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HAKEN (14 MARS 2019)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
METAL PROGRESSIF
Rencontre avec le groupe anglais de metal progressif en vogue à l'occasion de leur concert à la salle parisienne de la Maroquinerie !
DARIALYS - 05.04.2019
Créé il y a une dizaine d'année, Haken est passé du statut de formation émergente à celui de groupe phare de la scène progressive. Le sextet vient de sortir son cinquième album, "Vector", et faisait escale à Paris ce soir-là pour défendre son nouvel opus sur scène. Peu avant de monter sur scène, les deux guitaristes virtuoses Richard Henshall et Charlie Griffiths nous ont accordé une interview. L'occasion idéale de revenir sur ce nouvel album !


Nous aimons commencer nos interviews sur Music Waves par la question suivante : quelle est la question que l'on vous a trop souvent posée ?

Charlie Griffiths : Je crois que c'est celle-là ! Et je pense que c'est une question de merde ! C'est de la fainéantise ! C'est toi qui interviewes, c'est toi qui poses les questions ! Non je rigole, ne t'inquiète pas ! (Rires).






La tournée "Vector" est presque terminée. Quel regard portez-vous sur cette tournée ? Êtes-vous satisfaits du rendu des nouvelles chansons sur scène et de la réponse des fans ?

Richard Henshall : Oui. Je crois que c'est notre tournée la plus aboutie à ce jour. C'est la première fois que nous avons un programme de lumières en Europe, donc la production a atteint un nouveau cap. Les nouvelles chansons rendent très bien aussi.

Charlie : Je crois qu'on a eu 13 spectacles complets.


Et comment expliquez-vous ça ? Ce soir, c'est d'ailleurs encore complet (nous avons interviewé Haken le jour de leur concert à la Maroquinerie, à Paris), alors que vous êtes un groupe de metal progressif et que ce style n'est pas très connu en France. Ce n'est pas le style de musique à la mode !

Charlie : Je crois qu'il y a toujours eu des fans de musique progressive dans chaque pays.
 

Donc ce soir, vous vous attendez à revoir les mêmes personnes qu'il y a deux ans ?

Richard : Cela fait longtemps maintenant que l'on essaye d'être le plus constant possible. On sort un album tous les deux ans. Petit à petit, les choses commencent à venir pour nous.

Tout ça, ça signifie que vous devez choisir une salle plus grande la prochaine fois !

Richard : Oui, ce serait super !

Charlie : Il y a trois ans, nous avions joué au Divan du Monde, c'était une bonne salle !


Il y a des salles plus grandes encore, comme l'Olympia ou l'Elysée Montmartre !

Charlie : Faisons-le ! Est-ce qu'il est trop tard pour jouer là-bas ce soir ? (Rires).


[Jouer en première partie de Devin Townsend], ce sera de loin l'affiche la plus incroyable à laquelle on aura participé



Et prochainement, vous allez jouer avec Devin Townsend, à la salle Pleyel !

Richard : Oui, ça va être le truc le plus gros que l'on n'aura jamais fait ! On a grandi en écoutant sa musique et il représente une énorme inspiration pour nous. Être avec lui en tournée, c'est juste incroyable ! Ce sera de loin l'affiche la plus incroyable à laquelle on aura participé !

Charlie : On a hâte ! C'est un guitar hero. Je me rappelle de cet album de Steve Vai ("Sex And Religion", paru en 1993 ndlr). J'avais été voir le concert à Londres.

Moi aussi ! A Paris en 1992. J'étais au concert, c'était incroyable !

Richard : "Terria" est mon album préféré de Devin Townsend. Les compositions sont excellentes.


C'est mon préféré aussi, mais "Ocean Machine" est très bon aussi. Avec cette tournée, vous allez encore faire un pas en avant…

Richard : Qui sait ? Ce serait super !


Bien sûr, cela va vous ouvrir de nouvelles portes et vous allez toucher de nouveaux fans !

Charlie : En tout cas, être en première partie de Devin Townsend, ce sera l'affiche la plus conséquente que l'on aura faite. C'est encore au-delà d'ouvrir pour Between The Buried And Me qui était le plus gros groupe pour lequel nous avions joué en première partie.


Between The Buried And Me a d'ailleurs joué avec Devin Townsend, mais ils ont joué beaucoup de vieux morceaux typés death metal qui sont loin du répertoire progressif et de la musique de Devin Townsend.

Charlie : Je pense que beaucoup de fans de Devin sont très ouverts d'esprit. Il a joué dans Strapping Young Lad, c'était de la musique très brutale ! Je suis sûr que les fans ont aimé Between The Buried And me !

Richard : Je pense aussi qu'il faut qu'un concert soit contrasté. Si les gens entendent le même style toute la soirée, c'est trop. Ce soir par exemple, c'est Bent Knee qui ouvre la soirée et ils ont une musique très différente de la nôtre.

Charlie : Et on ne peut pas ne pas aimer Bent Knee ! C'est excellent !

Richard : C'est la même chose pour Between The Buried And Me. Je pense qu'ils jouent une très bonne musique et que cela a plu aux gens.

Charlie : Je suis pour la diversité. Quand je vais voir une soirée avec trois groupes, je veux entendre trois groupes différents.


Parlons un peu de votre dernier album, "Vector". Tout d'abord, l'album était plus court que les précédents, ce qui a surpris pas mal de personnes.

Charlie : Super ! On veut surprendre les gens !


Mais d'un autre côté, cela a dû décevoir certaines personnes qui sont habituées aux longs albums de Haken…

Charlie : On n'a pas voulu décevoir qui que ce soit. On l'a vu comme ça. L'album est fini après 45 minutes. Est-ce qu'il fallait y ajouter 20 minutes simplement parce qu'on l'a fait avant ?


Les chansons étant plus heavy, avez-vous pensé que l'album se devait d'être plus court que d'habitude ?

Richard : Non, ça n'a rien à voir avec le côté heavy des chansons. On a écouté les chansons, on a réfléchi, et on s'est dit que l'album devait avoir cette durée. On écrit ce que l'on a envie d'écrire. On était contents de cette durée-là.

Charlie : Ce qui compte, c'est d'avoir le sentiment que l'on a dit tout ce que l'on avait à dire. Je compare toujours ça à un film. Pourquoi est-ce que tu comparerais "La Liste De Schindler" à "Les Dents De La Mer" en termes de durée alors que ce sont tous les deux des films de Steven Spielberg ? Personne ne se demande pourquoi "Les Dents De La Mer" est plus court que "La Liste De Schindler".


Vous avez eu le sentiment qu'en 45 minutes, vous aviez dit tout ce que vous aviez à dire.

Richard : Ça nous a convenu comme ça, oui.

Charlie : Ce n'est pas quelque chose de conscient. Cela ne veut pas dire que l'on ignore les attentes des gens pour autant. Quand on crée quelque chose, c'est un peu comme si on était dans une bulle. On ne se préoccupe pas de ce que les gens en diront.


Oui, et il faudra défendre vos chansons sur scène, alors si vous n'avez pas confiance en ce que vous faites… Et d'un autre côté, il vaut mieux avoir un album de 45 minutes qui soit cohérent plutôt qu'un album de 60 minutes avec des choses à jeter.

Charlie : Beaucoup de mes albums préférés sont plutôt courts : "Rust In Peace" de Megadeth, "Focus" de Cynic, ou "Human" de Death. Quand je grandissais, c'étaient mes albums préférés, et ce sont des albums qui ne durent même pas 40 minutes !


Dans le cas de Haken, les choses sont un peu différentes. Vous êtes un groupe de metal progressif, et les groupes que tu cites sont des groupes de death metal.

Richard : Pour revenir à "La Liste De Schindler" et à "Les Dents De La Mer", je les aime tout autant tous les deux. C'est mon état d'esprit qui détermine lequel je vais regarder. Je pense que c'est la même chose pour la musique.

Charlie : Et je ne pense pas qu'il soit valable de dire qu'un album doit être long s'il est progressif, car si tu prends les albums de Gentle Giant, ils durent 35 minutes ! Ils ne jouent pas des chansons longues.

Richard : Et c'est l'un des meilleurs groupes de rock progressif de tous les temps !


Quand on s'attarde au contenu de "Vector" et que l'on lit les paroles, cet album semble être un album concept. C'est bien le cas ?

Charlie : Oui.


Dans ce cas, est-ce qu'il y a une chronologie avec un début et une fin à l'histoire de cet album ?

Charlie : Oui, car si tu regardes le livret du disque, il y a une chronologie très claire. Les événements sont datés. On sait quand l'histoire commence et quand elle se termine. C'est très clairement défini.


On ne dit jamais de quoi nos chansons parlent



Et comment se termine l'histoire ? Car sur le dernier morceau, 'A Cell Divides', les paroles sont très abstraites.

Charlie : On ne dit jamais de quoi nos chansons parlent. C'est toi qui choisis ce que tu veux comprendre ! Tout est dans les paroles et dans l'artwork.


C'est une bonne réponse ! Il y a de nombreux clins d'œil à vos précédents albums sur "Vector". Dans l'artwork, on voit un cafard dans une sorte de fossile, ce qui est une référence évidente au morceau 'The Cockroach King'. Vous avez créé The Mountview Institution par rapport à l'album "The Mountain". Et on retrouve encore beaucoup de références de la sorte. En quoi l'histoire de "Vector" est-elle liée aux autres albums ?

Charlie : L'histoire se déroule dans un institut psychiatrique dans les années 50 qui s'appelle "Mountview Institution". Il faut imaginer qu'il se situe dans la même zone que celle de l'album "The Mountain". Si tu regardes par la fenêtre de cet institut, tu peux voir la montagne qui donne son nom à l'album.


Musicalement parlant, vous aviez arrêté d'écrire des chansons instrumentales depuis un moment, et cette fois-ci, vous avez composé l'une de vos chansons les plus folles avec 'Nil By Mouth'. Comment vous est venue l'idée de faire une autre chanson instrumentale ?

Richard : En réalité, on a écrit la chanson, et il ne nous a pas semblé nécessaire d'y mettre des paroles. Les deux premières minutes de cette chanson sont les deux minutes les plus heavy que l'on ait composé jusqu'à présent. C'est un mélange entre Machine Head, Fear Factory et Meshuggah. Tous ces groupes sont une influence pour nous. Ce début de chanson est certainement le passage que l'on préfère jouer sur scène tous ensemble. C'est vraiment cool à jouer. C'est une chanson fun d'une manière générale.

Charlie : Toutes nos chansons démarrent de manière instrumentale. C'est la tournure que prend la musique qui inspire les paroles. Sur ce morceau, il nous semblait plus logique que cela reste instrumental, sinon, ça en aurait trop fait.


Est-ce que vous aviez envie d'écrire une chanson de référence avec 'Nil By Mouth', un peu comme 'The Dance Of Eternity' qui est une chanson culte de Dream Theater ?

Charlie : On a d'ailleurs joué 'The Dance Of Eternity' !

Richard : Peut-être qu'on a eu cette idée inconsciemment. En tout cas, on ne s'est pas dit que l'on voulait écrire 'The Dance Of Eternity 2'. On a toujours été fans de Dream Theater.

Charlie : Ensemble, on a joué 2 heures de chansons de Dream Theater ! Je crois que l'on est dans un état d'esprit favorable pour écrire des chansons techniques en ce moment.


Il y a du chant guttural sur deux morceaux de votre premier album, et on en retrouve aussi dans votre quatrième album, "Affinity", sur le morceau 'The Architect'. C'est intéressant car pour certains, comme nous, l'arrivée des growls est le moment le plus intense du morceau, alors que pour d'autres, cette partie-là ruine toute la chanson.

Richard : On écrit la chanson que l'on a envie d'écrire. Sur cette section, il nous a semblé qu'il fallait du chant guttural. On considère que le growl comme un instrument que l'on a dans notre palette, et sur ce passage-là, c'est ce dont le morceau avait besoin.

Charlie : Parfois, tu veux qu'il y ait des paroles sur un passage, mais tu ne veux pas qu'il y ait de mélodie. Tu recherches simplement quelque chose de rythmique. Mais au final, tout ça, ce sont des opinions. L'un va dire "j'adore le growl !", l'autre va dire "je déteste le growl !". Tout ce que l'on peut faire est de se satisfaire nous-mêmes !


Et c'est votre réponse qui est la meilleure. Quand j'ai entendu Opeth pour la première fois, je n'écoutais pas ce style de musique, mais le growl est bien adapté à leur musique. Comme vous le dites, c'est comme un instrument !

Richard : Oui. Je n'écoute pas vraiment de groupes qui utilisent le growl aujourd'hui. Mais Opeth est un exemple parfait pour moi, comme Meshuggah.


Mais sur l'album "Vector", il n'y a pas de growl. Etait-ce une volonté de votre part dès le départ ?

Charlie : Ça dépend simplement de la section en elle-même. On voit ça au cas par cas.


Le côté "djent" de votre musique n'est pas nouveau. Il y avait déjà des présages de djent sur vos premiers albums, et notamment sur le premier album, "Aquarius", avec le morceau 'Drowning In The Flood'.

Charlie : Qu'est-ce que tu veux dire par "djent" ? Pour moi, tout ça, c'est du metal. Si le djent c'est ce son qui fait "dj dj dj", j'en entends déjà sur 'Master Of Puppets' (de Metallica, ndlr). (Rires).


En tout cas, il nous semble que le djent a pris une place plus importante dans votre musique sur cet album. Pourquoi cela ?

Richard : Je ne crois pas que l'on ait repris réellement le son typique du djent.


Non, ce n'est pas du djent à proprement parler bien sûr. C'est simplement une influence. Peut-être que le fait que vous ayez travaillé avec Nolly (Adam Getgood, de son vrai nom, ndlr) qui a lui-même beaucoup travaillé avec Periphery, a eu un impact sur votre son ?

Charlie : Le fait que l'on ait travaillé avec Nolly n'a pas eu d'impact sur l'écriture de l'album. On l'a rencontré après avoir écrit l'album. On a seulement travaillé avec lui pour travailler le son de cet album. Pour moi, tout ça c'est du metal !


Haken a toujours évolué. Quelle pourrait être l'évolution de votre son sur le prochain album ?

Richard : Qui sait ?

Charlie : On ne le sait pas encore. On n'écrit pas en tournée.

Richard : On ne sait pas dans quelle direction le groupe va. On est un groupe progressif, on écoute tellement de styles de musique ! Qui sait comment le prochain album va sonner ? Quand on a commencé à écrire cet album, on a partagé nos idées, et il se trouve qu'elles gravitaient vers un son plus heavy. Mais si ça se trouve, le prochain album sera plus jazzy ! Cela dépendra de notre état d'esprit au moment de l'écriture. On a quelques idées que l'on a laissé de côté, alors on va peut-être commencer à écrire cette année et planifier une sortie pour l'année prochaine.

Charlie : Les choses ne se passent jamais comme prévu !


Et c'est ça qui est excitant !

Charlie : Oui, c'est la partie amusante !

Richard : C'est excitant, oui ! On ne sait jamais comment cela va finir, on n'a pas d'objectif précis.


Si vous ne savez pas à quoi va ressembler votre prochain album, cela veut dire que votre label, InsideOut, vous laisse libre sur le plan créatif ? Ils n'ont pas d'impact sur votre écriture ?

Charlie : La première fois qu'ils entendent l'album, c'est quand l'album est mixé.

Richard : Ils nous donnent une date et nous demandent si on peut leur produire un album pour cette date-là. C'est la seule chose qu'ils nous demandent. Sur le plan créatif, ils nous laissent toute la liberté que l'on veut, ce qui est super !


Aujourd'hui, vous êtes considéré comme l'un des groupes majeurs de la scène progressive. Comment expliquez-vous cela ? Pensez-vous que votre collaboration avec Mike Portnoy lors de la tournée avec The Shattered Fortress vous a aidé pour élever votre niveau de popularité ?

Charlie : C'est certain. Mike et Jordan (Rudess, le claviériste de Dream Theater, ndlr) ont beaucoup parlé de nous dans la presse. Aujourd'hui, on est amis. On a appris beaucoup avec eux, simplement en parlant avec eux. Tourner avec Mike a été une véritable expérience au niveau de l'apprentissage.


C'est fou, [Mike Portnoy] était notre héros , et tout à coup, on est entrés dans son univers !



Comment vous a-t-il rencontrés ?

Richard : Je crois qu'il a fait un top 10 de ses albums préférés de l'année en 2013 et qu'il y a mis "The Mountain". Puis on est partis en tournée aux Etats-Unis et il nous a vus ce soir-là.

Charlie : Je crois que l'on s'est contacté pour la première fois en 2013 ou en 2014. Il m'a d'abord écrit personnellement. Je ne sais pas du tout comment il a eu connaissance de mon e-mail d'ailleurs ! J'ai reçu un e-mail de Mike Portnoy pour nous demander si on voulait venir jouer au festival Progressive National At Sea, qui a lieu sur une croisière. Je croyais que c'était une blague ! C'est fou, c'était notre héros, et tout à coup, on est entrés dans son univers ! C'est un sentiment incroyable.


On parlait de Periphery tout à l'heure. On les a interviewés il y a quelques jours. Misha Mansoor a déclaré que le groupe n'avait pas la popularité qu'il méritait et qu'ils ne gagnaient pas beaucoup d'argent. Quelle est votre vision des choses pour Haken ?

Richard : Personnellement, je me considère privilégié d'être dans notre situation. Il y a tellement de groupes qui aimeraient être à notre place mais qui n'ont pas eu cette chance, alors je me considère privilégié. Quand je vois cette tournée, c'est encore plus le cas, avec ces salles pleines et tout ce monde qui vient nous voir.


Aujourd'hui, arrivez-vous à vivre de votre musique, ou avez-vous besoin de travailler à côté ?

Charlie : On travaille dans la musique, mais à différents niveaux. On enseigne la musique à des élèves. Je donne des cours de guitare par exemple. Ce serait bien si Haken pouvait devenir un travail à temps plein. On travaille dans ce sens-là.


Peut-être que votre tournée avec Devin Townsend va vous aider pour y parvenir !

Richard : Ça va nous aider ! A chaque nouvel album, on se rapproche de cet objectif. Jouer avec Devin, c'est la prochaine étape. On est heureux de pouvoir faire ça.

Charlie : Il faut être patient et y avancer progressivement. On va continuer comme ça.





Pour finir, nous avons commencé cette interview en vous demandant quelle était la question que l'on vous avait posée trop souvent. Au contraire, quelle serait celle que vous aimeriez que l'on vous pose ?

Richard : "Quel est ton roman préféré ?".


Et quelle est ta réponse ?

Richard : Je ne sais pas ! (Rires).


Et toi Charlie ?

Charlie : "Qu'est-ce que tu veux pour Noël ?". (Rires).


Merci beaucoup !

Tous les deux : Merci !




Plus d'informations sur http://www.haken.fr/
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