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ELVÏA (07 AOUT 2019)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
POP
Music Waves repart à la rencontre des artistes à découvrir avec pour cette rentrée, un échange avec Elvïa et son univers poétique.
CALGEPO - 02.10.2019
A l'occasion d'un échange avec Elvïa, Music Waves est rentré dans un univers onirique, poétique et pas si innocent qu'il n'y parait. Rencontre avec une artiste complète.


Tu racontes avoir toujours chanté mais dans le même temps avoir commencé la scène relativement tardivement (aux alentours de 25 ans), qu’est-ce qui explique ce timing et qu’est-ce qui t’a fait franchir le pas ?

C’est vrai, mais j’avais beaucoup à apprendre de la vie, de ma voix, de ce que je pouvais offrir au monde et de comment je voulais l’offrir. Avec le recul, la scène m’a permis de voir clair dans mon histoire, dans ma nature profonde, dans mes aspirations, et cette intensité en moi, et dans la vie… Et puis… Je ne me sentais pas non plus légitime, j’avais besoin de changer de regard sur moi. De posture…
C’est Gio (Giovanni Natale, compositeur) et Henry (Steimen, auteur) qui ont ouvert la porte de ce changement. Tous les trois ensemble, nous avons puisé dans les recoins de mon histoire et en avons extrait l’essence en musique. Avec cette dimension d’humour, de poésie, d’autodérision, et surtout d’amour. J’ai pris de la hauteur, et petit à petit, changé mes lunettes de vue sur le monde. Ces deux bonhommes sont ma famille et ce projet c’est notre bébé.
Il me fallait une certaine maturité pour assumer pleinement cette « maternité ».





Le chant fait partie de ta vie, tu as été animatrice pour les enfants et pour des personnes handicapées, qu’est-ce que cet apprentissage t’apporte dans ta manière d’aborder la chanson et l’interprétation ?

Tout comme je n’ai jamais cessé de chanter, je n’ai jamais cessé d’être animatrice non plus. J’ai nommé « Anima » mon EP. Pour cette racine latine qui (pour moi) en dit long sur le sens profond de ce métier. « Anima » c’est « donner du souffle, de l’âme à… ». Ce métier m’a appris mon métier actuel. Tant dans le développement des liens humains, que dans la capacité d’écoute, la gestion d’équipe. Mais aussi, l’endurance physique ou encore émotionnelle. Par exemple, j’ai appris à laisser les émotions là où elles sont. A ne pas les ramener chez moi. Dans la musique c’est pareil, on brasse des émotions très fortes. Et ce métier m’a donné des clés pour éviter de tout mélanger et de me surcharger. De plus, j’ai aussi eu une année de théâtre, d’art plastique, … Tout ! Absolument TOUT ce que j’ai appris me sert aujourd’hui. Rien à jeter. Et pas seulement dans la musique, mais aussi dans ma vie en général. Et dans mes relations sociales.


Elvïa existait déjà, elle veillait l’air de rien dans les pages de mes cahiers. Je m’adressais à elle pour trouver l’équilibre en moi, la note juste…



Tu as débuté sous le nom de Milou Leïz, en quoi ce personnage est-il différent d'Elvïa ?


Milou Leïz avait fini sa route. Je le sentais en moi. Sans trop pouvoir le justifier (comme toujours). J’étais arrivée au bout de Milou Leïz. Elvïa existait déjà, elle veillait l’air de rien dans les pages de mes cahiers. Je m’adressais à elle pour trouver l’équilibre en moi, la note juste…Je ressens Elvïa comme une extension plus « évoluée » de Milou, une manière de me tenir à bonne distance. Elvïa est une page blanche, alors que Milou est un carnet de croquis rempli d’histoire. Elvïa est un peu la grande sœur, la mère, et un idéal aussi. Elvïa m’apporte une neutralité qui n’est pas si évidente quand ce que je donne est justement le plus intime de moi. Elle veille sur moi, comme un ange gardien, elle me rappelle de bien boire, bien manger, bien dormir, maîtriser ma parole et mon souffle… C’est une gardienne, qui me donne une légitimité que je ne peux pas autant ressentir lorsque je m’appelle Milou en tant qu’artiste.


Tu sembles te cacher dans des personnages, parmi eux, est-ce que Elvïa est celui qui te ressemble le plus et pourquoi ?


Je ne crois pas me cacher, au contraire. Je le vis plus comme un dépouillement impudique de ma nature profonde. Chaque personnage est une facette de moi. Elvïa est le chef d’orchestre, l’investigatrice, la mère, Et à l’intérieur, il y a tous les autres. Ce sont des archétypes. Personne n’est que gentil, ou que méchant, que mature ou que responsable dans la vie. Bien souvent nous sommes plusieurs facettes, parfois tout et aussi son contraire, tantôt généreux et agréable, tantôt nerveux et crispé. C’est un peu ce que j’illustre dans mes chansons au travers de mes personnages.
J’aimerais qu'Elvïa soit celle a qui je ressemble le plus. Mais je suis tout autant le petit poucet que l’ogre et les sept frères ! Chaque facette exprimée est un masque que j’ai ôté, en réalité.





Trois titres composent cet EP "Anima" qui peut être considéré comme une carte de visite mais on reste un peu frustrés de ne pas en avoir plus, en as-tu conscience et pourquoi ne pas avoir franchi le cap d’un album ?


J’ai beaucoup de chansons de côté, et de quoi produire un bel album, mais nous avons encore besoin de temps et de moyens financiers adéquats pour pouvoir le produire entièrement. Ce premier EP n’est pas une carte de visite objective car il est sur une seule teinte. Sa texture est assez froide et correspond bien à la période où je l’ai réalisé. Mais, à présent, l’éventail s’est ouvert et la palette de couleurs s’est agrandie. Certes, on retrouvera les textures un peu dark ou un certain cynisme parfois plus poétique, de l’étrangeté, de l’insolite qui peuvent colorer l’univers en fond de scène. Mais « Anima » c’est plutôt un hors-d’œuvre qu’une carte de visite.


J’aime beaucoup Sia, et c’est une artiste de référence pour moi. Elle a totalement inspiré 'Indigo' conçu dans ce sens.


'Indigo' possède un lancement de refrain qui rappelle étrangement ‘Chandellier’ de Sia, est-ce que c’est une de tes influences et as-tu conscience de cette ressemblance ?


J’aime beaucoup Sia, et c’est une artiste de référence pour moi. Elle a totalement inspiré 'Indigo' conçu dans ce sens. J’avais envie d’une chanson un peu enfantine, avec des refrains très vocaux à la Sia. Et Gio a composé 'Indigo' à la guitare, c’était aussi un petit challenge pour nous d’aller vers quelque chose de plus pop, plus frais. Car nous étions très accrochés au blues, au rock. Et j’avais envie de visiter autre chose. C’est comme çà qu’est née 'Indigo'. Sia, c’est vraiment le genre de pop que j’aime. Car d’ordinaire, je ne suis pas très branchée pop.


Ton phrasé rappelle la gouaille de certaines chanteuses «anciennes» comme de Piaf par exemple, je suppose qu’on t’en a fait souvent la remarque, est-ce que ça t’amuse et ne trouves-tu pas cela trop réducteur ?


« Réducteur » ??!! On parle de MADAME Edith Piaf tout de même ! C’est merveilleux d’être assimilé à une telle artiste ! Piaf fait partie des artistes qui m’ont donné l’autorisation. Quand j’étais enfant je n’écoutais que le blues de mes parents. Je n’ai pas été éduquée à Piaf. Je l’ai découverte quand j’avais une bonne vingtaine d’années. C’était « Padam, Padam » sur une compil' d’un copain. Et je l’ai apprise très rapidement, c’était fluide, et l’émotion que je ressentais en la chantant était extraordinaire. Ces moments-là, ils sont précieux, ils m’ont portée, accompagnée. En effet, beaucoup de gens parlent de Piaf lorsqu’ils m’entendent. Et çà me bouleverse toujours un peu. Les comparaisons me dérangent beaucoup, mais ce type de référence c’est autre chose. C’est très gratifiant pour moi et me renforce.


J’aime tout ce qui fusionne, l’électro swing, le vieux et le jeune, l’urbain et le classique, le tribal, et la trance, l’acoustique électro, comme l’album solo de Beth Gibbons qui avait cette dimension acoustique et électro.


Lorsque tu pousses ta voix, j’ai ressenti des intonations orientales, mélanger les genres est une de tes cartes et la fusion, la world, le mélange des genres ne constituent-ils pas une piste à explorer encore plus pour tes prochains projets ?


Çà c’est de la question !!!! (J’adore) oui, partout !!! J’aime tout ce qui fusionne, l’électro swing, le vieux et le jeune, l’urbain et le classique, le tribal, et la trance, l’acoustique électro, comme l’album solo de Beth Gibbons qui avait cette dimension acoustique et électro.
Pouvoir créer un lien entre les sons actuels, et ceux dont plus personne ne veut entendre parler... J’aimerais faire évoluer ma voix vers un chant plus soutenu, plus animal, plus naturel, avec ce que je peux apporter d’humain dedans.
C’est ce que j’aime dans le chant tribal, et la musique tribale en général. Cette impression d’entendre chanter la terre elle-même. J’espère arriver à cela un jour.


'Petit Poucet' est un des trois titres les plus consistants à l’ambiance presque cruelle par définition (les contes étant souvent effrayants) avec son couplet à la mélodie enfantine et son refrain quasi épique, qui me rappelle un peu le projet «La fille d’Octobre» (Franck Harscouet, Christophe Houssin et Malaurie Duffaud) que je t’invite à découvrir, avec cette ambiance théâtrale, c’est important pour toi de donner cette couleur à tes chansons ?


A vrai dire, je ne le décide pas. La chanson se tisse d’elle-même. Cependant, j’ai pris cette décision volontaire d’amener Elvïa dans cette ambiance de conte sombre. Car c’était une trame qui se dessinait naturellement. A un moment j’ai ciblé ça. Mais après coup. Je trouvais là un point de raccord entre toutes mes chansons, même lorsqu’elles semblaient disparates. L’ambiance de contes et légendes amenait en plus d’une perspective fabuleuse et romanesque une nouvelle créativité pour moi qui parvenait à unifier l’ensemble de mon projet.





Beaucoup de chanteuses ont débuté par la Comédie Musicale, est-ce un univers qui t’attire, serais-tu tentée par une aventure si on te proposait un projet ou pas du tout ?

C’était un rêve de môme. J’ai beaucoup chanté sur « Hair » ou « Grease ». Oui, bien vu ! Chanter, danser, jouer… ça me plairait beaucoup (si le projet me plait).


Avec l’affaire Weinstein, la parole des femmes semble s’être libérée d’un carcan dans laquelle elle a été trop longtemps enfermée, est-ce pour toi quelque chose d’acquis ou bien un feu de paille ?


La femme sort de siècles de maltraitance, et nous avons encore du chemin à parcourir pour rétablir l’équilibre. Et c’est en cet équilibre que je crois…et il commence à l’intérieur du cœur humain, dans sa conscience, et une conscience ça s’éduque.


Pourquoi l’image et la poésie ne serait elle pas engagée ? Mes chansons sont toutes très engagées en réalité. Mais je m’adresse au cœur d’enfant qui sommeille en nous (pour le moment).



Ton univers est très imagé, poétique, imaginaire, n’as-tu pas envie d’interpréter justement des thèmes plus naturalistes, plus terre à terre, d’être engagée dans un combat et de porter ta voix : la protection de l’environnement, les flux migratoires, le féminisme...?


Pourquoi l’image et la poésie ne-seraient elle pas engagée ? Mes chansons sont toutes très engagées en réalité. Mais je m’adresse au cœur d’enfant qui sommeille en nous (pour le moment). Dans 'Indigo'  par exemple, on peux entendre la voix des enfants qui demandent « est-ce que tu es prêt, est-ce que tu es pour une nouvelle planète ? Chanter dans les cœurs d’un nouvel amour clair et net, c’est ton pays, ta mémoire l’oublie, tout est fini mais tout commence ici »
Comment peut-on espérer changer le monde et son fonctionnement, sans rééduquer le cœur de la conscience humaine ? C’est la question que je me pose…


Il manque justement d’artistes engagés comme on a pu en voir dans les années 70-80 qui pouvaient soulever les foules, même le rap aujourd’hui se fait moins revendicatif, est-ce que l’industrie musicale de plus en plus commerciale a tué l’engagement des artistes dans des causes ?


C’est vrai. J’espère avoir cette possibilité-là. Je ne parlerai pas au nom de l’industrie ni de qui que ce soit, mais de manière générale les artistes reflètent notre société. Plus une société est superficielle et narcissique, plus elle va valoriser des artistes dans lesquels elle se reconnait. Pour moi, la poésie, la métaphore et les concepts imagés permettent d’éduquer la conscience des gens. Parfois les messages sont subliminaux. En réalité, derrière chacune de mes chansons, il y a un engagement collectif. Mon terrain à moi c’est l’imagination, qui pour moi, est très réelle et constitue une immense partie de notre réalité physique.


L’art permet de communiquer avec les parts subtiles de l’humain, les émotions, le psychisme, le système nerveux, le subconscient, et rassemble les foules au-delà des croyances religieuses, des différences et des séparations.


Que représente pour toi le fait d’être une artiste ?


Je pense que tous les humains sont des artistes. Même si beaucoup l’ignorent. Mais le fait d’être reconnu en tant qu’artiste parmi les « artistes », c’est une responsabilité. Pour moi, c'est un véritable engagement. L’art permet de communiquer avec les parts subtiles de l’humain, les émotions, le psychisme, le système nerveux, le subconscient, et rassemble les foules au-delà des croyances religieuses, des différences et des séparations. Dans une salle de concert ont peut rencontrer des gens de tout parti politique, de tout âge, de croyances différentes. Et à cet instant, dans ce lieu, ils vont s’amuser ensemble. En partant de ce constat, lorsqu’on prend conscience de ça, une forme de responsabilité s’impose d’elle-même, je trouve.


Penses-tu qu’en France l’esprit créatif est suffisamment encouragé, que manque-t-il selon toi si il y avait quelque chose à améliorer ?


L’esprit français est un peu étriqué. J’aime énormément la France, mais, je trouve que c’est un pays qui globalement (évidement je ne parle que d’une globalité, et non des cas par cas) se ferme à la créativité multiple, à ce qui sort des sentiers battus, aux nouvelles innovations, à l’esprit d’entreprise et à l’originalité en général. Et le système scolaire se charge de tuer dans l’œuf les esprits un peu trop brûlants et créatifs. L’amélioration devrait commencer dans les cours d’école, encourager la créativité, la spontanéité et le développement de l’intuition, l’esprit d’entreprise, et la responsabilité collective. Et déjà, on verrait fleurir tout un tas de personnes courageuses et créatives qui lanceraient des projets fabuleux.





Une bonne promotion passe par l’image et la vidéo, est-ce que tu envisages un clip pour illustrer et défendre cet EP ?

Le clip de « Ô de vie » est sorti le 30 avril.


Également, les réseaux sociaux sont importants pour se faire connaître, quel est ton rapport vis-à-vis de ces réseaux qui sont à la fois une vitrine sur le monde mais un monde souvent cruel où les gens peuvent donner leur avis sur tout, parfois insultant ? Comment trouver un équilibre, est-ce que cela te fait peur ?


C’est cela, une « vitrine ». Un outil, qui peut être utilisé a bon ou mauvais escient. Les réseaux sociaux offrent beaucoup d’opportunités à l’expression du monde et peuvent permettre des interactions autour de projets humains et artistiques vraiment incroyables. Mais si le monde manque de bon sens et de conscience, cet outil peut apporter beaucoup de confusion, comme une modification des codes narcissiques humains qui pourraient avoir des répercussions assez graves sur la population. La manipulation de masse est très facile avec ce type d’outils. Donc pour moi, encore une fois, là il est question d’éduquer la conscience des gens. « Je préfère être détesté pour ce que je suis, qu'aimé pour ce que je ne suis pas » je sais plus si c’est Brassens qui avait dit ça. Il n’y avait pas les réseaux à l’époque. Mais, tout est là, je pense. Les réseaux sociaux peuvent amener les gens a se croire aimés pour ce qu’ils ne sont pas.


Si on te proposait de collaborer avec un ou une artiste de n’importe quel domaine, quel serait -il (ou elle) et pour quelle(s) raison(s) ?


J’aimerais collaborer avec plein d’artistes… mais en ce moment je pense à Scylla, un rappeur belge que je trouve excellent. Et qui, je trouve, matcherait bien avec mon univers. Autrement, j’aimerais collaborer avec des artistes dans le domaine de la mode, comme Jean Paul Gaultier (avec qui j’ai une affinité particulière car j’ai été apprentie couturière dans son atelier haute-couture quand j’avais 16 ans) et parce que j’aime beaucoup l’artiste, c’est un créateur que je continue d’affectionner. Ou des réalisateurs un peu fous comme Michel Gondry (« Human Behaviour » Bjork), Jean Pierre Jeunet « Delicatessen, La Cité des Enfants Perdus », des plasticiens aux idées géniales, des chorégraphes, et tellement d’autres artistes...


D’un lieu à l’autre, d’une heure à l’autre, d’une période à l’autre, c’est impossible de jouer exactement la même chose.



Auras-tu l’occasion de faire vivre cet EP sur scène et qu’est-on est en droit d’attendre d'Elvïa sur scène avec cet univers si personnel ?


Vous pouvez vous attendre à beaucoup d’intensité et de profondeur dans un premier temps. La formation musicale est encore en réflexion. J’explore plusieurs pistes…Comme la question des séquences ou non, d’une formule très orchestrée ou davantage simplifiée. Aussi je n’ai pas de clavier, ce qui nous amène à jouer les morceaux avec la guitare, donc ça sonne un peu rock. La basse est électro, et très présente, La batterie est jouée au Pad. Ou parfois s’alternent l’acoustique et l’électronique. J’envisage par la suite de mélanger les sons électroniques avec des instruments très acoustiques. Aussi, toute la partie scénique visuelle, mise en scène, costumes, décors, projections, etc… Je réfléchis à toutes ces choses au fur et à mesure du développement, des moyens mis a disposition, des collaborations, etc…
La scène va être vivante. Changeante… Je propose toujours de nuancer les concerts. D’un lieu à l’autre, d’une heure à l’autre, d’une période à l’autre, c’est impossible de jouer exactement la même chose. La danseuse qui a dansé dans mon clip pourrait très bien faire une apparition sur une date ou deux (par exemple), ce genre de choses…


Qu’attends-tu de cette promotion avec Dooweet et de cet EP ?


Honnêtement, tout et rien. Parce que ça n’est pas dans mes valeurs que d’être dans l’attente… je me dis plutôt « qui vivra verra ». Et à la fois « tout », car j’espère que Doweet permettra à Elvïa de gagner en visibilité afin de pouvoir poursuivre l’aventure et gagner en possibilités d’expression créative.


Music Waves est un site où l’on parle beaucoup de metal et de rock progressif, est-ce que ce sont des styles auxquels tu es ouverte, notamment le progressif, où tu pourrais t’engouffrer avec tes chansons très imagées un peu à la manière de Ange («Petit Poucet» pourrait s’inscrire dans l’univers de ce groupe) ?


Je suis allé voir Magma en concert au Philharmonique de Paris il y a deux mois environ. J’ai trouvé ça magique. Trois heures de rêverie, j’ai plané et me suis laissé totalement absorber. Le rock progressif est un style dans lequel je peux puiser énormément, c’est très inspirant. Je ne connais pas assez Ange pour vous répondre. Mais pourquoi pas, oui, ça pourrait coller. Et je pense que mon projet pourrait tout a fait trouver sa place lors d’une première partie d’un groupe de rock progressif par exemple. Je suis beaucoup moins branchée metal. A part System of a Down que j’ai beaucoup écouté quand j’étais plus jeune. Après…
Sinon, tous les genres musicaux peuvent me plaire, je ne marche pas tant au genre que au coup de cœur.



Un dernier mot pour nos lecteurs ?


Tout d’abord je tiens à vous remercier pour l’intérêt que vous portez à mon projet, mais aussi pour la pertinences de vos questions qui semblent témoigner d’une implication évidente de votre part. Et je remercie également les lecteurs qui ont eu la patience de lire cet interview jusqu’au bout.
Je suis très heureuse et comblée d’avoir participé à cet échange.


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/elviamlz/
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