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Headbanger's Balls Fest - Izegem - 05 Mai 2018

LIVE REPORT - THRASH - NOISE - 22.05.2018
En ce début du mois de Mai nous sommes de retour à Izegem pour une nouvelle riche édition du Headbangers's Balls Fest.
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Séduits par une édition 2017 qui fut une réussite nous sommes de retour à Izegem pour la septième édition du Headbanger’s Balls Fest. Le lieu n’a pas changé, dans la toujours très agréable salle De Leest, située au cœur d’un ensemble culturel qui pourrait faire rougir de jalousie pas mal de villes françaises. Cerise sur le gâteau, le festival est complet depuis quelques jours et confirme un succès important, de quoi là encore rendre jaloux des organisateurs français ayant bien de la peine à attirer du public. Pour cette édition, 8 groupes sont programmés dans une belle variété de styles.

Preuve de l’engouement du public : la salle est déjà quasi pleine quand Growing Horns débarque en début d’après-midi. Les Belges œuvrent dans un doom qui aime les longues plages instrumentales et une facette mélancolique teinté de funeral proche du son de Paradise Lost de ces dernières années. Cela va donner un concert d’une grande intensité, malgré l’horaire matinal cela ne va pas refroidir l’ambiance. D’entrée avec ‘We’re All Made Of Stars’ le ton est donné avec un riff pachydermique et le chant hurlé d’un Dafus possédé par ses paroles. Dans le chant on apprécie aussi des passages en clair très forts. Derrière l’enchainement est parfait avec ‘Luciferian Kingdom’ puis ‘Mountains Of Pain’.  Le groupe maintient une énorme pression sur le public et l’écrase avec force. L’impression de ressentir la fin du monde et palpable et le riff doom death de ‘Mountains Of Pain’ aura fait impression avec cette rage si forte mixée à un côté mélancolique digne de My Dying Bride. En fin de concert ‘Motherbong’ et ‘Big Fat Nun’ auront été tout aussi efficaces. Growing Horns a lancé la journée de manière parfaite, sa prestation a été profonde et a séduit plus d’un spectateur.



Avec Fire Down Below nous allons voguer vers des terres stoner chargées de psychédélisme. Avec ‘Roadburner’ pour débuter il n’y a pas de doute sur l’esprit - riff bien gras, groove 70’s et voix chaleureuse trempée dans le meilleur du genre. Le ton est haut perché et planant, nageant dans un esprit proche de Monster Magnet avec un feeling intense et faisant apprécier ces riffs et soli stoner. Extrait du nouvel album, ‘Saviour Of Man’ confirme cette impression, le public apprécie outre la face stoner un côté rock alternatif savoureux. Le côté gras fait toute la force de la chanson et lui amène sa puissance. Ensuite avec ‘Universes Crumble’ puis ‘Adrift In A Sea Of Stars’ le concert se transforme en voyage, avec de longues plages instrumentales teintées de progressif et un chant pur et émotionnel donnant au concert des allures de transe hypnotique.  Ce côté planant est rempli de feeling et le petit passage de percussions va contribuer à amener cet aspect 70’s. Enfin sur plus de 10 minutes ‘The  Mammoth’ va conclure les hostilités en beauté, fort d’une énorme montée en puissance il va achever un public sous le charme avec intensité et un chant habité prenant. Fire Down Below a donné un concert de classe et d’un charme vénéneux. La claque a été énorme, tout le monde a apprécié la force de ce stoner qui a su faire voyager loin des réalités et des contrariétés.



Avec Guilty As Charged la salle va afficher complet. Les premiers rangs sont blindés et il est difficile de se frayer un chemin dans cette foule. Il faut dire que le groupe est un habitué et qu’en matière de heavy thrash il est un client sérieux qui sait tenir une scène. Pour ce concert il nous présente son nouveau bassiste et tout de suite avec ‘Pedal To The Metal' il met le feu. On ne peut que tomber sous le charme de cette musique puissante mais accrocheuse et mélodique. Le chant feutré de Jan fait aussi beaucoup pour la force de l’ensemble, il sait faire parler la puissance mais garde un côté accrocheur irrésistible. On pense bien sûr à Metallica  avec cet art maitrisé du riff qui scotche au mur. Ensuite avec ‘Preach To The Masses’ le groupe confirme cette aisance pour le heavy thrash et donne la leçon avec la classe qu’un Iced Earth. Derrière en vrac avec ‘Leap Of Faith’ et son riff énorme, le petit nouveau ‘Feel The Rage’ très prometteur dans cette même lignée musicale il donne une claque à un public conquis. Tout cela donne envie de se remuer méchamment et la  fosse réagit bien. La deuxième partie est tout aussi jouissive. Que ça soit avec ‘I’ll Never’, ‘Rise’ ou encore ‘Down The Mainline’ on ne peut qu’être scotché par ces claques sonores portées par des refrains parfaits. Le final sur ‘Lonewolf’ sera dantesque avec une superbe partie instrumentale parfaitement maitrisée. Guilty As Charged a frappé un grand coup avec ce concert intense  et très apprécié. Il a montré une maturité impressionnante, clairement il a les armes pour grimper les échelons.



Avec Off The Cross nous partons dans des contrées metalcore. Passer après de si bonnes prestations et avant le cœur de l’affiche n’a rien de simple mais cela ne va pas impressionner la formation belge elle aussi habituée des festivals de la région. Le groupe ne va pas perdre de temps et démarrer à toute allure avec ‘Passenger’, avec une grosse rythmique, un sens du riff qui marque et la grosse voix typique. Tout cela fait remuer la tête et évoque l’efficacité d’un Trivium. ‘Divided Kingdom’ confirme la force du groupe pour manier la sauce métalcore.’Megalomaniac’ frappe encore plus fort, il a un petit côté graisseux plaisant et déménage méchamment tout en gardant cette force mélodique. Ce côté à la fois puissant et accrocheur marche et le groupe va chercher un public qui lui répond dans une salle chauffée à blanc. La suite du concert va enfoncer le clou, ‘Book Of Doom’, ‘Prophet’ ou  ‘Red Seas Flowing’ sont taillées dans le meilleur du genre et montrent encore une fois une rythmique de feu. Au chant Steven épate par sa capacité à évoluer entre growl féroce et aspects plus accrocheurs tel qu’on le pratique dans le metal moderne. La partie n’était pas gagnée d’avance mais Off The Cross l’a gagnée avec un brio certain. Il a assuré un show de grande qualité et a su convaincre le public qu’il était un client sérieux dans le genre.



Avec Avenging Benji les organisateurs vont ravir plus d’un nostalgique. Derrière ce nom se cache Ben Jackson, l’ex guitariste de Crimson Glory. Discret depuis la mise en stand by du groupe en 2012 il s’est lancé dans une carrière solo. Pour le concert il s’est allié à Wade Black, chanteur de Crimson Glory après la disparition de Midnight pour rendre hommage à ce dernier. En début de concert, Ben officie au chant et propose deux titres de sa carrière solo dont le très bon ‘Out For Blood’ dans un pur esprit metal progressif. Ben est en forme et distille d’excellents riffs et soli. Après cette mise en bouche les fans vont être aux anges avec l’arrivée de Wade Black. Certes il n’est pas le chanteur phare du groupe mais il a su s’approprier les grands titres et a œuvré sur un "Astronomica" de très bonne tenue. Et il va mettre tout le monde d’accord. Il a gardé ce timbre haut perché maitrisé et on ne peut qu’apprécier ce prog à la fois costaud techniquement et sachant se faire mélodique. Ben et ses hommes parcourent la carrière du groupe avec classe et tous les albums  de l’ère Jackson sont représentés. Le premier avec ‘Azrael’ ou ‘Dragon Lady’ et ‘Valhalla’, "Astronomica" avec son titre éponyme ainsi que ‘Edge Of Forever’. Et bien sûr l’énorme "Transcendence" est le plus à l’honneur avec des pépites comme l’intense ‘Masque Of The Red Death’, ‘In Dark Places’, ‘Red Sharks’, ‘Where Dragons Rule’  et ‘Lonely’. Tous nous rappelant à quel point le groupe était en avance avec son metal progressif classieux. L’accueil est chaleureux et on sent Wade et Ben heureux d’être là pour rendre hommage au talent de Midnight.  Avenging Benji a proposé un excellent concert à la fois fort et prenant. Il a fait revivre la légende Crimson Glory pour le plus grand plaisir de tous et il faut remercier les organisateurs pour ce moment fort.



Après ce superbe moment, place à King Hiss ! En deux albums, les Belges se sont fait connaitre dans leur pays et au-delà avec leur stoner rock et des prestations brulantes. Devant un parterre rempli le quatuor va faire honneur à sa réputation, d’entrée il impressionne avec ‘La Haine’, envoyant un stoner rock groovy teinté de charme 70’s porté par un Jan au timbre plein de cette gouaille qu’on aime. Tout cela donne envie de taper méchamment du pied et la suite du concert va confirmer le talent du groupe pour ce hard rock chaud et accrocheur. ‘We Live In Shadows’ puis ‘Serpentagram’ font parler la poudre avec des riffs puissants, l’ensemble est bouillant d’intensité et le public répond à merveille. L’ambiance ne va cesser de monter, l’intro à cappella de ‘King Hiss’ est un superbe moment de feeling suivi par une nouvelle claque stoner.  La suite va être toute aussi forte, le groupe a un large temps de jeu, digne d’une tête d’affiche, et il va montrer qu’il le mérite. Que ça soit avec ‘Sadlands’, ‘Snakeskin’ ou ‘Mastosaurus’ et ‘Killer Hand’ le succès ne se dément pas dans une salle brulante comme rarement avant dans la journée. Le final sur ‘Homeland’ est tout aussi bon et achève un concert de grande classe. King Hiss a fait un sacré numéro, son hard stoner était chaud comme l’enfer et digne des plus grands du genre, Monster Magnet en tête. Il a fait forte impression et a su parfaitement ouvrir la voie aux très attendues têtes d’affiches.



La première nous vient des Etats-Unis et est un grand nom de la scène thrash. En attirant Flotsam & Jetsam dans ses filets les organisateurs ont réussi un beau coup. Certes le groupe n’a plus l’aura de ses deux premiers albums, "Doomsday For The Deceiver" et "No Place For Disgrace" qui ont contribué à écrire l’histoire du thrash. Mais il est toujours respecté et reste une valeur sûre en live pouvant toujours compter sur deux anciens, le chanteur Eric A.K. et le guitariste Michael Gilbert.  Même si deuxième sur l’affiche, le groupe a soigné son décor et va montrer une face très professionnelle en proposant un concert d’une sacrée puissance. Il dispose d’une heure de jeu et ne va pas en perdre une miette sans chichis ni discours inutiles avec juste ce qu’il faut pour remercier les fans. D’entrée il envoie la sauce avec une puissance énorme. Eric est en pleine forme avec un timbre aiguisé et derrière les riffs et soli thrash déboulent dans tous les sens. Le groupe arrache tout sur son passage et fait mal aux cervicales des spectateurs. Derrière l’enchainement ‘Dreams Of Death’ et ‘Desecrator’ va impressionner, ça galope sec dans un esprit thrash old school jouissif.  Ces chansons ont pas loin de 30 ans mais n’ont pas vieilli. ‘Hammerhead’ confirme, le ton est speed et puissant et le public répond à cette leçon avec énergie. La suite du concert va être tout aussi intense et on aura pu aussi apprécier un titre plus récent avec ‘Iron Maiden’, bel hommage à la Vierge de Fer qui a déclenché des slams et pogos. La fin de concert est bouillante et avec l’antique ‘I Live You Die’ puis ‘Doomsday For The Deceiver’. Le ton est ébouriffant avec une force technique impressionnante. Flotsam & Jetsam a donné ce soir une prestation explosive, il est encore très frais et résiste au temps avec classe. Devant une salle comble il s’est rappelé au bon souvenir de plus d’une personne.



La tête d’affiche vient de Grèce, Rotting Christ permet au festival de s’ouvrir à un style plus extrême. Le groupe va faire souffler dans la salle un vent violent qui va en surprendre plus d’un. Le groupe vient de sortir un best of parfait résumé d’une carrière qui depuis 30 ans et 12 albums a mixé black et heavy avec une touche occulte et mystique. Ces dernières années il a mis à l’honneur la culture grecque avec une force  intense et un côté sataniste. Les musiciens vont prendre le temps de se caler, le tout devant un décor superbe. Il est tard mais le public remplit largement la salle et quand l’intro majestueuse retentit tout le monde retient son souffle avant la tempête. Rotting Christ va proposer un concert basé essentiellement sur ses 3 derniers albums avec en parallèle quelques extraits de son début de carrière. Avec ‘Ze Nigmar’ il va se faire envoûtant, le son est clair et puissant et le charisme dégagé par Sakis en impressionne plus d’un. Ce titre doté d’une montée en puissance parfaite est idéal pour débuter. Derrière le rythme va s’accélérer avec un ‘Kata Ton Demona Fautou’ en forme de claque. L’intensité en scotche plus d’un avec une facette black appuyée grâce à une batterie énorme et un chant habité incroyable de force. Sakis chauffe un public qui lui répond avec force et derrière il ne relâche pas la pression avec ‘Demonom Vrosis’, qui confirme la force de ce heavy black avec un riff énorme et une conviction prenante dans le chant.



Le début a été dantesque et cela ne fait que commencer. Avec ‘Elthe Kyrie’ Rotting Christ revient vers "Rituals" et la noirceur va s’accentuer. Porté par des chœurs, ce titre est un immense moment de puissance au refrain intense qui nous fait basculer du côté obscur. Ce n’est pas ‘Apage’ Satana’ qui va nous en faire revenir. Avec des airs de messe noire, un chant parlé très fort, il se fait noir de chez noir et amène une face occulte attirante et malsaine. Les chœurs et la batterie amènent un côté tribal fascinant. Le public est à la fois groggy et en transe et l’enchainement qui arrive  va enfoncer le clou. Rotting repart 25 ans en arrière vers "The Mighty Contact" et nous en balance ‘The Sign of Evil Existance’ et ‘Transform All Suffering Into Plagues’. Ces titres antiques vont mettre le feu, le premier est un tube doté d’un refrain énorme porté par le chant profond de Sakis. Musicalement les deux tabassent sans faire de concessions. La fosse commence à se remuer et la suite, toujours old school avec ‘The Forest Of N’Gai’ sorti de "Passage To Arcturo" de 1991, va amener un cran de plus à l’ambiance. Lourd et très extrême c'est un uppercut impressionnant, puis Sakis rend hommage à la fidélité du public et ‘Societas Satanas’, repris de Thou Art Lord son projet parallèle, déclenche des mosh pit furieux, et un wall of death va remuer la fosse. Ce titre occulte est une merveille taillée pour la scène avec un refrain gigantesque et un côté tribal mystique. Le concert entre dans sa dernière ligne droite, il est tard mais personne n’a envie que tout cela s’arrête. Avec ‘In Yumen-Xibalba’ la furie ne va pas se calmer. Ce long titre est écrasant de force et doté d’ambiances glaciales comme autant d’odes au Malin. Le chant de Sakis est précis et appuyé comme s'il prononçait un discours. Le côté majestueux va encore plus s’affirmer avec un ‘Grandis Spiritus Diavolos’ qui porte bien son nom. Entre les samples, un riff énorme et une force si présente, occulte, il fait un carton, la fosse est de nouveau en feu remuant dans tous les sens.



Rotting Christ
revient ensuite sur l’immense "Triarchy Of The Lost Lovers" avec son titre d’entrée, ‘King Of A Stellar War’. Plus heavy et épique il reste un classique avec un refrain qui tue et une force énorme. Le public est à fond dedans et lève les bras dans un joli moment de communion avec le groupe. C’est avec ‘Noctis Era’ que le concert va provisoirement se conclure. Cet extrait de "Aealo" est d’une intensité  incroyable, les Fire repris en chœur donnant même un petit frisson, et s’avère parfait pour une fin endiablée. Après un court passage en coulisse le groupe reprend d’assaut la scène sous les vivats et après une courte intro glauque il balance un ‘666’ qui fait son effet ; cet extrait de "Kata Ton Daimona Eaytoy" mérite son nom, il est teinté d'un mysticisme qui fait la force de cet album. Enfin le groupe propose son titre emblématique avec ‘No Serviam’ tiré de l’album référence du même nom. Servi par un refrain encore une fois remarquable le titre est un hymne idéal pour clôturer le set. Avec ce concert Rotting Christ a fait très largement honneur à son statut de tête d’affiche, le groupe grec a confirmé avec éclat qu’il restait une valeur sûre en live, capable de transporter son auditoire.



La journée a été une réussite totale pleine de concerts chauds servis par des groupes au top de leur forme. Le Headbanger’s Balls Fest est un festival à taille humaine sympathique et parfaitement organisé et il a su cette année encore nous ravir par la qualité de son affiche. Il nous reste à remercier les organisateurs pour la qualité de leur accueil et leur donner rendez vous rapidement pour d’autres évènements métalliques.



Plus d'informations sur http://www.rotting-christ.com
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