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ALCEST (09 SEPTEMBRE 2019)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
POST ROCK
Après un "Kodama" encensé par la critique, Alcest revient sur le devant de la scène avec son dernier album "Spiritual Instinct". Music Waves fait le point avec Neige...
STRUCK - 23.10.2019
Le phénomène Alcest ne cesse de grandir et ce n'est vraisemblablement pas avec la nouvelle livraison en date "Spiritual Instinct" que la popularité croissante du groupe devrait ralentir. Ce sujet et bien d'autres font l'objet d'un longue et riche entretien avec Neige, son leader....





Nous avons l’habitude de commencer nos interviews par la question qu’on t’a trop posée et à laquelle tu as marre de répondre ?

Neige : "Quel genre de musique joue Alcest ?"…


Justement Alcest a démarré sous l'égide d'un black metal cru et glacial, dans le sillage de Peste Noire ou Celestia (même si les trois groupes sont très différents les uns des autres)…

Je tiens à préciser que j’ai commencé Alcest avant de rejoindre ces groupes, en effet, les gens pensent que je viens du black metal alors que je jouais déjà dans Alcest à l’époque (Sourire)…


… Qu'est-ce qui t'a poussé à évoluer aussi radicalement dès "Le Secret" et "Souvenirs d'un autre monde" ?

En fait, je voulais faire ma propre musique, je voulais faire quelque chose de personnel et ne pas forcément reproduire ce qui avait été fait une centaine de fois voire plus… En fait, je ne considère même pas la démo d’Alcest "Tristesse Hivernale" comme du Alcest mais comme un truc d’ado, c’est un essai. La première sortie d’Alcest est l’EP "Le Secret" et pour le coup, ça n’a quasiment pas changé depuis, c’est le même concept, la même démarche, le même genre de son… c’est juste qu’on évolue un petit peu à chaque fois !


Je ne comprends pas trop qu’on veuille juste reproduire le son de Darkthrone sans être Darkthrone…




Tu as le sentiment que la scène black metal tourne en rond ?

Non, c’est juste que ce que j’aime dans le black metal, c’est la scène norvégienne de 1989 à 1995. Et il y a eu énormément de groupes d’autres pays -qui n’ont pas forcément grandi dans le même contexte- qui ont juste essayé de refaire la même chose alors que pour moi, la musique a besoin d’être vraiment fraîche et sincère et je ne comprends pas trop qu’on veuille juste reproduire le son de Darkthrone sans être Darkthrone…


Tu as collaboré avec de nombreux musiciens, parfois de manière malheureusement éphémère. C'est le cas de Lantlôs, de Glaciation ou de Old Silver Key par exemple. Pour quelles raisons as-tu quitté ces projets ? une question de temps ?

C’est du cas par cas.
Pour Lantlös, il (NdStruck : Markus Siegenhort) a voulu continuer tout seul et ça marchait très bien : il voulait chanter lui-même et c’était une très bonne idée qu’il le fasse !
Concernant Glaciation, c’est une bande de potes qui m’a demandé si je voulais poser ma voix mais je n’ai jamais vraiment fait partie du projet.


Et dans le cas de Old Silver Key, regrettes-tu que le groupe n'ait pas donné de successeur à "Tales Of Wanderings", un album excellent mais sous-estimé ?

Eh bien pour ma part, je ne le trouve pas génial cet album et je sais que Roman non plus. Nous n’en sommes pas très fiers mais ça serait bien d’en refaire justement pour corriger ce que nous n’avions pas réussi à faire à l’époque.


C’est terrible, j’ai très peu de vie en dehors d’Alcest !


Mais cet album date de 2011, pourquoi n’avoir pas corrigé cela avant ? Faute de temps ?

Tout à fait ! Alcest me prend beaucoup trop de temps ! C’est terrible, j’ai très peu de vie en dehors d’Alcest !


Pour en finir avec ces projets parallèles, tu joues également avec Empyrium mais en live uniquement. Cela doit être un sacré honneur de pouvoir partager la scène avec Markus Schwadorf et Thomas Helm...

Absolument ! Empyrium est un peu la raison pour laquelle j’avais voulu signer chez Prophecy à l’époque parce que j’aimais bien Empyrium, et Prophecy était leur label… Empyrium est un groupe que j’ai découvert quand j’étais ado.

Et du coup, je suis allé enregistrer chez Markus -le compositeur d’Empyrium- avec mon projet Amesœurs qui était le projet que j’avais en parallèle d’Alcest dans les années 2006-2007 et j’y suis retourné avec Alcest pour enregistrer "Ecailles de Lune" et "Les Voyages de l’Ame". Il savait que j’étais très fan d’Empyrium et vu que nous étions devenus amis entretemps, il m’a proposé de jouer de la guitare dans Empyrium.


Tu l’as dit, Alcest a partagé pendant longtemps avec Empyrium le même label, Prophecy. Pourquoi "Spiritual Instinct" voit le jour ce mois-ci sous la bannière Nuclear Blast.

Parce qu’il s’est passé 12 ans (Sourire) ! En 12 ans, tu as envie de travailler d’autres personnes.


On aurait pu grandir beaucoup plus si nous n’avions pas été chez Prophecy aussi longtemps !



Et ça signifie également qu’Alcest a grandi et était trop « grand » pour un label comme Prophecy ?

On aurait pu grandir beaucoup plus si nous n’avions pas été chez Prophecy aussi longtemps : dès le deuxième album, des labels du type Nuclear Blast nous demandaient déjà de signer chez eux mais vu que nous étions liés par contrat, nous ne pouvions pas partir !


Et qu’attends-tu de la signature avec un label comme Nuclear Blast ?

Une signature chez Nuclear Blast apporte ce que nous faisons aujourd’hui à savoir d’énormes journées promo : chose que je ne faisais pas chez Prophecy…
Ça apporte beaucoup d’exposition, beaucoup de réseaux… C’est très vaste alors que même si Prophecy reste un très bon label, c’est une très petite structure et pour un groupe comme nous, ça ne suivait pas parce que nous avons besoin que le label fasse son travail et parle du groupe… Le passage chez Nuclear Blast s’est fait naturellement !


Malgré tout, n’est-ce pas d'ailleurs paradoxal de rejoindre Nuclear Blast, qui reste très typé "metal", davantage en tout cas que Prophecy, alors même que votre musique paraît s'en éloigner toujours un peu plus ?

Bien sûr ! Vu que nous ne sommes pas plus metal que rock indé, nous n’aurions pas pu signer chez un label type PIAS parce qu’on aurait été beaucoup trop durs. Du coup, comme on avait beaucoup plus de fans dans la scène metal à choisir, on est allé dans un label metal mais c’est vrai qu’on fait tache !


L’intégrité artistique représente tout : si je n’ai pas ça, ce n’est même pas la peine de continuer !




Tache pas forcément, mais penses-tu qu’un label comme Nuclear Blast saura travailler un groupe comme Alcest ?

Je m’étais inquiété en me demandant s’il fallait devoir compromettre parce qu’ils nous auraient demandé de sonner plus comme ci ou comme ça. Pour moi, l’intégrité artistique représente tout : si je n’ai pas ça, ce n’est même pas la peine de continuer !

Je voulais donc que les choses soient claires et ils m’ont dit que nous avions 20 ans de carrière, que nous avions réussi à vendre énormément de disques en étant sur un tout petit label et à avoir une fanbase mondiale hyper solide… cela voulait dire qu’il devait y avoir quelque chose de bien dans notre façon de travailler et ils ont décidé de ne surtout pas intervenir et ne surtout pas nous demander de changer quoi que ce soit !

En fait, ils nous ont limite laissé plus de liberté qu’un label comme Prophecy ! Ils nous ont dit de faire ce que nous voulions et ça va du packaging de l’album à un petit détail dans le livret dans lequel nous ne voulions pas que figure le logo vert fluo Nuclear Blast. Nous avons eu une liberté totale parce qu’ils voient bien qu’il y a quelque chose de très cohérent, très léché, très artistique dans Alcest que les gens aiment beaucoup et ils ne voulaient pas intervenir…


Alcest publie donc aujourd'hui votre sixième album…

Déjà (Sourire) !


… Vous avez déclaré que son enregistrement a été long et complexe. Quelles difficultés avez-vous rencontré ?

Ça a été un manque de rapidité dans les prises de décision ! Nous avons pris trop de temps dans toutes les étapes de l’enregistrement.


La production de "Kodama" est presque devenue une référence



Et pourquoi cette fois-ci plus que les autres ?

Nous avions déjà beaucoup de doutes pour l’enregistrement précédent et ça s’est accentué pour cet album. Les retours sur "Kodama" ont tellement été bons, cet album a tellement bien marché que ça nous a mis la pression et nous ne voulions pas une production qui soit en-dessous. La production de "Kodama" est presque devenue une référence dans le type de production très organique, très vivante… avec cette impression d’avoir le groupe qui joue en face de l’auditeur !

Pour "Spiritual Instinct", nous voulions une production plus agressive, plus large tout en gardant l’organicité de "Kodama", et ça a été très difficile ! A part le chant, on a tout enregistré sur bande : c’est hyper old-school et on ne peut pas refaire une prise en plein milieu comme tous les groupes font maintenant… Donc ça aussi, ça prend du temps : il fallait entretenir le matériel tous les jours comme nettoyer les têtes du magnéto… Il y avait toute une logistique bien old-school !

C’est un ensemble de choses qui ont fait que l’album a pris beaucoup trop de temps ! Ce qui est dommage car il avait été composé de façon très spontanée et il a été enregistré de manière très calculée…


Pourquoi : tu estimes que si vous l’aviez enregistré de façon plus spontanée aussi, le résultat aurait été meilleur ?

Oui, mais nous n’étions pas assez préparés de notre côté… et on a également travaillé avec quelqu’un qu’on connaît très bien -peut-être trop bien- il est très proche du groupe et ce n’est pas forcément la bonne chose à faire…
En fait, on pouvait se permettre de prendre notre temps et c’est ça le problème ! Nous n’avions pas vraiment de deadline et c’est très dangereux parce que du coup, ça peut s’étirer à l’infini et surtout en travaillant avec quelqu’un qu’on connaît bien et avec qui on est amis…


L’enregistrement de cet album était une des épreuves les plus difficiles que j’ai eues dans ma vie



C’est quelque chose que vous allez changer à l’avenir ?

On ne sait pas ! En tous cas, l’enregistrement de cet album était une des épreuves les plus difficiles que j’ai eues dans ma vie, c’était extrême pour les nerfs : j’en suis ressorti un petit peu cassé !


Donc il faut changer cela pour l’avenir ?

Bien sûr ! Je n’ai pas le choix (Sourire) ! La musique est la seule chose que je sais faire dans la vie donc, il y aura forcément un successeur !


Je ne me considère pas comme un bon chanteur, ce n’est pas l’instrument dans lequel j’ai le plus de facilité et j’ai dû travailler !





Les parties vocales sont extrêmement travaillées et diverses. Est-ce un domaine que vous souhaitiez plus particulièrement peaufiner ?

Oui et c’est chouette que tu le remarques ! C’est vrai qu’on a passé plus de temps sur le chant. Je ne me considère pas comme un bon chanteur, ce n’est pas l’instrument dans lequel j’ai le plus de facilité et j’ai dû travailler !

La batterie et la guitare sont des instruments dans lesquels je me suis senti bien assez rapidement alors que le chant, ça a pris des années et des années… : ce n’est pas mon truc !


Sur scène, est-il difficile de retranscrire ce travail ?

Sur scène, il y a des chants que nous ne pouvons pas faire parce que nous ne sommes que deux à chanter, du coup, ce sont des bandes notamment les chœurs en fond… Mais nous devrons faire les chants principaux et ils sont horriblement durs à faire… Je suis en train de les travailler : c’est horrible (Sourire) !


Les textes sont très poétiques. Neige, quels sont tes écrivains et poètes préférés ?

Malheureusement, je n’ai pas beaucoup de temps pour lire et donc, ce sont les mêmes que ceux que j’aimais quand j’étais au lycée c’est-à-dire Baudelaire, Verlaine, tous les symbolistes, les romantiques, les poètes français du XIXe siècle et il y a également un poète que j’adore : Charles van Lerberghe et j’ai repris un de ses textes…


… 'Le miroir' qui est une adaptation d'une poésie de Charles van Lerberghe, écrivain symboliste.

Ecrivain symboliste belge très peu connu dont les textes cadrent complétement avec l’univers d’Alcest : c’est spirituel, très orienté vers la nature, très fragile mais très mystique, mystérieux…


Justement l'album tout entier semble se nourrir du symbolisme, au niveau des paroles mais aussi de la musique, dans ses atmosphères à la fois mélancoliques et lumineuses et son caractère irréel...

… et il y a la référence au tableau "L’ïle des morts" de Böcklin qui est un monument du symbolisme…
Les axes conceptuels de cet album, les thématiques sont quasiment les mêmes abordés par les peintres symbolistes : les grandes questions de l’existence et les grands mystères… Le côté spirituel et impalpable de la vie, sans forcément y appliquer de religion : c’est ce que développaient les peintres symbolistes ! Et du coup, cet album est un peu une mise en musique de ce courant que j’ai toujours aimé. Et pour moi, c’était l’occasion de faire quelque chose d’un peu plus assumé…


Comme "Kodama" mais d'une façon différente, ce nouvel album est empreint de spiritualité. De fait, en dépit d'ambiances parfois sombres, je trouve que la musique d'Alcest tend à toucher l'âme et à dégager quelque chose de positif. Es-tu d'accord avec cela ?

La musique d’Alcest peut être très mélancolique avec cet album en particulier : c’est l’une des premières fois où je m’autorisais à aller puiser dans mon côté un peu plus sombre, chose que je ne fais pas forcément avec Alcest mais je n’avais pas trop le choix cette fois-ci.
On tournait énormément avec "Kodama" et j’étais épuisé mentalement et physiquement, j’avais un petit peu perdu contact avec moi-même et avec cette spiritualité qui a toujours été hyper présente dans ma vie... du coup, il y a eu beaucoup de colère et d’anxiété qui se retrouve dans la musique et je n’ai pas pu la contenir, il fallait que je puisse l’exprimer : c’est la raison pour laquelle cet album a un côté plus dur et plus sombre !
Comme tu dis, c’est un mélange de lumière, de spiritualité et de noirceur bassement humaine qui malheureusement fait partie de mon côté plus terre à terre.


Alcest est depuis longtemps maintenant un duo. Comment définirais-tu votre association ?

Je dirais que nous sommes complémentaires parce que nous sommes très différents. Musicalement, il a une approche très rythmique de la musique en général vu qu’il est batteur et qu’il ne joue pas d’autre instrument : il a ce prisme de la batterie et à la recherche du côté plus rythmique des choses. Et c’est très intéressant parce que de mon côté, j’ai grandi avec la musique classique -j’ai pris des cours de piano avec ma grand-mère quand j’étais petit- je viens de là et du coup, j’ai une approche purement harmonique de la musique.

Sur les deux derniers albums, on a développé ce côté plus rythmique et ça a fait du bien parce que quand la musique est extrêmement mélodieuse et harmonique, c’est important - dans le rock en tous cas - de la contrebalancer avec quelque chose de plus tellurique et terrestre.


J'adore le moment où il se passe quelque chose, où j’ai l’impression d’attraper quelque chose qui me dépasse et que je le mets en musique : c’est le meilleur moment qui existe !





En ce qui te concerne, tu es à la fois chanteur, guitariste, bassiste, parfois batteur, auteur etc... Quelle casquette préfères-tu endosser même si on a compris que le chant n’était pas ta préférée ?

Batteur, mais je n’en fais jamais mais c’est le plus fun ! La batterie est le meilleur instrument, la guitare est pénible : c’est chiant (Rires) !
La guitare est un super outil pour composer, mon truc est d’écrire des morceaux mais je n’aime pas enregistrer, je n’aime pas forcément répéter… j’adore le moment où il se passe quelque chose, où j’ai l’impression d’attraper quelque chose qui me dépasse et que je le mets en musique : c’est le meilleur moment qui existe et peu importe l’instrument : un piano, une guitare…


Et comment vis-tu la scène ?

J’aime ça à travers le regard des gens qui sont en face de moi ! C’est-à-dire que personnellement, je ne prends aucun plaisir sur scène en revanche, j’adore vraiment les gens heureux : c’est magique !


On peut dire qu'Alcest est devenu une référence en matière de post black/shoegaze. Qu'en penses-tu ?

Rien (Sourire) ! Je suis hyper flatté…


Mais tu en es conscient ?

Oui, il y a des groupes qui se sont formés après nous avoir entendu : c’est hyper flatteur !


Comme le fait de lire en 2014 que le magazine Rolling Stone vous considère comme un des dix groupes à découvrir…

Alors que nous existions depuis plus de 15 ans (Rires) !





De la même façon Robert Smith des Cure…

… Oui, il y a pire comme fans !


Justement comment gardes-tu les pieds sur terre avec tout ça ?


Je ne me suis jamais rendu compte du succès d’Alcest !


Je n'ai aucune confiance en moi et je m’imagine toujours comme l’ado qui faisait "Le Secret" chez ses parents… Je n’ai toujours pas réalisé !



Mais quand Robert Smith te cite…

Ça fait hyper plaisir ! Je suis fan de Cure depuis que je suis ado -c’est un des premiers groupes que j’ai écouté après être un peu sorti du black metal- avec Depeche Mode, ce genre de trucs un peu new wave… J’écoutais énormément The Cure et je suis super fan ! Et du coup, de savoir de source sûre que Robert Smith avait adoré "Kodama" qu’il voulait absolument qu’on le joue en entier à son festival... Plus tard, je l’ai entendu parler de nous dans un podcast dans lequel il présentait les groupes du festival : il parlait d’Alcest pendant 5 minutes : "Alcest, groupe français génial !"… Robert Smith qui parlait de nous, je n’en revenais pas !

Ça fait plaisir mais ce n’est pas ça qui fera que je prendrai la grosse tête parce que je n'ai aucune confiance en moi et je m’imagine toujours comme l’ado qui faisait "Le Secret" chez ses parents… Je n’ai toujours pas réalisé !


Et quelle est la prochaine étape après ça ?

Juste continuer et faire ce que j’aime le plus faire : écrire de la musique !


Mais quelles sont tes attentes ?

Ce ne sont des choses que l’on prend, ce ne sont pas des choses qu’on attend : on n’espère rien !
En revanche, quand ça arrive, ça surprend et ça fait énormément plaisir !


J’ai un message à faire passer,  j’ai un truc très fort à exprimer et je veux juste pouvoir continuer à le faire…


Mais quand on signe chez Nuclear Blast, on a des attentes particulières ?

On veut qu’il y ait le plus de gens possibles qui écoutent notre musique. On veut que les gens aient un accès très facile à notre musique.
On aime tourner et jouer devant des gens : c’est le seul enjeu non-artistique que nous avons ! Ensuite nos enjeux sont purement artistiques : j’ai un message à faire passer, j’ai un truc très fort à exprimer et je veux juste pouvoir continuer à le faire…
J’ai vécu une expérience spirituelle quand j’étais enfant qui m’a marquée au fer rouge. C’est quelque chose que j’ai porté en moi pendant des années, dont je n’ai jamais pu trop parler parce que ce n’est pas un truc dont on parle facilement -c’est au-delà des mots- et j’ai monté Alcest pour pouvoir mettre ça en musique !
Chaque album parle de ça d’une manière ou d’une autre, c’est un prisme différent, plus ou moins connecté à ma propre vie, plus ou moins déconnecté ! "Souvenirs d’un autre monde" était le plus descriptif où je décrivais l’endroit où j’étais avant d’être ici…


Nous avons commencé par la question qu’on t’a trop posée, quelle est celle à laquelle tu aurais aimé répondre ou à laquelle tu aurais adoré répondre ?

Qu’on me parle du Japon parce que je suis passionné du Japon…





Et que souhaites-tu nous dire sur le Japon ?

Que la bouffe est trop bonne (Rires) et que j’ai trop hâte d’y retourner : j’y ai plein d’amis !


Merci

Merci à vous !


Merci à Childeric Thor pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://www.alcest-music.com/
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