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THE DEFIGURHEADS (28 MAI 2018)

INTERVIEW - ROCK - LOLOCELTIC - 09.07.2018
C'est par mail que nous avons pu échanger avec The Defigurheads, groupe français prometteur qui nous présente son premier album aux accents british et 70's.
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Quelle est la question que l’on vous a trop souvent posée et à laquelle vous en avez assez de répondre ?

Il n’y a pas encore de question qu’on nous a trop souvent posée.


Etant donné que le groupe a gardé le même nom après le déménagement de Florent en 2014, peut-on considérer que The Defigurheads est avant tout son projet ?

Florent est l’initiateur du projet, depuis la musique a beaucoup évolué avec les apports de Cyril et de Marty.


Enregistrer un album dans les Ardennes et le faire mixer à Los Angeles, ce n’est pas un choc des cultures ?

Un choc des cultures peut-être pas. En parlant avec les gars de Los Angeles, on se rend compte qu’on a énormément de références communes malgré la distance qui nous sépare. Par contre on fait tomber quelques idées reçues. Beaucoup de gens croient que le département des Ardennes est sans intérêt alors qu’il y a vraiment beaucoup de potentiel ici. En plus aujourd’hui avec internet, on peut facilement travailler avec des professionnels du monde entier.




Vos influences viennent clairement de Grande-Bretagne. A quoi est-ce dû ?


Dans les années 60 et 70 il y a eu une grande vague musicale avec les Beatles, Jimi Hendrix, Led Zeppelin, David Bowie et Woodstock. C’est la musique qu’on a beaucoup écoutée et la plupart de ces artistes viennent de Grande-Bretagne. C’est donc assez naturel pour nous de nous tourner vers la Grande-Bretagne comme avec notre dernière tournée de dix concerts en Mai 2018.


Vous faites référence à des groupes légendaires tels que Alice Cooper sur ‘Like A Zombie’, AC/DC sur l’introduction de ‘Schrödinger’s Cat’ ou Black Sabbath sur l’introduction de ‘Misery’. Est-ce voulu ou inconscient ?

C’est totalement inconscient. Nos goûts sont globalement définis par nos influences musicales et on compose des musiques qui nous plaisent sans s’interroger sur les similitudes pouvant exister avec d’autres morceaux.


Quelle est la place de ces formations dans vos influences et votre culture musicale ?

Ce sont effectivement des groupes dont on a épluché la discographie de nombreuses fois, parmi beaucoup d’autres évidemment.





Vous vous présentez comme un groupe de Hard Rock’N’Roll. Qu’entendez-vous par là ?


C’est une façon de dire que notre musique est globalement un mélange de Hard Rock et de Rock ‘N’ Roll. À l’opposé du Stoner Rock, on a beaucoup de morceaux avec des tempos rapides. C’est un peu une référence au rock’n’roll des années 50 (Chuck Berry, Little Richard).


Comment une formation composée de jeunes musiciens se retrouve-t-elle influencée par les années 70 ?

Pendant notre apprentissage nous avons chacun travaillé sur de nombreux styles musicaux et il se trouve que c’est simplement le style avec lequel on se trouve le plus d’affinités. Nous ne savons pas comment l’expliquer.


Sur ‘Serious Disease’, votre rock se fait punk. La scène punk britannique est-elle également un repère pour vous ?

On connaît forcément le punk britannique mais on a surtout écouté beaucoup de punk rock californien au lycée et c’est aussi un repère pour nous.





Quelle était votre objectif en composant l’enchaînement entre ‘Ten Minutes…’ et ‘… Before Chaos’ ?

Au début, on avait une chanson qui s’appelait "Ten Minutes Before Chaos" et puis l’introduction est devenue tellement longue qu’on a décidé d’en faire un morceau à part entière.


Sur ‘…Before Chaos’, vous chantez « Chaos is beautiful », peut-on en conclure que The Defigurheads est un groupe anarchiste ?


Vaste question … Si être anarchiste veut dire qu’on croit en d’autres valeurs que l’argent, le pouvoir et la religion, dans ce cas là peut-être qu’on est un groupe anarchiste…


La plupart de vos compositions bénéficient de changements de tempo. Est-ce une référence à la scène progressive ou plutôt au psychédélique des années 70 ?

On s’est amusé sur certaines chansons à passer d’une métrique à une autre parce qu’on trouvait ça cool. Ce n’est pas vraiment quelque chose qu’on a décidé, les morceaux sont juste arrivés comme ça.





L’accent français de Florent est assez marqué. Considérez-vous cela comme un handicap ou plutôt comme un charme particulier ?


Lors de l’enregistrement on a plus fait attention à la prononciation et à la musicalité qu’à l’accent. C’est marrant, il n’y a que des francophones qui nous ont fait cette remarque. 


Et justement, est-ce un point que vous envisagez de corriger ou plutôt d’utiliser comme une marque de fabrique ?


Notre accent anglais s’améliore de jour en jour à force de côtoyer des anglophones. La priorité restera toujours la musicalité et la prononciation, l’accent doit être naturel.


Quels sont vos objectifs avec cet album ? Visez-vous l’international ?

Étant un groupe qui mise principalement sur le live, on vise d’abord le public européen avec cet album. On a eu de très bonnes réactions lors de notre tournée au Royaume-Uni. L’album est d’abord un support pour faire connaître le groupe et pour ceux qui nous voient en concert c’est une manière de continuer le concert chez eux.





Quel est votre meilleur souvenir en tant qu'artistes ?


Difficile de trouver le meilleur souvenir, il y en a tant. Si on devait vraiment en choisir un seul, ce serait un concert dans un petit café dans les Ardennes. En face de nous il y avait un gars plutôt âgé qui marchait avec difficulté avec ses béquilles. Au moment où a commencé à jouer, il a lancé ses béquilles et s’est mis à danser. C’est un de ces moments où on se rend compte de la force que la musique peut avoir.


Et au contraire, le pire ?


La fois où un patron de bar a osé nous demander de jouer moins fort… haha…





On a commencé par la question que l'on vous a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?


On pourrait nous demander d’expliquer pourquoi, un peu après « Chaos is beautilful » il y a « I believe anything is possible ». La réponse risquerait d’être trop longue mais en gros, on entend beaucoup parler de misère mais vu sous un certain angle le monde est magnifique et je pense que si nous pouvions vivre tous en harmonie ensemble, beaucoup de choses inimaginables deviendraient possibles.


Pour finir, un dernier mot pour les lecteurs de Music Waves ?


On espère vous voir aux concerts, retrouvez les dates sur notre site www.defigurheads.com Let there be ROCK !!!!


Plus d'informations sur http://www.defigurheads.com/
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