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Golden Age Rock Festival 2019 - Liège - Jour 2 - 24 Aout 2019


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
HARD ROCK
Pour sa deuxième journée le Golden Age Rock Festival a réuni un joli panel de groupes avec pas mal de grands noms.
NOISE - 02.10.2019
La première journée du Golden Age Rock Festival a été une réussite avec une savoureuse affiche teintée heavy. La deuxième s’annonce plus old school. Les hostilités débutent sur le coup de midi et il y a déjà du monde pour retrouver le cadre chaleureux du Manège Fonck de Liège.

En ouverture nous retrouvons Alan Pire Experience. Il faut noter que comme la veille et à l’image de ce que fait le Raismes Fest nous retrouvons un présentateur pour chaque groupe, qui fera un excellent travail. Avec Alan Pire nous allons effectuer un premier plongeon dans le temps vers le rock psychédélique britannique que le guitariste belge connait sur le bout des doigts. Ce voyage va être fort sympathique, très flower power comme un bon dans le temps vers une époque différente et moins oppressante. L’entame sur ‘I Saw The Light Today’ fait apprécier une superbe voix pleine de feeling, un côté pop rock à l’ancienne avec une qualité technique énorme. Le solo aura marqué les esprits. Derrière ‘Lazin’ In The Afternoon’ est encore plus savoureuse. On pense à Cream, aux Beatles bien sur mais aussi aux débuts du Floyd. La suite sera aussi prenante avec ‘Never Go YourWay’ et On Fallen Leaves’. La première est plus hard avec un gros feeling tandis que la deuxième très soft et pop donne un joli frisson. ‘Time Machine’ et ‘YourElephants Are Everywhere’ montrent ce même charme à l’ancienne mais sans passéisme et toujours avec cette classe technique au service des mélodies. ‘Smoking DMT’ achève en beauté ce voyage dans le passé avec une âme britannique bien présente. Alan Pire Experience a proposé un superbe concert, il  a rajeuni les plus anciens et ravi les plus jeunes en les transportant dans le meilleur d’une époque.



Avec Lead Hound le festival propose un premier grand coup en allant rechercher ce groupe formé à la fin des années 60. Portée par le chanteur Peter French, la formation avait séduit les amateurs avec un hard rock costaud pour l’époque et qui a influencé fortement la scène stoner rock. Stoppé en 1971 le groupe revient en 2004 avec un line-up renouvelé et a sorti Unleashed en 2007. Cet album sera mis à l’honneur à côté des titres du référentiel "Growers Of Mushroom". Le début avec ‘105 Degrees’ est d’excellente qualité. French est en voix et son ton rocailleux plein de feeling fait son effet sur un public attentif. A côté on apprécie une basse bien groovy et un excellent solo. Tout cela fait taper du pied et avec ‘Overtime’ le groupe confirme avec une facette heavy bien mise en avant. La voix suave est délicieuse avec des tons allant du blues au hard en passant par le rock. ‘Freelance Fiend’ revient vers le premier album et fait un tabac dans le ton hard de l’époque. Derrière le blues est à l’honneur avec ‘Nickel And Dimes’  tandis que ‘Stop, Look And Listen’ fait fort avec un  côté Led Zeppelin.  Le concert passe à toute vitesse et chacun apprécie la chance de le savourer. ‘The Man With The Moon In Him’ puis ‘Too Many Rock’n’Roll Times’ sont toutes en feeling old school avec de la gouaille dans le chant et un gros travail des musiciens. ‘Stagnant Pool’ achève le concert de la meilleure des manières. Cet extrait tiré du passé rencontre un joli succès avec le même ton à l’ancienne. Leaf Hound n’est pas facile à voir et c’est bien dommage car il excelle dans un hard rock puissant et doté d’une belle force d’âme. Ce retour aux affaires est une jolie réussite.



Avec Robby Valentine nous retrouvons un musicien néerlandais bien connu dans le monde de l’AOR. Mais ici il ne va pas revenir sur sa carrière mais se pencher sur celle d’un de ses groupes fétiches, Queen. A la fois chanteur, guitariste et clavier l’homme sait tout faire et l’idée de le voir reprendre ce répertoire met l’eau à la bouche. L’entrée sur ‘We Will Rock You’ est très efficace, le titre gagne une petite couleur FM pour un résultat convaincant. Pour ‘Don’t Stop Me Now’ on retrouve Maria Catharina au chant en accompagnement de Robby. Le résultat est bluffant, la voix grave de la chanteuse se mariant à merveille à celle plus aigue du chanteur. Musicalement l’ensemble est brillant, la formation reprenant avec brio toute la finesse des chansons. Sur 'Killer Queen', Robby épate son monde avec une justesse à donner le frisson. ‘Somebody To Love’ débute avec Robby puis Maria le rejoint pour un duo parfait sur ce titre difficile à chanter. Après une jolie interprétation de ‘Bicycle Race’ le duo s’attaque à ‘Under Pressure’. Ce titre avec David Bowie est une réussite totale, la basse vrombit et niveau chant c’est de nouveau un pur plaisir. Avec ‘Mustapha’, Robby et sa complice surprennent pas mal, ce titre méconnu est une prouesse vocale et le duo s’en tire avec les honneurs. Un medley enchaine et avec ‘One Vision’, ‘Now I’m Here’ et ‘Hammer To Fall’, la formation continue son sans-faute. Après un énorme ‘Tie Your Mother Down’ le duo s’attaque au classique ‘Bohemian Rhapsody’. Une fois de plus ils sont épatants sur ce titre à tiroirs d’une rare force émotionnelle y compris sur sa partie opéra. Après un nouveau medley composé de ‘The Show Must Go On’, ‘I Want It All’, ‘Another One Bites The Dust’ et ‘Radio Gaga’ le concert approche de sa fin. Le final va se faire sur une nouvelle version rentre-dedans de ‘We Will Rock You’et ‘We Are The Champions’ repris en chœur par une foule sous le charme. Robby Valentine et sa troupe ont été formidables avec un concert d’une grande générosité qui nous a plongés dans le meilleur du répertoire de la Reine.

Après ce joli moment nous retrouvons Peter French avec Atomic Rooster. Il avait rejoint la formation de Vinent Crane en 1971 le temps d’un album avant de rejoindre Cactus. Elle est retour de depuis 2016 avec l’accord de la veuve de Crane et avec Steve Bolton présent en 1971. Cela permet de renouer avec le son typique de l’époque entre hard, blues et progressif.  L’occasion de retrouver un pan prestigieux de l’histoire musicale anglaise de l’époque est parfaite. Le public est au rendez-vous nostalgique d’un "In Hearing Of Atomic Rooster" qui avait fait son effet. La prestation sera basée sur la période 1970-1971. ‘Sleeping For Years’ et ‘Tomorrow Night’ sont parfaites pour débuter. Extraites du deuxième album, "Death Walks Behind You", elles plongent l’auditoire dans le passé avec classe. L’orgue Hammond se fait une belle place et il y a du charme 70’s dans la guitare en harmonie avec un chant puissant et chaleureux avec un groove et un feeling teinté de progressif. Le concert est lancé idéalement et va monter en puissance avec deux extraits issus de "In Hearing Of Atomic Rooster" : ‘Black Snake’ puis ‘A Spoonfull Of Bromide Helps The Pulse Rate’  sont deux claques d’un hard rock racé teinté de progressif. French brille et à ses côtés la force instrumentale de l’ensemble est remarquable. ‘Save Me’ est une claque hard bien nerveuse. ‘Devil’s Answer’ accroche par son feeling tandis que la ballade ‘Decison/Indecision’ fait son effet avec une belle force émotionnelle. Le final approche et avec ‘Head In The Sky’ et ‘Break The Ice’ le groupe balance deux jolis missiles. Avec son clavier très en avant, ‘Breakthrough’ a le même feeling 70’s et le final sur la reprise du ‘Fire’ d’Arthur Brown est un bon moment de rock. Atomic Rooster a proposé une solide prestation taillée dans le meilleur d’un hard vintage très frais. Depuis ce concert, French a quitté de nouveau le navire et on ne peut que se féliciter de l’avoir vu peut-être pour la dernière fois avec la formation.



La journée est bien remplie au niveau des légendes qui donnent le frisson. Même plus de 40 ans après son départ de Scorpions, Uli Jon Roth garde une place à part dans le cœur des fans. Le guitariste a cette aura, ce côté mystique qui fascine. Les fans sont au rendez-vous pour ne pas perdre une miette de ce concert qui retrace ses grands moments dans Scorpions. D’entrée avec ‘All Night Long’ le plongeon dans le temps est total. Le chant est très correct, le son est parfait et d’entrée Roth attire tous les regards, son jeu précis et technique faisant déjà merveille. Il prend la parole après le titre pour évoquer sa relation particulière avec la ville de Liège, ravivant les souvenirs des plus anciens présents. Derrière ‘Sun In Hand’ est toujours aussi délicieuse avec son riff si fin et son côté aérien très 60’s. Avec ‘We’ll Burn The Sky la formation frappe un premier grand coup. Ce classique fait toujours autant d’effet avec le côté planant et épique qui a marqué les débuts de Scorpions. La ballade ‘In Trance’ est toujours prenante et forte en émotions. Certes Klaus Meine reste inégalable sur ce titre mais cette version aura été d’une très belle qualité. Niveau émotion le coup est fort avec le riff d’entrée de ‘Fly To The Rainbow’. Roth a l’air d’une facilité déconcertante sur ce titre d’une rare classe mélodique. Il assure aussi le chant et à ses côtés ses compères sont de solides soutiens. L’accueil est formidable pour ce titre intemporel. Roth est rayonnant et clairement heureux d’être sur scène. Pour les deux titres suivants il fait un joli cadeau à un de ses anciens collègues : il invite derrière les futs Rudy Lenners qui a joué avec lui dans Scorpions. Avec ‘Pictured Life’ puis ‘Catch Your Train’ on retrouve deux excellents titres qui envoient la sauce. Passé ce moment très sympathique, la fin de concert approche. ‘The Sails Of Charon’ est une nouvelle claque avec cette technique hors norme. Enfin la reprise de Dylan, ‘All Along The Watchtower’, chantée par Uli achève le concert de la meilleure des manières. Uli Jon Roth a donné un concert brillant, hors du temps et d’une magistrale classe. Il confirme avoir toujours avec lui cet esprit du Scorpions des années 70 qu’on aime tant.



Avec Moxy le festival fait un autre joli coup. Comme le rappelle le présentateur, le groupe n’a jamais joué en Belgique et cette venue est un évènement que personne ne veut manquer. Dans les années 70 le groupe s’était taillé une jolie réputation avec un hard rock puissant et mélodique avec de très bons albums dont le premier, "Moxy", avait vu la participation de Tommy Bolin pour les soli de guitare. Suite à la disparition de Buzz Shearman en 1983 le groupe est en sommeil. Il est de retour avec Earl Johnson comme dernier membre originel. Le concert va se baser sur les trois premiers disques sortis entre 1975 et 1977. Avec ‘Midnight Flight’ le ton est donné. L’excellent riff d’entrée fait taper du pied puis on apprécie un pur hard rock à l’ancienne avec un chant à la fois enlevé et aigu. ‘Can’t See You A Star’ puis ‘Moon Rider’ ravissent tout autant. Il y a le feeling 70’s, un chant excellent et une belle force de frappe. Johnson est au top de sa forme et à ses côtés l’équipe qu’il a formée rend parfaitement hommage à la finesse des compositions. Avec un petit côté FM accrocheur ‘Out Of The Darkness’ est délicieuse avec un refrain parfait. Toute en puissance rentrée, ‘Another Time, Another Place’ est une jolie ballade parfaitement interprétée qui fait son effet sur un public n’en perdant pas une miette. Dans la suite Moxy brille tout autant avec ‘Trouble’, ‘Still I Wonder’ ou ‘Nothing Comes Easy’, la fluidité mélodique des chansons donnant le frisson. En fin de concert ‘Sail On,  Sail Away’ fait forte impression avec son côté acoustique teinté de blues, remarquable de feeling. ‘Ridin’ High’ achève une prestation d’une qualité parfaite. Moxy s’est fait attendre en Belgique mais l’attente en valait la peine. Le groupe dans cette configuration est très pertinent et nous a fait replonger avec plaisir dans un joli passé.



La journée est riche en émotions et ce n’est pas fini, il reste deux gros morceaux. Le premier vient de de Macon en Géorgie et est un grand nom du rock sudiste. Doc Holliday a marqué de son empreinte les années 80 avec deux albums taillés dans le meilleur du genre. Séparé en 2011, le groupe a fait son retour en 2014 sans son leader charismatique Bruce Brookshire mais avec Eddie Stone. Certains puristes peuvent hurler au scandale mais cette version du groupe est tout à fait crédible. De plus il s’agit de la seule date européenne du groupe en 2019 et l’évènement est impossible à manquer pour des fans massés devant la scène. Le concert va se baser sur ces deux premiers albums et d’entrée avec ‘Last Ride’ le ton est donné, énorme de feeling taillé dans le meilleur de ce rock du sud avec un Stone impeccable. Il y a une belle chaleur et l’envie de taper du pied est immédiate. Avec ‘Never Another Night’ le groupe confirme sa forme ; derrière son clavier Stone est monstrueux, le plongeon est total et on ne peut qu’apprécier la classe de tout ce petit monde. ‘Redneck Rock’n’Roll Band’ est une déclaration d’amour au genre et à un mode de vie, l’accueil est parfait avec un public bien dedans comme dans un club du sud des USA. Le voyage va être parfait tout le long d’un concert brûlant. ‘Southern Man’, ‘Moonshine Runner’ ainsi que ‘Ain’t No Fool’ ou ‘Keep On Runnin’ sont des pièces remarquables et intemporelles. Le final avec ‘Lonesome’ Guitar’ est énorme de classe avec la voix éraillée et une force musicale intacte malgré les années. Doc Holliday s’est rappelé à notre bon souvenir avec un concert formidable représentant le meilleur d’un rock sudiste costaud et entrainant. A l’heure où Lynyrd Skynyrd tire sa révérence il est bon de voir d’autres tenir le flambeau du genre.



Le dernier gros morceau c’est Foghat, lui aussi monstre des années 70 en matière de hard rock teinté de blues. Et lui aussi ne compte plus qu’un membre d’origine, le batteur Robert Earl, après la disparition de la plupart de ses collègues. Malgré tout le groupe continue sa route et là encore les fans sont présents pour ce rendez-vous tout aussi exceptionnel que les précédents. Le début sur ‘Drivin’ Wheel’ est excellent, avec un pur groove hard old school avec des musiciens parfaits et le chant éraillé indispensable mâtiné de bourbon. ‘Road Fever’ est toute aussi passionnante. Elle est un manifeste hard rock à la fois accrocheur et puissant. La partie instrumentale dégouline de feeling avec une classe remarquable. ‘Stone Blue’ puis ‘Château Lafitte’59 Boogie’ sont une suite parfaite. La première est un moment très rock tandis que la deuxième est un excellent moment de boogie rock endiablé. En seconde partie le groupe propose pas mal de reprises piochant dans le rock à l’ancienne. Avec ‘It Hurts Me Too’ de Tampa Red, ‘Take Me To The River’ d’Al Green ou ‘Eight Days On The Road’ de Howard Tate il ravit les connaisseurs avec un groove intense. En fin de concert le groupe retrouve son répertoire. Fool For The City’, ‘Home In My Hand’ et le final avec ‘Slow Ride’ est parfait. Au-delà du hard rock il y a aussi un petit côté pop savoureux dans le chant et tout cela fait jubiler un public qui n’en perd pas une miette. Foghat a été la cerise sur le gâteau d’une journée remarquable d’un bout à l’autre. La formation a proposé un concert savoureux, ce retour dans le temps a été parfait à tous les niveaux. Ceci achève pour nous une journée bien remplie avec l’idée d’un final qui s’annonce tout aussi savoureux.





Plus d'informations sur http://foghat.net/
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