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PERIPHERY (14 FEVRIER 2019)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
DJENT
Figure majeure de la scène djent, Periphery revient avec "Periphery IV : Hail Stan", son album le plus agressif et progressif. Rencontre avec Jake Bowen et Spencer Sotelo, guitariste et chanteur de la formation, pour évoquer la sortie de cet album.
DARIALYS - 22.03.2019
Le message est clair : Periphery cherche à se renouveler perpétuellement. Pour Jake Bowen et Spencer Sotelo, respectivement guitariste et chanteur de la formation américaine, le groupe a choisi de délaisser son étiquette "djent" pour prendre un virage plus progressif. Les deux musiciens reviendront sur le projet Four Seconds Ago, sur l'évolution du son du groupe, et sur la difficulté de gagner sa vie dans ce style de musique aujourd'hui.


Nous aimons commencer nos interviews sur Music Waves par la question suivante : quelle est la question que l'on t'a posée trop souvent ?

Jake Bowen : Je répondrai aux questions autant de fois qu'il faudra y répondre, mais la question que l'on m'a le plus posée est : "Pourquoi avez-vous appelé votre album Hail Stan ?" (rires). C'est vrai que c'est un nom stupide pour un album sérieux !




Ce nouvel album montre un groupe libéré, qui fait ce qu'il a envie de faire. Est-ce que le fait de l'avoir sorti sous votre propre label (3DOT Recordings, ndlr) et d'avoir sorti un album avec Four Seconds Ago (groupe de musique électronique avec Jake Bowen et Misha Mansoor, l'autre guitariste de Periphery, ndlr) a eu un impact sur votre album ? Êtes-vous plus libres qu'avant ?

Jake : Sumerian, notre label précédent, nous a toujours beaucoup encouragés à faire ce que l'on voulait. Ils ne nous ont jamais freinés. Ils nous ont suggéré des choses, mais nous étions libres de les prendre en considération ou pas. Ils n'étaient pas très stricts à ce niveau-là. Je ne crois pas qu'on soit plus libres qu'avant. Ce qui est intéressant avec Four Seconds Ago, c'est que quand on a eu fini cet album, on a commencé à travailler sur "Periphery IV : Hail Stan", et j'avais l'impression d'avoir utilisé toute ma créativité sur l'album précédent.


Mais il y a le côté electro avec Four Seconds Ago et il y a Periphery. Est-ce que vous avez eu besoin de sortir cet album avec Four Seconds Ago pour être plus créatifs avec Periphery ?

Jake : Je crois que c'est ce qui s'est produit au final, mais quand on a commencé, je n'attendais pas grand-chose de moi. Je ne pensais pas sortir grand-chose d'intéressant pour "Periohery IV". Ce sont deux groupes différents qui occupent deux parts différentes de mon cerveau. Miraculeusement, on a tous participé à l'écriture de l'album, et on a pu le réaliser dans le délai que l'on s'était fixé.


Penses-tu que vous pourriez sortir un deuxième album avec Four Seconds Ago ?

Jake : Oui, à vrai dire on en a parlé avec Misha au téléphone avant que je vienne ici. Il m'a demandé si je voulais revenir bientôt pour jouer aux jeux vidéo et écrire de la musique. Je lui ai dit que j'y réfléchirais. Peut-être en été !


Ce projet a-t-il été influencé par les jeux vidéo ?

Jake : Je pense que tout ce que l'on fait est inspiré des jeux vidéo ! On est tous des gamers, et les jeux vidéo ont tendance à avoir de très bonnes musiques. On a une grande inspiration qui nous vient de là.


Cet album est surprenant à plusieurs niveaux. La première surprise est la pochette. Cette fois-ci, elle ne montre pas le "P" avec les trois points comme d'habitude. Elle représente une pyramide avec des symboles sataniques. Est-ce un symbole de franc-maçonnerie, ces trois points dans la pyramide ?

Jake : C'est moi qui ai fait la pochette. J'ai juste dessiné ce qui me venait à l'esprit. J'ai eu du mal à remplacer le "P" du logo. J'ai pensé que cette pochette montrait bien le côté sombre de cet album. La pyramide peut aussi rappeler les Illuminatis, cela fait partie du même symbolisme. On voulait une imagerie occulte. On s'est dit que ce serait approprié.


Vous avez expérimenté de nombreux formats et de nombreux styles dans votre carrière. Il semblerait que vous ayez cherché à tous les englober dans cet album. On a le premier morceau, 'Reptile', qui dure 16 minutes, mais aussi des morceaux courts, plus metalcore, et plus agressifs comme 'CHVRCH BVRNER', 'Blood Eagle', 'Follow Your Ghost' et des morceaux plus accessibles comme 'It's Only Smiles', le début de 'Satellites', ou 'Crush' avec son côté electro à la fin et ses violons. Etait-ce votre ambition, de résumer toutes vos influences, avec cet album ?

Jake : Pas intentionnellement. Je pense que ce qui s'est passé c'est que nous avons écrit la première chanson, et puis au moment d'écrire la seconde, on s'est dit que ce qu'il manquait, c'était un côté heavy. Alors on a fait une deuxième chanson heavy. Après, on s'est dit : "ok, faisons une chanson groovy !". Puis on s'est dit : "ok, on a fait une chanson groovy, faisons une chanson mélodique". C'est comme ça qu'on a fonctionné. Au final, ça fait un album diversifié.

 

On a des fans très loyaux

 

Est-ce que vous n'avez pas eu peur que cette variété provoque un certain rejet chez certains fans ?

Jake : Quand tu es dans un groupe, il y a toujours ce risque-là. On a des fans très loyaux. C'est notre groupe. On a la chance d'avoir une bonne alchimie quand on écrit tous ensemble. On avance quand on travaille tous les 5, pas quand on cherche tous les 5 ce que les gens aiment.


Vous écrivez la musique que vous voulez écouter, et vous jouez cette musique avec vos tripes sur scène. Pour défendre votre musique sur scène, il faut aimer ce que vous faites.

Jake : Oui ! C'est la chose la plus importante. Il faut que l'on s'assure que la musique nous plaît à nous en premier.


Bien sûr ! Comme on le disait tout à l'heure, des chansons comme 'Blood Eagle', 'CHVRCH BVRNER' et 'Sentient Glow' sont certainement les morceaux les plus heavy et les plus typés metalcore que vous ayez écrits. Cet album semble être plus sombre que les précédents. Est-ce que cela reflète votre état d'esprit ?

Jake : Je ne crois pas. Je pense simplement que les aspects sombres ont toujours fait partie de notre musique, bien qu'on ne se soit jamais vraiment concentrés là-dessus non plus. On n'a pas consciemment fait un album plus sombre. C'est venu comme ça. Peut-être qu'inconsciemment, il y a une raison.


Comme tu es le compositeur principal avec Misha, peut-être que vous avez choisi d'aller dans la direction opposée à Four Seconds Ago ?

Jake : Ça pourrait être ça aussi !


Je ne sais pas si tu connais Opeth ?

Jake : J'adore Opeth ! C'est un de mes groupes préférés !


Ils ont sorti "Damnation" et "Deliverance", presque au même moment, et cela représente les deux côtés du groupe ("Damnation" était un album très mélancolique avec un chant 100% clean, alors que "Deliverance" est l'un des albums les plus heavy du groupe et marque le retour au chant guttural, ndlr). C'est peut-être pareil pour vous !

Jake : Il y a une dichotomie, oui. Tu as peut-être raison. Inconsciemment, c'est peut-être pareil pour nous, c'est tout à fait possible. Je sais que Mark, l'autre guitariste, est très influencé par le metal très sombre. Vu qu'il compose aussi, ça donne ce côté-là. Je pense que c'est un mélange de nos influences à tous.


Comme on le disait, vous avez pris des risques sur cet album, comme quand vous ouvrez l'album avec un morceau de 16 minutes. Avec le recul, est-ce que vous avez voulu prouver quelque chose à vos fans ?

Jake : Eh bien, c'est quelque chose dont on avait parlé. On s'est dit qu'on n'avait jamais fait de très longue chanson, alors pourquoi ne pas essayer ?

 

On ne veut pas trop se répéter

 

Mais en tant que premier morceau de l'album, c'était courageux !

Jake : Oui ! On ne veut pas trop se répéter, à tous les niveaux possibles. En général, on garde les chansons les plus longues pour la fin de l'album. Alors on s'est dit qu'on mettrait la chanson longue au début !


Penses-tu que vous pourriez être les précurseurs de cette vision-là ? En enfreignant des règles établies ?

Jake : Je pense que le problème auquel de nombreux groupes sont confrontés est qu'il n'y a que quelques combinaisons de choses que tu peux faire en tant que groupe. Si tu ne cherches pas à mélanger un peu tout ça, alors tu risques de te répéter. C'est la nature-même de la musique. Tu finis par te répéter. On essaye de faire tout ce qui est en notre possible pour éviter ça. C'est pour ça que l'on a mis une chanson de 16 minutes au début plutôt qu'à la fin. On explore le côté plus sombre de notre son. La production aussi est très différente des autres albums. Il sonne beaucoup plus metal.

 

L'expérimentation est la raison pour laquelle on fait de la musique tous ensemble. On sait qu'on peut tenter des choses et qu'elles seront toujours acceptables.

 

Cet album est très varié avec beaucoup de changements d'atmosphères. Avec des morceaux 'Follow Your Ghost', 'Crush' et 'Satellites', votre but était-il de faire un album progressif ?

Jake : Oui ! C'est ce que nous sommes en tant que groupe. On a envie d'expérimenter et de toucher à un maximum de choses. L'expérimentation est la raison pour laquelle on fait de la musique tous ensemble. On sait qu'on peut tenter des choses et qu'elles seront toujours acceptables.

(Spencer Sotelo, le chanteur du groupe, rejoint l'interview, ndlr).


C'est un plaisir de te rencontrer ! Comme je le disais à Jake, vous venez de sortir mon album préféré de l'année ! Tous les deux, comment voyez-vous l'évolution du djent, et que pensez-vous de la capacité de ce style à se connecter avec les autres genres musicaux, comme l'electro, une musique que vous avez expérimenté sur 'CHVRCH BVRNER' ? L'enchaînement entre ce morceau et 'Garden In The Bones' est excellent.

Spencer : Quand on pense au djent en tant que genre, on pense à ces notes très graves et étranges. Sur cet album, on a voulu y incorporer plein d'autres styles. J'imagine que les gens vont continuer de nous considérer comme un groupe de djent, mais on est en train de devenir plus progressifs.


C'est exactement ce que je disais à Jake. Quand j'écoute ces chansons, ce sont les plus variées que vous ayez faites. Il y a beaucoup de changements d'atmosphères au sein d'une même chanson. Je lui demandais donc si la volonté était de faire un album plus progressif que d'habitude pour ne plus être catalogué comme un groupe de djent.

Spencer : Je ne pense pas que l'on ait évolué dans ce sens-là pour cette raison en particulier, mais peut-être inconsciemment. On ne s'est pas dit : "On ne veut plus être catégorisés comme un groupe de djent, alors faisons un album progressif".

 

Si tu veux faire ta carrière entière dans le djent, tu vas t'ennuyer très rapidement

 

Il y a des groupes de djent français comme Betraying The Martyrs et Kadinja qui ne veulent plus être perçus comme des groupes de djent. C'était à la mode il y a 5 ans, mais aujourd'hui, ça semble être moins à la mode qu'avant.

Spencer : C'est aussi quelque chose de très spécifique. Si tu veux faire ta carrière entière dans le djent, tu vas t'ennuyer très rapidement. Mais c'est bien d'être influencé par ça.


Effectivement, ça peut devenir lassant.

Jake : Si tu cherchais à expliquer ce qu'était le djent à quelqu'un qui n'en aurait jamais écouté, il faudrait revenir à l'origine de ce mot.


On parlait d'Opeth. C'est un groupe de prog ! A la base, Music Waves s'appelait Progressives Waves. On parlait de groupes comme Pink Floyd, Supertramp, Genesis… Maintenant, Opeth, Periphery, ces groupes-là sont loin de leur son d'origine.

Spencer : Le heavy metal a beaucoup évolué. Aujourd'hui, quand on parle de heavy metal, on a des groupes de metal qui sont extrêmes par rapport aux groupes qui ont lancé ce genre. Avant, le heavy metal, c'était Black Sabbath. Maintenant, ce sont des groupes super heavy.
 

Misha a déclaré que le groupe ne gagnait pas d'argent sur les ventes de disques en tournée. Comment gagnez-vous votre vie ?

Spencer : Je pense que ce qu'il voulait dire est que l'on ne gagne pas autant d'argent que les gens le croient.


D'accord, donc vous vivez de votre musique ?

Spencer : Oui, mais si tu ne veux pas te contenter de payer tes factures, et que tu veux fonder ta famille, acheter une maison, il faut faire autre chose.

 

Je ne m'attendais pas à ce que l'on ait la moitié du succès que l'on a aujourd'hui

 

En disant ça, tu sembles frustré par cette situation. Pense-t-il que vous méritez mieux ?

Spencer : Ce qui serait frustrant, ce serait que l'on joue de la musique simplement pour gagner de l'argent, mais ça n'a jamais été le cas. On est tous très contents d'en être là. Je ne m'attendais pas à ce que l'on ait la moitié du succès que l'on a aujourd'hui. Donc tout ce que l'on a en plus, c'est du bonus.

 

Si tu arrives dans l'industrie de la musique en te demandant comment tu vas faire de l'argent en jouant ta musique, tu as déjà perdu

 

Peut-être que Misha est plus ambitieux que vous ?

Spencer : Oui, peut-être ! Je me satisfais peut-être plus facilement. Mais je pense que c'est pareil pour Misha. Il n'a jamais voulu faire de la musique pour gagner de l'argent. C'est pour ça qu'il a sa propre entreprise. Il travaille à côté car il souhaite que la musique ne soit que quelque chose de pur.

Jake : Je pense que Misha a plus dit ça comme un conseil pratique pour les gens qui commencent un groupe. Il voulait leur dire de ne pas faire de la musique en pensant qu'ils gagneraient de l'argent.

Spencer : Si tu arrives dans l'industrie de la musique en te demandant comment tu vas faire de l'argent en jouant ta musique, tu as déjà perdu.


Je comprends et je vous crois, mais je vois que vous avez créé votre propre label, que vous avez créé un summer camp l'an dernier, ce qui montre que vous cherchez à tout contrôler. Vous avez beaucoup d'intermédiaires qui prennent tous de l'argent, et ce que vous faites vous permet de recréer un lien avec vos fans, pour être proches de vos fans.

Jake : Il y a des tonnes de choses que l'on peut faire ! Il y en a auxquelles on n'a pas encore pensé.


On peut faire beaucoup de choses comme ça mais peu de groupes le font !

Jake : Je pense que tous les cinq, on a quelque chose de particulier. Ces opportunités se sont présentées car on est très critiques. Ce n'est pas que l'on ne peut pas gagner d'argent, mais il faut vraiment travailler dur pour en gagner. C'est ce qu'il faut retenir.


Quelles sont vos attentes pour cet album ?

Spencer : Je veux que l'on joue des concerts à des endroits où l'on n'aurait pas imaginé jouer. J'ai envie qu'on joue ces nouvelles chansons et voir les gens devenir fous en écoutant les sections les plus heavy. On n'a jamais joué une musique aussi heavy, alors j'ai hâte de voir ce que cela va donner en live. J'ai envie qu'on joue dans des grosses salles avec des gros publics.

Jake : Quand les gens apprécient la musique, on est en symbiose avec eux. Je rejoins totalement Spencer, j'ai hâte que l'on joue ces nouveaux morceaux.


Jake, nous avons commencé cette interview en te demandant quelle était la question que l'on te posait trop souvent. Au contraire, quelle serait celle à laquelle vous auriez aimé répondre ?

Spencer : Je ne sais pas, c'est difficile ! Je ne sais pas, je ne pourrais pas te dire. Tu as fait du bon travail en posant ces questions !


Est-ce que John Petrucci a écouté ce nouvel album (John Petrucci, le guitariste de Dream Theater, est l'oncle de Jake Bowen, ndlr).

Jake : Je ne le lui ai pas envoyé ! J'oublie à chaque fois ! C'est la sortie d'album la plus importante sur 3DOT (le label que les musiciens ont créé, ndlr), et je suis très tendu par rapport à ça. Je ne veux l'envoyer à personne ! Je veux que les gens voient que l'on est un label sérieux. Je vais lui envoyer l'album, bien sûr, c'est simplement que je ne l'ai pas encore fait.




Non, il faut que tu le lui vendes ! (Rires).

Jake : Oui, je vais le lui vendre ! (Rires). Il m'a encouragé tout au long de ma vie, mais ce n'est pas une raison !


Et toi, est-ce que tu as écouté "Distance Over Time" (le dernier album de Dream Theater, ndlr) ?

Jake : J'ai écouté le premier single uniquement, je n'ai pas encore l'album.


C'est vrai que tu es son neveu ou c'est un mythe ?

Jake : C'est mon oncle, oui. Au début, je n'en ai parlé à personne quand j'ai commencé dans Periphery, mais avec le bouche à oreille, ce genre de choses se transmet. Pour les gens, c'est intéressant d'en parler, alors que pour moi, c'est simplement mon oncle. Ça intéresse les gens de se dire que nous avons une relation qui nous unit.


Est-ce le genre de questions auxquelles tu en as marre de répondre ?

Jake : Je ne trouve pas ça ennuyeux, non. J'y réponds toujours comme si c'était la première fois que l'on me posait la question, car c'est la première fois que toi, tu me poses cette question. Je ne veux pas passer pour un mauvais gars en te demandant d'arrêter de me poser cette question ! (Rires).






Merci beaucoup ! Ça a été un grand plaisir de vous rencontrer !

Les deux : Merci, c'était super cool !


Merci à Newf pour sa contribution...



Plus d'informations sur http://www.periphery.net
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