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JIRFIYA (12 JUIN 2019)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
ROCK
Music Waves est parti à la rencontre de la comète Jirfiya notamment Ingrid et Pascal afin de nous parler du premier EP du groupe, première pierre à un édifice plus grand.
CALGEPO - 03.07.2019
Alors que nous nous attendions à la suite de "A New World Order" de Born From Lie, Jérôme et Pascal surprennent en revenant ensemble en compagnie d'Ingrid Denis-Payet,  sous le nom de Jirfiya qui a tout pour ne pas être qu'un galop d'essai. Explications.


Vous êtes relativement novices, chez Music Waves, on commence nos interviews par la question qu'on vous a trop posée, et à laquelle, comme des groupes d'expérience, vous en avez peut être marre de répondre ?


Ingrid : wahou

Pascal : on n'avait pas préparé (Rires)





Bon ben voilà... on en termine...


Pascal : (Rires) Ben comme ça tu peux poser toutes les questions que tu veux.

Ingrid : et après on te dira si on en a marre. J'aime pas cette question (Rires)...


Justement il y en a une. En général on a souvent la réponse qui est : "Quelle est l'origine du groupe ?" ou "Quelle est la signification du nom du groupe", donc comme vous n'avez pas répondu une de ces deux questions, je peux vous demander la signification de ce nom Jirfiya car c'est probablement l'une de vos premières interviews ? Quelle est cette signification ?

Pascal (hésitant) : heu...

Ingrid : Mais voyons c'est moi qui ai trouvé, Pascal, un soir de pleine lune souviens-toi ! (Rires). Jirfiya est le nom... enfin un dérivé du nom d'une météorite martienne qui est tombé dans le désert en Libye, en fait c'est Jrifiya mais on n'était pas sûr de pouvoir le dire en interview donc on a choisi Jirfiya. Le côté comète, pierre tout ça reflétait ce qu'on voulait faire.


La création du groupe a été fulgurante. Elle s'est faite sur un coup de cœur et on s'est lancé là-dedans sans savoir forcément ce que ça pouvait donner.




Pourtant le côté comète, c'est plutôt quelque chose qui va relativement vite pour moi et qui...


Pascal : disparait...

Ingrid : ou qui s'écrase ... oui mais c'est la fulgurance en fait, surtout par rapport à la création du groupe qui a été fulgurante. Elle s'est faite sur un coup de cœur et on s'est lancé là-dedans sans savoir forcément ce que ça pouvait donner. On avait chacun nos influences et j'aime bien cet aspect spontané au projet.


Pascal, on te connait pour faire partie de Born From Lie, vous revenez avec Jirfiya alors qu'on s'attendait au second volume de "New World Order", est-ce que c'est cette rencontre avec Ingrid qui a provoqué la création de ce groupe et mettre entre parenthèses (voire plus ou moins) Born From Lie, ou cette idée de passer à autre chose temporairement ou pas était déjà née avant la rencontre avec Ingrid ?


Pascal : Non, ça s'est fait avec cette rencontre. En fait Jérôme ne voulait plus chanter et donc on a passé des annonces pour rechercher un chanteur ou une chanteuse. On n'était pas forcément axé sur une voix féminine, on voulait passer à autre chose mais dans le cadre de Born From Lie.  Et donc c'est dans ce contexte que nous avons rencontré Ingrid. Il y a eu des débats ensuite, les deux autres n'étaient pas totalement d'accord pour continuer avec Ingrid et voulaient essayer d'autres chanteurs. Il se trouve aussi que le batteur est parti à Grenoble. On répétait un peu moins et comme Jérôme a eu un coup de cœur pour Ingrid, il a dit qu'il voulait faire quelque chose...


Ce qu'on comprend parfaitement parce qu'on avait souligné, peut-être de manière un peu forte et qui ne faisait pas forcément plaisir à Jérôme, que le chant n'était pas la force de Born From Lie...

Pascal : C'était à cause de ça, il en avait un peu... marre. Peut être pas à cause de ça, c'est pas le mot,  mais il s'en rendait forcément compte...


De toute façon on en avait discuté avec lui et à partir du moment où la chronique est constructive, il n'y a pas de raison de se voiler la face et on sait qu'il est suffisamment intelligent pour constater que ces commentaires n'étaient pas juste gratuits et on se posait la question, même si votre batteur, ingénieur est à Grenoble, il n'était pas possible que Ingrid intègre Born From Lie ?


Pascal : C'était ce qui était prévu à l'origine mais les deux autres membres ne voulaient pas tout de suite et dans le même temps Jérôme était pressé de faire un projet et d'aboutir à quelque chose et donc il a composé en ce sens pour le projet avec Ingrid.


Ça aurait pu être du Born From Lie, ça ne l'est pas, on n'avait pas l'attention d'arrêter le groupe, en fait on sait pas encore... ça s'appelle un stand by..




Et dans ces conditions, est ce que vous avez travaillé différemment par rapport à Born From Lie maintenant que vous avez une chanteuse ou pas du tout et ça prolonge l'idée que ça aurait pu être ....


Pascal : Oui c'est vrai... C'était à peu près la même chose mais il a tout de même pensé à Ingrid, il a des idées de lignes de chant sans que ce soit lui qui les interprète. Il compose tout seul et moi j'apporte quelque riffs. La façon de travailler n'a pas été très très différente. Il a envoyé les bandes à Ingrid qui a fait quelques propositions, ça s'est fait beaucoup à distance. Ça aurait pu être du Born From Lie, ça ne l'est pas, on n'avait pas l'attention d'arrêter le groupe, en fait on sait pas encore... ça s'appelle un stand by...


Tu disais avoir envoyé les compos à Ingrid, et donc quel a été ton apport dans ces composition ? C'était par petites touches ou bien à terme, après cet EP, tu auras un rôle plus grand dans l'écriture en étant parfaitement intégrée dans le groupe ?


Ingrid : Je pense pas composer de lignes de chant, je le fais pour d'autres groupes. Ce projet est tellement marqué Jérôme que je me demandais ce que je pouvais apporter, les autres étaient tellement fans et je ne savais pas si j'allais pouvoir m'intégrer à cet univers. Est-ce que la couleur de la voix collerait ? Dans le processus de travail, Jérôme a bossé hyper rapidement, il a été très productif, il a envoyé les maquettes des fois avec chuchotement parce que son fils dormait à côté. Il faillait se projeter et on ne savait pas avant de rentrer en salle d'enregistrement ce que ça allait donner. Donc je refaisais les trucs avec ma couleur, il y eu des discussions... On est arrivé hyper préparés..


Justement dans cet album, tu es à la fois sensuelle, forte et fragile, plus expressive par rapport peut être aux autres groupes dont tu fais partie, tu hurles sur le dernier titre. Est ce que ça t'a demandé un travail particulier ?


Ingrid : En fait le chant ça fait 2-3 ans que je me suis mis à me perfectionner. J'ai toujours chanté en autodidacte, j'ai fait un peu de travail vocal, j'ai une formation de comédienne aussi. Maintenant, le rock dur c'est pas vraiment ma culture mais c'est quelque chose que j'aime écouter. C'est une sensation que je voulais avoir, une technique à acquérir. J'ai donc fait des stages avec David Féron et Asphodel la chanteuse de Chenille, quelques sessions pour travailler le chant saturé et la puissance. J'ai pas vraiment travaillé spécialement pour ce projet-là, mais il est arrivé au moment où j'avais envie de pousser ma technique...


Je ne savais pas jusqu'où je pouvais aller et en arrivant en studio j'ai testé mes limites, je pense que j'en ai encore sous le pied




Pour te challenger aussi, un défi ?


Ingrid : oui, tout à fait, en essayant ce répertoire de Born From Lie comme c'était plus bas, je ne savais pas jusqu'où je pouvais aller et en arrivant en studio j'ai testé mes limites, je pense que j'en ai encore sous le pied (Rires).


Justement en en gardant sous le pied, tu as cité Asphodel que l'on a connu dans le groupe Pin-Up Went Down où ça partait dans tous les sens, est-ce que ça peut être aussi des ouvertures possibles pour le futur ?


Ingrid : Je ne sais pas, c'était hyper marqué Pin-Up Went Down, même Chenille, je pense qu'elle compose pas mal de lignes de chant, elle apporte beaucoup de sa personnalité aussi. Après je ne sais pas si Jérôme a composé plus de chant clair pour moi mais ça reste une possibilité comme ça a été le cas pour 'Wait For Your Fall', le dernier titre de l'EP, on va essayer ça.  Il sait ce que j'aime en tant que chanteuse, il sait que je ne ferai pas du Arch Enemy, j'aime bien l'alternance mais il se débrouille mieux que moi en chant guttural, ça marche bien à deux comme ça. Je vais continuer à bosser de toute façon.

Pascal : Pour en revenir à Jérôme, le fait qu'il ne voulait plus chanter c'était pas uniquement à cause des chroniques, il en avait surtout marre d'être bloqué sur scène. Il souhaite faire des backing vocaux, des growls, il voulait faire de la guitare. Quand il a monté Born From Lie, il ne trouvait pas de chanteur, et donc il a pris ce rôle là un peu par défaut.


Pour rebondir là-dessus, sur cet album, la musique est très travaillée , est-ce que vous êtes conscients des progrès effectués depuis vos débuts et de devenir des musiciens accomplis ?

Pascal : Je ne sais pas si Jérôme en a conscience, mais je pense. Comme il est intermittent du spectacle, pendant ses pauses, il s'entraine, il ne fait que ça quasiment après il faudra lui poser directement la question. Quand à moi, je ne me considère pas ainsi, du moins pas encore. Peut-être que si je bosse un peu plus ça viendra. Je travaille que lorsqu'il y a des échéances. J'aimerais être beaucoup plus accompli que ça.


Ingrid, tu nous a dit que tu as une formation de comédienne, tu es également chanteuse, tu fais partie de plusieurs groupes notamment Oscil, ne crains-tu pas de trop te disperser avec ce manque d'attache et que souhaites-tu faire au final ?


Ingrid : Alors la dispersion c'est un peu l'histoire de ma vie (Rires). Je pense que ça dérange plus les autres que moi, je suis de nature à vouloir toucher à tout surtout en artistique. J'ai aussi une formation en arts plastiques, je donne de plus des cours à des enfants. Tout nourrit, tout s'assemble. Par moment je reviens à certaines activités plus que d'autres. Mais c'est surtout la musique qui m'occupe depuis 10-15 ans et le chant. Après plusieurs groupes.... Peut être que j'attendais d'avoir plus de confiance en moi pour m'attaquer à ce genre de répertoire avec Jirfiya. Sur Oscil, c'est plus prog, quelque chose aussi qui n'était pas trop réfléchi. Le groupe s'est monté sur une pause quand j'ai eu mon fils. Je m'épanouis aussi là-dedans également même si ce n'était pas ma culture musicale non plus au départ, mais je pense que j'ai une voix qui s'adapte à ça. J'aime bien tout tenter - un peu comme un de mes modèles, Sinnead O'Connor qui a essayé plein de choses au cours de sa carrière - et en même temps ça reste cohérent pour une artiste comme ça.




Tu n'as donc pas de plan de carrière mais tu fonctionnes plus au feeling ?


Ingrid : Plan de carrière, c'est les pro qui le disent... mais si ça marche comme ça alors tant mieux, et si je m'épanouis alors ça serait le deal idéal.


L'esprit Maiden souffle sur cet album avec donc ces parties extrêmes dans le chant, pourquoi ce choix qui ne coupe pas franchement avec Born From Lie, Jirfiya est donc plus une continuité qu'un véritable autre groupe ?


Pascal : Ça reste le même compositeur à 99% donc oui il y a cette influence....


Et donc les fans risquent de se poser des questions sur l'avenir de Born From Lie ...


Pascal : Ah oui, ils pourront s'en poser c'est sûr... il faudra attendre un peu encore avant toute décision puis les fans, entendons-nous bien...

Ingrid : Il y a tout de même une petite fan base ...

Pascal : Sur l'avenir du groupe pour l'instant je n'en sais pas plus encore.


Pour les fans qui attendaient la seconde partie de "New World Order", est-ce qu'il est envisageable que Jirfiya s'attaque au deuxième volet de ce projet ?


Pascal : Non pour l'instant Jérôme ne veut pas, mais les paroles sont toujours là dans Jirfiya, les thématiques. C'est pas le concept de "New World Order", c'est pour l'instant la suite des aventures des migrants... ça reste militant.


Donc si c'est pas Jirfiya, et donc Born From Lie, il n'y aura pas de second volet alors ?


Pascal : Non...


Justement pour en revenir à ces thématiques, on a l'impression d'une lutte entre le bien (symbolisé par le chant clair d'Ingrid) et le mal (le growl tenu par Jérôme) qui évoque peut-être la religion, du moins l'interprétation que l'on en fait pour asservir les hommes, est-ce que c'est là où se situe la source du mal ?


Ingrid : La spiritualité en soi est quelque chose de personnel et respectueux, la religion c'est surtout ses dérives qui sont sources de plusieurs conflits, il faut rester prudents...


Justement en leur nom, cela aussi est source de migrations importantes ?


Pascal : Des religions mais surtout des sujets économiques...


La religion est souvent un prétexte....


Ingrid : Oui, un simple prétexte. Je pense que derrière il y a surtout des sujets économiques, les puits de pétrole....


Il y a une urgence à dénoncer, par rapport aux réfugiés desquels ont se détourne alors que chaque personne qu'on peut accueillir a quelque chose à apporter, ils veulent se reconstruire mais ce sont surtout des gens à part entière.




Les dérives, oui, de la religion qui est à la base quelque chose de louable mais instrumentalisée par des gens qui veulent du pouvoir, mais comme tout ce qu'a pu installer l'humain. Ce que Jérôme a voulu transmettre dans cet album, c'est cette oppression ?


Ingrid : Oui, il y a une urgence à dénoncer, par rapport aux réfugiés desquels ont se détourne alors que chaque personne qu'on peut accueillir a quelque chose à apporter, ils veulent se reconstruire mais ce sont surtout des gens à part entière. Cet album est un cri par rapport aux voix qu'on veut porter. J'incarne donc certaines de ces personnes. Ecoutez-nous, regardez-nous...


Et qu'est-ce qui va se passer demain ? Dans le sens où ils vont être de plus en plus nombreux, là on parle de guerre, de conflits dans pas longtemps se sera climatique... Ce sera des millions de personnes et on sera confronté à un vrai problème et l'accueil, ne pas le faire est criminel, comment va-t-on faire ?


Ingrid : Ce conflit, cet afflux qui est le pire depuis la seconde guerre mondiale interroge sur notre place et sur quelle sera notre place. Je sais pas si vous avez vous ce film... 'Le Jour d'après' où tout gèle dans le Nord, je me souviens que les Américains se pressent à la frontière mexicaine pour aller vers le chaud... Profitons de notre petit confort illusoire car dans un futur proche se sont nos enfants qui vont devoir gérer ça et lorsqu'ils vont taper à notre porte je pense qu'il faudra avoir les réponses solides à ces problématiques.


C'est là où je vois ces dérives avec lesquelles nous on sera pas trop impactés, mais ce seront surtout nos enfants et nous petits-enfants si on les voit qui le seront.
..

Pascal : Que peut-on faire ? Nous on peut juste porter une voix. Alors on agit de façon, j'aime pas ce mot là, individuelle, les réponses sont surtout politiques mais on ne peut pas trop agir...


Mais c'est quoi les réponses individuelles ?

Pascal : Elles sont pas suffisantes de toute façon. C'est militer par exemple...


Mais derrière les politiques, il y a toujours des lobbies financiers, qu'est-ce qu'on peut faire, nous ?


Ingrid : Oui, puis maintenant de la répression...  On est dans une situation de guerre de toute façon, on se voile la face. Sur le terrorisme depuis une quinzaine d'années faut pas se leurrer, c'est une guerre, si ce n'est idéologique, c'est quelque chose qui nous est importé d'autres régions, qui nous concernait pas du tout...


Avec tous ces albums, on fait à l'occasion beaucoup d'interviews, derrière il y a un discours latent où plusieurs groupes parlent de cette urgence-là, est-ce que tout cela n'est pas vain malgré tout ?


Pascal : Alors dans ce cas on ne fait plus rien et on dénonce plus rien...


La musique est peut-être l'un des derniers espaces démocratiques où on peut s'exprimer.



Oui mais avec ces paroles, est-ce que les gens ne vont pas se contenter de dire c'est bien, elle chante bien...


Pascal : Mais si ça peut faire prendre conscience à deux ou trois personnes alors ce sera ça de gagné ! Comme toute lutte où on distribue des tracts, fait des discours... ça touche quelques personnes, il faut commencer comme ça de tout façon pour faire effet boule de neige.

Ingrid : Puis la musique est peut être l'un des derniers espaces démocratiques où on peut s'exprimer. Ça peut ne pas plaire non plus, le fait de se mettre à la place d'un réfugié. La musique est un lieu d'expression important quand on se veut militant, anti-conservateur, universaliste... Après, on est conscient qu'on ne va pas remplir les stades avec ça, c'est pas l'idée... Ce sera un entre-soi qui est aussi une forme de résistance.


Pourtant ces stades on les a remplis dans les années 80 avec le live aid...


Ingrid : Et ça ne se fait plus. Je crois que le dernier truc où les artistes se sont mobilisés en France ce sont je crois les Balasko et Beart avec l'Eglise Saint-Bernard. C'était l'un des derniers gros challenges qui a mobilisé. Aujourd'hui ils se planquent. Alors il y a les gilets jaunes qui ont fait bouger les lignes, où il y a eu des tribunes d'artistes dans les journaux pour dénoncer la répression mais ça reste anecdotique.


Ce qui était frappant dans ces années c'était de rendre ludique, sympathique un sujet qui était sérieux. Aujourd'hui on n'a que le côté sérieux... Pourquoi on n'y arrive plus maintenant ?


Pascal : Alors là... quand c'est fait par le biais de la musique ça reste ludique, on vit de notre passion. Certains vont se laisser porter par la mélodie et ensuite s'intéresser aux thèmes

Ingrid : Après, je vais peut-être aller loin, mais je pense que ce genre de truc peut être mal perçu maintenant. Avec l'histoire coloniale... Je suis d'origine réunionnaise, j'entends les deux discours.

Pascal : Et puis on est dans une société qui est depuis la chute du mur de Berlin de plus en plus individualiste. C'est décrit par Orwell est c'est pas uniquement de la science-fiction mais la réalité. Tout devient privé, tout est acheté par les multinationales... Tout est centralisé chez les plus riches...

Ingrid : Après nous on a vécu le passage sans ordinateurs avec ordinateurs... Aujourd'hui ils sont tous nés avec et avec les réseaux sociaux. On avait l'impression que c'était une ouverture alors que c'est l'inverse qui se produit. Alors il y a bien quelques sursauts avec le mouvement des gilets jaunes qui a su mobiliser sur les réseaux sociaux mais très vite ça s'est délité. On n'a pas encore assez de recul pour savoir si ça rend plus individualiste ou si c'est fédérateur. Il y a une impulsion qui est là mais qui se dilue ensuite avec ces réseaux.  


Vous parliez de l'importance de vos paroles et pourtant vous chantez en anglais dans un pays qui n'est pas très reconnu pour sa compréhension des langues étrangères, pourquoi un tel choix alors que des paroles en français auraient eu plus de force au message ?


Pascal : On le fait pour avoir une portée internationale. Et puis ça sonne mieux le metal en français même si il y a Trust, ADX. Le rock et le metal sonnent mieux en français. Après on est enfermé dans un carcans, tout dépend du style en fait.


Est-ce que vous avez des dates pour faire vivre cet album sur scène ?


Ingrid : Déjà il faudrait qu'on trouve un batteur, on a quelques pistes pour des co-scènes et j'espère qu'on va trouver entre temps la personne rare. On va faire une session enregistrement en acoustique pour la promo.


la pochette montre trois femmes qui se masquent les yeux pour ne pas voir ce monde tel qu'il evolue, c'est une bonne interprétation ? Pourrais tu nous dire également qui l'a réalisée et pourquoi que des femmes ?

Ingrid :  C'est une oeuvre de Patrick Zoroddu, un illustrateur que j'ai rencontré quand justement on cherchait un visuel. J'ai proposé ce visuel à mes camarades car j'y voyais à la fois ces femmes qui se cachaient le visage devant les horreurs du monde sans savoir si c'est pour pleurer ou se retenir de hurler. Mais elles portent des casques guerriers, comme certaines déesses mythologiques qui accompagnaient les armées. Cela porte à croire qu'elles ne renonceront pas si facilement ! Il y a graphiquement la référence aux trois singes de la Sagesse, mais en fait sur la pochette du CD promo, au verso on a mis une photo de moi dans la pénombre, en train de crier. Je ne souhaitais pas un visuel trop typé "métal", et j'aime le travail de Patrick, entre mythologie et Science Fiction, entouré de mystères


Qu'est ce que vous attendez de cet EP ?

Pascal : Nous faire connaitre et faire des concerts. Avec Born From Lie on n'avait pas beaucoup pu faire des concerts, c'est très dur sur Paris maintenant.

Ingrid : Ça nous démange effectivement mais chaque chose en son temps. Mais bon, les bonnes salles sont rares désormais.





On a commencé par la question qu'on vous a trop posée, quelle est celle à laquelle vous auriez aimé répondre ?


Ingrid ; Pourquoi Jérôme n'est pas là ?

Pascal : Il bosse, vous êtes tombé sur le mauvais jour.


Et le fait de faire cette promo sans lui...

Pascal : Ça prouve que le groupe est démocratique et qu'il nous fait confiance, même si il est le principal compositeur.


Merci beaucoup


Merci à vous.


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/jirfiya-2276887239252675/
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