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CHARGE (18 MARS 2019)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
HARD ROCK
A l'occasion de la sortie de son premier album "Ain't the One", nous avions rendez-vous avec Ravin, le chanteur de Charge....
STRUCK - 20.05.2019
Une fois n'est pas coutume entre le planning dense et donc ultra serré made in Replica, notre retard... nous n'avions que très peu de temps pour cette interview en charge de vous présenter... Charge, mais cela a été rendu possible grâce à son chanteur Ravin qui a relevé le défi !


Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?

Ravin : Aucune ! Jusqu’à présent les questions étaient plutôt logiques, cohérentes et normales…





Même si on vous demande de présenter une énième fois le groupe ?

Oui mais en même temps, on n’est pas connus : c’est donc tout à fait normal !


L’arrivée de ce nouvel album semble avoir été un travail de longue haleine, il a été repoussé si on en croit votre page Facebook, ça a été si difficile de le composer ? Généralement un premier album vient de loin, le vôtre était issu de vos deux premiers EPs et était finalement un condensé de vos débuts… Peut-on dire que vous n’étiez finalement pas trop satisfaits de ce premier album et vous avez décalé ce nouveau pour ne pas reproduire les mêmes erreurs ?

Oui, en fait, c’est un peu ça ! Nous testons beaucoup les morceaux sur scène avant de les enregistrer. On le fait systématiquement et on l’a également fait pour les deux premiers EPs ainsi que le premier album qui était un regroupement des deux EPs. Pour cet album, on a vraiment joué pas mal de fois les morceaux sur scène pour voir la réaction du public.


Les premiers jets de vos compos ne rendaient donc pas comme on peut l’entendre sur l’album ?

Il y a pas mal de morceaux dont on voulait qu’ils fassent partie de l’album et qu’on a balancés parce qu’on voyait qu’on n’était pas sûrs de nous sur ces morceaux et on voyait également que le public ne réagissait pas quand on les jouait sur scène. Et les morceaux dont on était contents et pour lesquels on voyait qu’il y avait une réaction positive, du coup, on les a gardés. Il n’y a pas de règle mais en général, ça se rejoint. Et effectivement, on a mis du temps…


C’est un luxe

Oui, c’est comme dans les sitcoms, ceux qui testent les blagues avant de les garder (Rires) !


Pour ce nouvel album on retrouve il me semble un titre de votre 2ème EP, ‘8 Miles Away’, pourquoi avoir choisi de l’inclure dans le disque ? Vous vouliez lui donner une nouvelle vie ?

C’est exactement ça ! Il a été enregistré d’une certaine manière et nous voulions qu’il fasse partie de cet album : il a trouvé sa place au niveau du style qu’on a plus ou moins défini sur cet album.


Je considère que "Ain’t the One" est notre premier album.




Hormis ce titre vous êtes partis d’une page blanche pour composer, avez-vous ressenti une certaine pression ou un stress comme nombres de groupes avant vous devant un deuxième album ?

Alors, le premier album qui était le rassemblement de nos premiers EPs n’est pas forcément notre premier album. Je considère que "Ain’t the One" est notre premier album. Le précédent était le rassemblement de nos deux EPs et je pense être le seul musicien qui joue sur les deux EPs : ce n’était pas les mêmes musiciens, pas le même style…


Repartir de zéro n’a rien de simple, avez-vous douté ne serait-ce qu’un instant pouvoir le finir et passer ce cap important ?

On a vu que les morceaux plaisaient plus ou moins globalement sur scène, là, on essaie de voir ce que ça va donner sur support…


De notre côté, on a eu beaucoup de mal pour trouver des infos sur cet album qui sort dans très peu de temps… On a le sentiment que la promo a été un peu à l’arrache…

Nous avons essayé de communiquer le plus possible en fonction de nos moyens. On a des relais qu’on exploite au maximum. Replica fait du bon boulot et les choses s’accélèrent un tout petit peu. On est désormais distribué par M&O…
Depuis quelques semaines, on constate une certaine accélération. Peut-être n’avons-nous pas fait les choses suffisamment en amont mais malheureusement, les choses se sont faites au fur et à mesure : on joue régulièrement à la Boule Noire et c’est la responsable de la scène et de la programmation qui nous a mis en relation avec Replica qui nous a proposé de collaborer ensemble et ainsi de suite, le label…


Quelque part, les choses commencent réellement avec ce premier album [...] qui représente vraiment le son actuel de Charge




Nous disions dans notre chronique il y a bientôt quatre ans que vous devriez aller plus vite dans le rythme de vos sorties, vous n’avez pas peur dans ce monde musical très en mouvement et dans lequel la musique est un produit comme tant d’autres pour beaucoup d’être oublié et de devoir tout reprendre à zéro ?

Ce n’est pas pour renier le précédent album mais quelque part, les choses commencent réellement avec ce premier album où les deux basses -parce que nous avons deux basses dans le groupe- sont exploitées : tous les morceaux ont été composés avec deux basses en intégrant ce paramètre qui quelque fois peut être une contrainte pour les ingénieurs du son mais pas forcément pour les salles de concert où ça n’a pas posé de problème jusqu’à présent.
Cette logique de composition au niveau des morceaux est présente dans cet album et cela représente vraiment le son actuel de Charge.


Le premier album était court, le deuxième l’est tout autant en dépassant à peine la demi-heure, il était important pour vous de conserver cette idée d’urgence, d’absence de longueur ?

Pour moi, oui ! Tous les groupes que nous écoutons les Metallica, Maiden… font plutôt des morceaux longs mais je tenais à ce que nos morceaux soient courts, simples… sans tergiversation, directes, riffs et lignes de chant accrocheurs…


Vous vous retrouvez dans cet état d’esprit un peu punk, pas de déchet et on va droit au but ? De même Slayer avec son "Reign In Blood" n’a pas eu besoin de 60 minutes pour convaincre et mettre le monde à genoux, c’est aussi votre idée je suppose, frapper vite et fort ?

Dans le groupe, nous écoutons tous du metal mais avec des influences différentes. Les autres membres sont plus ouverts que moi qui n’écoute que du metal et mes deux groupes préférés sont Metallica et Slayer et certainement le côté efficace et direct de ce dernier intervient, même si ce que nous faisons ne ressemble pas trop à Slayer. Mais c’est évident qu’au niveau de l’efficacité, j’adore le boulot qui a été fait sur "Reign In Blood" par exemple.


En toute humilité, [Charge] ne ressemble peut-être pas forcément totalement à un autre groupe précisément…



Votre style est à cheval entre les genres et c’est finalement délicat de vous mettre une étiquette, vous n’avez pas envie qu’on vous en mette une ?

Si, au contraire ! Mais quelque part, quand on nous demande des influences, je cite ce qu’on cite de nous, c’est-à-dire Metallica et d’autres groupes que j’écoute moins comme Foo Fighters, Danko Jones… Je me dis qu’il existe une étiquette mais pas définie clairement.
Je me dis qu’il y a un avantage : en toute humilité, ça ne ressemble peut-être pas forcément totalement à un autre groupe précisément…


C’est une bonne chose quand le groupe est connu mais quand on commence n’est-ce pas un désavantage de ne pas être clairement identifié ?

(Sourire) J’espère que notre musique ressemblera à ce que nous faisons dans les albums à venir… Lors de notre concert le 29 mars, on va jouer des morceaux qui ne figurent sur aucun des albums ou EPs déjà parus.


Pourquoi ?

Pour les tester…


Ce qui signifie que vous êtes déjà au travail sur la composition du deuxième album ?

On ne va pas attendre pour sortir l’album suivant. On espère pouvoir le sortir l’année prochaine…


Pour le premier album on évoquait le punk mais aussi le thrash, le metalcore et même System Of A Down…

J’adore !


Même si on donne l’impression de ne faire que ce qu’on a envie de faire sans se poser de questions, j’essaie de trouver une certaine cohésion quand même et dès que ça s’éloigne un peu de recadrer un peu les choses.




… pour SOAD c’était pour l’idée de folie et d’absence de frontière et de faire ce que l’on a envie sans se poser de questions, c’est ça l’idée forte derrière Charge ?

Malheureusement j’aime bien qu’on dise qu’il y a une certaine cohésion (Sourire) ! Mais si c’est ce que vous percevez, malheureusement, je ne peux qu’acquiescer.
Le côté punk, primaire, accrocheur, direct, sans se poser de questions… c’est ce que nous recherchons ! Du coup, même si on donne l’impression de ne faire que ce qu’on a envie de faire sans se poser de questions, j’essaie de trouver une certaine cohésion quand même et dès que ça s’éloigne un peu de recadrer un peu les choses.


Notre musique reste du rock accrocheur, basique, primaire



Le nouvel album à présent, il est aussi varié et les références que nous évoquions précédemment nous semblent toujours pertinentes. Eviter de stagner et de se cantonner à un seul style c’est votre idée forte qui définira votre carrière ?

Au contraire, j’espère que nous allons arriver à un style précis. Notre musique reste du rock accrocheur, basique, primaire. Peut-être que nous oscillons par ci, par là mais quelque soient les morceaux présentés, cela restera du rock accrocheur, simple, primaire et court. On espère qu’il y aura un style défini pour les albums suivants.


On veut annoncer toutes les informations d’entrée et surtout que ce soit accrocheur à tous les plans !



Malgré tout on trouve que le côté hard rock teinté de punk ressort le plus. Sur ‘Out Of My Life’, ‘Burning Slowly Around Me’ et ‘All For The One’ on retrouve vraiment cette idée, quelque part entre Danko Jones et les Ramones ? Ce côté frais et direct c’était le but de ces chansons ?

Clairement ! Encore une fois, je n’ai pas envie que les morceaux durent plus de 4 minutes. On veut annoncer toutes les informations d’entrée et surtout que ce soit accrocheur à tous les plans ! Certains groupes préfèrent annoncer d’autres choses pour ensuite arriver au riff accrocheur, de notre côté, on veut tout annoncer d’entrée !


On parle de fraicheur car on trouve que tout cela sonne très live, taillé pour la scène, vous avez enregistré avec cette optique en tête et en conditions live de manière old school et rock’n’roll sans prise de tête ?

C’est un super boulot qu’a fait Francis Caste sachant que tous nos albums, EPs, ont été masterisés par Francis. Apparemment ce qu’il fait avec les groupes notamment avec Bukowski, Ultra Vomit… est un peu différent mais pour nous, il a écouté nos démos et on lui a laissé totale carte blanche : il a viré des parties, ajouté d’autres… Il a retranscrit un son avec cette contrainte des deux basses et je pense qu’il a bien servi les morceaux.


Malgré tout, tu m’as dit avoir joué ces morceaux sur scène. Vous aviez donc une idée précise de ce que vous vouliez et lui, un certain cahier des charges à respecter ?

Oui mais malgré tout, il a viré des choses (Rires) !


Et maintenant que ces titres sont enregistrés, les jouez-vous comme la version studio ou celle scène précédente ?

Nous les jouons de la même façon que sur l’album parce qu’il nous a convaincus. Nous étions parfois surpris par certains choix sauf le single ‘Out of my Life’ sur lequel il n’a pas changé grand-chose. Pour tous les autres, il y a eu un boulot de réalisé…


Le chant nous a bien marqué, il est bien mis en avant dans un pur esprit pop rock accrocheur…

Ah merci !


… vous avez envie de vous diriger vers une voie plus accrocheuse et grand public dans le futur, vous vous pensez capable de franchir un palier en ce sens ?

J’aimerais bien car notre but est de jouer partout où on veut de nous devant le plus de monde possible…


Ce n’est donc pas une insulte pour toi quand je parle d’esprit pop rock ?

Non, pas du tout même si, encore une fois, je suis le moins ouvert dans le groupe - je n’écoute que du metal - et ça peut s’entendre au niveau du chant, je ne peux pas renier mes influences Metallica, je suis particulièrement content de ce que tu viens de dire.


On a aussi trouvé dans le chant des influences proches de Mike Patton…

Tu n’es pas le premier à me le dire : c’est un putain d’honneur même si je n’ai qu’un album de Faith No More ! En fait, ce groupe comme beaucoup d’autres, je l'ai découvert quand ils ont ouvert pour Metallica. Grâce à ça, j’ai découvert plein de groupes : Faith No More, Volbeat…
Machine Head qui est un de mes groupes préférés, je les ai découverts quand ils ont ouvert pour Slayer.


En gros pour que Charge réussisse, il faut ouvrir pour Metallica ?

Ce serait le rêve mais ça coûte trop cher ! 100.000 euros la date et ils ont fait plus d’une dizaine de dates : tu imagines !
En raison de mon métier à côté, je m’intéresse beaucoup à l’économie de la musique…


… et en t’intéressant de la sorte à l’économie de la musique : pourquoi se lancer dans une passion si chronophage et onéreuse?

Toutes nos dates ont toujours été rentables : j’y tiens ! Il y a deux ans, on était même sold-out
Je ne veux pas perdre de l’argent…


Et comment y arrives-tu ?

Je fais le nécessaire !


Tout notre temps est consacré à Charge !




Certes mais tu nous expliques que cet album marque les vrais débuts de Charge. Comment expliques-tu qu’avec deux EPs sur lesquels il y a peu de communication finalement, vous arriviez à être complet, rendre le groupe viable ce qui est rare ?

On fait les choses à notre rythme. Tout notre temps, nos congés… est consacré à Charge ! Et du coup, les choses s’accélèrent un peu dernièrement grâce à Replica, le label… mais cela a été possible grâce à ce que nous avions constitué précédemment avec les concerts !


Et quelle étape souhaitez-vous passer désormais ?

Jouer devant des gens que nous ne connaissons pas, jouer dans des festivals, des premières parties… toucher un public qui ne nous connait pas !


On citait Mike Patton, on pense à ‘Red Journey’ ou ‘God For Ever More’ avec ce côté fusion qui transcende les genres comme Faith No More est capable de le faire, avec le recul valides-tu ces comparaisons ?

Ce n’est pas calculé… On compose lors de jams, on balance un tas de trucs et dès qu’il y a une accroche sur un plan on l’exploite. Après que cela ressemble à un truc, tant mieux, si ce n’est pas le cas, ce n’est pas grave… Mais non, ce n’est pas volontaire !


La facette purement heavy est un peu en retrait mais quand vous frappez, vous frappez fort, ‘God For Ever More’ et ‘Raging Eyes’ sont de belles claques avec ce côté groove métal alternatif. De temps en temps coller des claques à l’auditeur dans un esprit proche de Pantera ou Soulfly c’est important ?

Ah oui ! Je me répète mais si on doit définir notre musique : il faut qu’elle soit primaire, directe et accrocheuse !


Justement ce qui fait votre force c’est cette capacité à être accrocheur et puissant…

C’est gentil !


… cet aspect-là vous le soignez toujours particulièrement et est-ce délicat de trouver le bon équilibre entre les forces ?

On produit un tas de trucs, on estime quels sont les meilleurs morceaux puis ensuite, on réécoute et on détermine si ça peut figurer sur l’album en estimant que le morceau est assez accrocheur et direct pour garder une certaine cohésion. On a viré beaucoup de morceaux, ce qu’il en reste est ce que nous estimons assez accrocheur et direct avec une certaine cohésion et donc figure sur l’album.





Enfin ‘8 Miles Away’ nous a surpris par son côté mélancolique à fleur de peau tout en nuances, c’est un peu votre power ballade ? Ecrire des titres comme ça c’est quelque chose que vous aimez faire ?

Ce n’est pas calculé de cette façon (Sourire) ! Il s’avère qu’initialement, ce morceau ne ressemblait pas du tout à ça ! C’est plutôt Francis Caste en fonction du morceau initial qu’il a un peu changé. On est contents du résultat mais on ne le jouera pas forcément en live (Sourire) : je ne sais pas si nous en sommes capables par rapport à ce qui a été sur le support CD…


On a commencé par la question qu’on t’a trop souvent posée au contraire quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ou quelque chose que nous n’aurions pas couvert et que tu tenais absolument dire ?

Non, c’est nickel, c’est parfait !


Je te promets que l’an prochain pour la promo de votre deuxième album, nous prendrons plus de temps…

Non, non, j’étais super content de l’interview que nous venons de faire ! Ma grosse contrainte dans cette interview a été de répondre le plus vite possible, du tac au tac…





Et tu as assuré, merci beaucoup !

Merci à vous, c’était un putain d’honneur !


Merci à Noise pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://www.chargerocks.com
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