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Bully On Rocks - 26 Mai 2018 - Bully Les Mines (Espace Mitterrand)

LIVE REPORT - HARD ROCK - NOISE - 12.06.2018
Pour cette nouvelle édition, le Bully On Rocks a encore réuni une belle affiche mettant à l'honneur tout la force du hard rock mélodique.
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Pour les amateurs de hard rock, le Bully On Rocks est devenu un rendez-vous incontournable. Les éditions précédentes ont été des réussites et cette sixième édition est  attendue. Organisée sur deux jours en cette fin mai, elle met à l’honneur le meilleur du genre éternel avec des noms reconnus et des découvertes comme ces fins limiers d’organisateurs savent en faire. La salle François Mitterrand accueille de nouveau le festival et on ne peut que saluer cela tant elle est confortable avec une vue parfaite et un son idéal toute la soirée. Nous sommes présents pour le deuxième jour pour déguster 4 concerts. Le sold-out annoncé dans la soirée confirme ce beau retour en force du hard rock vintage attirant un public multi générationnel.


Les hostilités débutent à 18h30 avec un groupe que nous connaissons bien : Overdrivers joue à domicile et à force de prestations brulantes ils se sont fait un nom et sont attendus avec impatience. Le groupe vient de rééditer son premier album et le deuxième s’annonce pour la fin de l’année. La présentation de la soirée est effectuée par le Monsieur Loyal du Festival de Raismes, Bertrand Roussel, en grande forme avec un humour toujours redoutable qui va bien chauffer la salle. Elle réserve ainsi un bel accueil au groupe qui balance un énorme ‘Rockin’Hell’ d’entrée, montrant tout ce qui fait le charme du groupe, un son purement hard 70’s, la gouaille vocale d’Adrien d’un et des riffs et soli brulants et nerveux. Doté d’un refrain parfait il lance idéalement les hostilités. Derrière ‘Dirty Girls Island’ fait aussi un carton, le public est ravi et savoure pleinement ce hard rock digne héritier d’un AC/DC. La pression ne retombe pas avec ‘Rock Your Life’, le trio musical s’amusant même à aller jouer en plein milieu des gradins dans une franche bonne humeur. Le public est sous le charme et celui-ci n’est pas rompu par les longs moments que prennent les musiciens entre chaque titre pour se régler. Le groupe va ensuite nous présenter trois nouveaux titres. ‘Hellhounds’, ‘Show Your Boobies’ et ‘King Arthur’ ont fait leur effet, avec un bon hard graisseux qui fait taper du pied et cela est très prometteur. En fin de concert Anthony  balance un solo d’une sacré force digne d’un Angus Young. Avec ‘Big Packet’ ou ‘Limbs Of Rock’n’Roll’ le groupe achevé les hostilités en beauté dans un pur esprit hard rock old school. Overdrivers a donné un concert brulant dans une salle qui l’était tout autant. Il grimpe les échelons avec classe et semble destiné à un avenir doré s’il continue dans cette excellente voie.


Derrière cette prestation explosive ce sont les Irlandais de Samarkind qui prennent la scène d’assaut. Les musiciens sont la découverte du jour comme l’association HMMA aime en faire on se souvient encore de la prestation de Bad Touch en 2017. Le groupe s’est lancé en 2016 et a proposé récemment son premier disque. Porté par le guitariste irlandais David Paul Byrne le groupe est composé de musiciens de tous horizons avec Michal Kulbaka originaire de Pologne et le sud-africain Marius Appelgryn. Il se place dans cette lignée hard mélodique et classique qui va chercher ses influences chez Free,  Thunder et Led Zeppelin. Pendant l’heure qui lui est impartie il va dérouler les extraits de son album avec quelques reprises bien senties histoire de faire plaisir. D’entrée chacun va savourer ce pur hard classieux très bien interprété et porté par le chant chaleureux de David. Certes il n’y a rien de neuf là-dedans, on nage dans du très classique mais le groove dégagé par le groupe est si fort que le public adhère. La suite confirme avec éclat cette belle impression, on pense à Deep Purple pour la musique et pour le chant habité David qui évoque Robert Plant avec classe. Ces influences vont encore plus éclater sur l’énorme ‘Skinny Rivers’. Sur plus de 8 minutes le groupe va montrer toute l’étendue de son talent pour ce hard blues, Michal faisant chanter sa guitare avec un feeling énorme. David se met facilement le public dans la poche et le succès est complet pour sa formation. Derrière en vrac on retiendra un ‘Fire & Blood’ très allongé, rempli de ce feeling old school et reprenant une large partie du ‘Heaven & Hell’ de Black Sabbath. Enfin dans un pur esprit jam et aussi pour tenir sur la durée le groupe va balancer une version extra large du 'Mistreated' de Deep Purple. Dans l’esprit de la version de Rainbow les musiciens vont se faire plaisir et confirmer une belle maitrise technique. Samarkind a réussi ses débuts face au public français en montrant sa facilité à manier la poudre, et a été une belle découverte. On suivra son parcours tant il occupe déjà une belle place dans la meute des jeunes loups du renouveau hard rock.


Après ce bon moment la salle est bien chaude pour accueillir les vieux briscards de Nitrogods. Même si le groupe est récent il est composé d’un trio qui a déjà bien écumé les routes, notamment Henny Wolter et Klaus Sperling qui ont joué dans Primal Fear ou Freedom Call. Mais il n’est pas ici question de heavy speed metal mais bien de hard rock vintage teinté de Motörhead ou de Rose Tattoo. En 2015 on se souvient que le groupe avait mis le feu au Raismes Fest et ce soir le public est au taquet pour une bonne rasade de rock’n’roll. Après une nouvelle succulente présentation le concert démarre sur les chapeaux de roue avec un ‘Rats & Rumours’ explosif. Derrière sa basse Claus en impose pas mal et son chant rocailleux évoque méchamment Lemmy. Le carton est immédiat, le ton fait taper du pied avec une putain de puissance. ‘Roadkill BBQ’ enchaine dans la même veine et fait monter la température. Nitrogods n’est pas qu’un clone de Motörhead et il va le prouver avec classe. Dédié au whisky ‘At Least I’m Drunk’ est une belle perle teinté de blues et pleine d’un groove graisseux dans un esprit garage. Derrière le groupe va enchainer les titres sans se poser de questions et aller droit au but dans un pur esprit hard rock. Chanté par Henny Wolter ‘Gasoline’ est une grosse claque au refrain énorme tandis que ‘Boogeyman’ carbure dans un esprit teinté de heavy metal. Sur ‘Lipsynch Stars’ Klaus s’amuse à faire les percus avec une canette de bière, confirmant cet esprit décontracté. Toute la fin du concert consacre cette volonté de ne pas trop se prendre au sérieux et d’envoyer la sauce sans fioritures. Le public apprécie et avec ‘Rancid Rock’, ‘Black Car Driving Man’ ou le final avec ‘Wasted In Berlin’ le carton est total et la salle se lève pour acclamer ces soldats du rock’n’roll. Nitrogods a proposé un concert intense et brulant de cette énergie héritée des temps anciens et qui semble éternelle. Lemmy peut être fier, la relève est bien assurée.


Il n’est pas facile de passer derrière un tel concert, mais Little Caesar n’est pas un simple débutant. Originaire de Los Angeles il avait fait un joli carton en 1990 avec un excellent premier album éponyme avant d’être balayé par la vague grunge. Après un hiatus le groupe a fait son retour, d’abord en live en 2001 puis en 2009 avec "Redemption". Il reste à bord trois membres d’origine et un nouvel album vient de sortir. C’est pour défendre "Eight" que Little Caesar effectue une tournée européenne et Bully en accueille la seule date française. Certes les Américains n’ont plus l’aura de leurs débuts mais la pioche est belle et ils restent une référence en matière de hard rock mélodique avec un talent certain pour mettre le feu au public. La salle est comble, les fans sont là, notamment Rock Station Tribute Little Caesar venu  de Lyon. Après une présentation très sympathique le groupe démarre avec ‘Vegas’. Extrait du nouvel album le titre montre d’emblée la parfaite capacité du groupe pour un hard mélodique chaleureux et rempli de feeling. Ce très bon début est confirmé avec un classique issu du premier album, ‘Rock’n’Roll State Of Mind’. A la fois énergique et accrocheur avec un petit côté glam, il fait taper du pied, faisant apprécier le chant parfait d’un Ron Young plein d'une gouaille hard rock - il a un peu vieilli mais il garde un charisme puissant et certains en le voyant se sont souvenus de son passage dans "Terminator 2". L’ambiance est au top, chacun apprécie cette belle leçon de musique, le groupe est dans une belle forme et sait faire monter l’ambiance.


Il va le faire avec une belle pêche en enchainant les moments de bravoure. Car Little Caesar sait aussi faire parler la poudre. Avec ‘Hard Times’ il ravit son monde. Cette capacité à proposer des mélodies imparables mixée à une puissance rock’n’roll fait bien remuer. L’enchainement entre ‘Sick And Tired’ et ‘21 Again’ est remarquable de feeling, où ressort le toucher parfait de musiciens hors pair. ‘In Your Arms’ fait aussi son effet avec un aspect très accrocheur tandis qu’avec ‘Dirty Water’ le groupe fait parler sa facette blues avec une classe folle et la chaleur monte d’un cran. La deuxième partie du concert va s’avérer tout aussi excellente. Le groupe a la bonne idée de revenir sur son deuxième album, ‘Influence’, sorti en 1992 et un peu oublié. ‘Stand Up’ fait un joli carton, le titre s’imposant comme un moment fort du concert. Dans cette idée hard mélodique ‘Down And Dirty’ puis ‘Real Rock Drive’ sont tout aussi savoureuses et pas mal de gens se rendent compte que dans le genre le groupe était un gros client et qu’il aurait mérité une bien plus large reconnaissance. Ron prend la parole et fait un joli discours sur la musique et les fans puis est balancé un nouvel extrait du dernier album avec ‘Time Enough For That’.  Entre rock américain et blues ce titre prouve que le groupe n’a rien perdu de son talent d’écriture.


La fin approche et le moment est venu pour des reprises pleines de feeling. Dans cet exercice le groupe ne craint personne et s’attaque au ‘Chains Of Fools’ de Aretha Franklin. La reprise est parfaite et chacun apprécie ce monument musical porté par le chant d’un Ron impressionnant. Avec ‘Mama Tried’ de Merle Haggard le résultat est tout aussi bon et le public apprécie un bon vieux ton rock’n’roll. le concert se termine avec ‘Rum And Coke’ et ‘Drive It Home’ dans ce même très bon esprit hard mélodique. La salle fait un triomphe au groupe et se lève d’un bloc pour le saluer, les musiciens quittent la scène mais vont vite revenir pour des rappels brulants. ‘Cajun Panther’ revient avec bonheur sur le premier album puis deux reprises électrisent un public chaud bouillant qui est ravi de cette prestation. ‘Nobody Said It Was Easy’ de The Four Horsemen et ‘Every Picture Tells A Story’ de Rod Stewart confirment le talent du groupe dans l’exercice. On sent que les musiciens aiment se faire plaisir dans ces hommages à ce que le rock a pu proposer de meilleur. La chaleur aura été intense d’un bout à l’autre de ce concert remarquable d’intensité. Little Caesar a prouvé qu’il restait très pertinent malgré les années et qu’il méritait franchement de revenir dans la lumière. On soulignera aussi la classe des musiciens qui sont arrivés rapidement après à leur stand pour les photos et les signatures avec des fans ravis d’une telle proximité.

La soirée a été très belle, le Bully On Rocks est un superbe événement qui met à l’honneur le meilleur du hard rock. Rendez-vous est déjà pris pour l’édition d’octobre avec notamment Electric Boys. Il nous rester à remercier Patrick Poslednik pour nous avoir permis de couvrir cette soirée et plus largement toute l’association HMMA pour sa gentillesse, son accueil et son professionnalisme.



Plus d'informations sur http://www.littlecaesar.net
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