MW / Accueil / Articles / BLACKRAIN (06 SEPTEMBRE 2019)

BLACKRAIN (06 SEPTEMBRE 2019)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
-
Le hard rock à la française n'est pas mort ! Nouvelle rencontre avec les survivants de BlackRain qui évoquent la sortie de ce "Dying Breed"...
STRUCK - 13.09.2019
... Alors que tout était réuni pour que BlackRain soit le porte-drapeau à l'international du hard rock à la française, malheureusement, il en a été autrement... Sans amertume et avec une franchise désarçonnante, Swan et Max reviennent sur les déceptions qu'ils ont connues. Et c'est avec une vraie envie d'en découdre que BlackRain prouve que le hard rock n'est pas mort avec un excellent "Dying Breed" sous le coude...


Lors de la précédente interview en 2016 sur le fait de savoir ce que vous attendiez du dernier album, votre ambition était qu'il sorte mondialement et que vous puissiez jouer partout, 3 ans après, cette ambition est-elle atteinte ?


Swan : Absolument pas !





N’est-ce pas frustrant sachant que c’était déjà le même constat pour "It Begins" ?

Swan : Disons que nous n’avons pas tourné dans le monde entier : c’est complétement raté de ce point de vue.
Mais par rapport à "It Begins" qui n’avait été sorti qu’en France, "Released" était disponible partout.

Max : On a visé les étoiles et on n’a atteint que la cage de foot mais on est contents (Rires) !


Il y a de moins en moins de musiciens dans le monde la musique




Votre actualité c'est ce nouvel album, "Dying Breed" donc. Cela signifie-t-il que vous vous considérez comme une espèce en voie de disparition, ou est-il porteur d’un autre message ?

Swan : Chacun peut y voir ce qu’il veut mais c’est plus notre impression qu’il y a de moins en moins de musiciens dans le monde la musique, que le monde de la musique se transforme peu à peu avec des gens qui sortent des albums avec des sons qui viennent directement de l’ordinateur, tu n’as plus besoin de savoir chanter, on n’a plus besoin de savoir faire grand-chose finalement… si ce n’est s’acheter un ordinateur et savoir s’en servir !
De plus aux yeux des gens, BlacRain est perçu comme un groupe de glam metal, nous sommes arrivés à un moment où il y a eu un gros revival qui a connu son pic, qui est complétement terminé aujourd’hui : par rapport à ce qu’il s’est passé il y a 10 ans, ce n’est plus du tout comparable ! Et je pense que la plupart des groupes avec lesquels nous avons commencés sont tous morts !


La plupart des groupes avec lesquels nous avons commencés sont tous morts !


Comment expliquez-vous cette tournure ?

Swan : Il y a eu un pic il y a 10 ans avec l’arrivée d’un groupe Suédois qui avait été signé sur une major Universal. Ils ont eu une exposition incroyable et cela a amené une mode. Malheureusement, ça n’a pas duré et les fans se sont éparpillés…


Tu parlais de major, vous l’avez également été chez Sony pour la sortie de "It Begins"…

Swan : La signature chez cette major était un échec pour nous (Sourire) ! La différence énorme est que quand nous avons signé chez cette major, il n’y a pas eu de promotion : il ne s’est rien passé ! Ils se sont contentés de prendre l’album qu’on leur a donné en se disant qu’il suffisait de le mettre en rayon pour qu’on devienne des rock stars !


C’est étonnant parce qu’ils sont censés connaître ce métier ?

Max : Non, le chargé de projet ne connaissait pas du tout son métier ! Il était complétement à côté de la plaque !

Swan : Sony est habitué à relayer des projets qui sont déjà au top : le travail qu’ils ont à faire sur ces artistes est donc mineur ! Ils n’ont rien à développer : les artistes vendent déjà et ils pensaient que ça se passerait de la même manière avec nous…

Max : Et il faut également savoir que la stratégie des majors est la même que celle des pêcheurs : ils mettent dix lignes en espérant qu’une morde. Ils investissent sur celle qui mord, quant aux neuf autres, ils meurent la gueule ouverte - ce qui était notre cas !


Comment restez-vous soudés dans ces conditions quand comme vous l’avez tant de vos contemporains ont abandonné ?


Max : On revient au "Dying Breed" : on a encore cette énergie de faire de la zic, Swan a toujours cette envie de composer… alors qu’à nos âges, il n’y a plus grand monde qui a envie de faire ça ! Le groupe est plus solide aujourd’hui qu’il y a cinq ans…


Il y a six ans, nous comptions tous uniquement sur BlackRain pour vivre




Les déceptions ont renforcé vos liens ?

Max : Non, ce n’est pas ça ! Je vais te dire une chose, il y a six ans, nous comptions tous uniquement sur BlackRain pour vivre : ça a créé une pression monumentale ! Il fallait impérativement que le groupe marche pour nous faire vivre… Aujourd’hui, nous avons tous nos activités à côté qui nous permettent de bien vivre -nous sommes à l’aise financièrement par d’autres biais que BlackRain- ce qui nous permet d’avoir cette décontraction : désormais nous faisons de la musique uniquement par passion en espérant toujours que le groupe grossisse mais nous n’attendons plus après lui pour vivre. Il n’y a aucune raison d’arrêter dans ces conditions (Sourire) !


On a le sentiment que vous tenez un discours assez désabusé vis-à-vis de l’industrie du disque mais également de notre société. Est-ce que « C'était mieux avant ! » comme le déclarait la marionnette de Cabrel dans les Guignols ou comme Sardou qui a déclaré il y a quelques jours qu'il déteste cette époque : Blackrain/Sardou même combat ?

Swan : Ça dépend de quel point de vue. Il y a des choses qui sont bonnes à prendre aujourd’hui à l’inverse, je trouve qu’il y en a d’autres totalement déplorables notamment dans la manière de faire de la musique aujourd’hui. Il y a de plus en plus en choses qui demandent un minimum d’efforts et de talent : je trouve ça regrettable !
Il y a d’autres choses que je trouve bien mais injustes : les plateformes de streaming. Je trouve ça super -je suis abonné à Spotify que j’écoute tous les jours- en revanche, c’est anormal de constater qu’on donne 0,0001 centime aux groupes en échange d’un stream ! Du coup, les groupes ne sont plus en mesure de produire de grands albums dans des grands studios…  
Après, les gens se satisfont peut-être de cela et tout le monde n’est pas capable de faire la différence entre un album produit à la maison et un autre produit en studio.

Max : Pour ma part, je n’ai jamais été de ceux qui considèrent que « c’était mieux avant », c’est juste différent ! Il faut s’adapter à l’époque dans laquelle nous sommes. Chaque génération a dû s’adapter, il y a eu des défis à relever… Mais c’est clair que depuis 2000, on change totalement la manière d’écouter, de produire de la musique : les codes sont en train de changer ! Nous sommes dans une époque charnière : il faut du temps pour trouver l’équilibre et réguler tout ça…

Swan : Mais nous sommes quand même beaucoup plus dans la médiocrité…

Max : … je ne suis pas si sûr !

Swan : Je suis tatoueur et j’ai un pote que je tatoue. Il fait du hip-hop, ce n’est pas mon truc mais je trouvais ça plutôt bien fait. Je me suis intéressé à ce qu’il faisait et il m’a expliqué comment ça se passe et je suis de moins en moins d’accord avec cette façon de procéder ! Il reconnait qu’il ne chante pas -alors que c’est un minimum de travail- et concernant la composition, le travail se situe uniquement dans la composition des paroles, au-delà des paroles, il n’y a quasiment plus d’effort de sa part -il y en a d’un autre tiers qu’on ne connaît pas-, la musique il l’achète sur YouTube…
J’en connais même certains qui achètent également les paroles, le seul but est de faire un clip de fou avec de grosses voitures et des meufs à poil et devenir une star ainsi. Et ça marche !

Max : Après on compare le rock et le rap ce qui est compliqué parce que ça n’a rien à voir ! Le rap c’est du texte avant tout alors que le rock même si le texte est important, c’est la musique à 80% !


Pour revenir à votre nouvel album, tout ramène presque aux années 1980 : le clip très Scoubidou de 'Dying Breed', sa pochette... Comment allier nostalgie et modernisme ?

Max : Cet équilibre vient du fait qu’on écoute beaucoup de choses des années 1980 mais également beaucoup de choses modernes et nous produisons notre musique avec des moyens modernes donc finalement, tu as ce mix qui se fait de façon assez spontanée.

Swan : De toute façon, si tu envoies ta musique à Chris Laney, il va te faire un mixage moderne !


Dans ce même clip, Swan, tu portes un tee-shirt à l’effigie de Bathory, aujourd’hui tu en arbores un autre avec Emperor. Est-ce que tu pratiques vraiment la musique que tu voudrais ?

Swan : (Rires) S’il fallait que je joue tous les styles de musique que j’aime, ça deviendrait compliqué : je n’aurais pas le temps !


Pourquoi malgré tout ne pas intégrer certaines touches de tes influences -black notamment- dans vos albums ?

Swan : Notre démarche reste spontanée et nous essayons de faire ce que nous aimons jouer sur scène. Au départ, nous pratiquions plus un heavy metal voire heavy speed… on aime ça mais quand on montait sur scène, on se rendait compte que ce n’est pas ce que nous aimions faire : c’était assez chiant !

Max : On ne se rejoint pas sur tout avec Swan niveau musique…

Swan : … c’est normal, tu n’écoutes que de la merde (Rires) !

Max : C’est pour ça que j’adore BlackRain (Rires) ! Tant que la chanson me touche, me fait de l’effet : même si c’est du black metal, je pourrai la jouer !


Comment expliquez-vous qu’un groupe qui obtient le respect de pointures telles que Jack Douglas et Chris Laney puisse avoir du mal à obtenir une reconnaissance plus importante dans son pays ?

Max : C’est comme ça, on s’est fait une raison ! La reconnaissance vient petit à petit et elle vient parce qu’on tient et qu’on ne change pas de cap !


Si ça a pris autant de temps, c’est parce qu’on n’a pas été assez à la hauteur tout de suite




Etant donné votre vécu, vous considérez-vous comme des leaders du genre en France ?

Max : Premièrement, nous ne sommes pas leaders et deuxièmement, on s’en fout un peu du style, l’étiquette glam, sleeze : on fait du rock ! Et on tient seulement le coup !

Swan : De mon point de vue, si ça a pris autant de temps, c’est parce qu’on n’a pas été assez à la hauteur tout de suite. Je pense qu’il faut être honnête et voir les choses comme elles le sont : après "License to Thrill", on était sur le point de faire un très bon album : "A Lethal Dose of…" était un très bon album mais très mal produit. Ça a rebuté énormément ! Puis est arrivé l’histoire de "It Begins" qui n’était pas assez bien produit de mon point de vue…

Max : … le son était pourri !

Swan : Et tout cela a influence énormément ! Pour ma part, j’ai énormément de mal à écouter ces albums !


Ça explique notamment le fait que vous avez réenregistré ‘Blast Me Up’ déjà présent sur "It Begins" ?

Swan : Tout à fait !

Max : On aimait tellement ce titre mais le son, le clip étaient tellement pourri qu’il fallait le refaire !


Nous avons commencé à vraiment être contents de ce que nous avons produit avec "Released" !




Donc en gros, la discographie de BlackRain a commencé sérieusement avec "Released" ?

Max : Nous avons commencé à vraiment être contents de ce que nous avons produit avec "Released" !

Swan : A partir de "Released", tout est réuni pour faire des albums dans lesquels tout est réuni et que tu peux écouter des années après…


C’est quand même appréciable d’entendre votre discours humble dans lequel vous admettez avoir fait des erreurs…

Swan : C’est important si tu veux avancer ! C’est vrai qu’au début, nous n’avions pas assez le contrôle.
Mon avis est que nous avions sorti une démo au début puis "License to Thrill" que j’aime beaucoup mais je reconnais volontiers que je n’étais pas à la hauteur, je ne chantais pas assez bien, je ne savais pas assez structurer des chansons… Quand tu réalises ça, ce n’est pas une surprise si tu n’atteins pas la reconnaissance que tu évoquais tout à l’heure.


Et cette affection particulière pour "License to Thrill" explique-t-il le retour aux manettes de Chris Laney ?

Max : C’est exactement ça ! Même s’il a quelques défauts, nous aimons bien cet album et nos fans le citent souvent comme référence… et quand les suivants sont sortis, les fans ont dit que le son n’allait pas, etc.


Pourtant, "It Begins" était produit par Jack Douglas…

Swan : C’est vrai, mais l’album "Released" a vraiment une production excellente mais il me semble que quand tu fais appel à Chris Lanney, il a quelque chose qui fait mieux sonner notre musique…


Des titres comme ‘Hellfire’ ou ‘Nobody Can Change’ semblent traduire une certaine rage. Vous confirmez ?

Max : Ça peut être le cas…


D’où vient cette rage ?

Max : En fait, tu as l’impression de ne pas être libre, d’être conditionné…


Contrairement à ce que le titre de l’album "Released" annonçait, vous n’étiez pas totalement libérés ?

Swan : Si, mais le fait est qu’une partie des chansons avait été faite sous influence…


Pour en revenir à ‘A Call From The Inside’, ce titre a une approche plus radio-friendly. Est-ce une tentative d’accroche commerciale ?

Max : Non, ce sont juste des influences différentes : on écoute aussi bien W.A.S.P. que Bon Jovi et donc certains titres sonnent plus W.A.S.P. et d’autres Bon Jovi…


A ce titre, ‘We Are The Mayhem’ n’est pas sans rappeler ‘Runaway’ ou ‘Living On A Prayer’ de Bon Jovi sur son refrain…

Swan : C’est inconscient d’autant que pour l’influence Bon Jovi, je la retrouverais plus sur ‘A Call from the Inside’.


Avec ‘All Angels Have Gone’, à qui pensiez-vous en particulier ?

Swan : Ecoute, ça m’a beaucoup été inspiré par la série "Twin Peaks"…


… une inspiration qui ne date pas d’hier…

Swan : C’est le seul truc que je regarde, c’est le seul réalisateur que je connaisse (Rires) ! Mais oui, ça a été composé il y a longtemps…


Ce titre confirme-t-il que la ballade est un exercice incontournable sur un album de hard rock à tendance mélodique ?

Max : Ça fait une respiration !

Swan : Ce n’est pas obligé mais ça donne une couleur en plus à l’album et ce n’est pas un mal !


Vous êtes passés sur la Mainstage au Hellfest…

Max : Un kiff total !




… mais en début d’après-midi, c’est un honneur, une opportunité ou une frustration ?

Max : Non, non, c’est un honneur ! C’est une expérience 100% positive : ça faisait 10 ans que nous attendions d’y jouer, on nous aurait proposé de jouer à 9 heures, nous aurions joué à 9 heures…


On évoquait une perte du temps, qu’avec "Released", vous commenciez à vous libérer mais pas totalement, mais avec ce nouvel album "Dying Breed", cette concrétisation du Hellfest, peut-on dire que BlackRain est enfin lancé ?

Swan : Aujourd’hui, nous ne faisons plus aucun compromis…


Malgré tout, n’avez-vous pas de regret sachant qu’avec l’expérience, La France a un Incroyable Talent, la signature chez Sony… tout était réuni pour booster votre carrière or on parle de perte de temps… c’est contradictoire ?

Swan : Le problème est quand tu arrives dans ce genre de situation, tu te retrouves toujours avec plein de gens autour de toi qui ont des choses à dire et veulent mettre leur grain de sel si bien que finalement, tu n’as jamais vraiment le contrôle !


C’est désormais le cas ?

Swan : Désormais, il n’y a plus que nous ! Pour la production, quand tu envoies tes chansons à Chris Laney, il te fait ce que tu veux : tu n’as rien à dire de toute façon puisqu’il fait exactement ce que tu veux.
Avec Jack Douglas, c’était plus difficile à gérer : il faisait les choses comme il l’entendait lui. Si tu ne l’entendais pas de la même manière : c’est très compliqué de discuter avec quelqu’un comme ça !





C’est quoi désormais votre objectif ?

Swan : Aujourd’hui, nous prenons les choses comme elles viennent. Il n’y a plus de stress, il n’y a plus d’obligation : nous faisons les choses comme nous l’entendons. La situation n’est plus la même non plus : nous avons nos familles, nous avons d’autres priorités à côté.
Les choses sont différentes mais nous continuons BlackRain si les choses nous conviennent. Nous ne sommes plus là pour faire des compromis, nous ne sommes plus là pour faire des choses qu’on nous soumet et qu’on ne cautionne qu’à moitié : ce n’est plus possible !


Dans ces conditions, peut-on dire que "Dying Breed" est l’album dont vous êtes le plus fier ?

Swan : C’est l’album dont je suis le plus satisfait : ce sont des chansons que j’aime avec une production que j’aime. Pour la petite histoire, nous voulions déjà faire mixer en Suède "Released" mais ça ne s’est pas fait parce que Jack Douglas s’est montré très intéressé et il avait poussé pour qu’on travaille avec lui : ce qu’on a fait finalement et on ne le regrette pas… Mais c’est vrai que quand tu vas chez Chris Laney, il y a quelque chose qui se passe : il sait faire ! Je trouve le résultat un peu plus moderne et qui me semble parler au grand public


Merci

Swan : Merci à vous. C’est toujours un plaisir !


Merci à Loloceltic et Calgepo pour leurs contributions...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/blackrainrock/
Main Image
Item 1 of 0
 
  • 17838
  • 17839
  • 17840
  • 17841
  • 17842
  • 17843
  • 17844
  • 17845
  • 17846
  • 17847
  • 17848
  • 17849
EN RELATION AVEC BLACKRAIN
DERNIERE ACTUALITE
BLACKRAIN : Nouvelle vidéo live
VIDEO

Lire l'actualité
Voir toutes les actualités concernant BLACKRAIN
 
DERNIER ARTICLE
Le hard rock à la française n'est pas mort ! Nouvelle rencontre avec les survivants de BlackRain qui évoquent la sortie de ce "Dying Breed"...

Lire l'article
Voir tous les articles concernant BLACKRAIN
 
DERNIERE CHRONIQUE
Dying Breed (2019)
Une fois de plus, BlackRain offre un opus rutilant et sans faille qui possède tous les éléments pour rencontrer le succès auprès des amateurs d’un hard-rock mélodique biberonné au hair-metal des années 80.

Lire la chronique
Voir toutes les chroniques concernant BLACKRAIN

F.A.Q. / Vous avez trouvé un bug / Conditions d'utilisation
Music Waves (Media) - Media sur le Rock (progressif, alternatif,...), Hard Rock (AOR, mélodique,...) & le Metal (heavy, progressif, mélodique, extrême,...)
Chroniques, actualités, interviews, conseils, promotion, calendrier des sorties
Quelques uns de nos partenaires :
Roadrunner Records, Mascot Label Group, Spv Steamhammer, Afm Records, Sony Bmg, Peaceville, Warner, Unicorn Digital, Frontiers Records, Karisma Records, Insideout Music, Kscope, Ear Music, Progressive Promotion Records

© Music Waves | 2003 - 2019