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GUNGFLY (18 AOÛT 2019)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
ROCK PROGRESSIF
A l'occasion de la 21ème édition du festival de rock progressif Crescendo, nous sommes allés à la rencontre de Rikard Sjöblom, multi-instrumentiste de talent, venu pour l'occasion avec son groupe Gungfly
DARIALYS - 11.09.2019
Rikard Sjöblom fait désormais partie des éléments incontournables de la scène rock progressif actuelle. Connu par son groupe Beardfish, le multi-instrumentiste coule des jours heureux avec son projet solo, Gungfly, et désormais avec Big Big Train depuis 2014. Gungfly ne venant pas souvent nous rendre visite en France, leur date en tant que tête d'affiche du dimanche soir au Crescendo était donc immanquable. Aussi c'est avec grand plaisir que nous sommes allés à la rencontre de Rikard Sjöblom, très sympathique, qui nous a accordé un très bon moment, avant de nous offrir un spectacle impérial (voir le live report du deuxième jour du festival sur le site de Music Waves).



Quelle est la question que l'on t'a posée trop souvent ?

Rikard Sjöblom : Mmh… (Il réfléchit). Voyons voir… C'est une question très difficile ! Ça doit être : "Pourquoi avoir arrêté Beardfish ?".

Dans ce cas, je ne te la poserai pas !

Oh, tu peux ! Je change ma réponse à chaque fois ! (Rires). Non, je plaisante.

J'aimerais revenir dans le temps et parler du commencement de Gungfly. Tu étais le seul compositeur de Beardfish à l'époque, et j'ai l'impression que tu étais relativement libre d'écrire tout ce que tu voulais dans le groupe. Dans ce cas, pourquoi avoir choisi de créer Gungfly ?

J'avais écrit un certain nombre de chansons qui selon moi n'avaient pas leur place sur un album de Beardfish, bien qu'on n'ait jamais vraiment eu de barrières. On pouvait jouer des chansons de pop si on le voulait. Aussi, j'ai toujours aimé enregistrer de la musique et j'ai toujours beaucoup composé. Des fois, j'ai simplement envie d'aller enregistrer en studio et de m'y enfermer pendant une semaine !

Au début, ça n'était qu'un side project alors ?

Oui, ça n'était qu'un side project. Et puis le temps a passé. C'est devenu de plus en plus sérieux. J'ai eu envie de jouer ces morceaux sur scène. C'est comme ça que l'on est devenu un groupe.

Ton dernier album s'appelle "Friendship". Le concept est assez étonnant et pour le moins inhabituel. Cela parle de ces amis que l'on se fait étant enfant avant de les perdre de vue en grandissant. Comment ce concept t'est-il venu à l'esprit ?

A vrai dire, cela fait longtemps que j'y pensais, mais ça ne s'était jamais concrétisé jusqu'alors. J'ai trouvé une vieille photographie, celle qui est sur la pochette de l'album. Elle était dans la maison de mes parents. A ce moment-là, ils déménageaient. Et puis tu sais comment ça se passe, je les ai aidés à tout ranger, jusqu'à ce que je tombe sur une boîte de photos. Je les ai regardées, j'ai trouvé cette photo, puis je me suis rappelé quand elle avait été prise. Je me suis rappelé de tous les amis que j'avais à ce moment-là. Je me suis demandé ce qu'ils étaient devenus aujourd'hui. Je ne sais pas pourquoi, mais au lieu de les contacter, j'ai commencé à écrire cet album !

C'est donc toi que l'on voit sur la pochette ?

Oui, c'est moi !

Quel âge avais-tu à l'époque ? 8 ans ?

Probablement 10, je dirais ! On avait construit cette cabane que l'on voit sur la pochette.

C'est la cabane dans la clairière dont tu parles sur ta chanson (du nom du morceau 'A Treehouse In A Glade', paru sur l'album, ndlr) ?

Oui, oui ! C'est celle-là ! C'était un endroit très particulier pour moi.



Cet album semble avoir tous les ingrédients qui font qu'un album de Gungfly est bon : une dose de folie comme toujours, de longues progressions instrumentales, un bon équilibre entre chansons courtes et chansons longues, entre des morceaux directs efficaces ('They Fade', 'Ghost Of Vanity') et des chansons plus complexes ('If You Fall Pt.2', 'Friendship'). Cela résume parfaitement qui tu es en tant qu'artiste, ce qui me conduit à poser la question suivante : serait-ce ton meilleur album à ce jour ?

C'est très dur à dire ! J'étais très concentré quand je l'ai écrit, et j'ai mis tout ma bonne volonté dedans. Je ne me suis pas dit : "Ok, cette chanson, ça va le faire". Non, j'ai vraiment tout donné pour faire de mon mieux. C'est moi qui ai mixé cet album donc je voulais qu'il soit vraiment bon. C'est dur de te répondre car parfois j'écoute un vieil album de Beardfish, et je me dis : "Ça, c'était très bon !".

Peut-être que la postérité nous le dira, avec le recul !

Oui, exactement. Avec le recul, c'est différent.

Je mentionnais le morceau 'If You Fall Pt.2', qui fait suite à 'If You Fall Pt.1' qui figure sur l'album précédent, "On Her Journey To The Sun". Durant l'écriture de "On Her Journey To The Sun", est-ce que tu savais déjà que tu écrirais une suite à ce morceau plus tard ?

Oui. C'est assez marrant car la deuxième partie était en fait la première partie. La partie deux existait avant la première. Il y avait beaucoup de longs morceaux sur "On Her Journey To The Sun", et je ne voulais pas lui rajouter un autre morceau de 10 minutes. J'ai préféré y mettre la première partie, qui est un aperçu de la deuxième, c'est juste le thème du morceau, et laisser la deuxième partie pour l'album suivant. C'est pour ça que la première partie n'était qu'un morceau court.

Tout au long de ta carrière, mélanger différents styles musicaux au sein d'une même chanson a toujours été l'une de tes marques de fabrique. Y a-t-il des styles musicaux que tu aimerais expérimenter à l'avenir ?

Oui. On s'est aventurés à travers un certain nombre de styles avec Beardfish et Gungfly, mais il y a toujours de nouveaux styles que l'on peut expérimenter. Il y a la musique d'Amérique latine par exemple, les percussions…

La world music d'une manière générale ?

Oui, la world music. J'aime le tango argentin aussi ! On l'a un peu touché du doigt avec Beardfish, mais je pense qu'il nous reste encore des choses à explorer.



Je pense qu'aujourd'hui je suis relativement libre d'écrire ce que je veux

Selon moi, tu es l'un des musiciens les plus passionnants de la scène progressive actuelle. Ta musique est riche et changeante, mais en même temps très cohérente, ce qui n'est pas le cas de tous les groupes. Tu sembles n'avoir aucune limite quand il s'agit d'écrire. Est-ce que tu fixes des frontières à ton imagination, ou est-ce que tu es parfaitement libre d'écrire ce que tu veux ?

Je pense qu'aujourd'hui je suis relativement libre d'écrire ce que je veux, mais ça n'a pas toujours été le cas. C'est le côté positif d'être dans Gungfly car je prends les décisions. Avec Beardfish, même si j'écrivais les chansons, on était quand même 4 personnes à prendre les décisions. Beardfish n'aurait pas sonné de la même manière si j'avais pris toutes les décisions. Magnus (Östgren, ndlr), le batteur par exemple, était du genre à dire : "non, on ne peut pas mettre cette partie ici !". Il n'écrivait pas de musique, mais il donnait toujours son avis. Des fois, j'insistais et je disais : "si, on va mettre cette partie ici". Ça le faisait râler ! Mais la plupart du temps, on fonctionnait de manière très démocratique, surtout sur les derniers albums, à partir de "Mammoth".

Tu dis être plus libre aujourd'hui, mais en même temps, tu es plus connu qu'avant. Est-ce que tu n'as pas de pression de la part de ton label (InsideOut Music, ndlr) ?

Un peu, parfois. Ils peuvent faire des suggestions, ou bien dire : "si tu veux faire les choses de cette manière, alors vas-y, mais je n'aurais pas fait comme ça". C'est notamment le cas de Thomas Waber, le fondateur et directeur. Je suis ravi qu'il soit là. Il écoute la musique, puis il commente et dit ce qu'il en pense. Il ne dit pas : "il faut que tu changes ceci ou cela", mais il peut dire : "si c'était moi, je mettrais une autre chanson un peu plus enjouée sur l'album", des choses comme ça.

Maintenant que Gungfly est de plus en plus connu, j'imagine qu'il faut que tu aies des chansons courtes, qui marquent, comme 'They Fade', pour que ce soit "vendeur".

'They Fade' est je crois le premier morceau que j'ai écrit sur cet album, donc c'était une chanson très sincère de ma part. C'est une chanson qui m'est vite venue à l'esprit après avoir vu la photo dont je parlais tout à l'heure. Elle m'a rappelé mon enfance.
 

Ta musique prend racine dans les années 70. J'ai lu plusieurs fois que tu étais très influencé par des groupes comme Frank Zappa. Au contraire, est-ce que la nouvelle scène t'inspire aussi ?

Oui, absolument ! J'ai eu une phase où j'ai beaucoup écouté Mastodon et The Mars Volta. Ces temps-ci, j'écoute King Gizzard & The Lizard Wizard. Il faut les écouter, surtout "Polygondwanaland", c'est un album fantastique ! C'est mon album préféré d'eux. J'écoute beaucoup de musique récente, oui. Tous les styles musicaux m'inspirent en réalité. Je suis aussi inspirée par de la pop. Je joue beaucoup de styles différents. La musique, c'est ce que je fais, alors j'aime varier les plaisirs pour me maintenir en vie, sinon je ne gagne pas d'argent ! (Rires).
 

Tu commences à avoir une certaine quantité de chansons avec Gungfly. Est-ce qu'un DVD ou un album live serait au programme dans les prochaines années ?

C'est une idée que j'ai toujours en tête, mais on n'a pas trouvé le lieu idéal pour le faire. Ici, ça aurait été bien, mais on n'est pas au complet, on n'est pas tous les 6 (ils étaient 4 ce soir-là, ndlr) ce soir. On a joué un concert plus tôt dans l'année dans une salle où on aurait pu faire un DVD, mais on n'avait pas notre bassiste attitré à ce moment-là. C'est Robert (Hansen, ndlr) de Beardfish qui l'a remplacé sur ce concert. J'ai envie de trouver le moment où tout le monde sera là, même si Gungfly est un projet solo. Je ne veux pas passer pour quelqu'un d'égoïste, mais ça a toujours été mon projet. Même si c'est le cas, c'est bien d'avoir les mêmes personnes pour m'accompagner sur scène.

As-tu un pays en tête où vous pourriez faire ce DVD, ou cela pourrait être n'importe où ?

En France, ce serait sympa, ou en Allemagne. J'aime jouer en Allemagne. On n'y a pas beaucoup joué avec Gungfly cela dit. On a juste joué au festival Night Of The Prog, l'an dernier. Filmer représente aussi un coût important. Je pourrais assurer la partie mixage de mon côté. Cette partie ne poserait pas de difficulté. Il s'agit plutôt de filmer un concert suffisamment bon pour vouloir le sortir en DVD. Je ne suis pas du genre à vouloir réenregistrer certains passages en studio si on sort un concert filmé. Je préfère l'authenticité. Il faut que ce soit un bon concert, donc il faudrait sûrement filmer plusieurs concerts, peut-être au même endroit, avant d'en avoir un bon.



Je peux être assez rapide en termes d'écriture. [...] Si j'écris une chanson, j'ai d'autres idées qui arrivent.


Tu as sorti 2 albums en 2 ans avec Gungfly, félicitations ! Selon moi, ce sont les deux meilleurs de Gungfly. Comment expliques-tu une telle créativité ?

Je peux être assez rapide en termes d'écriture. En général, quand je commence à écrire, ça avance en cascade. Si j'écris une chanson, j'ai d'autres idées qui arrivent. Ce n'est pas ça le problème. La question est financière. Sortir un album demande de l'argent, et si tu te lances là-dedans, tu n'as pas le temps de faire autre chose. C'est ça l'avantage d'un label comme InsideOut, qui me donne une avance quand je veux sortir un album, pour me permettre d'y arriver.

Le fait d'être seul à écrire te permet peut-être aussi de gagner du temps dans l'écriture ?

Oui, c'est vrai. Cela prend de temps d'écrire que d'enregistrer, mais c'est plus rapide d'écrire en étant seul, oui. En général, si je commence à enregistrer des claviers ou de la guitare, les premières étapes peuvent prendre un certain temps.
 

En 2014, tu as rejoint le groupe anglais Big Big Train. Comment cela s'est-il fait, et que recherchais-tu en les rejoignant ?

Ce sont eux qui m'ont demandé de rejoindre le groupe, et j'en étais très content ! A l'époque, on a fait une tournée européenne avec Spock's Beard et de Sound Of Contact, en 2013 je crois. Il y avait un ingénieur son, Rob Aubrey, qui est aussi directeur d'un petit label qui s'appelle Giant Electric Pea. Il était ingénieur son et tour manager ce coup-ci donc il avait beaucoup de travail. Il s'avère qu'il est aussi l'ingénieur son de Big Big Train. Il mixe tous leurs albums. Big Big Train a voulu se remettre à faire des concerts après s'être contenté de ne faire que des albums en studio pendant une très longue période, environ 20 ans. Pour jouer en live, ils avaient besoin de nouveaux musiciens car il y a beaucoup d'instruments sur leurs albums. Ils recherchaient un guitariste et un claviériste.

 

[Big Big Train] est une grande famille

 

Et toi tu peux faire les deux !

Justement, Rob Aubrey a dit qu'il me connaissait et que je pouvais jouer des claviers et de la guitare, et chanter aussi ! Il a pensé que je pourrais être un bon élément pour le groupe. Ils m'ont contacté et j'ai été honoré ! Je n'avais pas beaucoup entendu parler d'eux à ce moment-là. Je crois que j'avais écouté leur album "The Underfall Yard" (paru en 2009, ndlr) qui était sorti la même année que "Destined Solitaire" de Beardfish. J'avais aussi écouté l'album "English Electric". Je savais que c'était un groupe de grande qualité, mais je ne les avais pas beaucoup écoutés. J'ai accepté leur proposition, je leur ai dit que j'adorerais les rejoindre. Pendant une semaine, j'ai été faire des répétitions avec eux pour voir si c'était possible pour moi de jouer avec eux sur scène. J'avais juste signé pour ça à la base, je devais les rejoindre, répéter avec eux, et tout cela devait être filmé pour faire un documentaire. C'est assez rigolo à regarder. Et ça a très bien marché. Le premier morceau que l'on a joué était 'Kingmaker'. A la fin de la séance, Nick D'Virgilio avait dit : "ça sonne comme du vrai Big Big Train !". La semaine s'est très bien passée, et quand elle s'est terminée, Greg Spawton, bassiste et membre fondateur du groupe, m'a pris à part et m'a demandé si je voulais devenir un membre à temps plein. Je lui ai dit que oui, bien sûr ! Je n'avais pas vraiment d'attente en réalité ! Ce groupe est une grande famille.

Est-ce que tu n'as pas eu peur d'avoir moins de temps pour faire ta propre musique ?

En réalité, non, car je ne fais que de la musique. Je joue avec Big Big Train, puis je rentre chez moi, et je ne fais rien avec Big Big Train pendant un moment pour me consacrer à ma musique. Ça m'oblige à bien structurer mon activité, comme dans tout travail. En général, Big Big Train me prend deux mois dans l'année. Un peu plus ces dernières années. Puis je rentre chez moi et je m'occupe de Gungfly pendant deux mois par exemple. J'aime cette manière de fonctionner !

Avec Beardfish et Gungfly, tu as toujours été le frontman du groupe. Comment vis-tu le fait de n'être qu'un "simple membre parmi d'autres" dans Big Big Train ?

J'adore ça ! (Rires). Il y a beaucoup de choses à faire dans Big Big Train, beaucoup de parties à jouer, beaucoup de chœurs. Je chante beaucoup dans tous les cas. Sur scène, avec Rachel (Hall, ndlr) qui est violoniste, on est autour de David (Longdon, ndlr) qui est l'homme principal. On passe de bons moments sur scène, on s'amuse bien avec ce groupe.



Jouer sur scène est l'une des choses que je préfère faire

Ça te permet aussi de penser à autre chose et de respirer un peu, de ne pas être que dans Gungfly.

Oui. Quand tu es le frontman d'un groupe, tu joues beaucoup. Il y a plein de choses sur lesquelles se focaliser tout le temps. Du coup, on peut avoir le sentiment de passer à côté de certaines choses. J'aime ça quand même. Jouer sur scène est l'une des choses que je préfère faire. C'est bien de faire des choses différentes. J'aime être un peu à l'écart. Je suis frontman par la force des choses, car je chantais et j'écrivais les chansons.

Ce n'était pas ton intention dès le début ?

Non. Ça s'est passé comme ça.

 

Je ne dirai jamais qu'on ne reprendra pas [Beardfish] un jour

 

Beardfish s'est séparé en 2016, après la sortie de l'album "+4626-Comfortzone". Le groupe n'a jamais vraiment révélé les raisons de cette séparation, mentionnant simplement des "difficultés". Trois ans plus tard, peut-on s'attendre à ce que le groupe se reforme un jour, ou est-ce que Beardfish n'est plus que de l'histoire ancienne ?

Il ne faut jamais dire jamais ! On en parle, de temps en temps. On s'apprécie toujours beaucoup et Beardfish nous manque à tous. D'une certaine manière, j'ai l'impression que c'est un groupe nécessaire dans le genre. En regardant ce groupe avec le recul, il est assez différent de tous les autres. On avait un style, et c'est très bien. Ça nous manque, et je ne dirai jamais qu'on ne reprendra pas le groupe un jour. Ça pourrait arriver !

Steven Wilson par exemple, maintenant que Porcupine Tree ne se reformera pas, joue des morceaux qu'il avait écrit pour Porcupine Tree. Vu que tu étais le compositeur de Beardfish, est-ce que cela ne t'intéresserait pas de jouer des morceaux de Beardfish sur scène ?

Je l'ai déjà fait quelques fois. On l'a fait avec Gungfly aussi, et on en jouera d'ailleurs une ce soir ! Des fois, je joue des concerts tout seul avec ma guitare acoustique et mon piano. Parfois je joue 'The One Inside' , ou des morceaux plus tranquilles et sobres de Beardfish.

Tu as sorti 8 albums avec Beardfish, 4 avec Gungfly, 4 avec Big Big Train, en seulement 20 ans ! Quelle serait l'étape suivante pour toi ?

Eh bien… Je ne sais pas vraiment. A l'heure actuelle, je me concentre sur le prochain album. J'ai commencé à écrire, mais je n'ai rien enregistré pour l'instant. Je n'ai pas de gros projet ou quoi que ce soit. Je suis content d'où j'en suis aujourd'hui musicalement.

Peut-être un DVD live, alors !

Oui, ça pourrait être une bonne chose !

Quel est ton meilleur souvenir en 20 ans de carrière ?

Je dirais que mes meilleurs souvenirs sont les moments passés avec les gens avec qui j'ai joué. Être dans un groupe ou sur la route d'une manière générale, ça crée des amitiés très fortes. Si l'on a de la chance, ces relations durent même si le groupe se sépare. J'ai des très bons souvenirs d'une précédente édition du Crescendo, en 2011. Cette année-là, on jouait avec Beardfish et Gungfly. On a passé du temps ensemble, la nourriture était top, on a bu du vin et de la bière.

Vous avez peut-être même profité de la mer !

Oui ! On a été nager ! Les meilleurs souvenirs sont ceux passés en tournée.

En même temps, pour beaucoup d'artistes, les tournées sont compliquées car mis à part les moments sur scène où tu t'éclates, le reste est difficile : tu es loin de ta famille, tu passes ton temps dans un bus, il y a une forme de routine qui s'instaure...

Oui. Aujourd'hui, c'est plus difficile car on a tous des enfants en jeune âge. Mais en général, je ne suis pas loin de chez moi pendant très longtemps. Je m'absente pendant une semaine en général, ou deux semaines parfois. C'est cet automne que je serai absent le plus, avec Big Big Train. On va faire une tournée en Angleterre. Je crois que je quitte la Suède le 17 octobre et que je reviens vers le 10 novembre. Ça va être assez dur, mes enfants vont me manquer, c'est sûr ! (Rires).

Tu seras heureux de les retrouver et eux le seront aussi !

C'est sûr !

Au début de cette interview, je t'ai demandé quelle était la question que l'on t'avait posée trop souvent. Au contraire, quelle serait celle que tu aurais aimé que je te pose ?

(Rires) C'est très difficile ! Eh bien… Je suis un peu un geek en termes d'équipement musical. J'aime les questions sur le matériel. Sur les pédales d'effets, les guitares, les amplis, ce genre de choses. Il n'y a pas de question en particulier, mais j'aime ce genre de questions !

Je suis désolé, je ne pense pas être la personne parfaite pour parler de ça ! (Rires). Mais je pense que tu devrais en trouver quelques-uns avec qui en parler ce soir !

(Rires) Je pense aussi ! Il y en a toujours dans ce genre de concerts !

Merci beaucoup Rikard, et bonne chance pour ce soir !

Merci beaucoup, c'était cool !



Plus d'informations sur http://www.gungfly.net/
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