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ASYLUM PYRE (11 AVRIL 2019)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
-
Pour la sortie de "N°4" d'Asylum Pyre, Music Waves a une nouvelle fois rencontré Johann Cadot et la nouvelle venue Ombeline Duprat pour une riche interview au parfum d'écologie...
STRUCK - 07.05.2019
Music Waves a de nouveau rencontré la tête pensante du groupe, Johann Cadot et la nouvelle venue, Ombeline Duprat pour une longue interview véritée dans laquelle Johann se livre comme jamais en évoquant le passé du groupe et les différents changements de line-up et le plus marquant à savoir le départ de Chaos Heidi depuis remplacée par Ombeline... Une rencontre pendant laquelle il sera bien entendu question du sujet favori du groupe, l'écologie, pour un échange vif sur les solutions et la résistance à mener pour sauver ce qu'il peut encore l'être...


"N°4" marque un changement de chanteuse. C'est le premier avec Ombeline "Oxy" Duprat depuis le départ de Chaos Heidi. Qu'est-ce qui a engendré ce changement ?

Johann Cadot : Simplement, nous nous sommes séparés avec Heidi parce que nous n’avions plus trop d’intérêt à travailler ensemble…





Plus trop d’intérêt ?

Johann : Quand je parle d’intérêt, je parle niveau démarche musicale, nous n’avions plus les mêmes visions…


Les divergences n’étaient que musicales comme on a pu le constater par nous-mêmes en écoutant le nouveau projet d’Heidi (Funny Ugly Cute Karma) ?

Johann : Les divergences se situaient au niveau d’un certain investissement que ce soit niveau au niveau du temps que financier qui n’était pas cohérent avec ses attentes, les miennes… Il y avait une vraie discordance de point de vue !


Malgré tout, Heidi était très impliquée dans le processus créatif. Est-ce également le cas pour Ombeline ?

Johann : Oui, oui, elle a été très impliquée. Mais quelques morceaux étaient déjà bien avancés quand elle est arrivée. On a passé beaucoup de temps ensemble à maquetter les voix, à revoir tel passages, telles structures, telles harmonies, telles lignes mélodiques, tels placements… Sur cet album, Ombeline n’est pas arrivée avec un titre à proposer mais ça peut arriver dans le futur mais nous avons coécrit certaines parties de lignes de chant sur ‘On First Earth’, ‘Into the Wild’… en fait, sur tous les morceaux, à un moment donné, il y a une touche Oxy sur la façon d’interpréter…


Humainement et musicalement, il y a eu un vrai coup de foudre !





Après toutes ces années en compagnie d’Heidi, avez-vous craint que la recette Asylum Pyre perde de son efficacité ?

Johann : On a toujours une appréhension lors d’un changement mais dès l’écoute des maquettes, on s’est dit que ça le faisait ! Et puis, il faut savoir que quand nous avions changé la première fois de chanteuse, nous avions auditionné 32 chanteuses différentes et là, Oxy a été la première qu’on a rencontrée. Son arrivée s’est faite très naturellement ! Humainement et musicalement, il y a eu un vrai coup de foudre ! Humainement, car nous avons les mêmes tares (Rires) : on se comprend sur certaines choses ! Humainement, dans les échanges, les façons de travailler, de discuter sur un morceau… je ne suis pas toujours facile à comprendre…

Ombeline "Oxy" Duprat : J’ai appris à avoir un décryptage de Johann.

Johann : Parfois sur des incompréhensions, les gens vont mal interpréter alors qu’Ombelyne a ce recul pour comprendre qu’il n’y a pas de mauvaises intentions…


La puissance vocale d’Oxy que nous avions découverte avec "The Experiment N°Q" de Paolo Vallerga, est impressionnante sur l'album ? Est-ce que cela a ouvert de nouvelles perspectives artistiques à Asylum Pyre ?

Johann : Oui, mais ce qui est difficile c’est qu’on a l’impression qu’elle ne force jamais (Rires) ! Elle atteint des notes sans forcer… Donc oui, ça ouvre forcément des possibilités -pas uniquement sur la puissance- mais sur la variété des tonalités. Pour tout te dire, sur la puissance, comme elle ne forçait pas, j’avais le sentiment que ça manquait de puissance. Mais avec le recul, ce n’était pas le cas, la puissance était là surtout avec les arrangements vocaux.


Niveau chant, Johann, est-ce toujours toi qui growle sur ce quatrième album ?

Johann : Il y a trois growlers !


Qui sont-ils ?

Johann : Ombeline en fait quelques-uns

Ombeline : C’est assez disséminé sur cet album mais ce sera peut-être chose à travailler dans les perspectives du prochain album.


Le deuxième growler c’est donc toi Johann ?

Johann : Oui, et le troisième est Raf Penner de T.A.N.K qui vient faire les principaux growls quand c’est du lead et quand c’est vraiment important comme sur le titre ‘(D)ea(r)th’.


Comment allez-vous faire pour interpréter ces parties sur scène ? Ombelyne va monter en puissance sur cette partie ?

Ombeline : Ça peut être quelque chose à envisager. Nous nous répartissons plutôt bien le boulot. Mais c’est surtout une question d’enchaînement : il faut voir ce qu’il y a après les parties growlées. Souvent, il peut y avoir des passages qui s’entrelacent, tu peux couper mais du coup, tu peux perdre de la puissance si tu coupes trop tôt… Ce sont des arrangements que nous devons faire mais seulement sur ce type de chant.

Johann : C’est également valable pour des parties me concernant : des choses que tu fais en studio mais que tu ne peux pas reproduire sur scène. Tu peux éventuellement les modifier sur scène en découpant ou en répartissant le chant entre deux personnes… C’est en cours : ce sont des choses que nous allons tester, que nous allons revoir…


Autre changement de line-up, c'est désormais Fabien Mira qui officie en tant que bassiste. Est-ce que Asylum Pyre est une machine à broyer les bassistes ou de façon générale, après avoir déjà usé deux chanteuses, Johann, tu es juste invivable ?

Johann : (Rires) Pour l’anecdote, ce n’est pas Fabien qui officie sur l’album mais Pierre-Emmanuel Pélisson qui est aujourd’hui à la guitare dans le groupe (Sourire) !

Ombeline : En fait, on les recycle et nous restons dans la thématique écologique (Rires) !


Il y a plein de gens qui veulent faire le tour du monde et être une rock star mais le week-end ou le jeudi soir entre 22h et 22h30 et que tout ça ne coûte que 2 € !



Non seulement mais vous les améliorez en leur ajoutant des cordes…

Johann : (Rires) On les upgrade - ça va faire plaisir aux bassistes !
Mais pour répondre à ta question "Pourquoi il y a eu tant de changements de line-up ?", en fait, les raisons sont multiples : je ne suis pas certain qu’il y ait des départs pour les mêmes raisons. Il y a eu des raisons géographiques, des raisons de niveau - certains n’avaient pas le niveau -, des raisons humaines où on ne s’entendait pas…
Je l’ai déjà expliqué par le passé mais nous sommes partis de rien. Avant Asylum Pyre, je n’avais jamais fait de musique. Nous sommes partis avec un groupe qui ne savait pas jouer mais qui avait des ambitions sur le papier. Il y a plein de gens qui veulent faire le tour du monde et être une rock star mais le week-end ou le jeudi soir entre 22h et 22h30 et que tout ça ne coûte que 2 € ! Il y a eu beaucoup de discussions pour expliquer que faire partie d’un groupe demander un investissement, de travailler l’instrument, le jeu de scène… La majeure partie des départs était liée à ça. Après, j’ai des défauts, je sais que je suis très exigeant…

Ombeline : Je pense que c’est surtout ça ! Les gens prennent la musique comme un plaisir ou un hobby en oubliant que même si ce n’est qu’un hobby, cela te demande de la constance et un minimum de rigueur ! On ne peut pas tout le temps l’avoir -j e suis la première à être claquée quand je rentre du boulot et à juste vouloir me poser - mais c’est un travail de longue haleine, sur plusieurs mois… Les gens oublient qu’il y a une exigence et pensent qu’ils vont faire une première partie au Zénith en ayant bossé deux fois la gratte !
Il y a un gros manque d’endurance et d’exigence parce que si tu peux l’avoir dans ton boulot, tu n’as pas forcément envie de l’appliquer dans ton hobby… sauf que si tu as de l’ambition, il faut se donner les moyens !

Johann : Beaucoup de gens à notre place auraient jeté l’éponge au bout d’un album ou deux et tous ces changements mais nous avons continué avec le même nom. Donc tous ces changements se voient alors que d’autres vont de nouveau groupe en nouveau groupe si bien que les changements se voient moins.
Malgré tout, je ne renie pas certains torts que j’ai pu avoir par le passé : il y a 15 ans, je n’étais pas le même et dans ma façon de gérer le groupe, avec le recul, je me dis que je n’aurais pas dû agir ainsi…


Je ne suis parti de rien - je n’ai aucune formation musicale - et je suis fier d’avoir emmené ce groupe  [...] à ce niveau au milieu de groupes pro ou de niveau professionnel !





Tu as des regrets ?

Johann : Je regrette de ne pas avoir su prendre certaines décisions plus tôt et ne pas avoir su assumer certains choix. Aujourd’hui, je sais où je veux aller ! C’est con à dire mais je pense que j’ai été trop gentil par le passé, d’ailleurs, je me souviens d’une phrase de Didier Chesneau qui me disait que gentil n’était pas un métier et ce n’est pas un rôle à avoir en donnant leur chance aux gens en se disant que ça va le faire avec le temps, en bossant… mais finalement, non !
J’ai une autre vie dans laquelle je gère une quinzaine d’ingénieurs et ça se passe très bien. Et quand il s’agit de gérer 4/ 5 musiciens, ce n’est pas pareil !

Ombeline : Non parce que tu n’es pas payé, tu n’as donc pas la pression…

Johann : Encore une fois, j’ai probablement mes torts mais aujourd’hui, je suis sincèrement très fier d’avoir un groupe qui a réussi à faire cet album avec ce line-up. Je ne suis parti de rien - je n’ai aucune formation musicale - et je suis fier d’avoir emmené ce groupe - avec ces gens qui ont envie de s’investir dans cette aventure - à ce niveau au milieu de groupes pro ou de niveau professionnel !


La gageure d’Asylum Pyre [...] serait de faire des titres comme a pu faire Queen




Est-ce que le départ d’Heidi vous a incités à une prise de risque moins grande dans la composition avec des morceaux plus simples afin de ne pas plus dérouter les fans ?

Johann : Non ! J’ai toujours voulu faire des morceaux avec des refrains accrocheurs et c’est de là que partent tous les morceaux… Ce n’est pas forcément assez ressorti sur les précédents albums en raison de l’interprétation, des arrangements, de la production, de l’écriture peut-être aussi… mais nous sommes partis sur une ligne où il y a des morceaux peut-être un peu plus directs mais ça a toujours été le cas dans Asylum Pyre. J’étais encore hier au concert d’Avantasia et leurs refrains, c’est ce qui me fait le plus vibrer !
La gageure d’Asylum Pyre que nous avons réussi à faire sur certains titres et qu’on aimerait pousser dans le futur serait de faire des titres comme a pu faire Queen c’est-à-dire des passages hyper accrocheurs et en même temps des ambiances hyper différentes et des choses originales sur les couplets. Aujourd’hui, je pense que nous avons l’équipe pour le faire : pouvoir mélanger à un moment donné des refrains super accrocheurs et des passages qui seront totalement différents…


Bien que toujours aussi varié dans des styles métal divers, l'album contient des titres très accessibles avec des mélodies immédiates ('Sex, Drugs And Scars, 'On First Earth'), d'autres plus torturés ('(D)ea(r)th' ou 'MCQ Drama') et d'autres encore proches du speed/thrash comme 'The Right To Pain'. Vous aimez toujours autant jouer avec les extrêmes ?

Ombeline : Oui, d’autant que ça rejoint plusieurs questions qu’on a pu évoquer auparavant. Effectivement, Johann a une passion pour tout ce qui est power, je viens d’autres univers et en fait, c’est ce qui fait la richesse de l’album : comme nous venons tous d’univers musicaux différents… Johann apporte la grande base sur laquelle on a rajouté une espèce de feuilleté metal (Rires) !

Johann : Sur le titre 'MCQ Drama' par exemple, le parti pris du titre dont le thème est la difficulté à faire des choix était musicalement de ne pas en faire et de partir dans toutes les directions possibles : c’est ainsi que tu as un passage tribal, tu as des voix de tous styles, tu as un solo presque Zakk Wylde qui s’enchaîne avec un passage presque Helloween et à la fin, tu sors ton épée car c’est très épique (Rires) ! C’était vraiment le but !


Le chant est clairement mis en avant avec des guitares plus lisses, même dans les passages heavy ou speed et la batterie est plus linéaire. Pourquoi ces choix ?

Johann : Je ne saurais pas dire… Ce n’est pas forcément voulu ! Mais ce qui est certain c’est que par rapport à la batterie, il y a moins de breaks dans tous les sens -même si il y en a pas mal (Rires)- parce que nous voulions quelque chose de direct. Et notre batteur est quelqu’un qui sait groover. Aujourd’hui, il y a énormément d’albums metal dans lesquels les batteries sont telles que si tu avais mis des batteries programmées, ça aurait été pareil ! Quand Thomas joue, même si il joue un plan « linéaire », ça groove quand même et c’est sa force ! Il sait faire ça et on lui a fait confiance sur ce point. Il a ce groove naturel qui fait qu’on n’a pas besoin d’en mettre des tonnes et ça laisse plus de place aux autres instruments…


L'album a été enregistré en Italie sous la houlette d’Angelo Emanuele Buccolieri (Iron Mask, Magik Kingdom). Pourquoi ce choix et penses-tu que cela a influencé ce dont on parlait précédemment ?

Johann : Je ne sais pas… Il s’est vraiment mis au service du groupe. Il a une touche, Angelo est un magicien qui est adorable et a pris beaucoup de temps… Je pense que c’est un mec qui te fait faire les choses qu’il a envie sans te le demander mais sans jamais pour servir sa vision mais plutôt celle du groupe, ce qui n’est pas toujours le cas des producteurs qui souvent veulent plus t’amener vers ce qu’ils ont envie d’entendre et apprécient. Dans son cas, il écoute, il se fait une idée de ce que tu as en tête et fait tout ce que tu y arrives.

Ombeline : Je tiens juste à dire que ça n’a pas été juste un technicien : souvent ce qu’il se passe, tu fais une commande, tu payes un mec et il exécute. Dans son cas, tu arrivais en cabine, il savait exactement ce que tu allais chanter, il savait exactement comment te positionner… c’était un vrai confort pour nous tous. Et comme il s’était approprié les morceaux, parfois, il se permettait de faire des propositions.

Johann : Ça a été plus de l’amélioration que de vrais changements. C’était tellement plaisant qu’il a tourné avec nous en tant qu’ingénieur de tournée…


Ce mélange de metal et d'électronique aux multiples voix rappelle les Scandinaves de Amaranthe. Est-ce une comparaison que vous comprenez ? Qui vous plait ?

Johann : Oui, oui bien sûr ! Bien qu’ils soient décriés par la frange standard qui nous casse les couilles (Rires) et même si je trouve qu’honnêtement ils ont du mal à se renouveler, ça fait partie des groupes qui ont apporté un truc nouveau et ont ouvert des portes…


La gageure a été de faire quelque chose qui sonne moderne avec des ingrédients clairement old-school




Justement, nous trouvons que les compositions y sont beaucoup plus variées et recherchées que chez Amaranthe. Plus techniques également, très heavy et progressives dans l'esprit. Qu'est-ce qui guide vos choix artistiques ?

Ombeline : On en revient à ta question de nos influences c’est-à-dire que sur un titre comme '(D)ea(r)th' - comme j’écoute beaucoup plus de black - j’ai voulu à un moment donné qu’il y ait de la double pédale alors que ce n’est pas forcément les influences de Johann.

Johann : La gageure a été de faire quelque chose qui sonne moderne avec des ingrédients clairement old-school et d’y intégrer tout ce qu’on veut tant que ça reste cohérent. Il y a forcément des moments où on se répète mais ça me ferait chier de composer deux fois le même titre et ça me ferait également chier de composer un titre qui aurait été composé par quelqu’un d’autre auparavant.


Ce qui est rassurant c’est que je sais que nous sommes loin d’avoir exploité tout ce que peuvent apporter tous les membres du groupe à la musique d’Asylum Pyre




Pensez-vous que ces changements de line-up contribuent à éviter cet écueil de la redite ?

Johann : Clairement ! L’apport d’Oxy, de Thomas, de Pierre-Emmanuel mais également de Nils Coubaron qui a fait les grattes sur l’album… chacun a apporté quelque chose ! Et ce qui est rassurant c’est que je sais que nous sommes loin d’avoir exploité tout ce que peuvent apporter tous les membres du groupe à la musique d’Asylum Pyre. On a une palette de choses qu’on aimerait exploiter à partir de tous ces gens qui est énorme : je pense qu’on a de quoi faire !

Ombeline : Et puis, c’est également la première fois que nous travaillions ensemble et il a fallu s’apprivoiser, savoir comment travailler les uns avec les autres… Maintenant qu’on sait exactement ce dont on est capables, je pense que si nous arrivons à définir une vision pour le prochain album, on saura exactement quoi faire !


"N°4" dont le sous-titre qui n’est pas encore affiché est "Mandatory Awakening" qui signifie réveil obligatoire et qui est le début de la création de la résistance




L'écologie et la planète font partie de vos thèmes d'écriture favoris et c'est visiblement toujours le cas. C'est important pour vous de véhiculer ce message dans votre musique, notamment aujourd’hui où il semble y avoir un début de prise de conscience ?

Johann : En fait, on a posté récemment sur Facebook une image qui réunit les quatre albums et qui explique comment l’histoire à commencer avec le premier album "Natural Instinct ?" qui était la première prise de conscience et les premiers constats, ensuite avec "Fifty Years Later" une prise de conscience plus sur le long terme et une projection en 2060 et en allant un peu plus dans les détails de certains problèmes puis avec "Spirited Away", les dommages psychologiques que pouvaient engendrer l’éco-anxiété et aujourd’hui "N°4" dont le sous-titre qui n’est pas encore affiché est "Mandatory Awakening" qui signifie "réveil obligatoire" et qui est le début de la création de la résistance que vous allez voir bientôt sur un clip : tous les membres du groupe représentent des personnages qui en 2050 vont lancer la résistance dans un monde pré-apocalyptique en espérant que l’Apocalypse n’arrive pas…


N’est-ce pas déjà trop tard ?

Johann : Je pense qu’effectivement, il faudrait agir avant mais la thématique du concept montre que ce sera déjà trop tard en 2050.
Pour aller un peu plus loin, ce ne sont pas que des mots. Personnellement, j’ai changé de voiture il y a trois semaines pour aller vers de l’hybride.


Et est-ce écologique pour autant ?

Johann : C’est la solution la plus écologique aujourd’hui. Je travaille dans l’industrie de l’automobile et de l’aéronautique, justement la gestion de l’énergie montre que l’hybride est la solution la moins pire.


Et les voitures qui roulent à l’eau, l’huile… est-ce de la science-fiction ?

Johann : Tout est une question de vision globale et de prise en compte d’un carburant sur l’ensemble de son cycle de consommation. Par exemple, si on prend les bio-carburants à base d’huile de palme, on se dit que ça peut être la solution mais non, parce que pour créer ces bio-carburants, il faut abattre des milliers d’hectares de forêt…


Mais l’électrique est-il la meilleure solution ?

Johann : L'hybride n’est pas électrique, c’est réalimenté en permanence par de la récupération d’énergie au niveau du freinage…


Certes mais ta batterie est bien électrique qui pose un vrai problème de recyclage sans compter l’extraction des métaux ?

Johann : Effectivement, ça pose ces problèmes… mais comme je disais, ce n’est pas la solution miracle mais c’est la moins pire. S’il y en a une, la meilleure solution à court terme est le nucléaire mais il faudrait mettre tous nos efforts sur comment traiter les déchets nucléaires. Mais en dehors de cela, c’est la solution la plus propre aujourd’hui. Mais dire que la solution écologique est le nucléaire peut poser problème si tu n’éduques pas au préalable (Sourire)…


Le titre de l’album et son artwork sont-ils un clin d’œil décalé au N°5 de Chanel ?

Ombeline : C’est le cas ! Que ce soit sur la typo utilisée, la façon dont la pochette a été faite, on s’est clairement inspiré des publicités de parfum. C’est la raison pour laquelle tu as ces tons très blancs, très évanescents mais toujours avec le côté cynique c’est-à-dire qu’on a parlé d’écologie, du coup, le port du masque à gaz est customisé avec le logo et les strass : on respire de la merde mais bon, il faut quand même rester chic ! Tout est fait avec cynisme et d’ailleurs pour l’anecdote, une entreprise en Chine commence à fabriquer ce genre de masque customisé avec des petites incrustations de pierres parce qu’il faut rester fashion dans toutes conditions…





Ton discours amène à une question : tu es diplômée d’HEC, tu as travaillé chez Universal et tu es consultante en stratégie de communication. On fait cette promo avec Replica et désormais vous collaborez avec Dooweet mais pourquoi ne pas lui avoir confié la communication du groupe ?

Ombeline : Tout simplement parce que je ne travaille plus en tant que consultante en stratégie de communication, je travaille désormais dans le cinéma et la réalité virtuelle. Fut un temps où j’ai travaillé dans la communication mais j’ai totalement quitté ce milieu.


Mais même si ce n’est plus ton travail au quotidien, pourquoi ne pas avoir mis à contribution ton expérience au service du groupe ?

Ombeline : C’est un problème de temps et je pense que quand il s’agit de soi-même, on est souvent le plus mauvais conseiller. De la même façon qu’un médecin ne souhaite pas soigner les gens de sa famille.


Avant de se quitter, la tournée de 2016 avec Rhapsody vous a ouvert les portes de l'Europe. Qu'est ce qui est prévu dans les mois à venir ? Une tournée du même genre ?

Johann : C’est en préparation pour cet automne/ hiver…





Vous avez donc des touches mais vous ne pouvez pas les communiquer…

Johann : Exactement !


Rhapsody sort également un album dans les prochaines semaines, un vrai lien avec l’Italie notamment la production…

Ombeline : (Rires) !

Johann : Non, non, il y a plein de pistes à étudier (Sourire)… Et c’est du hasard parce qu’on a rencontré Angelo en tournée mais il était ingénieur son de Dushan (NdStruck : Dushan Petrossi d’Iron Mask et Magik Kingdom) qui est belge. Mais nous avons également trois dates avec Demons & Wizards fin mai/ début juin…


Merci beaucoup

Asylum Pyre : Merci à toi et toutes ces questions super sympa !


Merci à ProgRacer, Newf pour leur contribution...


Plus d'informations sur http://www.asylumpyre.com/
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