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TUNGS10 (14 JUIN 2019)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
METAL MELODIQUE
Nous avions rendez-vous avec la tête pensante du projet Tungs10, quasi-nouveau venu sur la scène metal mélodique hexagonale...
STRUCK - 26.06.2019
Créé en 2015, le groupe breton a déjà un album au compteur et revient cette année avec un album-concept "The Lost Manuscprit" autour du monstre de Frankenstein. Un projet aussi ambitieux et intelligent que le groupe en soi qui a mûrement réfléchi sa "stratégie" commerciale comme en témoignent les échanges qui suivent...


Nous aimons commencer nos interviews par cette question : quelle est la question qu’on vous a trop posée ?


Cédric : On vient de commencer la journée, donc pour l’instant, ça va encore (Rires)… Mais dans l’ensemble, la question qui revient souvent est celle concernant le nom du groupe…





Etonnant… même si je n’étais pas bon en chimie, le tungstène est un metal lourd faut-il y voir un lien avec votre musique que vous définissez de metal lourd ?

Nous ne sommes pas allés jusque là dans notre démarche mais c’est vrai que ça pourrait assez bien coller.
En fait, nous sommes plusieurs à être scientifiques dans le groupe et nous regardions le tableau périodique des éléments et nous sommes arrivés sur tungstène, on a vu le jeu de mot avec le 10 et on s’est dit qu’il y avait un truc sympa à faire.
Et pour la petite histoire, le symbole du tungstène est le "W" et l’association qui gère le groupe s’appelle W prod…


Nous voyons Tungs10 comme un projet complet avec du son, du visuel et la communication qui va avec




Cet album est un concept, pourquoi avoir décidé de vous lancer dans ce pari dès votre second album ? Est-ce que ce n’était pas un pari risqué ?

Cela vient avec la démarche que nous avons avec Tungs10 depuis presque le début, pas sur le premier album parce que nous étions encore en train d’élaborer le projet à ce moment. Mais le concept est que nous voyons Tungs10 comme un projet complet avec du son, du visuel et la communication qui va avec… et on essaie de mettre en place ce côté un peu steampunk post-apocalyptique et de pousser jusqu’au bout ce concept. Et quand nous avons commencé à réfléchir au deuxième album, c’est venu assez naturellement d’avoir une histoire et de la développer et du coup avoir une logique avec les clips dans lesquels nous allons raconter l’histoire : nous l’avons fait sur le premier clip et nous allons faire sur les deux prochains qui vont sortir et qui raconteront la suite…


Mais n’est-ce pas compliqué de se lancer dans un tel projet complet quand on débute ?

Ça ne nous coûte rien du tout parce que nous réalisons tout nous-mêmes : nous les tournons, montons nous-mêmes…


Ça ne vous coûte rien financièrement mais en termes de temps…

C’est évident que ça nous prend énormément de temps mais nous ne comptons pas notre temps dans le projet…
De la même façon, nous avons fait nous-même l’enregistrement le mixage, le mastering de l’album : j’ai fait des nuits de 5 heures pendant deux mois… Mais c’est choix !


Cet album c’est comme être papa finalement…

Justement, le deuxième arrive en juillet : j’enchaîne et je suis entraîné (Rires) ! C’est une année chargée !


Tu as évoqué une histoire au travers des clips, quelle histoire raconte cet album ? Pourquoi avoir choisi de vous inspirer de Mary Shelley ?

Effectivement, nous racontons l’histoire du monstre de Frankenstein : c’est une sorte d’adaptation avec plein de divergences.
Pour cet album, nous avions évoqué plein de thèmes mais celui-ci collait bien et se raccrochait assez facilement à notre univers. Et quand on a commencé à faire un plan sur ce que nous allions raconter, nous avons eu très vite des idées de chapitres. Au final, nous sommes arrivés avec une douzaine de chapitres qui étaient autant de morceaux qu’il fallait composer.


Est-ce que cette histoire a vocation à se poursuivre sur les prochains albums ?

Elle va avoir du mal à se poursuivre parce que sans raconter la fin, ça ne se termine pas très bien (Sourire)…


Mais des résurrections sont possibles…

Vu ce qu’il s’est passé dans le premier, effectivement, rien n’est impossible ! On peut tout imaginer mais aujourd’hui, c’est tout neuf donc nous ne sommes pas encore posés la question mais je pense malgré tout que nous repartirons sur autre chose : on risque de repartir sur une nouvelle histoire intégrale qui se tient du début à la fin.


On le sentiment que vous avez trouvé votre identité dans cet album tant il propose une formule efficace et personnelle ?

Clairement, le premier album était un mélange de morceaux que j’avais composé avant Tungs10 et d’autres que j’avais composéS quand nous avons commencé à répéter ensemble et ensuite, il a fallu travailler pour adapter ça à la voix de Madeleine…

Sur le deuxième album, c’était totalement différent. On avait déjà l’expérience du premier sur la tessiture, comment travailler les morceaux, le travail des voix était très différent : on a bossé les voix pendant un an et demi pour avoir des choses qui correspondent plus à ce que nous cherchions. Ce travail nous a permis d’arriver sur un produit qui est effectivement plus fini !


Le terme prog a une connotation virtuose que nous ne cherchons pas du tout à avoir dans Tungs10 : on cherche plus l’efficacité à la technicité.




Votre musique est complexe : guitares shred, rythmes variés et envolées instrumentales... est-ce un album de prog metal ?

Je dirais qu’on pourrait parler de prog dans le sens où nous mélangeons pas mal de styles de metal. Après, il y a quelques morceaux comme ‘The Lost Manuscript’ qui a une structure un petit peu plus complexe qui pourrait s’apparenter à du progressif. En dehors de ça, le terme prog a une connotation virtuose que nous ne cherchons pas du tout à avoir dans Tungs10 : on cherche plus l’efficacité à la technicité. Quand on parle de prog dans le metal, on pense tout de suite à Dream Theater, Opeth…


Même si ce n'est l'aspect technique / démonstratif qui ressort à l'écoute de la musique d'Opeth…

C’est vrai qu’ils ne sont pas dans la démonstration !
Il peut y avoir un petit prog effectivement dans notre musique mais je dirais qu’il y a quand même des morceaux qui sont plus efficaces…


Tout à fait, votre album est puissant mais vous incorporez aussi des passages aériens et des contrastes notamment sur ‘The Lost Manuscript’ que tu citais…

C’est indéniable ! J’écoutais énormément Dream Theater quand j’étais plus jeune et c’est une empreinte qui est présente.
Mais c’est vrai qu’il y a des morceaux qui s’apparentent au prog ne serait-ce que sur le travail sur les synthés et les différentes ambiances.


Votre album navigue entre Evergrey (pour le côté sombre), Vanden Plas (l'orientation metal prog’), Orphanage ou Epica (alternance de chant clair et grunt) et Symphony X (guitares shred), est-ce que ce sont des références pour Tungs10 ?

Pas nécessairement ! Ce sont des groupes que nous avons écoutés mais ce ne sont pas des groupes que nous écoutons beaucoup. Par exemple, Symphony X n’est pas un groupe que nous citons comme référence. Généralement, nous citons plus comme référence : In Flames…


… oui, mais lequel ?

Plutôt moderne ! Je dirais un mélange des quatre derniers albums même si le dernier revient un petit peu sur des choses un peu plus anciennes même si on reconnaît toujours leur côté pop.
Je cite donc In Flames pour les guitares harmonisées qu’on essaie de travailler. Il y a aussi pas mal d’influences de metalcore même si ça ne s’entend pas forcément de prime abord parce que nous avons un style assez éloigné : nos rythmiques de batterie sont très syncopées et ça vient de nos influences de groupes comme Architects, Betraying the Martyrs que nous écoutons beaucoup…


Nous allons passer sur des covers


Et comme Betraying the Martyrs, le thème de votre prochain album sera sur la Reine des Neiges ?

Sans déconner complétement, ce n’est pas si loin que ça… En effet, nous allons passer sur des covers qui ne sont pas définies pour le moment mais je peux te donner la stratégie qui est de s’ouvrir en termes de marketing : c’est de la communication !
Je ne peux pas te dire aujourd’hui quels morceaux on va reprendre : c’est seulement au moment où nous serons prêts à le faire que nous regarderons quel morceau sur YouTube engrange de la vue et ainsi nous apporter le plus de visibilité. Et il faut également que le morceau nous plaise à la base !
Mais on s’est déjà essayé à l’exercice : on a repris un morceau de Pink et on a fait plus de 10.000 vues alors que nous n’avons fait aucune promo…
Nous sommes sur une stratégie de ce type en occupant l’espace YouTube et en ramenant les gens vers nous : le but est que les gens nous découvrent par un moyen ou un autre ! Et puis nous faisons du metal mais nous ne sommes pas sur un public de metal extrême : les gens qui nous suivent ne seront nécessairement pas dérangés par de telles reprises.





Est-ce que c’était indispensable de proposer une variété d’ambiances, de styles et de sons ? Cela peut-être risqué, l’auditeur peut ne pas retrouver ses repères...

C’était déjà le cas dans le premier album, même si la conception avait été totalement différente : on essaie de varier les tempos, des morceaux dans lesquels on alterne les screams, les growls, le chant clair… Ça paraissait assez naturel d’aller sur ces différents aspects.
Après il y a plein de choses qui vont se retrouver tout le long de l’album : les chœurs d’opéra, des rythmiques syncopées…


L’homogénéité on la créé ou du moins on essaie de l’avoir en lissant les différences par la production.




… et comment arrive-t-on à trouver une homogénéité, un équilibre dans tout ça ?

Comment on arrive à cette homogénéité ? En maîtrisant la chaîne du début à la fin que ce soit de la composition, à l’enregistrement et la production : l’homogénéité on la créé ou du moins on essaie de l’avoir en lissant les différences par la production.


Nous sommes à l’opposé de Dream Theater dans la démarche




On évoquait technicité et Dream Theater tout à l’heure, comment avez-vous réussi à mettre en avant la simplicité et l'efficacité de compositions avec autant d’éléments techniques ? En clair, comment peut-on être autant influencé par Dream Theater et réussir à faire l’inverse ?

C’est vrai que nous sommes à l’opposé de Dream Theater dans la démarche : nous ne voulons absolument pas que le côté technique se ressente. Mais c’est vrai que cet album est beaucoup plus technique que le premier, d’ailleurs on le sent quand on le joue !
Nous sommes sur des mélodies relativement simples qui doivent rentrer dans l’esprit assez vite : cela atténue énormément le côté complexe qui peut y avoir derrière. C’est vraiment le but recherché qu’on puisse écouter le morceau plusieurs fois en redécouvrant des choses… Mais ton retour confirme que nous avons réussi ce que nous cherchions à faire !


Et comment travaillez-vous finalement sur la composition notamment : les chants avant la musique ou l’inverse ?

C’est assez dur à dire : tout vient un peu en même temps… Du coup, c’est souvent moi qui amène une sorte de première version du morceau. Généralement le riff vient avec la mélodie et un semblant de paroles : une structure est déjà en place… Sur cet album, les morceaux ont été composés en 3 mois et ensuite, on a pris 6 mois pour tout exploser et tout retravailler notamment les arrangements.
Les morceaux ont été désossés, on a retravaillé les riffs en les complexifiant quand ils étaient trop simples, les simplifiant quand ils étaient trop complexes, on a travaillé les rythmiques : il y a quelques breaks notamment celui de ‘In the Fire’ qui est infernal à jouer et arythmique au possible…


… et comment allez-vous faire sur scène ?

On l’a bossé comme des malades…


Nous jouons un metal assez lourd avec un chant très mélodique mais si ce dernier est sur-mixé ou trop mis en avant, on arrive très vite sur un côté pop.


On a parfois l’impression que le chant aurait pu être mis plus en avant et plus affirmé, est-ce un choix de votre part ?

C’est une bonne question et c’est la première fois qu’on nous la pose… Il y a une vraie volonté derrière ça : nous jouons un metal assez lourd avec un chant très mélodique mais si ce dernier est sur-mixé ou trop mis en avant, on arrive très vite sur un côté pop.
Nous avons donc fait le choix de diminuer le volume du chant au mixage pour le mettre un peu plus en retrait et du coup renforcer le côté agressif.


Et qu’est-ce que ça donne en live ?

A peu près la même chose parce que de toute façon, on n’entend jamais le chant en live : tu as déjà fait des concerts où on entendait bien le chant (Rires) ?
Mais de toute façon, nous avons une personne qui nous suit au son et qui connaît parfaitement notre son, même si nous sommes en phase de peaufinage pour être parfaitement au point.
Nous avons tout un système qui permet de contrôler les samples, les changements de son de guitares, les lumières sont contrôlées automatiquement… En fait, j’ai pas mal discuté avec Baptiste Vigier de Betraying the Martyrs et finalement, on a monté le même rack de monitoring qu’eux avec contrôle des lumières et tout…


On parlait de chant, comment s’est passé le travail avec Madeleine, en quoi a-t-elle contribué au résultat final ? Est-ce que tu es d’accord si on la compare à Kate Bush ou Cindy Lauper, car son grain de voix est particulier et différent du reste de groupes à chanteuses ?

Elle a une voix très douce c’est vrai !
Comment ça s’est passé concrètement ? Il faut savoir qu’elle a été en voyage pendant quasiment un an, elle est partie début juin 2018 nous laissant en Bretagne alors qu’elle se dorait la pilule au soleil des Canaries (Rires) ! Mais c’est également le déclencheur de l’album, vu qu’elle partait pendant un an, on s’est dit que c’était le moment de travailler sur un album. On avait préparé le truc : elle était partie avec du matériel pour s’enregistrer… On a ainsi pu faire une pré-prod et à l’issue, elle est revenue une semaine en Bretagne pour enregistrer : ça a été une semaine d’enfer parce qu’il a fallu enregistrer un album, tourner le clip, faire les photos promo…


On évoquait Kate Bush, Cindy Lauper… considères-tu que la voix de Madeleine est une des marques de fabrique de Tungs10 au risque de rebuter certains ?

Ça fait partie de notre son au risque de rebuter certains. On fait du metal avec chanteuses, à partir de là, certains ne vont même pas écouter parce qu’ils n’aiment pas… Madeleine a un grain de voix qui est très doux et c’est pour ça qu’on le met en opposition avec des screams ou du growl pour ajouter de la dynamique !


Nous aimons mettre les choses en opposition dans Tung10


Justement on se posait la question de la superposition des voix claire féminine et grunt masculin, pour la dynamique uniquement que tu évoquais ou parce que c’est une formule employée (Epica et d’autres) ?

Pas du tout ! Ça permettait de rajouter de la dynamique uniquement ! Nous aimons mettre les choses en opposition dans Tung10 comme avoir un passage qui va être un peu plus calme, mélodique et enchaîner avec un autre avec de la double pédale avec une rythmique assez lourde et du growl ou du scream…


On va continuer à travailler dans cette direction : c’est l’identité que nous nous sommes construites et nous allons la garder !




Donc c’est clairement une marque de fabrique que vous allez exploitée…

Clairement ! On va continuer à travailler dans cette direction : c’est l’identité que nous nous sommes construites et nous allons la garder !


On sent que vous avez particulièrement bien réfléchi à comment aborder la carrière de votre groupe, en revanche, tu nous disais que tu allais être à nouveau papa… En clair, combien de temps vous vous donnez pour réussir et faire en sorte que l’investissement qu’il soit financier ou en temps que vous mettez dans ce groupe vous permettent de passer à un autre statut parce que je ne suis pas convaincu que tu te voies continuer ainsi dans 5 ans ?

C’est une excellente question parce que on se la pose nous-mêmes… L’objectif n’est pas forcément de vivre de notre musique.


Mais avant cela, que ce ne soit pas un puits sans fond…

Mais ce n’est déjà pas un puits sans fond parce que nous voyons Tungs10 comme un projet qui doit être à l’équilibre : le groupe ne doit pas nous coûter d’argent ! Nous avons déjà éliminé cet aspect…
Maintenant, on espère à moyen ou long terme pouvoir réduire les dates un peu "bancales" et faire peut-être une dizaine de dates par an où nous partirions sur un week-end quitte à traverser la France, faire deux belles dates et pendant 3 semaines, pas de date… : c’est ce qu’a fait AqME pendant des années…


On citait Betraying the Martyrs…

… C’est complétement différent : ils sont tous pro ou sont en passe de le devenir. Mais ils sont sur un rythme de malades : ils sont partis au Japon, ils enchaînent avec les Etats-Unis, ils vont retourner en Europe…


On ne cherche pas à galérer comme certains groupes : on a tous des vies rangées avec des responsabilités familiales…




Dans ces conditions, votre public se restreint à celui européen ?

Clairement ou alors, ponctuellement partir à l’étranger une semaine mais ce ne sera clairement pas notre vocation en tout cas, sur du court terme. On n’a pas forcément le projet de vivre de notre musique mais si demain, l’occasion se présente et qu’elle nous permet de garder nos rythmes de vie : pourquoi pas ? Mais on ne cherche pas à galérer comme certains groupes : on a tous des vies rangées avec des responsabilités familiales… Je me rappelle d’une interview d’Ultra Vomit dans laquelle ils disaient ne plus vouloir redevenir intermittents et donc garder leurs jobs parce que c’était une pression…  
Actuellement, nos ventes de disques nous permettent de refinancer un nouvel album : tout ce que nous gagnons dans Tungs10 est réinjecté dans Tungs10. Le but est de développer le projet : c’est comme ça que nous avons pu passer par un attaché de presse ce que nous n’avons pas pu faire pour le premier album…


Pour revenir à la musique, certains passages font aussi penser à Fear Factory avec des ambiances cyberpunk, pourquoi cette froideur métallique opposée à la chaleur des guitares ?

Ce n’est pas forcément voulu, c’est plus dans le processus de composition où nous avons voulu voir jusqu’où nous pouvions pousser l’électronique. On s’arrêtait parfois à la limite et peut-être que pour le prochain, on poussera encore plus loin (Sourire)…


Côté cyberpunk que l’on retrouve également dans votre imagerie steampunk. Finalement, ce côté n’est-il pas plus présent dans votre imagerie que votre musique ?

Ce côté n’est pas forcément facile à retranscrire dans la musique. Je pense que c’est le côté image qu’on donne avec le visuel de la pochette qui va peut-être faire que les gens vont s’imaginer des choses sur la musique. Après en termes de composition, on ne cherche pas forcément à faire ressortir ce côté steampunk ou post-apocalyptique parce que ce n’est pas un concept très musical à la base.


Exactement, cette imagerie steampunk tranche avec le romantisme de votre histoire ce qui paradoxale finalement…

Tout à fait si ce n’est que le côté romantisme va éventuellement se retrouver dans les chœurs d’opéra, sur les orchestrations… Le côté romantique de la musique romantique au sens propre va se retrouver dans l’écriture des synthés…


On sent malgré tout une noirceur dans votre musique…

L’histoire est glauque…


… Est-ce que votre vision du monde est sombre aussi ?

Pas forcément, nous ne sommes pas forcément des pessimistes au contraire, nous essayons d’être l’inverse dans la vie de tous les jours. Non, nous voulions surtout retranscrire un côté sombre parce que l’histoire est glauque…


Pas seulement puisque votre album parle néanmoins d’amour, de mort, de perte et de retrouvaille... est-ce que ce sont les émotions essentielles de l'humain comme finalement chez les romantiques ?

C’est un peu ça : tout est retranscrit dans ce côté un peu romantique de l’histoire et l’aspect steampunk qui se retrouve indirectement dans cet aspect du romantisme.


Comment allez-vous retranscrire cet aspect de l’album sur scène ?

On le retranscrit avec nos moyens avec nos tenues spécifiques que vous verrez au Hellfest. On a récemment investi dans des décors de scène : on a un grand back avec deux sides et à côté deux barres de lumières… Mais ça va assez loin parce que je fabrique intégralement moi-même mes guitares…








On a commencé par la question qu'on t’a trop posée, au contraire, quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ou à laquelle tu adorerais répondre ?

Wahou, c’est super dur (Rires) !
En fait, tu me l’as déjà posée en partie en me demandant comment on se voyait dans quelques années et c’est vrai que ce qu’on imagine c’est de pouvoir faire des dates un peu plus choisies, aller un peu plus partout en France.
D’ailleurs, on reprend avec 5 dates en 3 semaines dont une le 24 mai ensuite j’ai un mois et demi de pause pour la naissance du bébé et on reprend en août.





Merci

Merci à vous, c’était vraiment cool !


Merci à ThibautK pour sa contribution...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/tungs10theband/
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