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Headbanger's Balls Fest 2019 - 4 Mai 2019 - Izegem


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
METAL GOTHIQUE
Pour son édition 2019 le Headbanger's Balls Fest nous propose une affiche riche et variée avec en point d'orgue les maîtres du métal gothique.
NOISE - 23.05.2019
Pour sa huitième édition, le Headbanger’s Balls Fest propose une affiche riche comme à son habitude.

Toujours organisé à Izegem le festival affiche quasiment complet et d’entrée avec Carneia la salle est bien remplie. Œuvrant dans un post métal teinté d’alternatif le groupe belge va coller une claque à l’assistance. Il mixe puissance et mélancolie à fleur de peau avec grâce. Avec ‘Lady Down’ il impressionne, Jan Coudron hurle sa rage avec intensité puis le mélange se fait avec élégance. Il y a de la tristesse et de la force, l’esprit de Tool plane avec un Jan comme possédé. L’ambiance est feutrée, le public est attentif et apprécie le concert. Avec ‘The Making Of The Universe’ ou ‘Black Coffee’ le groupe propose un joli voyage avec un esprit digne d’un Faith No More pour le côté fou et aérien. La fin de concert est parfaite, ‘Alter Ego’ et ‘White Collar’ scotchent au siège avec une partie instrumentale de haute volée. Carneia a été excellent, mixant les styles avec efficacité et a été une jolie découverte pour beaucoup.

Chalice enchaine ; la formation de Beveren évolue entre death et thrash depuis 20 ans et devant une salle pleine elle va faire un carton. Après une intro sombre idéale pour amener l’ambiance, le groupe débarque sur ‘Amongst The Damned’, Pieter se la joue film d’horreur avec masque et hache à la main. Le titre est une mise en bouche parfaite, concentré de puissance pure il remue son monde. L’accueil est excellent, ‘Eternal Sleep’ enfonce le clou. Entre Testament et Hypocrisy il fait bien remuer la tête. ‘For You’ est une belle claque, après un début sombre et calme elle tabasse sévèrement un public qui apprécie la leçon.  Derrière ‘Why’ puis ‘Cult Of Serpents’ cartonnent tout autant, le growl de Peter est énorme et il se plait à remuer la foule. Enfin ‘Musings Of The Bank’ puis ‘A Death Without Warning’ achèvent le concert en beauté. La seconde avec de nouveau un côté plus calme et mélancolique est une réussite totale avec une montée en puissance bien sentie. Chalice a délivré une solide prestation, et confirme qu’en live il est une machine de guerre.

Avec Komah nous retrouvons une formation bien connue des fans puisqu'elle écume les scènes partout en Belgique. Elle est prête à mettre le feu avec un metalcore rentre-dedans. D’entrée avec ‘Bullets Replaced Words’  le groupe va droit au but sans faire de quartier. Le son est parfait, le chant de Leny est puissant et intense et cela donne une claque énorme taillée dans le meilleur du genre. La suite va être brute de décoffrage, le groupe montre une force de frappe certaine et fait remuer les têtes et les jambes. L’accueil est sympathique et avec entre autre ‘Walking Ghosts’, ‘Flashing Nigthmares’ et ‘Not Alone’ il enfonce le clou. On retrouve la patte d’un Soulfly avec une envie de jumper et la force d’un Pantera. On apprécie en outre des passages plus calmes et accessibles qui aèrent les titres. Lemy chauffe le public et le succès est au rendez-vous. La suite est percutante, des missiles comme ‘New Life’, ‘Buried’ ou ‘The Birth’ ne font pas dans le détail et enflamment un public enfin moins sage. Sur la dernière chanson Leny va même slammer dans la fosse dans un bel esprit de communion. Komah a proposé une grosse prestation avec un excellent mix entre puissance et mélodie.

Avec Ostrogoth nous partons vers un horizon heavy metal à l’ancienne. La légende belge est très attendue avec de nombreux fans massés devant la scène.  Le groupe a eu de nombreuses vies et continue son combat au service du metal avec une sacrée pêche. Il va nous le prouver avec éclat : d’entrée l’intro met dans l’ambiance avec un côté sombre old school. Puis avec ‘Rock Fever’ le groupe balance une décharge de pur heavy mélodique avec chant haut perché maitrisé, riff énorme et solo de feu. ‘Shoot Back’ est tout aussi efficace avec le même ton heavy rentre-dedans. Le concert est bien lancé, Joey remercie le public par un speech sympa, l’accueil est parfait et la suite va être délicieuse. ‘Love in The Streets’, ‘Heroes’ Museum’ puis ‘Stormbringer’ s’enchainent à merveille. Les refrains sont percutants et ces grands moments de heavy sont savourés avec délectation par le public. Derrière, ‘Ecstasy And Danger’ fait un joli carton avec un ton plus sombre et heavy dans un esprit à l’ancienne. La seconde partie du concert démarre avec ‘Do It Right’. Joey prend la guitare et cette power ballade fait son effet avec un feeling 70’s tout en finesse. Ensuite le heavy revient à la charge avec un excellent ‘Last Man Standing’ taillé dans le meilleur du genre. ‘Clouds’ est un tube parfait avec ce refrain fédérateur qui déchaine tout le monde. Après un excellent solo, ‘Queen Of Desire’ est un joli carton avec sa force épique. ‘Paris By Night’ est tout aussi délicieuse avec un refrain de qualité. ‘Too Hot’ est lancé avec puissance par Mario derrière sa batterie. Le titre est une claque heavy. Après les présentations sympathiques le groupe achève son concert avec le classique ‘Full Moon’s Eyes’. Épique, mélodique et rapide il est parfait pour finir les hostilités. Ostrogoth a donné un excellent concert et ravi le public, il confirme que le temps qui passe n’a guère de prise et qu’il faut bien compter avec lui.

Après cet excellent moment, place à Dagoba. La formation française vient de faire un carton avec la tournée warm up du Hellfest. Les Marseillais sont une machine de guerre bien huilée qui sait mettre le feu. Le public est bien là et patiente avec une longue attente avant le début des hostilités. Mais l’attente en valait la peine. Après l’intro empruntée à Dracula qui instaure une ambiance glacée, ‘I Reptile’ est une démonstration de force. La tempête s’abat sur la salle, toujours aussi charismatique Shawter est au top. L’intensité est énorme, le groupe est là pour en découdre et il le fait avec rage. La suite est tout aussi incroyable de force, la face industrielle prend à la gorge, les lights ajoutant une belle force à ce côté robotique glacial. Tout cela tabasse sévèrement, au milieu de cette furie ‘Black Smokers’ est une jolie démonstration. Il y a du Fear Factory là-dedans, notamment quand Shawter épate avec un chant clair maitrisé. Cette première partie a été énorme et le public se remue mais pas autant que l’on pourrait l’espérer malgré les efforts d’un Shawter qui mouille la chemise.

Après l’interlude ‘Tenebra’ qui porte bien son nom, la folie redémarre de plus belle avec ‘Inner Sun’ puis ‘The Infinite Chase’. La première est une claque avec son côté hypnotique dans le chant clair, ses samples bien utilisés et un côté puissant et remuant. La seconde est tout aussi énorme avec une facette martiale remarquable. ‘When Winter’ déboite avec un côté claque dans la tronche intense. Shawter n’hésite pas à aller au contact en grimpant sur les barrières et arrive à faire bouger les premiers rangs. L’interlude ‘Epilogue’ voit enfin un petit wall of death se réaliser puis ‘The Sunset Curse’ démonte avec une batterie mitraillette impressionnante. Le final va être tout aussi énorme, ‘Vantablack’ est d’une puissance rare, ‘Stone Ocean’ est tout aussi méchante. Avant cette dernière Shawter a un mot sympathique pour Moonspell avec qui il a déjà partagé la scène. La fin est proche et ‘The Great Wonder’ assomme bien son monde. En sueur Shwater salue la foule bouteille à la main. Puis ‘The Things Within’ achève les hostilités en beauté avec la même force entre néo thrash et indus. Dagoba a proposé un concert méchant et nerveux. En puisant au fond de ses tripes pour remuer le public, il a fait plaisir avec ce côté urgent sans concessions.

Le festival est déjà une réussite mais il est loin d’être fini. Avec Enforcer il accueille un gros client. En à peine dix ans et quatre albums brûlants il est devenu un des fers de lance de la nouvelle génération bercée au son de la NWOBHM. "Zenith", son petit dernier vient juste de sortir et montre un groupe très mature, qui dévie un peu du heavy speed pur et dur mais qui sait coller de belles claques. Le groupe est très attendu des amateurs de ce son à l’ancienne. D’entrée l’intro donne le ton, le ‘Diamonds & Rust’ de Judas Priest fait son effet et chauffe la salle. L’entame se fait avec le premier single du dernier album, ‘Die For The Devil’. Teinté de glam et très accrocheur, le titre fait un joli carton. La voix éraillée d’Olof est parfaite tout comme les chœurs sur un excellent refrain. Le groupe retrouve ensuite un ton speed avec une autre nouveauté, ‘Searching For You’. Old school dans l’esprit de Judas Priest il déboite avec un gros refrain et un solo de feu. Le trio de titres qui va s’enchainer ensuite va électriser la foule. ‘Undying Evil’, ‘From Beyond’ et ‘Death Rises This Night’ sont taillées dans le meilleur d’un speed entrainant. Le groupe est en pleine forme et délivre une prestation de haute volée. La salle est bouillante et apprécie cette leçon digne des grands des années 80. Toute récente également ‘Zenith Of The Black Sun’ est un joli compromis entre puissance et mélodie avec un bon gros riff d’entrée.

Avec ‘Mesmerized By Fire’ Enforcer colle une claque avec une batterie en avant et des parties de guitares brûlantes. Dernière nouveauté ‘One Thousand Years Of Darkness’ confirme la tendance plus mélodique. Le titre est une réussite qui fait taper du pied avec une facette accrocheuse irrésistible. Le concert entame son sprint final et il va être bouillant. Avant ‘Run For Life’ chacun savoure un excellent solo de guitare puis le titre fait un tabac. ‘Scream Of The Savage’ est ensuite un autre excellent moment qui envoie la sauce et déchaîne les fans. Le concert se termine sur un énorme ‘Take Out Of This Nightmare’, classique qui fait son effet avec une belle montée en puissance, un refrain énorme repris en chœur et un break plus calme. Le groupe se retire mais revient bien vite pour des rappels réclamés avec force. ‘Destroyer’ puis ‘Katana’ font mal avec leur ton speed jouissif. Puis le final se fait avec ‘Midnight Vice’. Le titre achève le public avec la même classe et une puissance de feu énorme. Enforcer a proposé une solide prestation, les nouveaux titres s’incrustent parfaitement aux autres et montrent que le groupe n’a rien perdu de sa force. Il a enflammé le public et confirmé qu’il était désormais un nom établi en matière de heavy metal mélodique.

Il reste un groupe pour finir cette riche journée. Le festival accueille avec Moonspell un grand nom de la scène métallique. Le groupe portugais est très attendu, sa venue est un évènement que personne ne veut rater et la salle est blindée. De plus il s’agit d’une des dernières dates de l’ère de l’album "1755" et elle permet de retrouver le groupe entre deux tournées. Pour ce concert en tête d’affiche, le groupe sort le grand jeu avec un décor splendide et des lumières magnifiques. Le début du concert est consacré à "1755" et force est de constater que le côté théâtral du disque est taillé pour la scène. Ce premier quart d’heure nous plonge dans l’histoire du tremblement de terre survenu à Lisbonne. Le début avec ‘Em Nome Do Medo’ est prenant. Initialement sorti sur "Alpha Noir" le titre est parfait dans ce contexte. Il y a ces bruitages pour rentrer dans l’histoire puis Fernando débarque en costume de marin lampe à la main. Chanté avec force conviction, le titre est une claque qui monte en puissance pour bien éclater avec un solo brillant. ‘1755’ voit Fernando porter le masque de la peste. Le titre est une claque de heavy gothique flamboyant porté par un chant flamboyant et épique. L’ambiance est énorme et on ressent toute l’âme du Portugal dans ce récit tragique. Fernando s’adresse ensuite à un public totalement immergé dans le concert. Puis ‘In Tremor Dei’ est un formidable moment, plongeon total avec un Fernando conteur d’histoires. Le clavier se fait une belle place, donnant le côté sombre et épique qui fait le charme de la chanson.

Passé ce premier acte brillant et d’une rare intensité, Moonspell va dégainer trois gros titres de sa riche histoire. ‘Opium’ est toujours aussi jouissive, Fernando alterne entre growl et voix profonde très pure avec aisance et ce bijou de métal gothique fait un carton. ‘Awake !’ enchaine et est tout aussi parfaite, le groupe est en pleine forme et rend parfaitement honneur à ces trésors. Le chant est excellent et l’alliance entre clavier et guitare fonctionne à merveille. ‘Night Eternal’ est une claque, entre death et gothique le titre est une bombe avec un refrain énorme, des chœurs délicieux et une mélancolie à fleur de peau. Le retour à "1755" se fait avec ‘Ruinas’. La chanson est tout aussi forte émotionnellement et nous replonge dans ce drame avec un mix remarquable entre gothique et influences orientales. Après ce moment de grâce, le groupe enchaine ‘Breathe’ et ‘Extinct’, deux perles qui nous rappellent la force de l’album "Extinct" avec leur force heavy, l’alternance parfaite entre chant clair et growl et un côté gothique délicieux. On retrouve ensuite un extrait de ‘The Antidote’ avec ‘Everything Invaded’. A fleur de peau le titre est une petite merveille d’une belle force d’âme qui monte en puissance de manière admirable. On ne peut que souligner le travail au clavier pour poser cette ambiance sombre et profonde. Le final approche et il va remettre à l’honneur "1755". ‘Evento’ puis ‘Todos Os Santos’ ont un côté cinématographique avec des chœurs parfaits et une puissance émotionnelle rare. Sur la deuxième Fernando illumine le public avec une croix pour un effet réussi en forme d’hommage au Portugal. Le public est à fond et le final va le faire exploser de belle manière. Fernando rend  un bel hommage aux groupes de la journée et au festival et ses organisateurs. Puis ‘Alma Mater’  fait un carton. Ce monstre de métal gothique reste un classique absolu repris en chœur par le public dans un bel esprit de communion. ‘Full Moon Madness’ achève le concert de la meilleure des manières. Tout aussi fédérateur il fait son effet avec son côté mélancolique si prenant. Moonspell a fait honneur à son statut de tête d’affiche en donnant un concert de grande qualité, et chacun dans la salle a apprécié cette brillante prestation. Rendez-vous est pris pour la tournée d’automne avec Rotting Christ, que l’on imagine brûlante.

Il nous reste à remercier les organisateurs pour leur accueil et leur travail formidable au service de la cause métallique.



Plus d'informations sur http://www.moonspell.com
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