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Chaulnes Metal Fest - 20 Avril 2019


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
DEATH METAL
Pour cette édition 2019 le Chaulnes Métal Fest a mis les petits plats dans les grands avec une affiche riche et variée.
NOISE - 13.05.2019
A l’instar du Raismes Fest ou du BetizFest, le rendez-vous du Chaulnes Métal Fest est un incontournable pour Music Waves.  Depuis 2016 le festival nous ravit par ses affiches de qualité, une organisation parfaite au service de la cause métallique avec un tarif d’entrée très abordable. Cette douzième édition se déroule dans le centre socio-culturel de la ville picarde et elle a attiré pas mal de monde grâce à une programmation éclectique. Entre death metal, metal traditionnel et hardcore, elle confirme la volonté des organisateurs de ne pas se fixer de barrières et on ne peut que s’en féliciter.

C’est sur le coup de 16h30 que débutent les hostilités, la foule est déjà bien présente pour accueillir Morpain qui a l’honneur d’ouvrir. Le groupe a une longue carrière derrière lui. Depuis 2016 il effectue un retour en force avec un line-up renouvelé et un album, Fueled By Anger’ qui a fait son effet. Il œuvre dans un hardcore percutant avec deux chanteurs dont Gio qui officie également dans Oddism. Avant même le début, ce dernier pousse le public à s’avancer vers la scène avec une belle hargne et cela fonctionne pas mal. L’intro est énergique et fait monter l’ambiance puis c’est la bourrasque avec ‘Death’s Passenger’. Les deux chanteurs se complètent à merveille et hurlent avec hargne. Ce hardcore teinté de metal ne fait pas de quartier et dévaste tout porté par un excellent son. ‘This Demon’ confirme la curée avec un gros riff d’intro et un côté dévastateur qui fait jumper en rythme. La suite est toute aussi brûlante : ‘Misery’ puis ‘We Are Animals’ envoient lourd avec un petit côté death sympa. Tout cela décolle les oreilles et commence à faire bouger quelques agités dans le public. La deuxième partie de concert va être d’une sacrée intensité. ‘These Dark Ages’ fait tout aussi mal puis ‘Work On Die’ bouscule son monde avec férocité. Les chanteurs parviennent à leurs fins et quelques pogos se déclenchent. De son côté Viv descend dans la salle pour jouer de la guitare au milieu des gens dans une excellente ambiance avec un circle pit. Enfin ‘My Old Friend’ achève cette prestation de feu. Morpain a fait mal avec ce concert bouillant et percutant et a lancé la journée de la meilleure des manières.

Après cette bourrasque, la férocité reste à l’honneur avec Putrid Offal. Cette légende du death grind français née dans la grande époque au début des années 90 effectue un retour parfait depuis 2013 avec un disque costaud, "Mature Necropsy". Le quatuor écume les salles porté par Franck et Fred les deux vétérans en pleine forme. Cela va donner un concert de dingue avec un enchainement intense, pas loin de 20 titres seront joués avec une puissance à faire pâlir de jalousie les jeunes générations. Le décor est sympathique avec un côté hôpital et des musiciens en tenue d’infirmiers d’asile bien barrés. Dès le début le groupe bastonne avec une violence jouissive. ‘Livor Mortis’ est d’une intense brutalité, Franck hurle à s’en arracher les cordes vocales et ses compères tissent un univers grind décoiffant avec une maîtrise impressionnante. ‘Garroting Way’ est du death grind dans toute sa splendeur avec un chant semblant sorti des enfers. Il n’y a ni temps mort ni pause et le public est pris à la gorge sans avoir le temps de souffler. La salle est bien pleine, KO debout devant cette force de frappe qu’il faut savoir encaisser. Entre ‘Organic Excavation’, ‘Let There Be Rot’ ou ‘Necrotic Mutilation’ et ‘From Plasma To Embalming’ l’amateur est servi. Le temps passe aussi vite que les chansons sont courtes et déjà la fin de concert approche, et elle va être encore plus brutale : ‘Gurgling Prey’ puis ‘Symptom’ ne dépassent guère la minute et font mal. Dédicacée aux filles du public, la première a été un immense moment de grind digne de l’âge d’or. Enfin ‘Rotted Flesh’ et ‘Suffering’ achèvent en beauté une prestation d’une incroyable force. Putrid Offal a réalisé un carton, il a fait trembler les murs de la salle avec une prestation brutale qui a ravi les fans et les a laissés en nage.

Le ton va être plus accessible pour le commun des mortels mais l’intensité va être au rendez-vous. Gang ce n’est pas loin de 30 ans au service du heavy metal dans la lignée des grands du genre des années 80. Le groupe a le vent en poupe : il vient de sortir avec "Alle For One" un excellent cru et il sillonne les scènes sans relâche un peu partout en France mais aussi à l’étranger où il bénéficie d’une belle popularité. Après une intro classique pour annoncer les hostilités, le groupe dégaine un excellent ‘Warchild’. C’est un parfait moment de heavy metal avec un chant aigu maitrisé et un joli duel aux guitares entre Sylvain et Biggy dans un esprit à la Priest ou Iron Maiden. Avec ‘Devil In Me’, le groupe confirme sa forme. Le gros riff d’entrée fait son effet et Bill avec un charisme certain se met facilement le public dans la poche. Avec  ‘Another Tomorrow’ Gang dégaine un excellent titre épique digne d’un Maiden avec la basse en avant pour un résultat remarquable de feeling. ‘Lord Tell Me’ fait un joli carton avec son côté speed, un chant très haut et un rythme qui fait taper du pied. Bill salue le public et adresse un clin d’œil sympathique à Benighted et aux autres formations. Puis les titres s’enchainent avec efficacité. ‘Save Me’ est une jolie claque avec un excellent riff, un bon côté heavy old school, un refrain parfait et un break épique savoureux. Le public est à fond dedans et apprécie la leçon. ‘The Almighty’ cartonne avec un ton proche d’un Black Sabbath époque Dio tandis que ‘Follow Me’ évoque un prog métal à la Queensrÿche avec une superbe partie instrumentale. La reprise du ‘Doctor Doctor’ d’UFO fait son effet, ce titre restant un classique absolu. En fin de concert ‘The King Became A God’ et ‘All The Fool Around’ sont parfaites dans un style heavy puissant avec un chant haut perché. Gang a donné une jolie leçon de heavy metal mélodique. Le public a apprécié ce joli moment en forme de plongeon dans l’âge d’or du genre.

Le festival reste dans le heavy avec un grand nom de la scène française des années 80, ADX. Pour le groupe cette date est particulière, il n’a pas d’album à défendre et vient présenter son nouveau guitariste suite au départ de Betov. Pour le remplacer le groupe a déniché Neo Geo Fanatic, alias Arnaud, prof de guitare et virtuose bien connu des amateurs. Ce choix semble judicieux et pas mal de gens sont curieux de cette version du groupe. L’ambiance va monter d’un cran quand l’intro se lance. Sombre et teintée de mystère, elle fait bien réagir un public au taquet. Puis Didier, dernier représentant des temps anciens avec son compère Phil, lance ‘Mémoire de l’Eternel’ avec un gros roulement de batterie. Servi par un son puissant le titre est un carton servi par un riff costaud et un chant maitrisé d’un Phil en pleine forme. Le concert est lancé idéalement et la suite avec ‘La Complainte du Demeter’ enfonce joliment le clou. Le titre est une tuerie speed metal qui confirme que Phil n’a rien envier à nombre de jeunes chanteurs. Le succès est au rendez-vous et déjà le groupe joue avec un public qui apprécie pleinement cette prestation énergique. ‘Déesse du Crime’ enchaîne et avec un ton teinté de thrash elle met le feu. Aux grattes le nouveau duo assure parfaitement avec une jolie partie instrumentale. Très concentré, Neo Geo est déjà parfaitement intégré au groupe. Phil remercie ensuite le public et introduit le titre suivant, ‘Notre-Dame de Paris’, en rendant hommage à ce chef-d’œuvre récemment martyrisé. La chanson fait son effet avec un côté énergique faisant taper du pied et un joli final tout en nuances.

Les musiciens sont présentés dans une bonne humeur certaine. ADX réussit son pari avec ce concert et montre une fraicheur de jeune premier. Derrière ‘Red Cap’ est une jolie tuerie speed metal qui colle tout le monde au mur. L’accueil est parfait et Phil l’apprécie avec un nouveau speech sympa pour le public massé devant la scène. Les deux guitaristes montrent leur complicité avec un duel sympathique et maitrisé dans un esprit heavy old school. La dernière partie du concert s’engage et elle va être brûlante. ‘L’Etranger’ colle une claque de plus à tout le monde avec une facette speed puis ‘Suprématie’ fait un autre joli carton. Phil incite ensuite le public à chanter avec lui et le résultat résonne dans un bel esprit de communion. ‘Division Blindée’ est un tube au refrain fédérateur avec son mélange épique et heavy savoureux. Le public est bouillant et le final sur le classique ‘Caligula’ va être énorme. Julien fait un slam basse en main et ce titre speed est une franche réussite. ADX est venu et a vaincu en beauté. Son nouveau guitariste est déjà comme chez lui et à présent on attend de ce petit monde un album rapidement, histoire de prolonger cette belle histoire. Le public aura pris un plaisir certain avec ce heavy à l’ancienne mais foutrement puissant.

Le ton va rester heavy avec l’arrivée de Misanthrope. Le groupe français parcourt les routes pour célébrer ses 30 ans et propose des concerts exceptionnels revisitant sa riche discographie. Les fans sont au rendez-vous et attendent de pied ferme S.A.S et ses hommes. Misanthrope, c’est une certaine idée artistique, loin de modes fugaces avec un côté culte comme un secret ou un grand cru que l’on partage entre initiés. Ce concert va être exceptionnel avec son lot de grands titres servis par un groupe au sommet de son art. L’ensemble formé par Jean –Jacques Moréac, Anthony Scemama et Gaël Féret est d’une cohésion remarquable. Le trio fera preuve tout le long du concert d’une classe phénoménale, excellant dans tous les styles avec classe et brio. Il permet au groupe d’être une symbiose parfaite de death metal, de heavy, de progressif et d’avant-garde. Il sonne comme la rencontre parfaite entre Carcass, Celtic Frost et des groupes speed metal comme Helloween ou Running Wild. D’entrée le groupe colle tout le monde au mur avec ‘La Fabrique du Fataliste’. Le son est énorme, la basse de Jean-Jacques claque et SAS est en pleine forme. Il a un côté conteur fascinant et une puissance vocale qui ne bouge pas d’un poil malgré le temps qui passe. Le public est sous le charme  et est collé au mur par un solo d’Anthony. Derrière ‘Nevrose’ confirme cet excellent début, Gaël lance le titre avec un gros roulement de batterie et ce titre speed fait un carton. SAS prend le temps de parler avec le public pour présenter la tournée et derrière annonce un titre des temps anciens. Tiré du premier split CD introuvable "Hater Of Mankind" la chanson qui porte le même nom que le disque est une claque dans un ton death old school délicieux. La partie instrumentale en scotche plus dans un esprit que Death n’aurait pas renié.

Le voyage dans le temps ne fait que commencer. Avec ‘Libertines Humiliations', Misanthrope dégaine un titre aux paroles délicieuses dans un esprit hors normes et avec une autre grosse partie instrumentale. Désireux de bien fouiller sa discographie le groupe va chercher ensuite ‘Le Roman Noir’ extrait de "Recueil d’Écueils", sa compilation sortie en 2000. Le titre est une belle claque heavy de plus, parfaitement interprétée par un groupe concentré et au sommet de son art. Avec ‘Maudit sois-tu Soleil’ on retrouve ensuite une perle du passé, un de ces titres qui fait de Misanthrope un groupe à part avec son lyrisme théâtral si prenant. Servi par l’intro instrumentale d’’Aquarium’, ‘Solstice Of Poertries’ le titre fait parler l’émotion avec une partie instrumentale remarquable de feeling. Avec ‘Passion Millionnaire’ on retrouve un extrait un peu oublié de "Misanthrope Immortel" sorti en 2000, avec son excellent refrain et une belle facette heavy. Issu de "Sadistic Sex Daemon" de 2003 ‘La Marche des Cornus’ est ensuite un nouveau délicieux moment de poésie métallique avec un texte riche et une puissance heavy remarquable. Le voyage approche de la fin mais personne dans la salle n’a envie que cela se termine. Le temps semble arrêté et chacun savoure pleinement cette belle aventure. Le final va être dantesque, il y a d’abord ‘1666… Théâtre Bizarre’ issu du classique du même nom proposé en 1995. Entre la basse bien en avant, un son de clavier venu d’ailleurs et sa mélodie prenante, le titre reste un chef-d’œuvre absolu que l’on prend plaisir à déguster. Enfin il reste un classique avec ‘Bâtisseur de Cathédrales’. Cet extrait de "Visionnaire" est toujours aussi fort à apprécier et nous fait plonger dans le passé avec une classe rare. Ceci achève un concert formidable et que l’on aurait bien vu se prolonger. Misanthrope a célébré son anniversaire avec une classe folle, servi par des musiciens de grand talent. Le plaisir de retrouver SAS et sa bande reste intact malgré les années et on soulignera la gentillesse du chanteur venu dédicacer à son stand peu te de temps après son concert.

La soirée est parfaite mais n’est pas terminée, il reste un gros morceau avec Benighted. Depuis plus de 20 ans Julien Truchan mène sa barque avec détermination. Le temps qui passe et les changements de line-up ne l’ont pas refroidi. Aujourd’hui il est à la tête d’un groupe qui peut être fier de sa discographie avec des disques excellents taillés dans le meilleur d’un death grind percutant. Le groupe est attendu, sa férocité est connue tout comme sa capacité à mettre le feu. Chacun se souvient de sa prestation brulante en 2010 et le voir de retour en tête d’affiche est un plaisir. La salle est pleine et bouillante à l’idée de se prendre une bonne rasade de death metal. Après une intro calme, la tempête tombe avec ‘Reptilian’. Enorme de force, le titre met une ambiance de feu dans les premiers rangs. Ce pur moment de violence est d’une rare intensité porté par le chant de cinglé de Julian. Le succès est total et Julian s’adresse déjà aux gens pour les remercier en se souvenant de son passage mémorable au festival en 2010. Derrière ‘Let The Blood Spill Between My Broken Teeth’ enfonce le clou avec force.  Le public explose avec cette bombe death. Growls, slams et pogos s’enchainent avec des spectateurs déchainés.  Julian annonce ensuite une minute vingt-quatre de pure violence avec ‘Necrobreed’ et il ne va pas mentir. Digne d’une balle de révolver, le titre est d’une rare intensité et achève son monde.  Le groupe appuie sur l’accélérateur avec ‘Asylum Cave’, il ne fait pas de cadeau et brille avec ce death si percutant. Car cette brutalité est maitrisée, la force technique impressionne, les musiciens entourant Julian faisant le job avec classe. Il est à noter aussi que quelques spectateurs s’aventurent sur scène pour faire de jolis sauts dans la foule.

Derrière l’intro de ‘Martyr’, extraite du nouvel EP du groupe, permet de souffler un peu. Sombre et mystérieuse elle permet par un joli jeu de lumière de mettre en valeur le superbe décor. Puis c’est la guerre, Benighted met la fosse en fusion avec un death ultra brutal qui décolle les oreilles. La suite va être toute aussi intéressante. Il y a d’abord ‘Cum With Disgust’ avec un chant guttural qui est furieuse à souhait. Puis ‘Teeth And Hatred’ est un autre joli moment de death bien bourrin. Entre les deux Julian rend encore un bel hommage à un festival auquel on le sent attaché.  Puis ‘Collapse’ précédée elle aussi d’une intro lugubre est d’une folie complète, totalement dans l'esprit grind. La fin de concert est déjà proche, le groupe ne joue pas très longtemps mais au vu de l’intensité dégagée cela est sans doute préférable pour ne pas achever le public. ‘Slut’ puis ‘Versipellis’ sont deux nouveaux missiles qui continuent de faire des ravages dans la fosse.  Pour ‘Fœtus’ Julian accueille une invitée pour partager le chant et le duo formé par les deux va en scotcher plus d’un par sa puissance. Le final se fait sur ‘Experience Your et il est d’une sacrée brutalité, une bombe de plus lancée dans la tronche d’un public fatigué et en nage mais heureux. Suite à cela le groupe fait venir les organisateurs pour les mettre à l’honneur et faire la photo de famille traditionnelle dans une belle communion avec le public. Mais cela ne sonne pas la fin des hostilités, le groupe se lance dans une reprise de ‘Biotech Is Godzilla’ de Sepultura. Ce classique déjà costaud prend une tournure encore plus brutale avec une version à décaper les murs. Benighted a fait mal à tout le monde avec ce concert monstrueux de puissance. Il confirme sa force de frappe et son statut de patron du death grind hexagonal. Il conclut aussi une journée parfaite à tous les niveaux.



Il nous reste à remercier chaleureusement l’organisation pour la tenue parfaite de ce festival très attachant ainsi que la belle équipe de bénévoles qui accomplit un travail gigantesque et sans qui rien ne serait possible.



Plus d'informations sur http://www.myspace.com/brutalbenighted
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