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Powerwolf + Amaranthe + Kissin' Dynamite - 15 Janvier 2019 - Lille (L'Aéronef).


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
HEAVY METAL
Music Waves est à Lille pour une soirée placée sous le signe du heavy metal avec les loups garous qui ne cessent de monter en puissance, Powerwolf.
NOISE - 31.01.2019
Fort d’un succès de plus en plus grand, Powerwolf  frappe un joli coup en ce début d’année pour la tournée ‘The Sacrament Of Sin’. Il propose dix dates dans notre pays, chose rare pour un groupe metal, la plupart se contentant de visiter Paris et une ou deux grandes villes. Pourtant pas mal affichent complet, preuve que le heavy metal garde une grande base de fans. Nous avons rendez-vous à l’Aéronef de Lille en ce mardi 15 janvier pour une grande messe du genre avec nos loups garous favoris. Pour cette tournée le groupe allemand s’est entouré de deux premières parties dans deux styles différents, histoire de donner à ces soirées un aspect fédérateur.


Nous retrouvons d'abord Kissin’ Dynamite et la salle est déjà pleine pour accueillir les Allemands. En matière de hard rock mélodique frais et entrainant, le groupe des frères Braun est une valeur sûre.  Il vient de sortir un excellent "Ecstasy" qui a confirmé sa grande forme et qui l’a propulsé encore plus haut parmi les leaders du genre. Le groupe est encore jeune mais a déjà de la bouteille depuis ses débuts en 2007 et 6 albums, et sait mettre le feu à une scène. Après une intro qui propose logiquement le ‘Kissin’ Dynamite’ d’AC/DC, le groupe débarque sous les vivats et fait un carton d’entrée avec ‘I’ve Got The Fire’, extrait du nouvel album. Johannes Braun n’a que 26 ans mais est déjà un frontman hors pair avec du charisme et une bonne humeur communicative. Avec sa voix chaude et puissante il est au top sur un titre qui a tout d’un tube avec un refrain énorme et une mélodie prenante. Juste derrière il se met le public dans la poche avec un speech en français. La partie est gagnée et avec ‘Somebody’s Gotta Do It’ Kissin’ Dynamite va joliment enfoncer le clou. Tout aussi frais et entrainant et porté également par un refrain en or, ce titre fait un carton taillé dans le meilleur d’un hard mélodique proche de l’esprit de Scorpions. La suite va être tout aussi réjouissante, la salle apprécie fortement la générosité et la sympathie du groupe. Avec ‘Highlight Zone’ puis ‘Love Me, Hate Me’ il va encore impressionner. La première est plus heavy avec un bon rythme et d’excellents soli mélodiques. La deuxième est une belle pépite de hard rock avec un excellent refrain qui aide à faire monter l’ambiance par son côté fédérateur.


La seconde partie du concert va être tout aussi parfaite. Le public est désormais chaud et va encore plus l’être avec ‘Waging War’. Johannes le fait participer de belle manière, et ce pur concentré de hard mélodique fait son effet. Le chanteur reprend la parole, en français l’essentiel du temps, pour un discours fédérateur autour de la famille métallique et se remémore la première venue de Kissin’ Dynamite dans la ville en 2012. Il est content d’être là et surtout de l’énorme accueil. Avec ‘You’re Not Alone’ le groupe se fait plus séducteur, cette parfaite power ballade rencontre un joli succès et confirme un talent certain pour les mélodies qui font mouche. Johannes se retire rapidement et revient habillé en roi avec un sceptre pour interpréter ‘I Will Be King’. Une fois de plus on ne peut que saluer la qualité de l’interprétation, la finesse musicale du titre et un excellent refrain. Le final arrive trop vite mais il va être énorme. ‘Flying Colors’ extrait de "Generation Goodbye" est un parfait condensé du meilleur de l’art du groupe ; il oscille entre hard et heavy avec efficacité et confirme la force du groupe pour pondre des titres mémorisables. On apprécie le talent d’un Johannes, parfait héritier des grands chanteurs hard rock des années 80. Ses compères excellent pour tailler cet univers qui mixe heavy metal et hard rock. Le triomphe est total et en clin d’œil à Scorpions le groupe achève sa prestation par une pyramide humaine dans une belle ambiance. Kissin’ Dynamite a donné un formidable concert plein de pêche et de générosité et s’est sans aucun doute créé de nombreux nouveaux fans. Le groupe a annoncé son retour en France plus tard dans l’année, beaucoup croisent les doigts pour qu’une date se fasse dans la région.


Avec Amaranthe nous retrouvons un des fers de lance d’une nouvelle génération métallique qui casse les codes du genre en fonçant droit devant elle avec ambition et en ne se préoccupant guère des critiques. Depuis ses débuts studio en 2011 la formation suédoise a fait parler d’elle avec un mix entre power metal et pop teinté de dance pour un résultat remuant dans un esprit dance floor. Le groupe a proposé récemment "Helix" avec à sa tête la pétillante Elize Ryd. A ses côtés on retrouve deux chanteurs masculins, un pour le growl, l’autre pour la voix claire avec Nils Molin récemment arrivé. Dès l’introduction ‘Helix’ l’ambiance est déjà chaude, les fans sont là, prêts à se remuer, puis la sauce monte d’un cran quand le groupe débarque sur ‘Maximaze’.  Cet extrait de l’avant dernier album "Maximalism" en scotche plus d’un au mur. Le groupe montre une folle énergie, les trois chants se complètent bien même si celui d’Elize attire le plus l’attention par sa grande force. Musicalement le mix est efficace, Olof Mörck distille de bons riffs avec en parallèle pas mal de samples pour l’aspect dance. Le concert est parti sur les chapeaux de roues et le rythme ne va pas ralentir avec ‘Digital World’. La facette dance est encore plus en avant. Le growl se marie à ce rythme effréné mais c’est Elize qui s’impose facilement sur ses partenaires, notamment sur un refrain  efficace.  Elle s’adresse ensuite au public de manière sympathique, puis derrière ‘365’ puis ‘1.000.000 Lightyears’ vont enfoncer le clou. La première flirte avec la techno et l’électro dans un mélange détonnant et explosif. Il y a bien sûr des samples partout et les instruments traditionnels sont un peu mis en retrait mais cela importe peu pour une fosse qui explose sur cette brûlante nouveauté. La deuxième est tout aussi efficace dans le genre avec un refrain énorme et une puissance métallique qui parvient à se faire une place pour un résultat ébouriffant.



Amaranthe
a déjà gagné la partie, certes les fans de metal old school ont du mal à suivre mais cela ne concerne finalement que peu de monde et le succès est total auprès de la majorité des gens. La preuve sera éclatante avec le triomphe réservé à ‘Hunger’. Les premiers rangs explosent face à ce nouveau mélange détonnant. Elize brille et tient la scène avec charisme, à côté ses partenaires chanteurs sont discrets et la différence entre leurs deux chants ne saute pas toujours aux oreilles. La suite va encore mettre la chanteuse à l’honneur, ‘Amaranthine’  se fait plus calme et porté par son chant très pur. L’effet est immédiat et les portables illuminent la salle. La montée en puissance est parfaite avec la voix claire de Nils pour un résultat accrocheur. Après ce moment d’accalmie le groupe enchaine deux nouveautés dans un pur esprit pop dance. ‘GG6’ met le growl en avant et le résultat est décoiffant puis ‘Helix’ se montre tout aussi efficace avec un mix des trois chants et un musique remuante. La dernière ligne droite est entamée et personne n’a envie que le rythme ne ralentisse. Avec ‘ Dead Cynical’ le groupe propose un de ses titres phares avec un joli côté indus et une nouvelle fois les chants en harmonie. Puis le groupe s’amuse avec le public dans un jeu bien fun pour s’achever sur une séance de clapping. Les musiciens se retirent mais pour vite revenir pour deux rappels explosifs.  Le groupe a la chance d’en faire un malgré un statut de première partie et va répondre à cet honneur avec force. Il y a ‘Call Out My Name’ qui fait un carton. Le titre est un tube dance et en fait remuer plus d’un. Puis ‘The Nexus’ achève la prestation en beauté. Tout aussi énergique il permet aux chants de se marier, portés par une belle puissance et un énorme refrain. Le groupe se retire alors sous les applaudissements, il a ravi ses fans avec énergie et une énorme envie de faire plaisir. Amaranthe confirme en tout cas qu’il est un nom qui compte et qui ne cesse de monter en puissance, il a clairement les armes pour aller bien plus loin encore.


Après cette tempête chacun reprend des forces et l’attente commence pour accueillir les héros de la soirée. La scène commence à se monter quand un énorme rideau siglé PW la recouvre comme le font les grandes formations pour ménager le suspens de la découverte du décor. En un peu plus de 10 ans et comme l’ont fait Ghost ou Sabaton, Powerwolf a bousculé la hiérarchie métallique avec un power puissant et mélodique et grand un sens de la mise en scène. La contagion a touché la France avec "Blessed & Possessed" puis avec "The Sacrament Of Sin" qui a montré un groupe sur de sa force qui a su franchir un palier important. Désormais Powerwolf est en haut de l’échelle et compte parmi les ténors du genre capables de fédérer un large public. L’aéronef sans être complet est bien plein, son balcon est garni et la fosse est compacte, prête à exploser. Quand l’introduction ‘Lupus Daemonis’ retentit l’ambiance grimpe et quand le rideau tombe une belle folie s’empare du public. Chacun peut admirer un décor splendide avec un back en trois parties et de très beaux éléments de décoration. ‘Fire And Forgive’ lance le concert de la meilleure des manières. Le chant d’Attila est clair et puissant,  il dégage sous son costume et son maquillage un charisme certain digne des plus grands. Ce titre à la mélodie et au refrain parfaits fait un énorme carton et déjà Falk Maria délaisse son clavier pour aller chercher le public. Ce dernier est déchainé et reprend en chœur le refrain. Le succès est total et Attila s’adresse à avec son armée de guerriers en français pour l’accueillir dans cette messe heavy metal. La transition est parfaite pour proposer un ‘Army Of The Night’ qui rencontre le même succès. Pur concentré de heavy épique il propose un nouveau refrain repris en chœur et des soli de feu. Il fait aussi son effet grâce à un excellent break horrifique au clavier. ‘Incense & Iron’ est précédé par l’apparition d’un prêtre apportant de l’encens à Attila. Puis ce brûlot de heavy fait un effet bœuf, quelques slams sont au rendez-vous et cet énorme succès fait plaisir à savourer tant on ressent que toute la salle frémit de plaisir.





Attila s’adresse ensuite de nouveau à la foule, il joue avec elle sur les paroles de la chanson à venir et rencontre un joli succès. ‘Amen & Attack’ fait ensuite un carton de plus, la communion est totale sur ce titre taillé dans le meilleur d’un heavy power mélodique. Powerwolf est en pleine forme et ne va pas lâcher le morceau. Il enfonce le clou niveau spectacle avec l’arrivée de prêtres qui viennent mettre le feu à une partie du décor pour un résultat parfait. Puis ‘Let There Be Night’ avec son côté épique et le clavier en avant donne le frisson. Ce moment plus posé est l’occasion de constater la force vocale d’un Attila tout en maîtrise. Celui-ci fait ensuite la promotion du pêché dans un esprit fun. Cette introduction pour ‘Demons Are A Girl’s Best Friend’, l’un des singles du dernier album, est parfaite. Le titre est déjà un hit et est repris à plein poumon. Il confirme la force du groupe pour proposer des chansons d’une rare efficacité aux mélodies entêtantes. Après ce grand moment ‘Killer With The Cross’ est tout aussi savoureux avec une grande force épique et un solo de feu. La deuxième partie du concert s’annonce et Attila va chercher le public avec l’aide de son acolyte Falk Maria. Le duo sait faire le show et ce long moment fun fut sympathique et parfait pour accentuer la complicité entre le groupe et le public. Cette complicité va de nouveau être forte sur ‘Armata Strigoi’. Le titre est l’occasion d’un changement de back avec un superbe dessin mettant les loups à l’honneur dans l’esprit de la pochette de 'The Trooper' d’Iron Maiden. Sur ce joli moment de heavy mélodique Attila s’amuse à faire chanter hommes et femmes du public à tour de rôle et cela marche à merveille. Ensuite avec ‘Blessed & Possessed’ Powerwolf balance un autre classique de sa discographie. Le rythme est intense et chacun savoure un superbe moment de heavy mélodique. Falk Maira sort alors le drapeau aux couleurs du groupe et fait un joli triomphe.





La dernière ligne droite s’engage. Les prêtres sont de retour pour annoncer le titre suivant et la mise en scène est toujours aussi bien faite. Avec ‘Where The Wild Wolves Have Gone’ extraite du dernier album, Powerwolf propose une power ballade de toute beauté. Attila brille et l’aspect épique du titre fait l’unanimité. Les cotillons sont de sortie dans un bel esprit de fête. Ensuite les classiques vont s’enchainer. Il y a d’abord ‘Resurrection By Erection’, très attendue, qui fait un carton de plus avec un énorme riff taillé dans le meilleur du heavy metal et un refrain repris en chœur dans un bel esprit de communion. Puis ‘Stossgebet’ voit le groupe repartir vers sa face sombre et épique avec un clavier très l’honneur pour un résultat magistral. Le sang est ensuite à l’honneur, Attila reprend la parole et amène parfaitement la chanson en évoquant le gout du sang et en lançant une claque dans l’esprit des Islandais à l’Euro 2016. Puis ‘All You Need Is Blood’ a fait un bel effet avec ses airs de messe noire et sa montée en puissance dans un pur esprit heavy metal. Avec ‘We Drink Your Blood’ le succès est tout aussi énorme. Sur cet autre excellent moment de heavy remuant le public est en pleine forme et reprend son refrain en chœur une nouvelle fois. Le final arrive et il va être royal et parfaitement mis en scène. ‘Lupus Dei’ est précédé par une introduction solennelle très christique avec la bénédiction donnée pour le heavy metal par un Attila possédé. Puis le titre est un immense moment, les flammes sont de retour, le clavier fait son effet en début de titre et pendant le titre le public se met à genoux et confirme la force du groupe pour créer un lien particulier avec ses fans. Le groupe se retire et le noir se fait dans la salle, tout le monde est au taquet et réclame son retour.



Powerwolf
revient rapidement et ce retour est triomphal. L’intro ‘Agnus Dei’ retentit puis l’immense ‘Sanctified With Dynamite’ relance la machine de la meilleure des manières. Il est un excellent moment de heavy mélodique racé avec un refrain repris en chœur par la salle. L'ambiance va encore monter d’un cran avec ‘Coleus Sanctus’. Le titre est précédé d’un nouveau speech sympathique évoquant les hommes et les femmes puis il fait un carton total. Épique, mélodique et avec un autre refrain en or massif, la chanson est un autre moment qui a donné le frisson. Enfin ‘Werewolves Of Armenia’ va achever le concert en beauté. Attila l’amène de manière parfaite comme une ode au heavy metal puis s’amuse à couper la fosse en plusieurs parties pour la faire chanter dans un esprit très fun, le chanteur finissant couché sur la scène. Puis la chanson a fait son effet avec une facette épique mise en avant pour un bouquet final somptueux. La soirée a été parfaite d’un bout à l’autre et Powerwolf l’a conclu de la meilleure des manières, il a électrisé le public avec classe et fougue et surtout confirmé qu’il avait franchi un cap important en devenant une des formations qui compte et qui semble capable d’aller plus loin encore.

Il nous reste à remercier l’organisation A Gauche de la Lune pour avoir organisé cette date et la salle pour l'accueil toujours chaleureux.



Plus d'informations sur http://www.powerwolf.net/
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