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VISIONS OF ATLANTIS (09 JUILLET 2019)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
METAL MELODIQUE
Comme nous vous l'annoncions dans la précédente interview prémonitoire de Clémentine, Visions of Atlantis est bel et bien de retour sur le devant de la scène metal symphonique et le prouve de la belle des manières avec le sublime "Wanderers"...
STRUCK - 26.07.2019
Il y a tout juste an, Clémentine Delaunay, frontwoman de Visions of Atlantis avait donné rendez-vous à Music Waves pour évoquer le retour inattendu d'un des groupes précurseurs du metal symphonique. Le succès de "The Deep & the Dark" aidant, Visions of Atlantis revient avec son successeur "Wanderers" qui avait la lourde charge de confirmer ce retour au premier plan. Mission accomplie de la plus belle des manières avec le meilleur album du groupe à ce jour et probablement un des meilleurs du genre sorti cette année...


Nous nous sommes rencontrés l’an dernier pour évoquer la sortie de "The Deep & the Dark" qu’on n’attendait plus. A peine un an plus tard, nous revoici au même endroit pour évoquer son successeur "Wanderers". On sent un réel besoin de rattraper le temps perdu. Est-ce le cas - d’autant que "The Deep & the Dark" a été plébiscité ?


Un besoin de devenir un groupe véritablement actif et entrer dans ce cercle vertueux de processus créatif : sorties, tournées… que tous les groupes font. Peut-être que pour nous, ça a pu paraître un peu surprenant que ce soit aussi rapide, mais mine de rien, 1 an et demi entre deux albums… ça se fait (Sourire) !





Ces sorties rapprochées sont d’autant plus logiques qu’avec le succès de "The Deep & the Dark", il fallait montrer que Visions of Atlantis est plus vivant que jamais…

Tout à fait ! C’est une combinaison de tout ça ! Les retours nous ont boostés et il fallait qu’on continue sur notre lancée.


Nous avons voulu aller plus loin et [...] nous avons complété l’équipe comme il fallait pour pouvoir le faire !




D’ailleurs si "The Deep & the Dark" était très bon, celui-ci le surpasse en étant plus cohérent, un son plus puissant encore et un groupe plus soudé que jamais, avez-vous travaillé dans ce sens ?

Oui, oui… Nous nous sommes dit qu’il fallait que chaque nouvelle sortie soit une évolution, nous avons donc fait évoluer le son comme tu le dis : nous avons notamment enregistré les batteries dans de meilleures conditions que pour le précédent album…

Au niveau des compositions, cet album a été composé de manière beaucoup plus unie dans le temps : la cohérence vient de là ! Même s’il y a des choses beaucoup plus variées au niveau des styles de chansons que Michele (Michele Guaitoli, chant) et moi-même avons amené. Nous avons voulu aller plus loin et avec Mike (Mike Koren, basse), nous avons complété l’équipe comme il fallait pour pouvoir le faire !


Quel a été le challenge pour faire mieux que le précédent ? Quels ont été les défis relevés ?

Au niveau de la production, il n’était pas compliqué de faire mieux que le précédent (Rires) !


A un moment donné, il y a eu une crise identitaire : qui était Visions of Atlantis ? Toutes les personnes qui avaient enregistré les précédents albums étaient parties, le line-up n’avait rien écrit ensemble, il fallait tout reconstruire !



Si Visions of Atlantis a ouvert un nouveau chapitre de son histoire avec "The Deep & the Dark", le groupe n’est pas débutant pour autant. Comment expliques-tu que vous ne soyez pas satisfaits de la production ?

Ce n’est pas que nous n’étions pas satisfaits de la production : c’était simplement que quand nous avons sorti "The Deep & the Dark", nous voulions revenir aux sources du metal symphonique traditionnel avec la production qui allait avec et comme elle était faite dans le passé. A un moment donné, il y a eu une crise identitaire : qui était Visions of Atlantis ? Toutes les personnes qui avaient enregistré les précédents albums étaient parties, le line-up n’avait rien écrit ensemble, il fallait tout reconstruire ! Et c’était plus facile de tout reconstruire avec une base -c’est-à-dire le passé- qui nous a permis ensuite de nous redéfinir avec ce nouvel album, "Wanderers".
Et maintenant que les bases sont redéfinies, nous pouvons évoluer et la production doit évoluer et ne pas rester sur l’idée que nous devons sonner comme un groupe du passé alors que nous appartenons à l’avenir !


Maintenant que les bases sont redéfinies, nous pouvons évoluer et la production doit évoluer et ne pas rester sur l’idée que nous devons sonner comme un groupe du passé alors que nous appartenons à l’avenir !




Quelle part as-tu pris dans ce nouvel album ? Comment s’est passé la composition de cet album finalement ?

Nous avons repris les mêmes et avons recommencé dans le sens où nous avons travaillé avec le même producteur Frank Pitters de Silverline Music qui quelque part est devenu le sixième membre du groupe : il comprend très bien notre univers et du coup, quand on lui envoie des idées, il y a plein d’allers-retours, les chansons prennent vie… Comme je disais, Michele a amené deux chansons complètes, j’en ai amené une -le morceau éponyme de l’album- et j’ai donc été particulièrement impliquée sur les lignes de chant et les paroles.


Quand les gens disent que nous sommes un copié/ collé de Nightwish, ils oublient que Visions of Atlantis a été l’un des pionniers du metal symphonique



Votre album fait penser à Avantasia, Ayreon, est-ce que ce sont des références ? Certains diront que c’est très influencé voire copié de Nightwish, qu’est-ce que tu réponds à cela ?

Personnellement, je n’écoute pas Avantasia, ni Ayreon. Du coup, c’est difficile pour moi de juger la comparaison.
Nightwish a été l’influence du groupe depuis son origine, il y a 20 ans. En revanche, quand les gens disent que nous sommes un copié/ collé de Nightwish, ils oublient que Visions of Atlantis a été l’un des pionniers du metal symphonique et ce avant l’arrivée d’Epica par exemple. Nous faisons partie de la définition du genre metal symphonique et forcément, il y a des marques de fabrique !
Nous faisons du metal symphonique qui est né il y a 20 ans avec des codes et nous jouons avec ces codes mais je pense qu’avec ce nouvel album par rapport à "The Deep & the Dark" par exemple, nous avons ouvert la définition du style : nous avons apporté d’autres choses, les chansons sont beaucoup plus modernes, il y a des choses plus pop parce qu’on aime le côté catchy, les mélodies faciles à retenir, que tout le monde peut chanter… C’est ce que nous aimons écrire et jouer…
Après les gens disent ce qu’ils veulent. De toutes façons quoi que tu écrives aujourd’hui, dans les premiers commentaires, tu as droit que ça ressemble à tel ou tel groupe : il y a une espèce de volonté de casser !


Pas forcément, dans notre cas, nous avons besoin de mettre des étiquettes pour mieux aiguiller le lecteur…

C’est parfois un problème parce que l’étiquette réduit la créativité !


Musicalement, nous mettons l’accent sur la mélodie parce qu’on raconte quelque chose et pour faire passer un message, la mélodie est fondamentale !




Pour notre part, cet album se rapproche de Within Temptation (période “Mother Earth”) pour le côté pop et metal, tu y as répondu en partie mais est-ce que c’était votre intention première de rendre cet album plus pop ou populaire, plus accessible, notamment avec des mélodies évidentes et facilement mémorisables ?

Ça a toujours été une volonté chez Visions of Atlantis : la mélodie doit se détacher, être marquante et être chantable… Musicalement, nous mettons l’accent sur la mélodie parce qu’on raconte quelque chose et pour faire passer un message, la mélodie est fondamentale !
Du coup, quand nous étions dans ce processus créatif, nous n’étions pas dans l’auto-jugement en se demandant si nous étions assez metal symphonique ou trop pop ? Non, nous avons fait les morceaux que nous devions faire !


Tu parlais de message : quel est celui ou ceux que vous voulez faire passer au travers de cet album ?

Le message principal est lié au titre, à savoir la recherche de soi, la vérité de ce que nous sommes en tant que personne pour pouvoir se réaliser et être heureux dans la vie (Sourire), trouver sa maison c’est le thème du morceau éponyme !
Après forcément, il y a des thèmes un peu variés mais globalement, nous sommes dans cette mouvance de partir à la quête du plus beau des voyages : celui de l’introspection, pour se trouver !


Dans ces conditions, pourquoi avoir choisi l’image de la piraterie pour évoquer ces thèmes ? Allons-nous devoir désormais vous appeler Visions of Jack Sparrow ou Visions of Caraïbes ?

(Rires) Quelque part, le pirate est celui qui ne respecte rien, ni personne et qui pillait le monde pour en faire un meilleur selon ses propres codes. C’est le côté romantique de toute la piraterie mais la notion de liberté, de vivre sa propre nature et de faire le monde le sien, c’est quelque chose que je trouve pertinent dans la piraterie.


Il y a certes le côté ce côté romantique mais l’univers de la piraterie est aussi masculin, brut, brutal et basique, assez opposé à la vision que tu donnes ?

Ça dépend du pirate que l’on choisit (Rires) !


De la même façon, pourquoi avoir choisi la Bretagne, Quiberon plus précisément pour les photos du livret ? Une pochette qui tranche avec l’univers metal symphonique…

Notre message est très positif et les idées que nous voulons véhiculer sont plutôt d’être dans la lumière plus que dans l’obscurité : du coup, c’était plus évident pour nous d’avoir un univers lumineux et positif !
Après, j’ai eu la chance qu’on me laisse la direction artistique complète du photo shoot aussi bien que pour les tenues, le lieu et la photographe… Je me suis demandé ce que je voulais visuellement autour de ce concept. Je voulais un univers naturel, organique et pour Visions of Atlantis, être au bord de la mer, ça me semblait une évidence.
Le cadre était magnifique : nous voulions la lumière du lever/ coucher du soleil pour donner de la chaleur à nos photos par rapport à l’univers metal très froid en général !
Et puis, je voulais m’affranchir du noir : j’en avais marre (Rires) ! Pour nos tenues, j’ai demandé à Thomas (Thomas Caser, batterie et dernier membre originel du groupe) s’il était d’accord pour que nous portions des tenues claires. Il a répondu positivement et ça explique que nous ayons des silhouettes un peu différentes, beaucoup plus lumineuses et ça nous permet de sortir des clichés de ce qui se fait dans le metal symphonique !


Vous citez Tolkien ("Tous ceux qui errent ne sont pas perdus"), en quoi les références à Tolkien sont présentes dans cet album ?

Elles ne sont pas présentes dans cet album. J’avais demandé de ne pas présenter les choses ainsi mais bon, c’est ainsi et nous sommes ici en interview pour corriger le tir (Rires) ! Quelque part, la citation de Tolkien est celle qui présente le concept de l’album mais au-delà de cela, notre œuvre ne fait pas du tout référence à l’univers de Tolkien…
Mes paroles n’ont rien à voir avec l’œuvre de Tolkien et je ne veux surtout pas qu’on croie que nous sommes un énième groupe inspiré de Tolkien : il n’y a rien d’original à l’être ! Au contraire, quand nous sortons un album, nous avons envie de nous dire qu’il est unique, notamment au niveau des textes que je suis allée chercher profondément et qui ne sont pas empruntés à quelqu’un : c’est la raison pour laquelle je ne voulais pas qu’on fasse croire que cet album est lié à Tolkien…


Dans cet album, la durée de la plupart des chansons est limitée à quatre minutes : est-ce une volonté d’aller à l’essentiel alors que vous avez les moyens de faire des titres à rallonge ?

Sur "The Deep & the Dark", c’était déjà le cas… C’est vrai que nous avons des formats assez "radiophoniques" dirons-nous parce que nous écrivons des chansons, nous ne faisons pas de musique de films…
Le premier morceau qui est beaucoup plus long que les autres est une exception parce que de temps en temps, nous aimons aussi explorer ces possibilités mais au fond, comme tu le dis, aller à l’essentiel, aller vers la mélodie… il n’y a pas besoin d’en faire plus pour que ça fonctionne !


Et comment avez-vous travaillé les orchestrations des titres (cuivres, cordes…), car ils sont présents sans être envahissants ?

En fait, chaque morceau a dicté son univers. Forcément, le premier est une pièce très épique et il fallait lâcher les chevaux et les orchestrations étaient les bienvenues. D’autres morceaux sont beaucoup plus rock, pop rock ou power metal et cela ne nécessitait pas de fioriture parce que soit il y avait beaucoup de chant soit c’était trop rapide…
Nous avons la chance de travailler avec un producteur qui a du goût (Rires) et qui dose comme il faut tous ces éléments pour que ça fonctionne. Nous avons également nos propres directives : ‘Heroes of the Dawn’ est devenu un titre un peu celtique parce qu’on a voulu une flûte sur l’intro…


En quoi les flûtes et instruments “celtiques” ont-ils un lien avec l’imagerie pirates, est-ce votre influence Mike Oldfied qui ressort ou est-ce votre identité ?

(Rires) C’est également notre identité ! Et puis, il y avait aussi des pirates en Angleterre…
Visions of Atlantis véhicule l’idée de voyage, c’est donc normal qu’il y ait des influences sonores diverses.
On a cité ‘Heroes of the Dawn' mais ‘The Siren & The Sailor’ est encore plus exotique, plus oriental niveau instrumentation mais ça fait partie de notre univers : nous aimons les influences diverses !




Toujours sur le registre influences, on me glisse que ‘Release My Symphony’ a une suite d’accords en son centre qui fait penser à ‘It’s Rainin’ Men’, est-ce un clin d’œil ?

(Rires) Ça me fait marrer qu’on trouve d’autres morceaux au sein des morceaux… Quand on sait toute la tonne de musique qui a été composée, c’est impossible d’écrire quelque chose qui ne ressemble pas à quelque chose. Donc de base, de toutes façons, c’est impossible de créer quelque chose qui n’a pas déjà été fait !


Sur cet album, ta voix est au premier plan, comme si l’album précédent était un essai et celui-ci lui t’est entièrement consacré et aurait été composé pour toi et avec toi, est-ce ce que vous vouliez ?

Disons que Visions of Atlantis a beau avoir deux chants, ça reste principalement un groupe à chant féminin.


C’est exact mais on a le sentiment que c’est encore plus marqué sur cet album…

On n’a pas eu cette impression. Par exemple Michele est beaucoup plus présent sur cet album que Siegfried (Siegfried Samer) sur le précédent. La moitié des chansons de cet album est attaquée par Michele : c’est lui qui a le premier couplet.
Nous avons essayé de faire en sorte qu’il y ait une distribution plus juste. Après forcément, je chante plus sur les ponts et on a fait en sorte d’utiliser ma voix sur plein de registres différents et de la mettre en valeur : nous avons changé la tonalité pour que ça colle mieux à ma tessiture parce que ça n’a pas de sens de ne pas optimiser un chant… Et comme nous travaillons avec le même producteur qui commence à me connaître (Sourire), c’est logique quelque part…


Ta voix est maîtrisée, tu uses peu de vibrato, tu t’éloignes parfois du chant classique : ta voix est à la fois douce, puissante, comment as-tu travaillé tout cela ? As-tu le sentiment d’avoir passé un cap ?

Oui ! Cet album m’a demandé pas mal de challenges en raison de la diversité de chant qui m’a été offerte de délivrer. Le plus important pour nous, c’est la musicalité ! Il faut que ça sonne, ça soit fluide et agréable à écouter, il faut que ça ait du sens, que ce soit cohérent…


Et comment as-tu travaillé ta voix pour avoir cette musicalité ?

Je travaille mon chant de plein de manières différentes, avec plein d’artistes différents pour garder cette diversité et ne pas m’enfermer dans une seule façon de placer ma voix. Je suis assez versatile : j’ai toujours fait en sorte de travailler cela et de me challenger aussi bien techniquement qu’au niveau de l’interprétation.
En studio, il fallait surtout être dans la justesse de l’émotion… c'est ce qui a guidé le chant !


Lors de notre dernière rencontre, nous n’avons pas pu évoquer les sujets qui te touchent comme le veganisme qui non seulement te touche personnellement mais on a le sentiment que c’est quelque chose qui se développe dans le metal comme lors du festival Heart Sound Festival à Sucy en Brie : ressens-tu cela toi aussi et si oui, pourquoi ?

Parce que c’est une valeur actuelle ! Il y a une prise de conscience qui se fait à l’échelle internationale et notamment le monde occidental qu’on fait n’importe quoi et qu’on court à notre perte parce que nous n’avons pas pris conscience les conséquences de la surconsommation et la consommation en général : il y a des vidéos qui prouvent la maltraitance des animaux, des chiffres qui prouvent l’état de pollution des océans, des rivières, de certaines terres sur lesquelles nous ne pouvons plus rien faire pousser... Du coup, je pense qu’il y a un réveil, une sensibilité qui se répand et forcément ça touche notre niche musicale peut-être plus que d’autres parce que je pense que le métalleux est quelqu’un de sensible, un peu en marge du reste de la société : et quand on décide de prendre en compte des valeurs plus altruistes et écologiques, pour l’instant, on est toujours en marge…


Nous sommes toujours en contradiction avec la norme répandue mais cette contradiction est désormais positive parce que nous rejetons le monde commun où la surconsommation et le capitalisme règnent !



L’image du metal à la base qui était plutôt sexe, drogues et rock’n’roll passe désormais un message plus positif…

Ça va dans le bon sens parce qu’en fait, comme tu le dis, on était dans sexe, drogues et rock’n’roll quand la société était super coincée, hyper catho dans les années 1970’s/1980’s… il y avait une volonté de secouer tout ça !
Aujourd’hui, nous sommes toujours en contradiction avec la norme répandue mais cette contradiction est désormais positive parce que nous rejetons le monde commun où la surconsommation et le capitalisme règnent et créent les aberrations que nous vivons au quotidien !


Délivres-tu ces messages dans Visions of Atlantis ?

J’ai un morceau...


Instrumentaliser l’art est une notion qui ne me plaît pas toujours…




… mais n’es-tu pas frustrée que cela se cantonne à un seul morceau ? Ne souhaiterais-tu pas diffuser ce message de façon plus prononcée ?

Si mais pas forcément toujours à travers la musique parce qu’instrumentaliser l’art est une notion qui ne me plaît pas toujours…
Si c’est juste faire une chanson dont le but est de parler de ça, c’est trop intellectualisé…


… mais la différence est que tu toucheras plus de personnes en faisant passer ce message à travers la musique…

Oui, mais véhiculer une idée à travers un morceau devient presque politique !


Un musicien engagé n’est pas compatible selon toi ?

Ce n’est pas incompatible, c’est simplement que ce qui m’apporte le plus, c’est davantage d’être dans la musicalité, dans le fait de transcender ses propres émotions.
Il y a un morceau où un texte m’est venu dans lequel je parle de ce sujet, c’est le morceau ‘The Silent Scream’ mais le reste est beaucoup plus personnel et je pense beaucoup plus sincère quelque part parce que je mets plus d’instinct, d’émotion dans l’écriture que de cerveau, de rationnel…
Pour moi, quelqu’un qui ne fait que de la musique engagée est dans le rationnel or l’art n’est pas rationnel : du coup quand j’entends dire qu’un artiste est pur et sincère quand il est dans le rationnel et le pragmatique, quelque part, ça ne me convainc pas forcément !


Pour revenir à cet album, as-tu conscience d’avoir un super album entre les mains… Lors de notre dernière interview, on évoquait une sorte de malédiction qui touchait le groupe. Est-ce qu’avec "The Deep & the Dark" et aujourd’hui, "Wanderers" n’êtes-vous pas en train de conjurer le mauvais sort ?

Non, parce que c’est trop tôt ! Vis-à-vis de "Wanderers", nous savons que nous avons progressé et que nous avons fait progresser notre musique à tous les niveaux : nous sommes confiants et avons hâte de sortir ce nouvel album. Nous savons aussi que tous ceux qui ont aimé "The Deep & the Dark" aimeront celui-ci et qu’on pourra toucher plus de monde parce qu’on pourra tourner plus facilement.
Après les albums deviennent des références avec le temps !


Nous aurons vraiment la sensation d’être un vrai groupe quand nous aurons la capacité d’attirer notre propre public


Toujours lors de notre dernière interview, à la question des attentes, tu m’avais répondu « faire un nouvel album »… je pense que vous avez ce cap, aujourd’hui, quels sont vos attentes ?

Le plus grand challenge est de tester le succès du groupe en tête d’affiche. On va faire un premier essai fin août, nous avons 5 dates en tête d’affiche -4 en Allemagne et 1 en Autriche- ça va être la première fois que nous allons tester les eaux nous-mêmes et constater quel public nous pouvons attirer quand nous sommes la seule tête d’affiche parce que jusqu’à présent, nous avons toujours tourné avec d’autres groupes.

Nous aurons vraiment la sensation d’être un vrai groupe quand nous aurons la capacité d’attirer notre propre public et pouvoir tourner qu’avec lui et ne pas dépendre du public d’autres artistes. Mais cela prend du temps et il faudra qu’on continue avec d’autres artistes pour continuer à toucher d’autres publics ou faire des festivals qui servent à ça et nous sommes en plein dedans en ce moment…

L’objectif est celui-ci : allons-nous transformer l’essai et allons-nous devenir un headliner ou pas avec notre musique ? C’est le public qui décidera en venant nous voir sur scène…


Allons-nous transformer l’essai et allons-nous devenir un headliner ou pas avec notre musique ?



Et pour finir, quand nous donnons-nous rendez-vous pour la promo du prochain album ? Allez-vous continuer sur le rythme entre "The Deep & the Dark" et "Wanderers" ou ralentir la cadence ?

Le prochain album est prévu pour 2021 !





Déjà ? On boucle la boucle de cette interview avec la confirmation de cette volonté de rattraper le temps perdu…

C’est exactement ça ! Il faut rattraper le temps perdu parce qu’on évolue et on se dit que si on a les moyens de le faire pourquoi perdre du temps ? Sachant qu’on n’a pas encore la carrière qui nous permet de tourner 2 ans sur le même matériel, on a besoin de se renouveler… mais ce ne sera jamais au détriment de la qualité de notre musique !


Merci

Merci beaucoup !


Merci à ThibautK pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://www.visionsofatlantis.com/
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