochain opus ?

Tu fais référence à la musique indienne et oui, il y en aura toujours. On a notamment une chanson dont une partie des sons provient de ma Volvo, des roulements de volant, des portières qui claquent, etc. On va bientôt en faire le clip... Volvo voulait qu'on en utilise une nouvelle pour faire cette vidéo, mais non, on va rester avec la mienne.


Que penses-tu de la carrière internationale de notre ami Bumblefoot avec Guns’n’Roses et maintenant Sons of Apollo ? T'arrive-t-il d'être contacté pour rejoindre ce genre de all-star-band ?

J'adore ce mec, je trouve que c'est un être humain fabuleux et un excellent guitariste. Et oui, ça m'arrive mais je refuse toujours. Ron m'a même contacté quand il était chez les Guns pour que je le remplace. Mais non, je n'en voulais pas. Ce n'est pas pour moi ce genre de choses. Si j'avais eu 20 ans, j'aurais adoré. Mais je suis un Suédois, je vis à la campagne, je suis heureux de vivre de ma musique. Ron a de grandes qualités sociales, il sait s'en sortir dans un univers aussi dingue. Je n'ai pas envie de me réveiller avec une crise d'angoisse.


Y'a-t-il des groupes dans lesquels tu aurais aimé jouer ?

Frank Zappa à l'époque, carrément.





Malgré tout ce que tu nous as dit, s'il était encore vivant et te proposait de le rejoindre dans son groupe....

Oui, je dirais oui, tout de suite. N'importe quoi pour jouer dans son groupe. J'ai déjà joué avec beaucoup d'artistes que j'admire et respecte énormément, mais j'aimerais jouer avec Howard Shore (compositeur contemporain connu pour ses musiques dans le Seigneur des Anneaux entre autres, NDLR), ne serait-ce que pour une seule note dans une de ses symphonies qu'il a écrites. Il a composé la BO d'un film assez dérangeant "Crash" avec des harpes et guitares électriques. Il faudrait que ce soit stimulant sinon ça m'épuise.


Tu as lancé ta ligne de fringues bio "NOBS, No Bull Stuff Organic Clothing", en portes-tu, là ?

(rires) Non, pas là, mais j'en ai dans ma chambre ! je suis végétarien depuis 25 ans maintenant, j'achète bio, je recycle, autant que je peux. C'est du merch de Freak Kitchen, on utilise le logo de la vache de FK. On s'est dit que des gens seraient intéressés d'acheter des accessoires ou habits issus du commerce équitable, sans produit chimique, bio... On ne fait pas beaucoup d'argent parce que dès qu'on aura suffisamment, ce sera systématiquement réinjecté dans de nouveaux produits, mais c'est top ! J'ai ma marque !


N'est-ce pas paradoxal pour un guitariste car l'industrie a plutôt tendance à utiliser des bois rares comme le bois de rose qui a été interdit récemment ?

On commence à avoir de nouveaux bois pour les constructions de ces guitares. On se fournit en câbles chez Santo Angelo, au Brésil, issus du recyclage...


On ne peut s'empêcher d'admirer cette guitare qui est un véritable bijou...

Oui, et tu vois, ces frets décalées, c'est ce qui donne la tonalité parfaite. Les frets droites ne fonctionnent pas bien, tout simplement. Elles compensent les altérations de tonalité. Par exemple, sur un manche à frets droites, le Si bémol est décalé d'environ 1 centimètre. Là, c'est juste, et toutes les harmoniques aussi, elles correspondent enfin toutes.


On voit apparaitre ces guitares depuis une dizaine d'années environ, ce qui est très tard ! Comment ça se fait ?

Je pense que c'est extrêmement compliqué à faire. Tu vois, celle-ci est une 27" neck, et c'est un vrai casse-tête de devoir tout remesurer, ça a été fait main avant d'en faire les moules qui permettent d'industrialiser. Mais personnellement, je ne pourrais jamais revenir à une guitare à frets droites.


Je ne pourrais jamais revenir à une guitare à frets droites





Tu penses qu'il est possible de fabriquer une guitare bio ?

Les cordes et câbles, ça restera compliqué parce que c'est en métal. Mais la partie bois, tu peux trouver de bons compromis, je ne pense pas que ce soit si important car au final ça aura le même son. On est tous des hypocrites, c'est pourquoi je chante 'Morons'. Je fais ce que je peux pour aller dans la bonne direction.


Après quelques années de silence, 2018 sera l'année Freak Kitchen avec la sortie de ce prochain album. Prévois-tu de passer nous voir ?

Oui, on sort l'album en septembre, et on débute une tournée en Scandinavie. On tournera en Europe en février et je l'espère les festivals de l'été suivant. La dernière fois remonte en 2015 au Divan du Monde, à Paris, et je t'assure que c'est passé super vite pour moi ! J'accorde pas beaucoup d'importance au marketing. Quand certains ne conçoivent pas autrement que d'être là 24/24 à faire parler d'eux, ou à absolument occuper l'espace de peur de disparaitre, mais je pense que les jeunes valent mieux que ça et peuvent suivre ce qu'on fait pendant ce temps.


En parlant de jeune, comment est-ce que ton fils qui vient d'avoir 11 ans perçoit ta musique ?

Ce gamin c'est l'amour de ma vie. Il joue du cor, mais la musique de Freak lui passe totalement à côté. Je parlais tout à l'heure du fait de s'adapter ou mourir, et c'est mon lien avec les pratiques des jeunes d'aujourd'hui. Je trouve mon équilibre avec lui, on se fait de longues balades avec les chiens, on joue aux échecs, il s'entraine au cor et on se tape des parties d'Overwatch en ligne avec des gens du monde entier, avant de jouer seul à DOOM ! Je suis un mec gentil, mais quand vient le vendredi soir, je me dis : "hum, ce soir, c'est vin blanc et DOOM ! !" avant que ma femme ait d'autres idées plus sophistiquées (rires).





Merci beaucoup !

Merci beaucoup à vous !





Et merci à Nuno, Newf pour leur contributions...


Plus d'informations sur http://www.freakkitchen.com
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