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PRESS GANG METROPOL (27 MAI 2019)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
POP
Remarqué avec "Checkpoint", Press Gang Metropol nous revient avec un deuxième album "PointBlank", immersion dans la cold wave des années 1980...
STRUCK - 19.06.2019
Fondé sur les cendres des gothiques de Corpus Delicti, Press Gang Metropol s'était fait remarqué avec un premier album "Checkpoint", quelques années plus tard et plusieurs changements de line-ups, le groupe revient avec un "PointBlank" et compte bien nous faire remonter le temps avec sa cold wave tirée des années 1980 en se posant en tant qu'alternative compréhensible d'Indochine...


Nous aimons commencer nos interviews par cette question : quelle est la question qu’on vous a trop posée ?

Sébastien Bernard : Nous n’avons pas encore assez fait d’interviews pour en avoir marre, nous ne sommes pas encore assez frustrés des questions…


Ça tombe bien car je vais faire dans la question bateau : à l'origine trois des vôtres faisaient partie de Corpus Delicti (dont un livre avait été édité en 2011 par Camion Blanc), est-ce que Press Gang Metropol s'inscrit dans la continuité directe de Corpus?

Pour le coup, je ne faisais pas partie de Corpus. Mais Christophe qui est le dernier membre restant de Corpus a monté Press Gang Metropol dans la continuité de ce qui se faisait en gothique plus rock anglais plus rock moderne avec des influences très proches d’Interpol, The Editors… C’était vraiment l’idée !
Les choses ont fait qu’à un moment, chacun des autres membres ont voulu aller vers autre chose : Frank a monté Curl, Sébastien le précédent chanteur a créé Kuta et donc Christophe a repris les rênes de Press Gang Metropol.
J’avais adoré le premier album et vu que nous sommes du même coin, je les ai contactés en disant que leur musique me faisait kiffer et s’ils cherchaient un chanteur et fin 2015 - début 2016, j’ai intégré le groupe.





Il ne reste plus qu’un membre de la première mouture de Press Gang Metropol qui était lui-même prolongement de Corpus Delecti. N’avez-vous pas envisagé de changer de nom de groupe ?

On fait une musique qui suit cette idée. Comme je te l’ai dit, j’ai intégré le groupe parce que j’aimais vraiment ce qu’ils faisaient : je ne suis pas arrivé dans l’idée de changer la recette. Clairement, une grosse partie de l’ancien Press Gang Metropol était composée par Christophe et maintenant, c’est lui qui écrit toute la partie musicale : c’est logique de continuer là-dessus.


Dans votre œuvre on sent l'influence de Cure, New Order, The Cult, Joy Division. On peut également parler de la vague cold française avec les Complot Bronswick, Charles de Goal, Marc Seberg, Trisomie 21, est-ce que vous revendiquez cette influence et considérez que la France a eu aussi son mot à dire, sans avoir les mêmes tirages?

Bien sûr, par exemple, j’ai découvert récemment Rendez-Vous qui fait une cold pure et dure et qui pour moi, fonctionne parfaitement bien !
Pour ma part, je préfère la new wave et le rock que la cold mais c’est vrai qu’il y a eu une période cold très forte entre 1984-1988.


Nous avons à peine commencé cette interview et nous ne cessons de parler de groupes des années 1980. La question est de savoir si vous n’êtes pas en décalage, existe-t-il encore un public pour cette musique ?

En fait, on s’en fout !


Les groupes des années 1980 font encore recette !




Oui, mais vous faites une promo qui représente un investissement, c’est que vous espérez un retour…

Bien sûr ! Depeche Mode remplit encore des stades. Les groupes des années 1980 font encore recette !


Mais ils le font sur leur nom et c’est toute la difficulté finalement pour un groupe comme Press Gang Metropol.

Peu importe parce que pour ce qui est de l’art : à un moment, si tu es habité par ce que tu fais, tu as besoin de le faire.


Les groupes des années 1980 ne sont plus vraiment des années 1980 parce qu’ils sont encore d’actualité


D'un point de vue artistique que tu as soulevé, nous avons bien apprécié ce que vous faisiez mais n’est-ce pas dommage de se dire que votre musique aurait plus été dans l’air du temps et aurait cartonnée il y a 30 ou 40 ans ?

Pour moi, les groupes des années 1980 ne sont plus vraiment des années 1980 parce qu’ils sont encore d’actualité. J’écoute Nick Cave, Mark Lanegan que je vénère… et ils sont encore pertinents et ont encore des trucs à dire !
Cette musique s’adresse à un public de connaisseurs et finalement, ce n’est pas si mal de s’adresser à des gens qui aiment encore ce type de musique et qui cherchent à l’écouter, plutôt que passer à côté d’une grosse vague générale qui par essence s’écroulera et les groupes disparaîtront avec…


Et quel est le plan pour faire découvrir de la majorité de ce public de connaisseurs : ouvrir pour un de ces grands groupes ?

A un moment, on va tout faire pour…


Nous voulons avoir un son moderne : c’était essentiel pour nous d’arriver avec une production de 2019, nous ne voulons pas faire dans la nostalgie !





… mais est-ce que comme un Metallica, c’est 100.000 € la date ?

Sauf qu’on n’a pas 100.000 € (Sourire) ! Jusqu’à présent, on a eu de la chance, tous les retours sur le disque sont bons. Ça veut que nous ne nous sommes pas plantés sur ce qu’on a fait et on ne s’est pas plantés parce qu’on n’a rien calculé ! L’idée était de prendre toutes nos influences et les mélanger mais ce ne sont pas des influences que nous avons cherché à créer, ce sont celles qui sont ancrées en nous et nous avons fait en sorte que ça sonne moderne et ne pas aller dans la direction de ces groupes de jeunes de 20-25 ans qui viennent de découvrir cette musique des années 1980 et qui font cette musique mais avec le son des années 1980. Nous voulons avoir un son moderne : c’était essentiel pour nous d’arriver avec une production de 2019, nous ne voulons pas faire dans la nostalgie ! On veut faire comme des groupes comme Rendez-Vous qui ont une vraie prod’ moderne !


Et dans le prolongement de la question précédente, quel serait la première partie rêvée et abordable ?

Rêvée : ce serait Depeche Mode mais abordable (il réfléchit)… sans être un grand fan, je dirais Indochine ! Même si je ne partage pas tout avec eux, je pense que nous avons un public commun !


Et puis, ça serait l’occasion pour vous de montrer qu’on peut faire ce type de musique et ne pas chanter faux…

(Rires) Ce n’est pas tant la qualité du chant qui me gêne, c’est juste que je ne comprends pas ce qu’il veut dire, je ne comprends pas le sens des textes et pour moi, c’est un problème ! Pourtant, j’ai vu la vidéo du making-off de "Black City Parade" où il écrit les paroles et on sent qu’il a une démarche… clairement, il a un truc à lui que les fans acceptent et c’est l’essentiel…


On l’a abordé, pour ce deuxième album de Press Gang Metropol, le groupe change totalement son line-up. Toi, Sébastien Bernard remplaces Sébastien Pietrapiana. Est-ce une condition sine qua non de s’appeler Sébastien pour être chanteur de Press Gang Metropol ?

(Rires) Quand tu es né dans les années 1980, tu as beaucoup de chance de t’appeler soit Sébastien, Julien… Finalement, ça signifie que je suis né à la bonne période pour chanter ce type de musique. Par exemple, si tu t’appelles Kevin, c’est plus compliqué (Rires) !


Vous revenez pour "Point Blank", votre second album après trois EP. Le titre de l'album justifie votre besoin de prendre un (nouveau) départ et de faire table rase du passé?

Oui et non ! Quoi qu’il arrive, rien que le fait de changer de chanteur change forcément la couleur d’un groupe. Même si je connais Sébastien Pietrapiana et j’aimais beaucoup son timbre à la David Bowie, je trouvais ça vraiment très intéressant, le fait de changer de chanteur est un changement de cap pour un groupe par la force des choses.
Il y a également eu un changement de batteur, un guitariste supplémentaire… Je me suis également beaucoup investi dans la production, j’ai donc apporté ma patte en plus…


Ce n’est pas un groupe démocratique parce que Christophe est le leader du groupe


… c’était la question suivante, ce groupe n’est pas une dictature mais bien une démocratie ?

Ce n’est pas un groupe démocratique parce que Christophe est le leader du groupe : en arrivant, il a fallu adapter mon chant pour qu’il corresponde à sa musique.


Et que ça colle avec les titres du précédent album. A ce titre, as-tu eu des difficultés pour t’approprier ces titres ?

Alors, je ne me suis pas pris la tête parce que nous avons plus ou moins la même tessiture : je n’ai pas de galère technique à aller la chercher. Donc en gros, je chante avec moins d’intensité avec mon timbre mais je ne change pas ce qu’il a fait parce que pour moi, les morceaux sont bons -c’est ce qui m’a donné envie de rejoindre le groupe- donc je n’ai pas envie de les changer : à la limite, si un titre ne me plait pas, on ne va pas le jouer.


Il a fallu que je trouve le bon dosage pour amener la bonne émotion dans la chanson et ne pas la laisser être écrasée par le chant ou à l’inverse ne pas être écrasé par la musique.




En définitive, il y a une liberté de la presse (e Gang Metropol) dans le groupe… Vous avez tous le droit de cité ?

(Rires) Joli ! Bien sûr, on a tous le droit de cité. Par exemple, dans la composition, Christophe écrit 90% du squelette de la musique. Je viens avec mes lignes de chant. On adapte la structure pour que ce soit pertinent parce que peut-être que son couplet est pour moi un refrain : on va donc rechanger la structure du morceau pour qu’on arrive à tomber d’accord.
Pour les premiers essais sur les compos, ça n’allait pas : je n’arrivais pas à trouver la bonne couleur, la bonne retenue qui allait avec les morceaux et dès qu’on l’a trouvée, on avait trouvé la ligne directrice de l’album : dès que le couplet d’‘Orphans’ est sorti, on s’est dit que c’était le bon dosage, la bonne émotion…
Il faut savoir que je viens d’une musique un peu plus brutale, je suis donc arrivé en mode énervé (Sourire), les autres membres du groupe m’ont dit qu’il fallait que je me calme… Même si je connais tous les codes par cœur de Depeche Mode et compagnie, quand tu les fais toi-même, tu as une part d’énergie que tu crées en plus… Du coup, il a fallu que je trouve le bon dosage pour amener la bonne émotion dans la chanson et ne pas la laisser être écrasée par le chant ou à l’inverse ne pas être écrasé par la musique.
 

Pour les textes, d'où te vient l'inspiration pour les paroles ? Nous parlions des textes d’Indochine tout à l’heure, tu prends leurs textes et tu les complètes ?

Bravo, c’est pas mal du coup, je la ressortirai (Rires) !
Non, pas du tout. Mes textes sont autobiographiques à 90%, ce sont des expériences de ma vie.


[La musique] me permet de dire des choses que je ne pourrais pas dire ailleurs.


Même si le premier morceau est enjoué à la façon New Order, la suite est légèrement plus sombre…

C’est un exutoire. Cela me permet de dire des choses que je ne pourrais pas dire ailleurs. Tout ce que je ne peux pas dire aux gens, je le passe par là.


On évoquait le premier morceau qui nous rappelait New Order, pourquoi avoir commencé l’album avec autant d'entrain?

On ne savait pas trop comment faire rentrer ce titre dans le disque parce qu’on ne voulait pas qu’il fasse un mauvais rebond dans l’ambiance. Et en fait, j’ai toujours l’image de moi allant à la Fnac et mettant le casque pour voir ce qu’il se passe et j’ai acheté plein de disques pour le début : j’ai toujours en tête cette année 1995 avec Dissection -j’écoutais vraiment des trucs de bourrins- et j’ai acheté "Storm Of The Light's Bane" l’intro du disque est un hyper tendu et j’ai pris le disque juste pour l’intro après c’était la claque mais bon… Bon Dissection n’est pas vraiment un groupe que je cite en influence normalement en interview pour Press Gang Metropol (Rires) !


Malgré tout, vu tes influences, n’as-tu pas envie de te lâcher sur certains passages ?

Non ! On ne l’explique jamais dans la biographie, mais j’ai fait partie d’Artefact pendant 7 ou 8 ans - un groupe de black metal avec lequel on a sorti 3 albums et joué au Wacken en 2004 a croisé Dio, Mayhem en backstage.


Tu as donc un vrai vécu metal, tu n’as donc plus d’envie de ce point de vue ?

Pas du tout ! Quand Artefact s’est arrêté en 2011, il a fallu 5 ans pour reprendre un projet sérieux et savoir ce que je voulais faire parce que je n’ai plus d’envie dans ce style. Et aujourd’hui, quand j’ai des choses à dire, elle passe par autre chose que le metal.


Pour revenir à ce nouvel album de Press Gang Metropol, l'intro de ‘Stalemate’ nous rappelle un peu ‘Musica Ricercata’ de Ligeti…

… (Il coupe) Je vois parfaitement pourquoi tu dis ça avec les demi-tons…


… est-ce que c'est la chanson que vous feriez écouter à quelqu'un qui ne vous connaîtrait pas?

Oui, on avait une petite vidéo pour un studio et clairement, on a fait ‘Stalemate’ parce qu’elle est abordable, elle a la tension de la cold, l’énergie du rock moderne, un peu tous les éléments, un refrain vraiment prenant… D’ailleurs, ce sera la prochaine vidéo de l’album.
Encore une fois, je vois parfaitement ce que tu veux dire avec Ligeti qui ramène à "Shining" avec ces gros synthés années 1980 avec un refrain un peu fin 1970…


On sent dans MMT une excellente synthèse entre le chant un peu euphorique et le caractère urgent du morceau. Que signifie le titre : on a deux hypothèses Methylcyclopentadienyl manganese tricarbonyl (en français méthylcyclopentadiényle tricarbonyle de manganèse : un additif pour carburant) ou l'album "Magical Mystery Tour" des Beatles?

Ni l’un, ni l’autre… Cela vient d’un bouquin de science Magneto Magnete Tellios qui est un bouquin du XVIe siècle qui parle du champ magnétique terrestre : il faut vraiment aller le chercher…


Et pourquoi ce titre et quel est lien avec les textes ?

Le texte parle de trouver sa place dans le monde, se projeter sur la vie terrestre : je suis très cartésien et pas dans la mystique.


Pourquoi avez-vous utilisé un clavier un peu sautillant 80's sur ‘Sovereign’?

Je ne sais pas si tu es d’accord avec moi mais pour moi, c’est notre ‘Just Can’t Get Enough’…


… oui mais même si je suis très new wave, je déteste Depeche Mode…

Alors il faut que tu écoutes avec une approche spéciale en te disant que c’est du blues avec des synthés et notamment l’album "Delta Machine" et tu verras Depeche Mode d’un autre œil (Sourire)…


J’étais sur la Promenade des Anglais le 14 juillet 2016 et il fallait qu’on écrive quelque chose en réaction




Avec son piano profond en introduction, son chant poignant et son crescendo nerveux, ‘Vertigo’ montre une étape franchie sur l'ultime piste ‘With Our Love’ qui semble passer de l'autre côté du miroir, avec sa mélodie mécanique diabolique, un nouveau crescendo et un chant rageur et profond. C'est comme si vous aviez décidé de garder quelques cartouches pour la fin de l'album et de tout brûler, en somme une fin en fin d'artifice…

Oui et c’est que ce que nous faisons en live ! C’est le dernier morceau du live et c’est le moment où on lâche tous les chevaux. On ouvre tout : je gueule un peu, larsens à fond.
Je ne sais pas si tu as lu l’histoire mais ‘With Our Love’ est un morceau particulier. Nous sommes de Nice et du coup, pour des raisons professionnelles, j’étais sur la Promenade des Anglais le 14 juillet 2016 et il fallait qu’on écrive quelque chose en réaction. Il en découle aussi cette vidéo avec les paroles et où les paroles sont vraiment expliquées et explicites.


Avec sa basse grondante, sa batterie toujours alerte, ses guitares tranchantes, ses claviers lumineux, son chant serein et parfois inquiet, "Point Blank" rassemble les inspirations cold wave, new wave et gothique dans un creuset pop redoutablement efficace. Pour vous le mot pop n'est pas un gros mot?

Non ! Mais il y a pop et pop. Par exemple, je n’aime pas les Beatles. Il y a trois morceaux que je trouve géniaux : ‘Eleanor Rigby’ est un chef d’œuvre mais ‘Yellow Submarine’, c’est l’enfer, ça me donne envie de me planter des clous sous les doigts (Rires), ‘Obladi Oblada’, c’est pareil ! J’arrive à écouter "Revolver" en entier en zappant ‘Yellow Submarine’ mais après, je n’arrive pas : ça me fatigue… Après en bossant dans le milieu, je comprends tout l’apport des Beatles sur l’aspect technique mais ça ne passe pas !


Est-ce que le cinéma vous influence pour votre recherche d'atmosphères sonores?

Sébastien : Pose la question directement à Christophe (Sourire)

Christophe Baudrion : J’ai entendu que vous parliez de ‘Stalemate’ et en fait, je suis très inspiré par les musiques de film, de série… "29 jours plus tard" de John Murphy. J’ai également adoré la musique de "Braquo" qui m’a également inspiré. J’avais également craqué pour la musique de "Gomorra".


Et si "Point Blank" devait être la BO d’une série ou film, quelle serait-elle ?

Sébastien : C’est compliqué !

Christophe : J’hésite entre deux : "Braquo"…

Sébastien : … et il faudrait un côté mélancolique…

Christophe : "Dark", série allemande avec des enfants qui disparaissent mais il y a différentes époques et ils traversent un tunnel temporel… La BO est extraordinaire…


Une reconnaissance à notre juste niveau sans conquérir le monde.




On a un peu évoqué cela tout à l’heure avec Sébastien mais quelles sont vos attentes ?

Christophe : Une reconnaissance à notre juste niveau sans conquérir le monde.


Mais quel est votre juste niveau ?

Christophe : C’est être un groupe de rock français avec ses influences, qui ne soit pas totalement perdu dans l’anonymat parce ce qu’on entend comme merde… Ça me déprime !


Je ne veux pas jouer aux anciens combattants mais quand on a monté Corpus Delicti, nous étions dans les années 1990 en plein dans le grunge ou la techno et tout le monde nous riait au nez avec nos cheveux crêpés à faire du goth et on nous disait qu’on avait 10 ans de retard !


On a posé cette question tout à l’heure à Sébastien mais cet album n’arrive pas trop tard finalement ?

Christophe : Je veux dire que c’est toujours trop tard ou trop tôt ! Je ne veux pas jouer aux anciens combattants mais quand on a monté Corpus Delicti, nous étions dans les années 1990 en plein dans le grunge ou la techno et tout le monde nous riait au nez avec nos cheveux crêpés à faire du goth et on nous disait qu’on avait 10 ans de retard ! Je me souviens d’une interview avec Rock & Folk qui nous avait limite injuriés… Nous étions des extra-terrestres mais nous faisions ce que nous aimions !


Et on a également posé cette question à Sébastien pour que Press Gang Metropol passe un cap de notoriété, pour quel groupe devrait-il ouvrir ?

Christophe : New Order !


C’est abordable ?

Christophe : Oui !


Et tu n’auras pas à finir les textes de Nicolas Sirkis ?

Sébastien : (Rires) Nous sommes nombreux à ne pas aimer Sirkis mais il touche des gens sinon il ne serait pas là. On ne peut pas nier cela mais quand il chante ‘Electrastar’, je ne comprends rien ! C’est terrible d’être autant démuni devant un texte !


Et il chante tellement bien…

Sébastien : (Rires) Après concernant la voix, c’est compliqué parce que Tom Waits par exemple chante faux, il en met sévèrement à côté sur le disque mais c’est sa folie qui te transporte.

Christophe : Et puis Bernard Sumner chante grave faux aussi pourtant je suis un fan hardcore de New Order mais il faut être honnête, il chante comme une casserole !

Sébastien : Leonard Cohen parfois sur disque tu te dis que c’est complétement à côté mais il te dit que l’émotion qu’il veut sortir est dans cette fausse note. Soit on l’accepte parce que c’est son émotion et on écoute, soit on passe à autre chose…





On a commencé par la question qu'on vous a trop posée, quelle est la question à laquelle vous aimeriez répondre ?

Sébastien : Oh, elle est bien celle-ci…

Christophe : Oui, j’aime bien…

Sébastien : Je suis pris à dépourvu…

Christophe : "Comment êtes-vous devenus le groupe numéro un mondial ?".

Sébastien : Ce fut très rapide : nous sommes venus en OuiGo à Paris (Rires) et tout s’est accéléré, première partie de New Order…


Et ensuite New Order qui ouvrait pour vous

(Rires)


Merci

Sébastien : Merci à toi, ce fut un vrai plaisir !


Merci à Adrianstork pour sa contribution...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/pressgangmetropol/
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