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ALAIN CHAMFORT (28 AVRIL 2018)

INTERVIEW - POP - STRUCK - 13.06.2018
Music Waves a rencontré Alain Chamfort à l'occasion de la sortie de son nouvel album, "Le Désordre des Choses"...
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Rencontre pendant laquelle celui qui était considéré comme un "chanteur à minettes" évoque la vieillesse et fait un large tour d'horizon d'une carrière riche de 50 années avec ce qu'elle a comporté comme succès durant les années 1980 avec des tubes comme 'Manureva', 'Bambou', 'Chasseur d'ivoire', 'La fièvre dans le sang'... et les périodes moins fastes mais aussi sa vision de l'industrie musicale actuelle en tant qu'administrateur de la SACEM...


Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?

Alain Chamfort : Hum… Pour commencer une question de ce type revient assez souvent et je suis assez embarrassé parce que je réponds à plein de questions et finalement, je n’ai jamais été gêné pour répondre à une question… je n’ai donc pas spécialement envie d’exprimer quelque chose si on ne me pose pas la question (Sourire). Je ne suis donc pas en manque par rapport à ça (Sourire) !


Je ne regrette pas le passé



Ton actualité est ce nouvel album "Le Désordre Des Choses". Est-ce un disque triste ou nostalgique ?

Je ne trouve pas qu’il soit nostalgique. Je ne suis pas dans le passé, je ne regrette pas le passé. Cet album fait un constat aujourd’hui mais sans pour autant considérer que c’est moins bien ou mieux. Il correspond à mon état d’esprit actuel. A chaque album, je fais un petit bilan de ce que je suis, un petit check-up et je tente de livrer mon état d’esprit actuel dans les chansons pour ouvrir une perspective.


Tu abordes tes 'Microsillons' sur cet album, est-ce dur de vieillir pour un artiste ?


Non, je fais un constat ! Je ne les trouve ni durs, ni agréables… je ne prends pas position : c’est la vie, on doit simplement y faire face et les accepter. Donc non, je ne trouve pas ça spécialement dur, ce qui l’est, c’est de se projeter. Je n’ai pas vu passer ces vingt dernières années, ce sera pire pour les vingt prochaines, et dans vingt ans, je ne sais pas où j’en serai (Sourire)… Ce sont des moments charnières, il ne faut pas se cacher la réalité.


Le titre 'Exister' semble faire écho avec 'Le Large' de Françoise Hardy, jusque dans leur clip, sorti à une journée d’intervalle et bâti autour d’images d’archives…

Oui, nous nous sommes rendu compte que François Ozon a eu une idée un peu similaire à la nôtre au même moment mais lui procède plutôt par courts flash-back alors que nous procédons plutôt par montage.
Quant au thème, le propos de la chanson de Françoise est plus "grave" que le mien. Elle aborde la fin, le passage dans l’au-delà pour ainsi dire, elle est déjà partie (Rires), alors que moi je regarde la vie et ses problématiques…


Si un artiste se répète, cela devient inutile et c’est un peu ma hantise à chaque fois





En 2012, tu sortais "Elles et Lui", en 2015, l’album éponyme puis une période où tu proposais un best-of de tes titres revisités. Cet album est-il une synthèse ou est-il dans le prolongement de ce que tu as proposé jusqu’alors ?

J’espère que cet album est dans le prolongement car je n’aimerais pas revenir sur ce que j’ai déjà fait. Je pense que si un artiste se répète, cela devient inutile et c’est un peu ma hantise à chaque fois. Malgré tout, dans ce que l’on est, on a nos propres limites et on ne peut pas prétendre se renouveler totalement mais j’essaie toujours de continuer à avancer. Mais je reconnais que sur la partie composition qui est ma partie, certaines chansons auraient pu figurer sur d’autres albums. Il faut savoir accepter cela, dans la carrière des plus grands que ce soit Stevie Wonder ou Paul McCartney, il y a toujours eu un climax et après, on ne ressent pas la même chose… Il y a un moment dans la carrière où on est porté, où on a une énergie différente qui nous aide à nous élever et puis après, on essaie de garder l’équilibre pour faire au mieux. En ce qui me concerne, je sais que la période "Amour année zéro" qui remonte à 1981 était celle où j’étais particulièrement heureux de mes compositions. Sans verser dans l’autosatisfaction, j’étais content de ce que je faisais après mais j’ai l’impression que les inspirations que j’ai eues à ce moment-là ne sont jamais revenues.


Ce n’est pas mon rôle de faire des chansons avec une opinion vraiment affirmée ou politique



Comment abordes-tu l’actualité. Est-ce que le titre 'Palmyre' est un moyen de le faire ?

'Palmyre' est une chanson sur la beauté et le regard que l’on peut y porter en fonction de ses origines et de sa culture. C’est très relatif car la beauté est quelque chose de subjectif. Le rapprochement avec Palmyre est arrivé en deuxième lieu. Pierre-Dominique Burgaud qui est l’auteur de cette chanson a posé cette symbolique d’une forme de beauté et de culture qui a été maltraitée et détruite. L’idée est de se dire que l’on ne pourra jamais détruire ces choses-là totalement, il y aura toujours quelque chose qui en ressortira et qui résistera. C’est une petite allusion mais nous n’allions pas nous appesantir sur le sujet car ce n’est pas mon rôle de faire des chansons avec une opinion vraiment affirmée ou politique.


Tu chantes 'Tout Est Pop' ; la culture pop fait-elle partie intégrante de ta vie ?

La culture Pop a rassemblé beaucoup de choses diverses et variées au fil des années. Je considère que la culture Pop est une culture qui a été accessible au plus grand nombre car ce n’était pas une culture d’initiés ou de savoirs. Avec cette chanson, nous avons un peu débordé sur ce qu’est la culture Pop afin d’aborder la manière dont tout est traité aujourd’hui. Sur ce morceau, on a voulu évoquer le fait que tout est abordé aujourd’hui sur le même plan, d’une façon qui devient indigeste. Enlever toute forme de hiérarchie dans la manière de traiter et de percevoir les informations, dans les médias notamment, conduit à une sorte de confusion générale. On est abasourdi d’alertes d’informations de « même importance » qui nous tombent sur le coin de la figure. Dans ces conditions, il est difficile d’avoir un esprit critique qui n’est pas favorisé : notre capacité de recul et d’analyse sont mises à mal. La manière dont on est considéré ne favorise pas l’esprit critique.


Es-tu animé par l’ambition d’être et de rester moderne ?


J’aime le mouvement et avec ou sans moi, les choses évoluent dans tous les domaines (Rires)… J’aime vivre dans mon époque et la comprendre. Je fréquente beaucoup de gens plus jeunes que moi. Je suis curieux... Faire mon métier, c’est rester en contact avec le présent. Car la musique appartient aux générations qui nous suivent. Elles l’absorbent, la torturent, l’emmènent ailleurs tout en l’écoutant d’une autre manière.


Tu t’es engagé par ailleurs dans la SACEM, pourquoi ?

Un artiste vit à travers son propre prisme et sa situation personnelle mais on n’a pas le sentiment de réalité sur l’ensemble de la profession et en entrant dans la SACEM, ça m’a permis de comprendre un peu mieux le fonctionnement de la filière musicale et voir les intérêts des uns et des autres et les divergences de chacun. Ça m’a permis d’apporter ma propre expérience et mon propre regard sur ce qui m’arrivait ou ce dont j’étais témoin. Petit à petit, j’ai eu un rôle comme toutes les personnes présentes dans ce conseil d’administration qui apportent leur propre personnalité, leur propre regard. Et finalement, ma voix, parmi les autres, n’est pas inutile car elle a pesé dans des décisions ou dans les votes… Ça m’a donné plus de connaissance et de sens dans le rôle que je pouvais avoir en tant qu’artiste.


Si tu devais choisir un chantier quel serait-il ?

Le chantier est de responsabiliser les GAFA (NdStruck : Google, Apple, Facebook, Amazon) afin qu’ils ne soient pas juste des tuyaux. Qu’ils s’impliquent et qu’on puisse se retourner vers eux pour éventuellement renégocier les niveaux de rémunération sur la musique et avoir un contrôle sur les idéologies qui circulent sans droit, sans loi… Il n’y a pas de raison que ce lieu échappe à toutes les règles qui régissent le monde ! Chacun dans son domaine doit faire valoir ses droits et essayer d’avoir du poids auprès des législateurs… C’est un problème mondial mais depuis quelque temps, il y a des signes de changement : même les Etats-Unis prennent conscience que c’est quelque chose qui ne peut pas leur échapper totalement… On a donc un espoir (Sourire) mais c’est un domaine où il faut être vigilant et il faut participer.


Que retiens-tu de l’expérience Vente-Privée.com ?

Que du bon ! C’était un lieu qui nous a accueillis quand personne n’était intéressé par notre projet (Sourire). Je connaissais le responsable de Vente-Privée et je suis allé le voir et il a été très rapide pour nous proposer son système de distribution. Cela a permis à l’album de démarrer et de vivre et ensuite, d’autres lieux de distribution comme la Fnac se sont intéressés à cet album mais c’est Vente-Privée qui a été le point de départ.


Mais pourquoi n’as-tu pas renouvelé l’expérience ?


Parce que je n’en avais plus besoin tout simplement, mais ils ont fait beaucoup d’autres projets. Mais nous avons rencontré un problème parce que comme c’était la première fois qu’ils s’ouvraient à un tel projet, ils n’avaient pas l’accord du syndicat phonographique donc les ventes qui ont été produites par eux n’étaient pas considérées par les producteurs phonographiques, nos ventes n’étaient donc pas validées et ne pouvaient pas être prises en compte par les charts… Nous avons été pénalisés à cet égard mais depuis, il s’est mis aux normes.


Et en termes de ventes, ça représentait ?

Avec Ventes-Privées, on a vendu une trentaine de mille soit une soixantaine de mille au total, ce qui est une réussite au regard de notre indépendance totale.


A un moment, j’étais prêt à renoncer à faire des albums





Même si il n’y a pas eu de véritable rupture, on a le sentiment de nouveau départ avec le précédent album. Es-tu d’accord avec cette idée de relance ?

Comment répondre à cette question ? Finalement, à un moment, j’étais prêt à renoncer à faire des albums parce que cette expérience agréable du précédent album m’a fait prendre conscience de la fragilité d’être indépendant. Je m’étais résolu à présenter mes nouvelles chansons comme des rendez-vous, tous les trois ou quatre mois, sur SoundCloud par exemple, considérant que le format « album » appartenait peut-être au passé.
Et puis Frédéric Lo, avec lequel j’avais engagé un travail d’écriture qui a abouti au disque précédent, a été contacté par des maisons de disques et cela a été l’occasion de m’engager à nouveau pour deux albums avec Pias. Quand on fait un album, il faut qu’il y ait à la fois une cohérence et que l’attention soit maintenue. C’est un voyage dont j’aime qu’on ait envie d’écouter chaque étape, de la première chanson à la dernière. Qu’il se passe chaque fois quelque chose qui donne envie d’aller au-delà.


Mais cette façon de consommer de la musique est-elle toujours en phase avec notre société ?

Je ne sais pas, je n’ai pas la réponse à cette question mais je sais qu’une partie de mon public est encore attachée à cette idée de pouvoir acheter un album, c’est la raison pour laquelle on a construit cet album avec cette association de chansons. Mais c’est vrai que le temps passant, nous ne sommes plus du tout dans cette logique : les gens vont plutôt choisir un titre qui va lui parler en particulier et le mettre dans sa playlist. Je suis d’accord : c’est ainsi que la musique se consomme aujourd’hui…
Il y a le marché du vinyle qui vient composer cela mais c’est un marché qui existe mais ne compensera pas la vente des CDs. Le vinyle a ce côté sensuel à laquelle je suis sensible. Les textes et les photos en font un bel objet.


Ce visuel justement représente un puzzle mais quelques pièces sont inversées, pour illustrer le titre d'album. Est-ce à l'auditeur de retrouver l’ordre ?

(Rires) Non pas spécialement. C’était juste pour illustrer le titre pour qu’il y ait une cohérence entre le titre et son illustration…


Ce titre justement ''Le désordre des choses'' suggère-t-il l'idée qu'il y avait auparavant un ordre établi ?


Il y a deux solutions possibles : il y a un concept basé sur un ordre résolu, une pensée qui a une logique et l’autre éventualité est celle que l’on propose dans cet album, à savoir une idée de hasard complet, des attirances, des reflux de tout ce qui peut être la désorganisation. Je suis pour toutes les possibilités. Je ne crois fondamentalement en rien, d’une manière absolue, mais à toutes les possibilités. La vérité est partout. Le « talent » relève d’un moment, d’une circonstance, d’une rencontre, d’une vibration qui nous échappent et qu’on ne sait pas reproduire comme on le souhaiterait. C’est ma proposition : déstabiliser avec une idée qui peut finalement être admise et faire son chemin.


Les versions revisitées de la compilation par la jeune scène française t’ont influencé ? Par exemple certains sons électroniques, comme le final techno de la chanson 'Linoleum' produite par Yan Wagner et qui conclut l’album ?

Oui, un rapprochement a été fait à l’occasion de cet album de remixes et une partie de ma musique trouve une cohérence avec cela. C’était amusant de voir jusqu’où ces artistes electro allaient pouvoir amener ma musique et j’ai bien aimé le résultat très surprenant et différent de ce que j’avais fait, mais c’était l’objet de cet album. Comme cet album a été très bien perçu, ça me paraissait logique de faire une petite continuité à travers un titre comme 'Linoleum" qui termine cet album. Mais je pouvais difficilement aller plus loin, prétendre à ce que je ne suis pas. Mais je tenais à ce clin d’œil, à ce moment de partage avec les auteurs de ce type de productions.


Qui dans la nouvelle scène française trouve grâce à tes oreilles ?

Orelsan, Eddy de Pretto… même si ils sont plus influencés par la musique urbaine qui est en train de prendre le "pouvoir" La musique pop, electro… sont un peu mises de côté (Sourire)… Mais je suis un peu étranger à cela, ça m’intéresse mais ce n’est pas ma culture…


Après "Une Vie Saint Laurent", comment s’est passé cette nouvelle collaboration avec Pierre-Dominique Burgaud ?


Écrire des instants de vie d’Yves Saint Laurent était un exercice unique, un vrai challenge qu’il a su relever. Même si la responsabilité de ce nouvel album lui semblait lourde au début, je n’ai jamais douté de ses capacités. C’est un auteur très fertile qui ne campe pas sur ses idées - son expérience de directeur artistique dans la publicité doit jouer - lui permet se met totalement au service des personnes pour lesquelles il écrit, quitte à revenir plusieurs fois sur ses propositions. Cela lui vient sans doute de sa précédente carrière de directeur artistique dans la publicité !
Et puis c’était un ami avant d’être un compagnon de travail. Nous nous sommes enrichis de nos nombreux échanges tout en nous bousculant mutuellement dans nos convictions et en essayant de nous remettre en question. Il savait mon envie de sortir du registre du séducteur écorché, un rôle agréable certes, mais il y a un moment pour tout… Pour autant, nous n’avions pas forcément décidé de nous attacher à une thématique existentielle pour ce disque au départ.


Au-delà de la sortie de votre nouvel album et de concerts, des événements sont-ils prévus pour célébrer vos 50 ans de carrière ?

Ces 50 ans sont un peu décalés car c’est vrai que j’ai sorti deux premiers disques en 1968 mais ils n’ont laissé aucune trace et cela a été quelque chose de très ponctuel. J’estime que mes vrais débuts remontent au moment où j’ai changé de nom et que je me suis appelé Alain Chamfort, que mes disques sont sortis chez Flèche et qu’il y a eu un départ de quelque chose qui s’est ensuite transformé petit à petit. Cela date de 1972, donc nous allons attendre 2022 pour fêter ces 50 ans.
Mais au-delà de ça, quelques concerts sont prévus dans lequel seront joués des titres de ce nouvel album. Dans la précédente tournée, 7 extraits issus du précédent album étaient joués. Combien du nouvel album seront joués cette fois-ci ? Je ne sais pas mais en même temps, je suis « obligé » de chanter des chansons que les gens connaissent. Mais de façon générale, je n’aime pas faire des tours de chant trop longs, quand je vais voir un concert, au bout d’une heure et demie, j’ai l’impression d’avoir fait le tour et je commence à avoir faim (Rires) ! Les concerts qui n’en finissent plus, ça m’a toujours barbé…


Tu ne vas jamais au bout d’un concert de Jacques Higelin ?

Non (Rires) ! Je préfère partir avec un sentiment de frustration, un sentiment de pas assez…


Et justement comment définirais-tu te relation avec la scène ?

C’est plus un rendez-vous d’échange. Je suis content du répertoire que je présente avec lequel je prends du plaisir. Je suis fier du répertoire que je présente aux gens.  


Je ne pouvais pas imaginer que ça dure aussi longtemps et faire ce métier encore aujourd’hui.





Que dirais-tu aujourd’hui au Alain Chamfort de 1968 ?

Je lui dirais qu’il ne lâche rien, qu’il a vachement d’espoir et qu’il va aller loin (Rires). Je ne pouvais pas imaginer que ça dure aussi longtemps et faire ce métier encore aujourd’hui. Je ne m’imaginais pas avoir de telles capacités, j’étais terrifié quand il fallait chanter en public ou à la télévision mon 45 tours. A vrai dire, j’ai eu la « chance » que mes deux premiers 45 tours n’aient pas marché car cela m’a permis de passer à autre chose.
J’avais décidé d’écrire pour d’autres artistes mais pas de chanter moi-même. Ce n’est que plus tard et la rencontre avec Claude François que la confiance est revenue.


Justement comment de Alain Le Govic on passe à Alain Chamfort ?

Justement c’est Claude François qui estimait que mon nom revendiquait trop ses origines et il lui semblait être un handicap. Il avait des idées arrêtées, un peu comme ça (Rires) mais il avait une certaine expérience du métier, une certaine connaissance… et l’expérience montrait qu’il avait souvent raison envers et contre tous. Je me disais donc que ce type avait la réponse à toutes les questions, la solution pour devenir une vedette : il m’a dit de m’appeler Chamfort, j’ai répondu "Ok, allons-y !" (Rires).


Et ‘En attendant’ ?

J’essaie d’accompagner la sortie de cet album. Je place en lui quelques espoirs. On est quelques fois déçu par le manque de soutien. Tout va tellement vite que notre place est parfois réduite. Il faut que ça aille vite et si ce n’est pas le cas, ça ne va plus.
On verra bien mais il faut accepter que ça ne marche pas. Cela fait maintenant 25 ans qu’on m’a mis dans une "case" ; j’ai fini par me dire que ça devait être "ma place". Et puis, j’ai appris à accepter l’insuccès car ça m’est arrivé plein de fois ! C’est un bon moteur que de ne pas se laisser trop atteindre. J’essaie toujours de continuer à avancer, d’aller vers quelque chose de nouveau. Même si j’ai conscience de ce que je suis et de mes limites – je ne peux pas prétendre me renouveler totalement dans ma façon de composer – j’aime sentir la possibilité d’une innovation ou d’une originalité dans le traitement de mes chansons.


Plus d'informations sur http://historique.alain-chamfort.com/
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