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PUPPY (25 JANVIER 2019)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
ROCK ALTERNATIF
Premier album pour le trio britannique ! L'occasion pour le chanteur guitariste Jack Norton de revenir sur l'évolution du groupe et son avenir !
DARIALYS - 06.02.2019

Fondé en 2015, Puppy, nouvelle formation de rock alternatif, poursuit son chemin. Après deux EP, 2019 est une année importante pour le trio anglais qui sort son premier album, "The Goat". Le chanteur et guitariste, Jack Norton, est venu à la rencontre de Music Waves pour présenter la formation, parler de leurs influences, et aussi de l'avenir qui s'offre à eux ! 


Nous aimons commencer nos interviews sur Music Waves par la question suivante : quelle est la question que l'on vous a posée trop souvent ? Et à laquelle vous en avez peut-être marre de répondre ?

Jack Norton : A laquelle on en a marre de répondre ? Euh… "Pourquoi vous appelez-vous "Puppy" ?". On nous la pose beaucoup.




Bon eh bien je ne te poserai pas cette question finalement ! Quand j'ai su que je vous interviewerais, j'ai recherché des informations sur le groupe. Mais c'est le genre de nom que l'on ne trouve pas quand on le tape dans un moteur de recherche !

Oui, tu trouves juste des photos de chiots ("puppy" signifiant "chiot" en Anglais, ndlr).


Exactement ! Et tout le monde utilise Internet. Donc on peut ne pas vous trouver sur Internet quand on vous recherche. On ne vous trouvera sûrement pas sur des torrents non plus.

C'était le but ! C'était ce qu'on essayait de faire !


Vraiment ?

Mais j'imagine que c'est le même problème pour d'autres groupes. S'il y avait eu Internet quand Kiss est né, j'imagine qu'ils auraient eu le même problème !

 

On se sent comme un nouveau groupe qui prétend être un ancien groupe


 

Exactement ! C'est pour ça que je parle du cas d'un nouveau groupe. La prochaine fois, quand je vous rechercherai et que vous aurez sorti un nouvel album, vous serez plus gros. Donc je devrais vous trouver plus facilement !

Je l'espère ! On est un nouveau groupe, mais on se sent comme un nouveau groupe qui prétend être un ancien groupe. C'est certainement la raison pour laquelle on n'a pas pensé à Internet !


Tu es conscient qu'il est difficile de vous trouver ?

Oui, je sais. On y a pensé.


Au final, le plus important est que vous êtes des artistes qui jouent de la musique !

Exactement ! (Rires).


Votre nouvel album s'appelle "The Goat". C'est votre premier album, mais la création du groupe remonte à 2015. En 2017, vous avez sorti l'EP "Volume 2". Pourquoi avez-vous autant attendu pour sortir cet album ?

C'est simplement que le processus d'enregistrement a pris du temps. Au début, on a commencé à enregistrer avec un producteur qui s'appelle Tom Dalgety. Il a fait des travaux incroyables. Il a travaillé avec Royal Blood, Ghost, The Pixies. On a commencé l'enregistrement en juin 2017. Il devait y avoir deux sessions. Il y a eu la première, et au moment de commencer la seconde, il a eu d'autres projets à mener qui ont pris plus de temps que prévu, donc on n'a pas pu finir quand on l'aurait voulu. On a dû changer de producteur. On a travaillé avec quelqu'un qui s'appelle Neil Kennedy. Il a produit Creeper, un groupe Anglais avec lequel on a déjà joué. On les a rencontrés, on a parlé de musique ensemble et il se trouve que l'on a beaucoup de choses en commun. On a travaillé avec Neil pour enregistrer le reste de l'album et bien ficeler le tout. Organiser tout ça a pris du temps, travailler avec une nouvelle personne a aussi pris du temps. On a travaillé sur deux sessions d'enregistrement que l'on devait faire sonner comme s'il n'y en avait eu qu'une. Ça, ça a pris du temps.


Quand avez-vous trouvé le deal avec Spinefarm ?

J'ai du mal à m'en souvenir maintenant. Je pensais que c'était début 2017.


Ils ne vous ont pas mis la pression pour sortir ce premier album rapidement ?

Non, c'était même le contraire ! (Rires). On a l'habitude de faire les choses par nous-mêmes. On a enregistré les deux premiers EP de manière très basique. On a fait ça rapidement. Maintenant qu'on a un label, on a pris plus notre temps. On a bien travaillé nos démos. Le plus important était que cet album soit bon.


Vous avez un peu attendu avant de sortir cet album, mais en parallèle, sur scène, vous avez du succès ! Vous avez par exemplé joué au Download festival. Il y a aussi l'une de vos chansons qui est disponible sur le jeu Guitar Hero. Aujourd'hui, avec Internet, il faut aller vite pour montrer que l'on existe. Est-ce que tu ne penses pas que vous avez perdu du temps ?

Oui, sûrement qu'on a perdu du temps ! Mais ça n'a jamais été l'intention de quiconque que cela prenne autant de temps que ça en a pris ! Ça s'est simplement fait comme ça. Au final, on est tous très contents du résultat. On a eu des très bons retours, les gens semblent apprécier l'album. Avec un peu de chance, on va connaître un succès international. A l'heure actuelle, notre succès se limite au Royaume-Uni. Pour beaucoup de gens, c'est la première fois qu'ils entendent parler de nous.


Votre musique est un mélange de rock alternatif des années 90 et de metal. Certaines lignes de chant, en particulier sur les chansons 'Black Hole' et 'And So I Burn…', peuvent rappeler Green Day. Est-ce que vous vous considérez comme des héritiers de la scène pop/punk des années 90, avec des groupes comme Green Day et Weezer, avec un côté plus metal ?

Oui, Weezer, certainement, mais je ne suis pas un grand fan de Green Day personnellement. Oui, notre musique rappelle celle de Weezer à leurs débuts. Je pense que les années 90 ont été très propices au rock alternatif. Il y a eu des groupes comme Alice In Chains avec des solos puissants et des gros riffs. Ce n'était pas vraiment un groupe de metal, il y a des mélodies, des très bons refrains.  C'est la musique qu'on a toujours aimée. Il y a eu aussi Nirvana avec des riffs très heavy et des très bons refrains. Ce sont des groupes qui ont eu une influence sur nous, assurément.


Votre musique est sombre avec des gros riffs, alors que le chant est assez pop. Les paroles sont assez optimistes. Vous semblez refléter l'état d'esprit des gens de notre génération qui réalisent que l'on vit dans un monde terrible et qu'il faut faire avec, alors que les punks voulaient la révolution. Est-ce que tu penses que les gens de notre génération sont résignés ?

Je ne sais pas. Je pense qu'il y a des groupes politiquement engagés et je pense que c'est très bien. C'est le cas de groupes partout dans le monde : en Angleterre, aux Etats-Unis, ici en France… Au Royaume-Uni, l'heure est grave et je pense que beaucoup de gens sont vraiment touchés par ce qui se passe actuellement, le Brexit, etc. On peut parler de ce genre de choses aux gens, mais le retranscrire musicalement, ça me met mal à l'aise de chanter ça directement.


Je vous disais que votre musique était un mélange de passages heavy et d'autres plus lumineux. Sur le morceau 'Entombed', il y a un riff à la Rage Against The Machine. Vous êtes influencés par eux ?

Oui ! J'adore Rage Against The Machine !


Avec le recul, est-ce que tu trouves qu'il y a une ressemblance avec eux sur cette chanson ?

Je pense que Rage Against The Machine fait partie de ces groupes que l'on a toujours en tête quand on écrit, d'une manière ou d'une autre. C'est marrant car quand on était enfants, ils en étaient probablement à leur dernier album. Nos amis plus grands ou nos grands frères nous ont fait écouter leurs albums et on les a aimés. Sur cette chanson, effectivement, il y a du groove. Elle était déjà sur notre deuxième EP et je pense qu'avant ça, on n'avait jamais vraiment joué de chansons dans cet esprit. On a effectivement été influencés par Rage Against The Machine mais aussi par Pantera, ce genre de groupes heavy qui groovent ! C'est un aspect que l'on a essayé d'explorer sur cet album.

 

J'ai toujours admiré les guitaristes qui jouent avec peu d'effets


Le son des guitares est très brut, il n'est pas retravaillé avec de multiples effets. Est-ce que ce son-là a un lien avec l'influence que Black Sabbath exerce sur vous ?

Oui, un peu ! J'ai toujours admiré les guitaristes qui jouent avec peu d'effets. Je suis aussi chanteur donc quand je joue, je ne peux pas passer souvent d'une pédale à une autre. Je voulais vraiment que ce groupe soit capable de jouer de la bonne musique et de bien jouer sur scène en utilisant peu d'ingrédients. La guitare est comme ça, la basse aussi, la batterie aussi. On a un chanteur, une personne qui assure les chœurs. On s'est dit qu'il fallait faire 12 chansons qui sonnaient bien avec ces éléments uniquement. C'était vraiment l'objectif de l'album.


Vous jouez avec les genres musicaux. Il y a des influences doom à la Black Sabbath. On parlé aussi de Rage Against The Machine précédemment. Quels sont les groupes qui vous influencent ?

Il y a Ozzy Osbourne à ses débuts aussi. Il y a beaucoup de choses. On écoute de tout, en réalité !

 

Quand on a l'impression d'avoir joué la même chose trop de fois, on essaie de passer à autre chose


Sur la chanson 'Bathe In Blood', on ressent des influences du shoegaze. Est-ce que cela pourrait être un aspect que vous creuseriez à l'avenir ?

Qui sait ? On n'y est pas encore ! Je pense que l'on essaiera un peu de tout. Des fois, c'est dur de se sentir inspiré, et de ressentir ce petit quelque chose, cette excitation qui te donne envie de finir une chanson. Sur cette chanson, on a écouté beaucoup de black metal avec du blast beat et des grosses guitares. On a voulu essayer ça et de mixer ça avec un aspect plus lent à la My Bloody Valentine. On est des grands fans de ce groupe. Et ça a été très fun ! Quand on a l'impression d'avoir joué la même chose trop de fois, on essaie de passer à autre chose.


Vos chansons sont toutes courtes. Vous n'avez pas eu de développé certains aspects de votre musique avec des morceaux plus longs ?

Je ne crois pas que ce soit quelque chose dont on ait parlé. En général, on travaille tous individuellement, et l'écriture des paroles vient à la fin. On s'attaque à la musique en premier, à la mélodie, et puis on s'occupe des paroles.


Développer un peu plus vos chansons et en écrire des plus longues, ce n'est donc pas quelque chose qui vous intéresse ?

C'est intéressant car en réalité, il y a une chanson que l'on a enregistrée mais qui n'est pas sur l'album. Elle verra sûrement le jour un jour. Elle dure huit minutes, c'est une très longue chanson.


Ou vous pourriez la couper en quatre ?

Oui exactement ! (Rires). Elle est très bien, on l'a tous adorée, mais elle n'avait pas vraiment sa place dans l'album. Sur cet album, j'ai eu envie qu'on ait des chansons courtes et percutantes. Peut-être que sur le deuxième ou le troisième album on pourra rallonger tout ça et expérimenter de nouvelles choses.


La pochette est très particulière avec son arrière-plan rose et ses éléments ésotériques. Est-ce qu'il y a un lien avec le nom de l'album qui est celui d'un animal qui a souvent pu être sacrifié ?

En quelque sorte, oui. C'est Billy (Howard, ndlr), notre batteur, qui a fait la pochette. Quand on a trouvé cette pochette, on recherchait des livres où l'on trouve des photos de roses dans des verres, ce genre de choses. C'était quelque chose comme ça qu'on recherchait, avec des aspects visuels utilisés dans le metal, comme le crâne, le pentagramme, ce genre de choses. Mais on a voulu les transposer dans un autre contexte. On ne voulait pas avoir l'air d'un groupe de metal ringard, d'où le rose dans l'arrière-plan, ce qui change complètement le contexte.


Avec cette pochette et cette musique dotée d'un côté pop, cela me rappelle le groupe Ghost. Ghost est un groupe qui réussit beaucoup, et l'un des raisons pour lesquelles ce groupe est si populaire vient de son image ! Quand on observe leur popularité, est-ce que vous pourriez suivre leur chemin ? Vous avez une musique très forte, mais peut-être n'avez-vous pas encore travaillé tous les aspects qui vont autour ?

Je pense que c'est un groupe très théâtral dans la manière avec laquelle ils se présentent, etc. De notre côté, on a beaucoup parlé de vêtements, et on a envie de ressembler à un groupe de skateurs. C'est de là qu'on vient, on est comme ça. Rien qu'à l'idée de changer notre image pour s'habiller en noir ou autre, on déteste ça. Ce n'est pas nous du tout. Il faut qu'on fasse ce que l'on veut. Si je vois un groupe qui nous ressemble et qui joue la même musique que nous, je vais les adorer. Tu peux jouer du doom et ressembler à un skateur au lieu de porter des croix et des choses comme ça ! C'est notre état d'esprit.


Je faisais le rapprochement avec Ghost car musicalement parlant, vous avez certains éléments en commun. Je pense que vous êtes sur la bonne voie car il y a un gros public pour ce genre de musique.

Oui, j'espère ! Je crois qu'il n'y a pas beaucoup de groupes de metal modernes que l'on écoute vraiment.  Ghost sont les rares que l'on écoute, et encore, Ghost n'est pas vraiment un groupe de metal car ils ont un côté pop très important. Et si je suis un aussi grand fan d'Ozzy Osbourne, c'est parce qu'il écrit des chansons pop/rock ! Ce sont des chansons très bien écrites si tu regardes la mélodie, les accords et la structure des morceaux qui sont comparables à celles de groupes de pop de l'époque. Ce sont des bonnes chansons, c'est ça le principal ! Si tu écoutes Ghost, il y a un niveau de composition qui est très élevé ! C'est très complexe et difficile à faire et c'est ça que l'on admire vraiment.


Vous avez choisi 'Black Hole' pour être le premier single de l'album. Pourquoi ce titre-là en particulier ? Penses-tu que c'est la chanson qui représente le mieux le groupe ? D'un autre côté, il y a le morceau 'Nightwalker' qui aurait pu être une porte d'entrée pour toucher un public plus large.

Peut-être ! On s'est dit que s'il fallait résumer l'album en une chanson, alors on choisirait 'Black Hole'.


Le deuxième single pourrait alors être 'Nightwalker' ?

On a déjà prévu trois singles. Il faut qu'on en choisisse un quatrième single. Ce sera peut-être 'Nightwalker', on va voir !


Qu'est-ce que vous attendez de cet album ? Et quelle serait l'étape suivante ?

C'est super quand les gens disent que ça leur plaît, mais si les gens n'aiment pas, ce n'est pas grave.

 

On n'a jamais été le genre de personnes à se prendre trop au sérieux


 

Aujourd'hui, tu es en France, dans un hard rock café. Ça signifie que vous êtes un groupe qui devient international !

On n'a jamais été le genre de personnes à se prendre trop au sérieux, même si on travaille très dur.


Vous jouez de la musique et vous faites du skate et ça vous va !

Oui ! (Rires). On travaille très dur mais on ne se dit jamais : "Allons-y, conquérons le monde !".


Mais vous êtes chez Spinefarm ! Il est normal que vous ayez des projets ! Si vous n'en avez pas, j'imagine que Spinefram en aura pour vous !

Oui ! Pour l'instant, notre objectif est d'y aller progressivement. L'album est sorti maintenant, on est au stade un.





Vous avez des concerts prévus ?

On a une tournée en ce moment. Je crois qu'on a un concert à Paris. Après, on rentre chez nous, et on tourne au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. On a des festivals cet été. J'espère qu'on aura l'occasion de faire des festivals en tête d'affiche d'ici quelques temps. On croise les doigts, ce serait super !


Nous avons commencé cette interview en te demandant quelle était la question que l'on t'avait posée trop souvent. Au contraire, quelle serait celle que tu aimerais que je te pose ?

Eh bien… "Est-ce que tu voudrais manger de la nourriture vegan ?". Ça aurait été une bonne question ! (Rires).


Merci beaucoup !

Merci ! (en Français).


Merci à Newf, ProgRacer et Calgepo pour leurs contributions...



Plus d'informations sur https://www.facebook.com/puppyvybes
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